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L'Alpine I - Juillet 2002

 
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Les Animateurs
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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:01    Sujet du message: L'Alpine I - Juillet 2002 Répondre en citant

 
 
 

L'Alpine I
Vendredi 5, Samedi 6, Dimanche 7 Juillet 2002

 
PRESENTATION :
 
Début 2002, en plein milieu de l'hiver, un petit Moustic des Alpes a croisé un Prowler de Paris dans un forum.... ils parlèrent de couple, de bicylindres, avec toute la mauvaise foi qui caractérise les motards, et de fil en aiguille, d'histoires d'essais de motos  en invitation à découvrir la "vraie vie des vrais virages", est née l'idée de la première Alpine : un WE de balades épiques que je vous laisse découvrir...
Malheureusement le petit Prowler n'a  pas pu venir finalement, comme quoi, on fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie... mais cette première Alpine a réuni : 
 
Du Sud :
Bambi et Isa
Personne
XJR
748R
Des Alpes :
Moustic
Etienne
JCTwin
De Paris :
Bigdave
Keros
De Pont à Mouson :
Chebello
De Suisse :
Jef.ch
 
Tout le monde logea dans un hôtel restaurant fort "pittoresque" à St Etienne de Crossey (Isère), chez "Mimi Rosset", sauf bien sûr Etienne et Moustic, gentils organisateurs, et JCTwin, campeur émérite.
Vous retrouverez le "son" de ces trois jours, en lisant les comptes rendus, mais voilà déjà le programme, tel qu'il avait été prévu ... et miraculeusement il fut respecté !!! Si, si !!!
 
 

Vendredi 5 juillet

Balade en haute montagne
Quelques petits virages en partant, un peu d'autoroute urbaine, une nationale sympa et nous voilà dans le Trièves.
 
 
Jolies routes tournicotantes entrecoupées d'une pause café à Mens, et le premier col de la journée, le col d'Ornon, montée rapide, descente plus viroluese.
 
On rejoint la vallée de la Romanche à Bourg d'Oisans et direction le Chazelet où on mangera à 1824 m face aux glaciers de la Meije ...
Après le repas, pour digérer, le col du Lautaret, le col du Galibier, le col du Télégraphe et hop on est en Maurienne
 
 
On prend ensuite la route du col du Glandon ultime col de la balade, après une pause bistrot à St Colomban, puis retour calme par la vallée de la Romanche
 
Le Col du Galibier ... 2645 m
 
Intérêts particuliers :
- Quelques grands cols des Alpes !!!
- De très belles routes dans le Trièves.
- Le col du Galibier.... 2645 m
 
Kilométrage total : 360 km
 
 

Samedi 6 juillet


Balade entre Trièves et Vercors
Départ 9h30
Même début de parcours, puis encore quelques autres belles routes du Trièves, on s'en lasse pas... puis une partie de nationale très... et bien vous verrez !!!
Puis on bascule dans le Vercors, un chtit col tout mignon, quelques virolos, ça sent un peu les Alpes du sud, la lavande, et tout et tout ... ben c'est l'heure de manger !
Comment y a un resto dans ce coin perdu ? Ben vi, vi... (c'est pour ça qu'on y voit rien sur la carte, c'est que ceux qui viendront qui verront, nah)
 
 
Après le repas, descente viroleuse, ça fait digérer le gratin dauphinois, jolis passages dans des gorges (non on s'arrête pas pour se baigner, non et non !!) , et puis le must de la journée : le col du Rousset... ga(bip)... euh... on sera très sages...
 
Après le col du Rousset, changement de décor, c'est à nouveau les Alpes du Nord, jolies routes dans la forêt, des virages, des bouts droits, ça monte, ça descend, c'est bô la vie ... pas vrai JP ?

 
Par une belle route "virage y épingles" on rejoint la vallée de l'Isère, puis on remonte dans les magnifiques gorges de la Bourne, goudron sympa, petits virolos,  ET magnifique décor...
A la sortie des gorges, on arrive sur le plateau de Villard de Lans, il nous reste plus qu'à nous laisser glisser vers la vallée, puis on rejoint le petit parcours final jusqu'à Crossey...
 
Vous affolez pas pour le temps gris, la photo date du printemps, le jour de la reconnaissance, il fallait finir d'user le pneu de la 748, on a pas pu s'arrêter...
 
Le col du Rousset
 
Intérêts particuliers :
- Le col du Rousset
- Les gorges de la Bourne.
- Belles routes encore dans le Trièves (dont une quasi nickel chrome...)
 
Kilométrage total : 320 km
 
 

Dimanche 7 juillet
 
Un zeste de Chartreuse, une montée olympique, une spéciale de rallye... dernier jour cool, si, si...
Départ 9h30
On change un peu pour ce dernier jour, on va goûter aux charmes de la Chartreuse pour rejoindre Grenoble. Donc de belles gorges viroleuses avant la montée au col de Porte.
Puis descente vers Grenoble et petit bijou, la boucle autour de Chamrousse : montée avec une partie de goudron quasi neuf, quelques passages mixtes mais jamais mauvais, des courbes, des épingles (larges), bref de quoi se faire plaisir avant de profiter du panorama magnifique devant un café...
 
Chamrousse, c'est tout là-haut, avant les rochers...
 
La descente est moins tourmentée mais aussi sympa. Ensuite quelques kms de liaison eton remonte vers l'Alpe du Grand Serre, cette route a été pendant longtemps une spéciale du Monte Carlo, malheureusement le revêtement n'est pas au
top, un peupatchwork, mais à part les derniers km, il reste largement correct ! Arrivée à La Morte, on mange !
 
Après le repas, une partie de route assez rapide en fond de vallée, puis à flanc plus tournicotante mais large (sauf 2-3 kms) nous ramène vers la Route Napoléon que l'on suit sur une vingtaine de kms avant de rejondre à nouveau le Trièves !! On retrouve l'alternance de parties viroleuses et de bouts droits, revêtement toujours bon sauf qq parties bosselées rares et courtes ...
 
 
Après le Trièves, on rejoint peu de temps une nationale, pour bifurquer vers le Vercors, et la très sympathique route du col de l'Arzelier, le goudron est très bon sur quasiment tout le parcours, et ça tourne, tournicote et
tout et tout...Pause bistrot au col, puis descente d'abord assez bosselée, puis ça se calme et à nouveau superbe revêtement jusqu'en bas.
Ben vi, voilà, on est arrivés, il ne reste plus qu'à rejoindre l'autoroute, et rentrer tranquille à l'hôtel...
 
 
Intérêts particuliers :
- La montée de Chamrousse
- Le col de Porte
- Le col de l'Arzelier
 
Kilométrage total : 298 km
 
 
 

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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:02    Sujet du message: Répondre en citant


Les comptes rendus




Quelle aventure ! Ou l'Alpine vue de l'arrière 
par Chebello


"Fidèles à leur réputations, ces sudistes ! Forts en gueule et qui n’hésitent pas à en rajouter une couche."
Voilà ce que je me disais ce jeudi soir pendant le premier repas qui nous réunissait chez Mimi, la Mimi du restaurant hein, pas la Mimi organisatrice. ( On peut d’ailleurs le dire tout de suite : le restaurant « chez mimi «  à Saint Etienne de Crossey, c’est un endroit qu’on peut conseiller à tout le monde parce que c’est bon, copieux et même au delà, et parce qu’en plus, c’est pas cher ).
Faut dire qu’à écouter  ce qu’ils racontaient de leur balades, tous ces
potes, moi qui étais déjà un peu anxieux en m’inscrivant, là, j’étais carrément atterré. S’ils disaient vrai, ce que je préférais refuser de croire, ils devaient vraiment rouler comme des malades. J’ai  profité sans plus me poser de questions de la bonne ambiance qui s’installait. Pour le
reste, on verrait demain.

Le lendemain,
petite montée, puis petite descente vers Voreppe,avec virolos, épingles et tout ce qu’il faut.
Je suis tranquillement.
 
Tu vois bien bello, qu’ils en rajoutaient hier soir, que je me suis dit .
Un bout de grande route. Pris un peu rapidement mais on fait ça par chez nous aussi. C'est entre Vif et Mens que ça a commencé à se gâter pour moi. De grandes courbes et des bouts droits. Je fais frotter les cale-pieds pour la première fois de ma vie ( Pas mal conçue la Deauville : si c’était le bas des valises qui frottait en premier, ça le ferait vraiment pas. ) Je suis à fond. Et je me fais tout de même larguer ! Ces p… de sv, ça pousse pas plus fort que moi jusqu’à mi-régime, et puis tout à coup, au moment où mon moteur, voyant approcher la zone rouge, commence à se calmer pour finir en douceur ( Il me ressemble un peu, mon moteur. ) ça booste un grand coup et ça s’envole en me laissant sur place. Jef et Mimi, qui avaient été un peu
coincés dans  un encombrement  me passent comme des missiles, alors que quelques minutes auparavant, je me demandais s’il n’était pas opportun de stopper pour les attendre.  Normal avec une pan. Mais ce p… de raptor, il a
pourtant la même cylindrée que moi, que je me dis naïvement.
Naïvement en effet : un peu plus tard, j’apprends  que le raptor et les sv ont le même moteur. Je suis mal.

Et puis ça ne s’arrange pas.
Un col plus haut, il faut se rendre à l’évidence :
les autres, ceux qui causaient le jeudi soir, ils n’en avaient pas rajouté. Ils roulent vraiment à des vitesses effarantes , ils prennent des virages diaboliques et j’ai du mal à les suivre. Pas simplement à cause du poids et du moteur de la deauville.

Je suis en plein dans un plan «maillon faible» et je vais avoir un sacré boulot  pour ne pas me faire distancer systématiquement.
C’est une pensée qui ne me quittera plus.

Après , je n’ai plus que des flashs discontinus, trop concentré
que je suis sur le pilotage.
(Pour moi, faudrait peut-être encoredire la conduite) .

 
Le lendemain il bruine. Nous sommes indécis, soupesant l’idée de ne démarrer qu’après midi. Etienne et Mimi arrivent à l’heure prévue pour le départ et nous remettent les idées en place. Tout le monde au boulot !  Sauf  Isabelle et Henri, excusés à l’unanimité parce que le pneu de la moto d’Henri est tellement usé sur les bords qu’il est dangereux sur route mouillée. (Ahurissant de voir un pneu plus usé sur les bords que sur la bande centrale ! )
Sauf Philippe, qui décide sous les huées et la réprobation générale de ne pas partir et de nous rejoindre avec Isabelle et Henri au restaurant, où ils seront tous allés par la nationale.  Moi je respecte ton choix, Philippe ! Je
suis certain que si tu as choisi d’être aussi prudent, c’est uniquement parce que ton grand cœur te faisait craindre d’écraser un bébé escargot que sa gentille maman escargot aurait emmené en promenade.

Des seaux d’eau se déversent sur nos têtes  et pour la première fois depuis le début nous roulons doucement. Puis c’est le brouillard et je maudis le feu arrière  de Stéphane , invisible dès qu’on en est éloigné de plus de cinq mètres. Un peu de calme , puis à nouveau la pluie et le brouillard. ET je maudis le feu arrière de Stéphane…

Et le soleil qui revient enfin, et la route sèche à nouveau.
Et je suis content parce que je reste sans forcer dans la roue de Pascal pendant une longue portion de trajet.

Quant au feu arrière de Stéphane, ça ne lui a pas réussi du tout de se faire autant maudire . Il pendouille lamentablement, tressautant au moindre cahot  comme s’il voulait rendre toutes ses tripes. C’est même carrément la
partie du cadre qui sert à le soutenir qu’on découvre complètement détruite. Jef réussit à réparer ça avec un bout de sangle, noué avec une complexité qui défie l’analyse topologique.
Toujours est il que je te présente
mes excuses, Stéphane, pour ce désastre que j’ai provoqué, et que je vous promets à tous de ne plus jamais rien maudire.

Avant dernière descente. Ca va bien : j’ai 300 mètres de route dans le rétroet je ne vois pas les deux qui sont derrière moi. Puis au bout de 10 bornes, Jef me double, lancé comme une balle.  Et là, j’ai l’ILLUMINATION. Les descentes, avec ces mecs-là, faut pas les faire tout entières en quatrième en se disant que même si on ressort à 40 d’un virage serré, la pente fait qu’on réaccèlère toujours bien assez vite. Les virages serrés, ça se prend en seconde, on en ressort à 4000 tours, on pousse la
seconde comme une brute jusqu’à la zone rouge, on fait pareil avec la troisième. Et on ne coupe pas les gaz  300 mètres avant le virage suivant : on continue à foncer jusqu’au dernier moment, et on freine comme un bourin. On rétrograde. Et on recommence. Et effectivement, ça marche :
revoilà le Jef, et revoilà même Personne. Le paysage en
revanche, j’en ai vu encore moins que d’habitude .

Jeudi début d’après midi : je réussis à prendre la roue de David pendant une quinzaine de kms ; Puis un virage un peu faible et il me prend 10 mètres. La même chose un peu plus loin. Un petit bout droit et il en remet une couche.  Et Bigdave s’en va, petit à petit. Ce scénario, je vais le vivre des dizaines de fois, avec Pascal, Philippe…

Je me rends compte aussi, faudrait pas croire que tout est uniformément noir,  que sur les portions où ça tourne beaucoup, où la route est mauvaise et étroite, quand je m ‘applique, j’arrive à rester devant le Jef, à condition
qu’il n’y ait pas de bouts droits. C’est pas que je sois meilleur que lui. Loin de là. C’est juste que la pan, elle est très lourde, et donc mal adaptée à ce type de route.
Dès qu’il y a des lignes droites en revanche, le Jef , il profite de l’avantage de cylindrée et il me passe sans problème. Je vois alors ses valises s’éloigner, devenir de plus en plus petites…et je déplore.

Un autre truc que je réalise en montant le Lautaret ou le Galibier : les épingles serrées, ça se prend en première.
D’abord parce que si je sors à 2000 tours en seconde , le temps que je remonte en régime, les autres me prennent 100 mètres. Et aussi parce que mon moteur manque de caler en plein dans le creux d’une de ces épingles : ça c’est un coup à tomber, il n’y a pas de doute.

Y a peut-être des gens qui se disent que je ne décris pas assez les paysages. Ben pour ça, faudra attendre les autres compte rendus parce que moi, quand j’ai fini de scruter le bitume, d’évaluer le prochain virage, d’attendre encore un peu avant de freiner, le cerveau, il ne veut plus rien faire d’autre et je le comprends. Les paysages, je les ai regardés à l’arrêt, ils étaient magnifiques, mais je n’en ai pas vu beaucoup. Un jour si ça se trouve, je reviendrai, faire en six jours ce qu’on a fait en trois et alors…

Descente du Galibier. Il se passe des choses. D’abord Philippe qui manque de se faire tuer par un automobiliste qui part se garer sur le bas-côté gauche alors qu’il est en train de se faire dépasser  par la moto. Celui-là, il a évité de très peu le lynchage. Moi ensuite, qui perds mon frein arrière en entrée d’épingle. (J’ai dû laisser mon pied posé dessus sans faire attention et il a trop chauffé. J’appuie sur la pédale et il ne se passe rien.)
 
La rapidité de ma réaction me stupéfie moi-même : en une fraction de seconde, je vois que personne n’est en train  de me doubler, que personne ne vient à ma rencontre, et je décide de m’arrêter sans problème en faisant un petit tout droit, plutôt  que de tenter  le virage en freinant de l’avant à l’entrée .Ca marche impeccable.  Ca me rappelle la fois où, débutant et perdant le contrôle de mes rollers en descente, j’avais décidé tout aussi rapidement et efficacement  de m’arrêter en allant embrasser une poubelle
qui se trouvait de l’autre côté de la route. J’étais arrivé contre elle, je l’avais enlacée, elle s’était abandonnée en se couchant dans l’herbe où nous avions roulé tous les deux…

Et un autre super repas au restaurant de Mimi le soir.
Cette fois, on se connaît vraiment bien. Ca cause de tous les côtés, sur tous les sujets à la fois. Quel bon souvenir.

Les gorges de je ne sais plus quoi vers Villard de Lans ensuite. Je vais mal. J’ai eu du mal à doubler une bagnole et tous les autres sont loin devant. Et en revoilà deux autres, alors que la roche est en surplomb au-dessus de la
route et de ma tête. Y aurait bien la place pour doubler mais j’ai peur de planter le casque dans le « plafond ». Je rends la main ,  je roule au moins 500 mètres à 40 à’heure, et je finis tranquille ( tranquille pour moi, c’est
vraiment tranquille. ) complètement découragé. Dès que je rentre chez moi, c’est décidé, je vais me retirer à l’hospice pour y finir ma vie dignement.  Un peu plus loin
Mimi m’attend, depuis au moins cinq minutes. Avec le sourire comme toujours. Merci à elle , et aux autres qui ont toujours été sympas, alors qu’il y avait largement de quoi me traiter comme un nain, un moins que rien , un type qui n’était pas à sa place.

Plus rien à signaler ensuite, si ce n’est que Jean Pierre manque de
peu de me tuer, en me faisant signe de le suivre alors qu’il doublait un camion. JP, la deauville, elle n’accélère pas comme une Ducati, et je t’assure qu’à chaque fois que tu m’as passé en entrée de ligne droite, j’étais à fond. Et le camping car qui arrivait en face, il est passé vraiment tout près. Alors bon… heureusement que t’es un type bien.

Repas du soir  dans le séjour de Mimi et Etienne. Stéphane a apporté une bouteille de Whisky  comme je n’en ai jamais bu : malt, avec comme un goût de fumé, un vrai nectar. Le traiteur a fourni des pizzas en quantité effarante et on en mange à peine la moitié. Mais qu’est-ce qu’ils ont dit de
nous en passant commande, nos hôtes, pour qu’on nous croie capables de manger autant ?

Dernier jour enfin, déjà.
Petit miracle, j’arrive en haut d’un col en quatre ou cinquième position. Je crois qu’Henri m’ a attendu à la moitié de la montée, en voyant que je
n’étais pas trop loin, et qu’ensuite, il a évité d’accélérer trop fort dans les bouts droits, histoire de ne pas me lâcher et de pouvoir me montrer à quel en droit fallait freiner, où était la bonne trajectoire… Je ne lui ai pas demandé si c’était vraiment ça qu’il avait fait. Il aurait dit non. Henri, il a la classe.

Une autre montée encore , où je passe pas trop mal. Vers la fin, JP me propose d’essayer sa moto. J’ai dit non par manque de confiance en moi ( pareil pour Jef qui m’a souvent proposé la pan. Merci à eux. ). Aujourd’hui, je me demande si JP, il n’avait pas aussi un peu envie d’essayer ma deauville. Mais ça ne peut pas être possible. Parce que même s’il envisage une reconversion , ça ferait une trop grande différence.  Ceci dit, je me pose quand même une question sur ta moto, JP : qu’elle ait un cadre très rigide
comme toutes les sportives, passe encore. Mais qu’elle ait une selle si fine qu’en pressant à peine du doigt, on sente le dur en dessous, là, je ne comprends vraiment pas ce qui a pu motiver un choix pareil.

Et puis c’est le dernier repas, les adieux, le blues du départ, la nationale, l’autoroute. Et le retour dans ma famille, qui me remonte le moral. Ciao à tous et merci encore.

Chebello

PS   Dernières impressions en vrac

Ce matin j’ai sorti de mon top case une plaquette de médicaments,qui était restée là tout le weekend. La première pilule que j’ai sortie de son alvéole, elle était réduite en poudre, tellement elle avait été bringueballée dans les virolos. Et mon flacon de jex vitres qui me sert à nettoyer la visière du casque, il avait fui et il était plein de mousse. Jamais vu ça auparavant.

Quel beau bruit elle faisait, la ST2 d’Etienne ! Une mélodie.

Mimi et Etienne : ils sont gentils, serviables, élégants… Ils ont des bécanes superbes, une belle maison… Y a vraiment des gens qui savent vivre.

Pendant ces trois jours, je n’ai jamais réussi à savoir à quel moments vous estimiez rouler vite, à quels autres vous estimiez rouler tranquille. Tu demandes un truc comme ça à quelqu’un, il te répond invariablement un truc du genre <<Moi je roulais cool, les autres je sais pas.>>

Ceux dont j’ai moins parlé, faut pas qu’ils m’en veuillent. C’est peut-être que comme Pascal, ce sont des gens discrets, et c’est une qualité que j’apprécie beaucoup.

Pour tous. Si vous passez pas loin de Pont à Mousson, n’hésitez pas à venir me voir. Et si vous avez besoin d’un endroit où passer quelques jours, vous serez bien reçus.

Ciao cette fois ci pour de bon. J’espère que je lirai d’autres compte rendus. Y compris des gens qui se plaignaient  par avance d’avoir du mal à écrire. Parce qu’ils auront toujours moins de mal à rédiger un CR  que moi, je n’ai eu de mal à les suivre. 


Facile !
Par Bambi
 

 
Jeudi, vers 16h30, moto harnachée, je passe chercher Madame
qui n'a pas les chaussures adéquates. Détour chez un marchand de grolles, au final départ à 17h tranquille, on prend l'autoroute, 300 bornes avec le vent plein la quiche, quelque chose de plutôt violent. Bien fait allez vous me dire, avec raison, j'ai qu'à rouler sur un truc caréné...

Arrivé peinards comme prévu à 20 heures à l'hôtel, non seulement l'apéro est déjà pris, mais l'entrée a été expédiée en souplesse par les AlpineStars...

On prend le train en marche, je me dis que c'est pas gagné pour suivre le rythme ce week-end... AVEC RAISON!!!

Faut les voir rouler, les Marseillais, des grands malades, je vous le dis!

Et puis les locaux ça va pas mal non plus, la MIMI avec son machin Craptor, là, faut la voir rouler, et pis Etienne aussi, t'as intérêt à surveiller quand ils commencent à mettre du gaz, sinon les carottes sont cuites, tu te fais larguer en deux virages!

Vendredi, ça commence bien, d'entrée Personne fait le con.
Quand je dis ça, je vise Personne en particulier, hein... En d'autres termes, si Personne fait le con, on risquerait de s'ennuyer, sauf que même si Personne fait pas le con, la relève est toujours assurée!

Bref, la ballade comme j'aime, un peu trop de temps morts à mon
goût, mais bon on est en vacance que diable, faut être cool, on a le temps... Sauf que le rythme change une fois la première enclenchée.

Un truc étonnant : pendant toute l'Alpine on a été suivi - de près - par deux coffre-forts, un conduit par un gars qui enseigne les Maths (chapeau bas CHEBELLO) et un autre par un faux Suisse. En effet, un Suisse rapide et sympathique, ça peut pas être un vrai vrai Suisse, non?

En tout cas, vendredi fut le jour de l'altitude maxi, des cols qui
donnent le tournis et des serveuses décoiffées (elles avaient certainement dû nous croiser). Un grand jour de moto.

Samedi fut le jour des petits slips, dont je fais partie, avec Personne bien sûr, mais avec des semi slicks le mouillé c'est pas trop ça, et la perspective de se taper des cols dans la pluie et le brouillard le tout en glisse à deux sur la moto quand tout le monde est à l'aise n'était pas pour m'enchanter, et puis merde je l'avoue rouler sous la pluie si je peux éviter j'évite. En tout cas on a pris NOUS AUSSI la flotte, on est partis après ces Messieurs Dames et on était pas trop à la bourre pour le restaurant il me semble. Les esprits chagrins vous diront que nous on s'est pas tapé les cols dans lebrouillard, honte sur nous, effectivement.


L'après midi, tout va bien il fait beau, Personne a voulu se faire tatouer une 406 mais bon on avait pas les bons outils donc ça s'est pas fait, et on est rentrés tranquillou sauf pour un col dont je me souviens même plus du nom mais mes camarades de jeu ont trouvé des excuses bidon pour pas monter avec moi, dommage Isabelle était avec le Suisse qui pilotait le coffre fort le plus rapide du coin...

On est donc rentrés par la suite tranquillou, d'autant plus que le soir c'était fiesta dans les Alpages chez Mimi et Etienne qui nous ont accueillis chaleureusement.

Dimanche c'était le jour des économies de pneu arrière, ça nous a pas empêcher d'emmencher un minimum pour la montée vers CHAMROUSSE, un vrai plaisir, même à deux c'était pas dégueulasse du tout. Après, vu la sale tronche du gommard il a été décidé de continuer en souplesse.
 
Et on a vraiment eu de la peine à quitter ce joyeux groupe de motards haut en couleurs, terriblement attachant, pas forcément toujours raisonnable mais d'un autre côté suffisamment sûr pour pas finir sur le carreau !
Une alchimie très difficile à réaliser, vous pouvez me croire :
rouler assez vite pour se faire plaisir mais pas assez pour finir par terre...


Bambiquiditmerci
 
 

L'Apline
par Kéros


 
Mon p'tit cr de cette fantastique Alpine qui restera gravé à jamais dans ma mémoire. De l'indulgence pour les oublis, les confusions, et les erreurs...
 
Jeudi :
Avant le départ, petite prise de tête idiote pour un changement de pneu arrière que finalement je ne changerai point. Choix de la nationale pour économiser la gomme arrière et pour Bigdave qui devait changer un rétro, choix de l'autoroute à donf. A Saulieu la maréchaussée m'attendait pour un franchissement de ligne blanche. Le flic constate au grand dame un pneu lisse à l'arrière, pas convaincu quand je lui dis que le reste du pneu est dans les règles. Il me fout seulement un pv pour le pneu et sans retrait de point. Si j'avais changé de pneu avant de partir, peut-être que j'aurai eu le pv pour franchissement de ligne blanche avec retrait de points. Avec des si ... Je fais monté un D207 dans une cons Honda après Chalon sur Saône. Ensuite les franchissements de ligne blanche sont beaucoup plus réfléchis et évités dans les agglomérations. J'arrive à bon port à l'hôtel le dernier à cause du pv mais avec un pneu tout neuf grâce à la flicaille qui me sera bien utile par la suite.
 
Presque toute la famille alpinoise est présente :
Mimi, Etienne, JP, Bigdave, Xjr, Jef que je connaissais et Chebello et Personne que je découvrais.
Bouffe sympa ou le gratin dauphinois était à l'honneur,
Bambi et Isabelle venant nous rejoindre en cours de repas.
En voyant Bambi, Personne exprima une surprenante stupéfaction, nous avouant ensuite qu'il pensait que Bambi était une fille;-) J'espérait fortement que ce n'était pas la raison de l'absence de personnette. Sommeil un peu retardé dû à l'attente de Cromagnon qui en fait ne venait pas.

Vendredi :
Début des hostilités.
A peine fini le p'tit dejeuner, un bruit de twin italiens (dont un avec un moteur suzuki) nous annonça l'arrivée de Moustic et Etienne. En observant son sac à dos, je découvre que JP est sponsorisé par "orangina" : encore une astuce marseillaise pour ne pas souffler dans le ballon. Première escapade vers le Chazelet, les premiers virages furent abordés dans un bon
rythme, et je connaissais déjà quelques hésitations avec des gommes neuves et pas trop chaudes. Enfin la couleur était annoncée, çà allait arsouiller pendant 3 jours. Une bonne petite route sinueuse, ou je vois Mimi passer à l'attaque en faisant rugir le raptor, véritable prédateur de svs (la mienne). Des paysages magnifiques, tellement beaux qu'ils ne se racontent et arrivée au chalet des plagnes pour un repas bien mérité, entouré de montagnes, neige, glace, verdure et soleil. Endroit à découvrir. Des cols, des virolos des paysages, des routes bien lisses et idéales pour le SVS.

Samedi, Dimanche, Lundi :
Samedi matin un peu de pluie a refroidi quelques uns, et les courageux ont du affronter quelques murs de brumes mais le rayon de soleil est survenu sous forme d'une serveuse bien accueillante dans un bar ou JP voulait ramener quelques mouches en souvenir.

Vers 12h, xjr a fait une démo en direct d'un tuning sur son xjr 1200, après avoir cisaillé la boucle arrière et enlever la coque arrière.

Et puis le fameux col du Rousset, dont la photo m'avait bien impressionnée et dans cette course de côte, j'ai du lâcher, même que Madame Mimi est venu me chercher et j'ai pu constater que le raptor avait quelques cheveaux de plus que le svs. Y Paraît aussi que Bambi en solo a mis gros gaz. Un petit arrêt au col de la Machine, pour constater qu'un muret comme siège est aussi confortable qu'une selle ducat (hein JP). Dans une descente à donf, petite frayeur pour Personne à cause d'un caisseux qui a coupé la route.

Le soir venu déjeuner chez Mimi et Etienne, qui ont gentiment fait les taxis, et qui nous ont accueilli dans leur belle demeure. De la pizza à revendre que nous n'avons pu termine, mais par contre bien apprécié.

La montée de Chamrousse, du vrai billard. Etant largué par les Rossi en herbe, alors que je prends une épingle en serrant bien à droite, un caisseux qui coupe pratiquement la route et gueule "Garde ta droite". J'ai tout de suite imaginé les trajectoires au cordeau du peloton de tête.

etc .... Je viens d'apprendre la naissance de l'Alpine 2 et mon esprit est trop orienté vers le 15 Août pour continuer à rédiger (ou à scribouiller), le rêve Alpine 2 se substitue doucement au souvenir Alpine 1.
 


A tous ceux qui ont contribué et apporté leur brin de
convivialité pour que cette alpine soit un superbe bouquet
fleuri :

- Mimi pour l'accueil chaleureux,
- Etienne comme guide a assurer un rythme soutenu mais sans risque,
- JP pour la co-organisation,
- Bambi pour avoir si souvent rempli mon verre (j'étais un peu fatigué Dimanche), et son côté rassurant dans l'exploitation de son bandit-hyper-sportif,
- Isabelle une passagère active et efficace,
- Bigdave pour avoir sauvé l'honneur des Nordistes,
- Xjr pour ses créations de "Tuning à la montagne",
- Chebello pour son calme et sa progression de conduite,
- Jef pour le contrôle des carrefours,
- JC pour son arrivée canon.

Sans oublier Personne, l'homme qui a peur de la pluie, des descentes, des gravillons, le fondu, l'arsouilleur de première mais super sympa et qui a contribué à animé notre petit groupe jovial.

Merci à tous pour ce bon moment motard et à bientôt ...
pour l'Alpine 2.

V+


Pascal (KEROS)
 
 


Mon Alpine
Par 748R

Mes impressions en vrac car le jour par jour a déjà été très bien décrit par les autres, bon sang, la mémoire qu'ils ont, ils se rappellent même le nom des bleds !!

Exceptionnellement, jeudi je suis en avance d'une demie heure sur l'horaire prévu, rassurez vous, je me suis juste trompé d'heure, ce n'était pas volontaire de ma part.

P'tit filet de Gaz avec Steph pour rejoindre Personne au rendez vous au pied de la route des Alpes, on l'attend un peu, il arrive, on cause, on arrime ses bagages, bref, l'avance que nous avions pris sur l'horaire a vite fondu,
mais pour une fois, cela n'a aucune importance, on n'a pas le feu et quasiment toute la journée pour faire les 300 bornes qui nous séparent de notre camp de base à Saint Etienne de Crossey.

Trajet cool, sauf que je me fais gauler dans le flot de la circulation à la sortie d'un bled à 80 Km/H, là ou bien sur, il n'y a plus personne à écraser puisque les seuls humains (?) qui fréquentent ces endroits sont les représentants de ce que je préfère appeler le désordre, vu l'état actuel de la conjoncture. Plus de représentants du désordre, oui, mais surtout pas là ou on espérait les voir ...

On mange un bout, Personne est déjà en forme, Steph déjà épuisé, et moi, moi qui me croyais le plus fort, je me dis qu'il va falloir se le taper 5 jours d'affilé comme ça, on risque l'overdose.

Même quand on roule, on entend le bruit de sa pétoire.

Sous le tunnel de Sisteron, il en rajouteras une louche, et pendant 5 jours, il n'en loupera pas un. Même Bigdave se laissera aller à cet exercice quand ils échangeront leurs montures. Je ne demande si c'est eux ou la SV de Personne qui aurait un défaut de conception à l'insue de notre plein gré...

Nous voila a l'hôtel, Mimi et Etienne viennent nous rejoindre aussitôt accompagnés de Jef arrivé prem's sur les lieux.

Retrouvailles chaleureuses.

Pis les nordistes arrivent, dans le désordre : Kéros, Chebello, Bigdave. Apéro, bla bla . A table, nous seront rejoints par Bambi et Isa qui ont bossé jusqu'à la dernière minute, les pauvres.

On va passer une nuit tranquille dans ce petit village des Alpes, tout le monde va se coucher.

Quelques merde, merde merde, merde, merde, merde, merde, merde, et VVVRRRROOOOOAAAAAAPPPPPPPPPPPpppppppppp troubleront cependant le sommeil de quelques uns, demain il y aura du changement de chambre dans l'air.

L'hôtel est vraiment pittoresque à l'image de son hyper active tôlière, la douche façon trompe d'éléphant, le bar ou les bouteilles de sirop ne sont là que pour mettre une note de couleur vu la tronche des éponges qui fréquentent régulièrement le Zinc.

M'enfin, c'est bien rigolo, c'est les vacances et pis on y bouffe bien et à volo.

Vendredi   : Gazzz

Samedi      : Gazzz

Dimanche  : Gazzz


Filet de gaz bien sûr, principalement dans la montée de Chamrousse, un des plus veaux brins de route qu'il m'ait été donne de rencontré. Enchanté Madame.


Chebello, qui nous avait dit son appréhension d'entreprendre une telle randonnée, s'en tire avec les honneurs,  chaque jour il va de mieux en mieux, j'en oublierai en roulant souvent derrière lui qu'il est, comme il le dit, un jeune permis. Bravo en tous cas, Chebello.

Kéros est le prototype de celui avec lequel on apprécie de rouler en groupe, qui fait autant attention à ce qui se passe derrière qu'au virage qui se présente devant.

Mimi a fait le chien de berger et un peu la balle supersonique quand ça lui prenait.

Etienne à ouvert (la route) et ouvert aussi de temps en temps.

XJR s'est comporté en électron libre, comme à son habitude, toujours là ou on ne l'attend pas et jamais là quand on le cherche, m'enfin pour une fois, il ne s'est pas perdu devant.

Il faut vous dire qu'ici, on perd les gens devant, jamais
ceux de derrière, c'est une particularité des Bitumeurs.

Personne fait bien gaffe maintenant dans les agglomérations et c'est tant mieux, c'est signe que ça commence à rentrer, il est comme le bon vin, il se bonifie avec le temps. Pour le reste, je pense qu'en lui sciant un peu les cordes vocales, ça devrait le faire.

Bigdave n'a plus qu'à monter des bracelets sur sa Fazer et ce sera parfait.

Jef, ne change pas de moto, je ne saurai plus ou mettre mon petit sac jaune.

JCT, on ne t'as pas assez vu, on aurait préféré profiter davantage de ta bonne humeur naturelle.

Bambi, sa bandit n'a plus rien d'une bandit et elle est bien jolie. Pis en plus, il fait avec elle un couple (au moins 10 ou 11, non ?)  bien assorti.

Isa a bien de la chance de rouler avec quelqu'un d'aussi sûr.
Et nous avons eu bien de la chance d'avoir Isabelle et son charmant sourire.

Encore une fois merci à Mimi et Etienne qui ont réalisé un
travail magnifique pour notre plus grand plaisir.

Il n'y a pas de mot pour vous dire ma joie d'avoir partagé
ces quelques jours avec vous tous.


748R

 


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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:04    Sujet du message: Répondre en citant

L'Alpine 1
Par Jef.ch


Jeudi

Bientôt 14:00, y'a pas, faut y'aller... Un dernier message sur le net pour leur dire que j'arrive, et c'est parti!
Comme j'ai vraiment envie de la faire cette Alpine, je roule peinard, c'est pas le moment de gagner une partie gratuite au radar sur les autoroutes suisses... En France, ça va déjà mieux et je profite d'une portion dégagée pour tester la vitesse de pointe avec sacoches et top-case. Bof,
210 dans un fauteuil, probable qu'en insistant elle prendrait encore un poil plus mais y'a une fourgonette bleue avec des gyrophares et un gros
autocollant "GENDARMERIE" sur la voie de droite, alors on redescend à 145 compteur le temps de sortir à Chambéry. Un brin de nationale, quelques belles enfilades, un dernier tronçon de route pourrie et j'arrive comme prévu avant 17:00 chez Etienne et Mimi. Je descends au ralenti le petit chemin gravilloneux, et comme le garage est ouvert, je me dis que ça sera plus facile de faire demi-tour dedans que sur l'herbe et les cailloux. Je béquille la Pan à côté de la Raptor et de la ST2, ça va faire trois jours que nos bécanes se sont quittées, elles ont surement plein de choses à se dire...


Premier éclat de rire, lorsqu'Etienne et Mimi me demandent où j'ai laissé la Pan... Dans le garage! Z'avez rien entendu??? ben non, c'est silencieux une Pan...

Ils m'ouvrent la route jusqu'à l'hôtel (en voiture, les lâches!), et on fait les présentations au fur-et-à-mesure des arrivées. Les Marseillais sont là, JP (748R) vient de tester le sens de l'accueil inné des gendarmes de Monestier ainsi que l'efficacité redoutable de leurs jumelles radar. Bilan: ils ont même vu la ligne blanche en plus des 80 km/h. JP généreux les a récompensé pour leur peine d'un paquet d'Euros qui l'encombrait et laissé deux points en
souvenir.

Et comme c'est encore plus drôle avec le comique de répétition, Pascal-Kéros nous explique peu après (alors qu'on le félicitait d'arriver quand-même avec un pneu arrière neuf, lui qui hésitait...) comment les gendarmes de la région de Macon l'avaient vivement encouragé à le faire sans tarder, non sans prélever au passage le juste salaire de leurs oh combien judicieux conseils...

Je découvre tous ceux que je ne connaissais pas: XJR, Personne, BigDave, Chebello (chic une seconde GT! j'arriverai peut-être à suivre avec mon paquebot...). On passe à table et les Bambis nous rejoignent enfin. C'est
bien la seule fois de cette Alpine où l'on aura vu Bambi dernier...

Mimi nous distribue un rôde-bouc que rien que ça la cotisation au club devrait monter à 200 euros, XJR essaie de nous vendre un plan "géant" avec une copine qui organise des sauts à l'élast... NOOOON!

Bref après ce frugal repas diététique pour rester en forme (tu parles,t'aurais vu les portions: même BigDave n'a pas fini les poubelles!), dodo et...

Vendredi

Belle journée. Il fait un temps splendide et on part sur les chapeaux de roues. D'où la remarque de Chebello à la première station-service:"ça roule toujours aussi vite???"
Moi insouciant, me souvenant d'une récente ballade varoise entre (pré-)retraités, je le -et me!- rassure: "bof, à la Varoise, c'était comme ça seulement au début, après ils s'étaient calmés...". Ben désolé Chebello, j'm'avions trompé, passke 3 jours dupont, ça n'a pas vraiment molli, loin de là! M'enfin, l'acharnement de la Deauville à suivre malgré tout le rythme de la ballade en a surpris plus d'un, le prof de math a passé l'examen avec les félicitations du jury! encore bravo Chebello, et salutations à la zone
rouge! (ça va? l'aiguille est redescendue?)

Et comme pour toutes les calamités qui accablent l'humanité, c'est la fôte des femmes, évidemment! Enfin, surtout une... Tu me crois pas??? Alors dis-moi Mimi, dans les virolets de ta D34, du Col du Fau à Mens, qui c'est qui est partie devant tout-le-monde et que personne (personne?) n'arrivait à suivre???

Après ça, les adolescents prépubères avaient les hormones déréglés pour le week-end (je vise personne!)... Et pendant la pause à Mens, une bonne partie de ces grands malades se mettent au café-é-é-é, faut pas que le bitume refroidisse! On repart pour Bourg d'Oisans, arrêt essence (encore!) vu que les brèles de nains ont fini leur premier biberon de la journée. Mon chameau, ça va, merci, la réserve daignera s'allumer ce soir après 360 km...
La Pan s'évertue tant bien que mal à suivre le rythme, mais dans la montée au Chazelet une méchante plaque de sable (et un joli travers!) viendra refroidir quelque peu mes modestes ardeurs. Chebello était aux premières loges: on ferme la marche avec Mimi sur nos talons, et ce sera comme ça jusqu'au dimanche soir, on est sage, nous!

Repas de midi tout là-haut sur la montagne, juste pour confirmer la remarque post-varoise de Monseigneur -Benny- di Falco: le nombre de conneries à la minute que peut débiter un groupe de motards est sidérant! A défaut de la serveuse -pourtant fort sympathique, même si elle s'était
coiffée avec un pétard-, on s'enfilera encore une ribambelle de cols alpestres dans l'après-midi, des petits, des hauts, des moyens...

Après Valloire, je pense enrouler correctement avec mon bestiau quand je me fait passer en rase-motte par un Alpha-Jet de la patrouille de France! En fait non, c'est les Bambi et Bambinette qui se promènent à leur rythme. J'ai pas eu le temps de voir grand chose, mais même avec le casque, ça décoiffe! Et pourtant je ratrappe un petit prudent qui a oublié de farter sa limace pour la descente, donc j'avance, non??? je sais plus...

Et dans la descente du Glandon, qui c'est qui nous montrera qu'il rève de se réincarner un suppositoire pour 406? Personne... J'arrive pour voir une berline garée dans l'herbe à gauche, des motos autour, un nain casqué qui
gesticule et XJR qui le retient par le blouson et qui le calme... La tête du touriste calfeutré dans sa 406, vitres fermées, portes verrouillées, les 2 mains crispées sur le volant et qui pâli au fur-et-à-mesure que des motos
arrivent et s'arrêtent à sa hauteur... M'enfin, plus de peur que de mal, et qui sait, peut-être que ce chauffard mettra son clignotant avant de freiner et de s'arrêter à gauche la prochaine fois (on peut réver!). A sa décharge,
la différence de vitesse entre les deux véhicules devait être "respectable", et il a eu le bon goût de ne pas tirer à droite lorsqu'il a été surpris...

Ah oui, en rentrant j'ai droit à une leçon de langage des signes avec Mimi qui m'essplik en gesticulant dans tous les sens que... j'ai rien kon-pris, une fois arrêtés et de vive-voix c'est plus facile: c'était l'usine Péchiney de son
frère et la maison du directeur où il habite comment t'aurais voulu que je comprenne!!!

Re-essence pour ne pas perdre de temps demain (6,2 l. au 100, tu vois que j'attaquais pas!), re-petit repas léger dans une ambiance "campagnarde"(?), et dodo pour tout-le-monde ou presque... (merde! merde! merde! merde...)


Samedi

Tiens la pluie, les nostalgiques de la Varoise seront content ! Bambi déclare forfait sous le fallacieux prétexte que ses gommes racing n'aiment pas l'eau (peu crédible quand on le voit rouler: c'est pas 2 gouttes qui vont le
gêner...) et surtout que sa légitime passagère ne doit pas être mouillée, c'est trop dangereux... Un autre petit lâcheur en profite pour se débiner lamentablement, faudrait pas que le petit Bambi se perde tout seul, autant être à 2, pas vrai? On le chambre un peu, mais pour les 8 courageux
rouleurs du jour, la perspective de prendre un café à la pause dans un silence relatif est une motivation supplémentaire. Allez, roule !

A l'entrée de l'autoroute qui contourne Grenoble, petit coup de gaz en 4ème histoire de tester l'adhérence. Le compte-tour passe instantanément de 4000 à 5500 tours, mais le compteur ne suit pas... Mince, moi qui m'apprêtais à rééditer les exploits de la Varoise, me v'là inquiet. Et de
fait, je resterai toute la matinée encore plus sage que la veille, et c'est peu dire...

Pour ne pas faire comme en Angleterre, on quitte la pluie pour trouver de la pluie ET du brouillard, en même temps! J'en profite pour rendre à Mimi ses grandes gesticulations de la veille, mais elle ne comprend pas non plus, c'est bien fait! Pourtant c'était facile: je lui montrait le "ciel" (15 m., de visibilité!) pour savoir si l'usine de son frère fabrique du brouillard... On passe par la Motte (à côté de Puteville, logique!) et on se pose, à peine
humides (n'est-ce pas XJR?), dans un bar "typique"(?) pour la pause café... Un p'tit vieux tout ratatiné finit par déserter son banc et lègue ses mouches à JP qui n'en demandait pas tant! Les mouches elles ont l'air d'apprécier, ça leur fait une graduation dans le faisandé... On repart avec le beau temps ou presque, on se refait -à- l'envers- un p'tit bout de route jusqu'à Mens (détail que je suis le seul à remarquer!!! ils regardent quoi les z-ôtres???) et c'est bientôt l'heure de rejoindre nos poules mouillées pour le repas de midi... troisième gratin dauphinois en 2 jours, on s'est donné de la peine pour faire "couleur locale" mais c'est lassant.. Wink non, sérieux, on a bien mangé, on s'est bien amusé avec un concours de vannes (grandes ouvertes!) sur les nains de jardin pas étanches, et on s'est préparé mentalement à trouver comment faire rouler le débris de XJR, option boucle arrière du cadredestroyed...M'enfin, c'est le respect des grandes traditions, après Benito à la Varoise, voilà un autre Rat-Bike.

La suite? rien que de plus normal: Personne a failli s'arrêter pour embarquer une belle passagère... (en fait un jeune homme travesti qui enterrait sa vie de garçon, avec ses copains hilares dans les buissons...). Heureusement, la place était déjà occupée par la coque arrière de la XJR, comme quoi il suffit de trois fois rien pour sauver une vie de couple, Personnette... Wink

Bambi me confie son bien le plus précieux -après sa moto- et je transporte (d'aise serait exagéré) prudemment Isabelle en haut du Rousset pendant que les sportifs s'amusent. A voir la mine piteuse d'Etienne, Bambi lui a aussi fait le coup du rase-motte, quoique l'altitude de la roue avant paraît-il...

On finit par retrouver JCT à moins que ce ne soit l'inverse, on se calme à peine quand certain(s) nous font croire qu'il y a des gravillons (menteur!). Et je remercie encore JP pour mon fou-rire du jour: arrivés à Villard-de-Lans, notre président chéri s'approche de la Pan et me demande son-petit-sac-jaune (Oooooranginaaaaa!) qui est dans la sacoche. J'hésite une seconde, j'aimerais pas me moquer d'un vieillard, mais... son petit sac, ça fait 4 bonnes heures qu'il l'a sur le dos et qu'il roule avec!!!

Retour inévitable par Voreppe et mon plein quotidien, avant une soirée d'anthologie chez nos hôtes.... Grandiose la réception, et voir JP se gaver de choux et de chocolat mérite le détour. Où c'est qu'il met tout ça, lui???

Retour tranquillou à l'hôtel, dodo, demain ça repart....


Dimanche

Déjà le dernier jour, put... (maman-travaille-et-rentre-tard-le-soir...) comme ça passe vite! Cette fois je prends le top-case en plus des valises: y'a pas de raisons que Chebello hérite systématiquement des affaires des autres, on partagera la charge sur nos "armoires normandes" (Bambi dixit). A chaque arrêt, petit sac jaune, pantalons étanches, pulls désormais trop chauds, etc, viennent alourdir nos GTs qui n'avaient pourtant pas besoin d'un surplus de poids. On s'attend même à devoir transporter des
morceaux de bécane, mais non, XJR sera sage et surtout les sangles tiendront...

On commence comme vendredi par le Défilé du Crossey, heureusement que quelques chicanes mobiles à 4 roues nous incitent à ralentir un peu. A St-Laurent-du-Pont, pas le temps d'aller au bal, on enquille virolets et petites routes jusqu'à Grenoble. Puis Uriage où je profite de la pause-clope pour aller faire le plein... de CPAs (cartes postales anciennes) à la brocante pour ma collection.

Et vient le morceau de choix de cette Alpine: la montée sur Chamrousse. Route large, superbement revêtue (merci le Tour-de-France!), pas trop d'épingles et surtout pas trop resserrées, alors dans la maigre mesure de mes faibles moyens, j'arrive péniblement à tirer suffisamment sur les
intermédiaires de mon char poussif pour que l'étonnante Deauville de Chebello reste dans mes rétros. A en croire les autres, ceux que je ne vois jamais rouler passk'ils sont loin devant, ils ont aussi apprécié. JCT s'étonne
quand même de la présence de nains bleus qui poussent à l'intérieur de certains virages, c'est un coup à se raper le coude, ça!

Séance photos, apéro, re-séance photos... et descente tranquille avec Chebello, escortés que nous sommes par Etienne qui se sacrifie (pour que Mimi puisse aussi aller jouer devant de temps-en-temps...). On re-traverse Uriage mais pas question de chiner cette fois (hélas!). Direction Vizille, un poil de nationale (N91) où je manque de me vautrer: pour rester au contact, je commence à faire comme les rascals devant qui ignorent les interdictions de dépasser, quoi? (méat coule pas! et ne parlons pas des limitations de
vitesse!), mais dans le grand droit qui précède le pont sur la Romanche, ligne blanche et larges spaghetti noirs (raccords de bitume) envoient ma roue avant valser à 30 cm de la trajectoire désirée... J'aime pô! Et dans les
épingles de la D114 qui suit, ce sont les gravillons qui proposent aimablement à la Pan un flirt poussé avec la falaise, euh... non merci! Du coup je m'arrête et redescend pour signaler le danger aux suivants, inutile de se vautrer le dernier jour... On arrive pour le repas de midi au Grand
Serre et on s'aperçoit que l'on a perdu JCT! iléou??? Il passe un peu plus tard sans s'arrêter, et c'est le bon berger Etienne qui se tape la parabole de l'agneau perdu...

Crèpes sans gratin (ouf!), certains sudistes vont prendre soin de leur teint blafard à l'intérieur alors que la majorité profite du grand air et des parasols! Dessert... Personne se prend une gauffre... chantilly, ça aurait pu
être pire...

On repart et arrive l'heure des premières séparations. Chebello remonte dans son grand Nord avec sa moto-neige. Encore bravo l'artiste, entre les passages sinueux où tu me passais et les lignes droites où la Pan revenait te chatouiller, on aura bien assuré l'assistance rapide avec nos GTs Wink

A Bientôt...

On traverse une dernière fois Mens en diagonale sur un nouvel axe. Je me ferais bien une ultime arsouille mais la Pan me semble toujours plus lourde. On s'arrête en bordure de Nationale, et cette fois ce sont les Bambis qui nous quittent. Avec un looooong wheeling pour saluer (si, si, en duo!), impressionnant!

Nationale jusqu'à Monestier, les copains de JP sont toujours là avec leurs jumelles-radar et la béhème en embuscade. Dernier col de la journée et de l'Alpine: l'Arzelier, ses petits virages ou l'arrière de la Pan me pousse au freinage comme si j'avais une caravane, les avant-bras et le poignet droit surtout commencent à fatiguer... Double voire triple ration de boissons fraîches dans le drôle de restaurant du col, mais la patronne nous interdit de jeter personne dans la piscine, dommage! Wink))

J'essayerais bien une moto plus légère pour rentrer, mais les autres petits joueurs n'ont pas envie de s'emm... sur mon coffre-fort, alors...

On rentre tranquillou, ça sent l'écurie. Un dernier bouchon sur l'autoroute, merd... c'est une vieille Béhème R90S qui a morflé, pourvu que ce ne soit pas trop grave... Essence, vite une douche à l'hôtel, et les taxis viennent nous chercher. Je surprends XJR: du bord de la route devant le bar, je lance un fort sifflement admiratif en direction d'une jolie blonde en R5. Steph: "'Tain, t'es gonflé!" Et mec, c'est Mimi qui arrive! Et tu conduis sans tes
bésicles????

Grande fête d'adieu dans la joie et la bonne humeur. Les plus téméraires essayent de sauver quelques gouttes de l'excellent Laphroaig (apporté par XJR, merci!) des griffes de JP. Kéros est litéralement éteint, marqué par les
efforts du week-end. Etienne nous offre des CDs tout frais avec toutes les photos de cette Alpine (comment y trouve le temps de faire tout ça???), et y'a tellement de dessert qu'on arrive pas à finir. Même JP a accepté de partager la Vianneta au chocolat, c'est dire!

JCT remonte en selle sur Lyon, une promenade. Et nos taxis nous déposent à l'hôtel, ce pauvre Etienne part à 5 heures demain matin pour Paris...

Lundi

Petit déjeuner pour les 6 derniers rescapés. J'essaie en vain de contacter mon mécano à la Neuveville, histoire de savoir combien coûte un pneu arrière en Suisse. Tant pis... Vers les 8:30 je quitte St-Etienne-du-Crosey, je serai chez moi avant midi. Sur l'autoroute après Chambéry, un morceau
de chiffon me fait savoir que j'ai mal fermé le petit vide-poche à gauche dans le carénage. Flûte! c'est là que j'ai mis le ticket pour le péage... Arrêt à la première station-service, ben ouais, j'â perdu le ticket... Arrivé anxieux
au péage vers Cruseilles, la charmante caissière me demande 8.70 Euros, au lieu de 2.10... mais 6,60 Euros pour un
aussi radieux sourire, c'est vraiment pas cher payé. Et comme je l'en remercie, elle me fait un rabais sur la quantité... apparemment, la plupart de ceux qui égarent
leur ticket sont moins aimables...
Comme prévu, je suis à la mézon vers 11:30.
L'après-midi, je vais changer mon pneu arrière. Posé fin-avril, il déclare forfait après 6500 km dont une Varoise et une Alpine. Je lui accorde le bénéfice du doute niveau longévité et reprend le même, un Macadam 50. Dans la foulée, Urs me montre les plaquettes arrières: il reste moins d'un demi-millimètre... vraisemblablement l'explication de l'effet "caravane". L'arrêt au stand dure 10 minutes à peine, ce sont des spécialistes. Mais la
mauvaise surprise du week-end m'attend à la caisse. Le peu-noeud qu'Etienne m'a montré à 138 Euros chez Dafy s'affiche à Frs.354.- !!! Qui plus est avec une TVA à 7,5% au lieu de 20, merci l'importateur de Michelin, c'est la dernière fois que j'achète un pneu en Suisse!!!
 
Conclusion : j'ai appris plein de choses... Je rêve d'une moto plus légère à manier, j'ai déjà une petite idée derrière la tête, mais chut! ne le dites pas à Régine...
D'abord économiser un peu...
Merci encore à Mimi et Etienne, l'organisation était parfaite, les sourires radieux et les portions généreuses (routes et nourriture!). Sans oublier le CD souvenir.
Merci à JP, un président pareil, ça donne envie même aux plus farouches individualités de faire partie d'un moto-club, surtout virtuel!
Bravo Kéros, la SVS est en progrès depuis la Varoise, j'ai été "déçu en bien" d'avoir de la peine à suivre. Y'a plus qu'à faire de la gym pour ne pas s'endormir avant la fin...
Big-Dave et sa Fazer magique, j'ai parfois eu de la peine à croire que l'on disposait de la même puissance sur nos machines... et on n'a pas le même freinage non plus...
Et XJR, même s'il risque de bientôt changer de pseudo : chapeau pour les amorces de blocage et l'attaque pour passer les SVS bleues. Et merci pour le Malt.
Personne... heu... je savais pas que l'on pouvait mettre une aussi grande gu... bouche dans un si petit casque!  mais je suis sûr que c'est un mec en or, un peu fatigant peut-être, mais quand il est pas là, on croit que la radio est en panne...
Bambi et Bambinette, si vous pouviez passer par la Suisse, que ma femme arrête de me dire que je roule trop vite... merci d'avance!
Et Chebello, tu sais que sans toi j'aurais fait cette Alpine tout seul? Merci de m'avoir attendu  et pour les Bergamotes...
J'allais oublier JCT... je ne l'ai pas vu souvent: il n'a fait "que" la moitié de l'Apine, n'a pas voulu rouler en queue de peloton avec les "sages"... Néanmoins, un motard qui se fait bousculer comme ça par une SVS et qui n'a pas envie sur-le-champ de lui faire brouter tous les alpages de Chamrousse, ça mérite le respect!
 
Alors... à l'année prochaine?
Amitiés
 
le Jef-qui-va-soigner-sa-tendinite-au-poignet-droit
une-Alpine-et-un-CR-dans-la-foulée-c'est-pas-raisonnable...
 
 

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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:05    Sujet du message: Répondre en citant

 
Le compte rendu de Moustic ou la vraie histoire de l'Alpine 1…
Par Moustic


 
Les Sudistes. Ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : les routes. Leur but : en faire leur univers. 748R les a vus. Pour lui tout a commencé un jeudi ensoleillé de juillet, le long d'une rue pavée dans une ville inconnue, alors qu'il cherchait une sortie d'autoroute qu'il ne trouva jamais. Cela a commencé par une Ducati arrêtée sur le trottoir, et par un homme fatigué par les élucubrations de personne, mais néanmoins trop las pour continuer sa route … Cela a commencé par l'atterrissage de leurs étranges machines, venus des courbes d'une autre galaxie. Maintenant 748R sait que les Sudistes sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé…


Jeudi

"Mimi, suis perdu". Ah comme je regrette de n'avoir pas compris alors que mon JP me lançait un déchirant appel au secours. Las, je tentais seulement de comprendre où il était perdu, un lieu physique, dans quelle rue quoi ! Après un échange certes intellectuellement satisfaisant, car les mots comportaient un nombre intéressant de consonnes et de voyelles, mais néanmoins stérile puisque, se refusant à envisager qu'une rue pouvant parfois, exceptionnellement, se parcourir dans les deux sens, je ne pouvais lui indiquer ni la gauche, ni la droite comme étant la direction à suivre.

Sans doute éperdu de douleur devant tant d'incompréhension de ma part, il interrompit la conversation sur ces mots terribles "Je vais voir la plaque et je te rappelle".

Alors que j'attendais dans l'expectative (c'est comme ça que j'appelle mon bureau, ça fait chouette non ?) j'aperçu la tête d'un Suisse dans mon jardin. Je reconnais, ça surprend, mais finalement pas tant que ça. Après les salutations d'usage qui ne s'usent que si l'on ne s'en sert pas comme il est convenu de le dire, et c'est pas que j'apprécie les conventions au plus haut point, mais du plus haut point, c'est là quand même que l'on a la meilleure vue, donc disais-je, nous partîmes, nous étions une poignée, bientôt ça débordera sur les trottoirs, mais pour l'instant, on prend la voiture et on laisse Jef nous suivre jusqu'à l'hôtel, parce qu'on est magnanimes, tel Gal, amant de la reine, (qui) alla, tour magnanime, galamment de l'arène à la tour Magne, à Nîmes.

A l'hôtel, nous attendaient les machiavéliques sudistes, mais nous ne le savions pas, et l'aurions-nous su, qu'eussions-nous fait ? JP tentait par des signes cabalistiques inscrits sur son petit sac à dos de nous faire passer le message, mais ça nous a pas secoué pour autant de notre torpeur béate, nos méninges étant à la peine devant l'inscription suivante "Eau rend Gina". Malheureusement, l'arrivée inopportune d'un renfort du Nord, Kéros, allait mettre les efforts de JP à terre. Travestissant la vérité devant un JP incrédule et impuissant, il traduisit rapidement en "Orangina", et nous expliqua pourquoi un franchissement de ligne blanche se transforme en PV pour excès de vitesse ou arrêt au stand et changement de pneu, suivant qu'Orangina ou pas. Alors que nous restions ébahis, arrivèrent dans un désordre ordonné les futurs adeptes, pauvres êtres en cours d'intégration, qui venaient à leur insu de leur plein gré finir leur lavage de cerveau sudiste. La troupe étant temporairement au complet sauf quelques uns, nous passâmes à table. JP, hagard, tentait de faire bonne figure, roulant nerveusement ses cigarettes dans les profiteroles au chocolat. L'arrivée en cours de repas d'un couple du sud, du sud d'à côté mais quand même, sur un monstre hybride, l'ayant totalement achevé. Mais tout cela nous le savions pas.


Vendredi

Comme prévu, nous passons chercher toute la troupe à 9h00. Chebello et Jef sont déjà là, puis arrivent les deux sudistes Personne et XJR, accompagnés par Bigdave. Je prends innocemment son sourire béat pour ce qu'il est, alors qu'en fait il est dans une transe post confiturienne d'intégration sudiste. JP arrive enfin mais il est suivi de près par Bambi et Isa et sa tentative de me glisser un mot à l'oreille avorte lamentablement, car je crois qu'il veut simplement me dire bonjour chaleureusement à la mode de Marseille, et je sais qu'il ne faut pas contrarier les mœurs indigènes, sous peine de créer des chocs traumatiques graves.

Finalement, nous partons. Etienne ouvre la marche, enfin la route, parce que c'est pas aujourd'hui qu'on risquait de marcher, il y en a même qui refuserons de descendre de moto aux arrêts. Je pensais qu'ils craignaient que le mal des montagnes, tapi dans les bois, ne se matérialise s'ils quittaient leur selle ! En fait, ils voulaient garder une relation spatio-temporelle avec le sud, donc ils se relayaient tous, mais nous ne le comprimes point, malgré les efforts déployés par JP pour nous induire de vérité !

Pour ne pas dévoiler tout de suite leurs machiavéliques intentions les sudistes restèrent presque sagement aux places indiquées, découpées suivant les pointillés. Malgré moi, profitant d'un feu de chantier pour doubler ces charmants bambins et m'amuser un peu en solitaire, je jetais le trouble dans leur stratégie. Décontenancés, ils furent long à réagir, avant que XJR ne me rattrape dans une courbe puis d'un sourire carnassier m'invite à reprendre la main… j'aurais dû me méfier, mais que voulez-vous, je suis naïve…

Pause café dans un charmant village du Trièves – avez-vous remarqué comme les villages sont charmants, dans le Trièves ? Non ? Ah ! Bon. JP essaie vainement une stratégie pour se débarrasser de l'emprise mentale des sudistes, rester à l'ombre ! Il réitérera autant de fois que possible cette stratégie avec un entrain et un entêtement qu'il est louable de souligner (un trait suffira merci) bien qu'elle n'ait jamais totalement réussi, puisque nous mettions autant d'entrain et d'entêtement à trouver des parasols !

Je ne vous parlerais pas de ce que je n'ai pas vu, ce qui se passait devant, puisque j'étais derrière. Quant à ce qui se passait derrière, je ne pourrais le dire non plus, sauf à quelques rares occasions, où j'étais devant celui qui était derrière. Dans ce cas me direz-vous à quoi sert de poursuivre la rédaction de ce compte rendu ? C'est vrai, c'est une question que je me pose, et je retiens rien, donc je suis incapable de prendre une décision. Bon. Je continue donc pour l'instant.

Nous montons vers la Grave et le Chazelet, magnifique petit village de l'Oisans qui fait face à la Meije – vous avez vu comme c'est beau les glaciers ? Non ? Ah ! Bon. Pendant le repas, les sudistes commencent à se dévoiler, ils appliquent la formule choc, Personne dit n'importe quoi et XJR se tape le front contre les arbres. S'il y a pas d'arbre, un mur. S'il y a pas de mur un rocher. S'il y a pas de rocher ???? Ah vous me faites .. euh… vous m'interrompez vraiment pour des broutilles qui prouvent de plus votre inculture crasse : il y a toujours des rochers en montagne, bien sûr pas toujours dans du papier d'alu mais bon !!! Bon bref, soutenus par Bambi et de façon plus insidieuse par Isa qui trouve qu'on lambine, les autres nordistes commencent à regarder avec angoisse l'usure de leur pneu ! Vrai la vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici ? Ils arrivent avec leurs accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens et JP tente de communiquer en enlevant ses bottes, mais un chien Bernard ou sien cousin me distrait et je ne comprends pas encore une fois le message implicite (j'en ai plein les bottes ?).

Après le repas, le rythme s'accélère insidieusement, ou alors l'aurais-je rêvé, le Galibier l'a fait, le Sud tente l'invasion mais recule devant je l'avoue un troublant feu tricolore en pleine montagne ! Le temps qu'ils révisent sur leur mémo reptilien la signification d'un tel phénomène optique, Etienne les dépasse, et je clos la discussion.

La descente vers Valloire fut héroïque mais vaine, mais belle comme tout ce qui est vain, Chebello sentant sans doute qu'il se passait quelque chose d'anormal, étant donné le changement de plus en plus palpable et irrationnel du comportement des nordistes, essaie de créer une diversion, j'avoue encore une fois, la tête dans les nuages et admirant la beauté du panorama en face de moi – vous avez vu le magnifique panorama en face de vous en descendant le Galibier ? Non ? Ah ! Bon – donc je ne comprends pas bien ce qu'essaye de faire la Deauville, cherche-t-il le chemin de la mer auprès du petit torrent auprès duquel il s'arrête ? Non me dit-il plus de frein arrière !! Ah bien. Mais sans doute par pudeur n'osera-t-il pas en dire plus sur ses craintes de contagion sudiste à laquelle il voudrait résister… Nous rejoignons le groupe à l'entrée de Valloire et vogue le navire.

Mais ces êtres démoniaques ont senti le danger… Personne se laisse volontairement rejoindre dans la descente, pensant ainsi rattraper la conscience de Chebello et la mettre dans sa poche. Il manque de gagner la partie, quand involontairement je ralentis Jef (et Chebello par la même occasion) en voulant lui faire admirer la magnifique usine Pechiney où travaille mon frère. Ainsi sans le savoir, j'ai retardé de quelques instants la contamination rampante du sud…

Mais le Glandon approche, JP avant la dernière montée, tente encore la manœuvre de l'ombre, et nous ressortons la parade du parasol. Cherchant à tout prix à attirer mon attention, il achète une carte postale. Malheureusement, encore, je ne fais pas attention à ce geste désespéré. Lui même semblait déjà gravement atteint, en y repensant maintenant… je le vis quelque fois au loin, à la faveur d'un bout de descente à découvert, en dessous de moi, suivant à la perfection la trajectoire de l'étoile filante…

Personne pour finir de convaincre les nouveaux adeptes fit une démonstration de dramatisation d'état de plaquettes de frein avant, suivi d'un discours lénifiant aux figurants embauchés pour l'occasion, mais malheureusement j'arrivais trop tard pour comprendre la pièce. Après ce premier jour, je restais sereinement innocente.

 


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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:06    Sujet du message: Répondre en citant

 
Samedi

Tiens, il pleut. Catastrophe dans le clan sudiste ! Plic ! Raaaa… je suis touchée crie Prophète ! XJR se sacrifie pour garder l'emprise naissante sur les frêles esprits, mais on voit que sur la planète sud, il pleut pas souvent, car son équipement est des plus restreints… ça prend l'eau de toutes parts, un slip de bain eut été utile. JP tente de profiter de la situation pour la reprendre en main, enfin il fait ce qu'il peut, et demande à Keros d'enfiler sa protection anti-pluie, pensant que peut-être…. Nous échouons attirés par la clarté d'un phare blond dans un bistrot annexe de la maison de retraite, JP pense alors à une tactique solitaire, se mêler à la clientèle unique et rabougrie en se cachant derrière un essaim de mouches, mais échoue encore lamentablement. XJR lui pique son briquet, il est fait comme un rat.

Le soleil daigne montrer le bout de son nez, et nous filons vers Mens. Seul Jef semble encore assez lucide pour me confier avec angoisse que nous passons sur une portion de route empruntée la veille. Je le rassure en lui disant que justement, nous venons la rendre. Les autres malgré l'absence de Personne et de Bambi et Isa, sont maintenant bien conditionnés. Je ne m'en aperçois guère, car comment le pourrais-je, une vue de l'arrière n'étant pas significative d'un conditionnement, comme tout le monde le sait. Et puis le col de Grimone est si beau, on sent monter quelques effluves de thym révélées par le soleil joueur – vous avez senti les effluves de thym en montant le col de Grimone ? Non ? Ah ! Bon.

On s'arrête au col, JP totalement inconscient, veut s'échapper vers Glandage et le restaurant. Arrête grand fou doit lui dire son ange gardien ! Mais ça capte pas ici, même Itinéris ! Sont cons ces anges ! Enfin je peux pas le savoir je n'entends pas la voix des anges, mais par une fine déduction, après concaténation des divers éléments, j'arriverais à cette conclusion inopinée qui seule peut expliquer le départ précipité de JP, nous laissant Keros, Etienne et moi avec XJR.

Pourtant un événement inattendu allait maintenant se produire. Le Sud arrivera-t-il à envahir nos routes en mettant les valeureux nordistes sous sa domination ? Vous le saurez en suivant le prochain épisode de l'Alpine 1 (A paraître).

Donc JP croyant échapper à son destin, s'élance dans la descente. Chebello et Bigdave, attirés par cet appel d'air, ont un réflexe pavlovien et mettent gazzzzzzzzzzz, ce qui, si j'avais été attentive , aurait dû me faire prendre conscience de leur état mental chancelant. Et bien oui, enfin, pourquoi diantre ne pas profiter de ce lieu bucolique et enchanteur pour déclamer quelque ode à Dame Nature ? J'avoue, ces êtres frustres me déconcertent ! Mais ce que je pris là pour un manque total de sensibilité n'était que le signe évident de la progression de leur endoctrinement. Ah comme je m'en veux de ne l'avoir point compris ! J'aurais pu alors sauver ces pauvres êtres de la déchéance innommable dans laquelle ils allaient finir par tomber.

Nous restions donc tous les quatre pour fumer la cigarette de XJR, enfin trois qui regardent et un qui fume, ce qui aurait été logique étant donné que nous étions sagement parqués devant un garage de la DDE. C'est alors, horreur, malheur, que l'extra terrestre s'aperçut, dans un ordre croissant d'excitation, que la selle semblait mal fermée, que la coque arrière ballottait, que les tubes du cadre étaient cassés, et qu'il n'avait pas de briquet ! Et ces cris qui montent au ciel, comme une cigarette qui prie, c'est extra, c'est extra ! Alors que je m'apprêtais à applaudir ce magnifique show, Etienne me tança vertement : l'heure était grave ! Ciel oui, XJR semblait défait, semblant être en totale osmose avec l'état de sa coque arrière. Dans le même temps, Keros semblait recouvrer un peu de lucidité, retrouvant l'usage les mots suivants : pas trop vite, doucement, tranquille. Comprenant alors que la liaison avec la planète mère allait s'amenuisant, car le relais se trouvait être justement dans la partie chancelante de sa machine, XJR sauta prestement sur la selle et s'arracha dans un doux feulement d'échappement rigoureusement réservé à la compétition sur circuit mais il n'avait pas lu le catalogue Dafy sur sa planète avant de venir c'est pour ça qu'il ne savait le pauvre on peut pas lui en tenir rigueur quoique si le travail de recherche de la bibliothécaire avait été rigoureux on n'en serait pas là mais que peut-on espérer d'une vieille fille qui aime le chocolat Milka et les marmottes parce qu'elles ont une si jolie queue vraiment ! Bref. Surpris par cette manœuvre, mais pensant qu'un besoin pressant peut-être le taraudait, et que par une pudeur toute masculine il n'osait le satisfaire en public, nous suivîmes avec grâce et décontraction son panache blanc.

Au restaurant, les autres sudistes nous attendaient, benoîtement content d'eux mêmes ! Ils avaient intercepté JP et le maintenaient sagement en bout de table. Même la situation critique de XJR ne put entamer leur humeur extatique. Pour finir de les achever, ils affirmèrent faussement que les cieux s'étaient ouverts à leur passage et que pas une goutte d'eau ne les avait atteints… Les Nordistes accusèrent le coup. Ce qui pouvait rester de leur esprit critique s'en allait tel le sable dans le sablier, vers le bas, sauf si on retourne le sablier, alors on peut considérer que le sable coule vers le haut, puisque la partie basse était précédemment la partie haute et donc le sable coule de bas en haut, et non de haut en bas, mais j'avoue, nous n'avons pas songé à retourner nos camarades, et ceci pour diverses raisons, la principale étant que nous n'avions aucun moyen de levage conséquent à notre disposition, les secondaires, que toujours complètement inconscients, nous prenions avec plaisir, tellement leur couleur jaune et leurs étroitesses nous ravissaient.

Etant arrivés avant nous, Personne, Bambi et Isa avaient convaincu sans problème le serveur local autochtone et indigène de faire durer le repas, afin de soumettre JP à un lavage de cerveau total et définitif. Bambi se chargea de l'opération, et pour couvrir les gémissements de JP, Personne monopolisa l'attention de tout le monde, tandis que XJR, dont la carapace humaine semblait prête à craquer, tentait avec difficulté de maintenir le contact.

Après le repas, utilisant les ressources psychiques conjointes de ses camarades, XJR parvint à monopoliser les connaissances en nœuds de Jef pour réparer l'arrière traumatisé par de mauvais traitements sans doute ou quelque vice de forme… Même Etienne se prêta de bonne grâce à l'opération, sans voir où était le mal, n'ayant pas une analyse globale de la situation, sinon sans doute la disposition équivoque du blouson de Bambi l'aurait déstabilisé.

Puis nous reprîmes la route, qui était sagement restée posée au même endroit, là où nous l'avions laissée présentement. A part pour quelques naïfs contemplatifs énamourés de nature dont je fais partie, il était évident que les sudistes avaient quasiment partie gagnée, tant le train d'enfer de Dante laissait le mono poli loin derrière, Etienne avec élégance ayant sacrifié son tour à ces fous. A la faveur d'une route bifide, je me retrouvais en pôle position et gardait la tête par hasard jusqu'à l'arrêt aux stands. Profitant de ce que le troupeau était à la pâture, XJR partit chercher des sangles chez un antique hère ! Là encore une telle méconnaissance de la vie sur Terre aurait dû me mettre la puce à l'oreille, mais avec les accessoires que voulez-vous, on perd des sensations !

Malgré tout l'assujettissement sudiste semblait avoir quelques lacunes, dues sans doute à l'amoindrissement des facultés d'XJR, si bien que Personne sans doute parasité faillit confondre le sexe humanoïde basique avec le sexe féminin, et un bel éphèbe manqua de troubler l'harmonie de sa force centrifuge dans un rond-point. Voyant cela, XJR demanda encore un arrêt sangle au supermarché du coin, tant il lui paraissait urgent de stabiliser la liaison tantrique du sud. Bad luck, de sangles point ! Devant son exaspération croissante et l'amollissement de certains nordistes, dont le regard vague s'attardait sur les touristes estivales et peu vêtues, j'aurais, là encore, dû me dire qu'il y avait comme un … enfin comme un… enfin vous voyez quoi… mais j'étais éblouie par la vision des fières falaises du Vercors dont les roches chaudes et lumineuses enchantaient mon regard ! Est-ce que vous avez admiré les fières falaises du Vercors ? Non ? Ah ! Bon.

Au début de la montée du col du Rousset, les gourous sudistes regroupèrent leurs initiés les plus endoctrinés, grâce à l'obligeance d'un véhicule automobile qui traversa au moment judicieusement choisi. Ils voulaient établir définitivement leur suprématie, sachant que ce col était un symbole terrestre important. Bambi, pas fou, avait confié Isa à Jef, faisant d'une pierre deux coups, avoir les coudées franches et maintenir Jef sous tension jusqu'à l'arrivée. XJR resta un moment avec l'arrière garde puis jugeant sans doute qu'il était plus dangereux tactiquement de ne pas rester au contact de ses partenaires, laissa le soin à Isa de maintenir l'influx sudiste sur Chebello et Jef.

Moi-même, ignorante de ces calculs sordides, j'enroulais gentiment les virages les uns après les autres, car il est plus prudent de ne pas laisser tout en vrac, on risque de se prendre les pieds dedans, et je savais les trois autres derrière moi. Je regardais planer les aigles, j'écoutais le murmure assourdi des torrents lointains. Que la montagne est belle ! Soudain mon regard acéré accrocha à la point de son épée une tâche dans mon rétroviseur ? Ciel qu'est-ce me dis-je ? Aurais-je mal astiqué ce brillant miroir ? Miroir, oh mon miroir dis-moi la vérité ! Suis-je la plus préhistorique ? Bon je l'avoue, tout cela m'a distrait quelque peu et XJR en profita lâchement pour me doubler. Quelque peu titillé, mon regard acéré lâcha son épée, qui chut sur ma main droite ! Aïe, merde, ça fait mal, pourrait faire attention non !!! Piteux mon regard retourna dans son coin. Ma main vexée voulut venger cet affront et entreprit de mettre la poignée dans le coin pour l'exaspérer. J'essayais vainement de remettre tout le monde d'accord quand je vis que Keros était juste quelques centaines de mètres devant moi ! Ciel qu'est-ce me dis-je ? Comment cela se fait-ce ? Libéré par une puissance newtonienne de l'attraction des sudistes, Keros semble reprendre pied, le doute s'insinue en lui, il essaie de m'arrêter en faisant de grands gestes mais insouciante, croyant qu'il me fait signe de passer, je passe. Et son espoir trépasse !

Rayonnante de l'ivresse des hautes altitudes, j'arrive au col. Personne croyant avoir converti deux nouveaux adeptes, puisque Etienne l'a précédé, gesticule tel un lapin en rut à mon arrivé… ohhh qu'ai-je dis là !!! Veuillez m'excuser ce travers, un freinage un peu vif peut-être ou bien un changement d'adhérence…

Les sudistes sont rayonnants, seul Kéros et Chebello semblent indécis, Jef rend à regret Isa à Bambi et nous repartons en direction du col de la Machine. Alors que je fermais la marche consciencieusement, histoire de ne pas laisse entrer de courant d'air froid, jetant un regard derrière moi - ben oui quoi, il m'avait escagassé le con tout à l'heure, à se battre pour un coin avec la poignée de main, non c'est vrai après la main met la poignée dans le coin, le regard il a plus son coin, ça fout le bordel ! – bon calmons-nous, calmons-nous !!! Hors donc, disais-je, je jette ce p£@#% de regard et soudain que vois-je ?!

Hors donc, alors que je finissais de jeter ce c… de regard, celui-ci ayant senti venir le vent du boulet - car il faut dire qu'un bicylindre avec un JCT sur le dos, ça déplace un volume d'air proportionnel à l'inquiétude qui vous étreint quand vous voyez un inconnu avec une cagoule sous un casque qui semble soudain s'être matérialisé à un mètre de vous et vous fait de grands signes de la main alors que vous roulez sur une route désertée même par les mouches – donc disais-je mon regard trouva quelques ultimes ressources pour essayer de communiquer à mon cerveau des informations cohérentes quant à la forme motorisée qu'il venait d'enregistrer dans sa base de données ! Je sais, je sais, c'était là de sa part une tentative héroïque et désespérée, mais mon regard risqua le tout pour le tout, et resta fixé sur l'apparition. Comme quoi il faut pas jeter des regards partout, même quand ils ont fait les cons !

JCT, car c'était bien lui, lassé sans doute de mes doutes existentiels, me laissa sur place, juste à la nanoseconde où l'illumination se fit en moi, alléluia ! Autant dire qu'il est impatient, ce jeune homme quand même ! Quant on est avec une jeune fille, on lui laisse le temps de réfléchir à sa réponse quand même ! Quel manque d'éducation ces jeunes de nos jours ! Bon finalement je repris contenance que j'avais mise temporairement à l'abri – ben voui, un mec avec un cagoule, on sait pas, c'était peut-être un hold-up ! Voulait peut-être faire un échange de bi ! – et j'entrepris de rejoindre le gros de la troupe.

L'arrivée de JCT avait jeté le trouble dans l'esprit de JP. Enfin c'est ce que j'en déduisis quand je crus que JP voulait mordre le pneu arrière de JCT. En effet, JCT, tentant courageusement de se faire reconnaître par JP, se porte à sa hauteur, et d'un revers croisé, tente de lober sa perplexité. Celle-ci, d'un retour de piston, renvoie JCT au fond du cylindre. Découragé par tant d'indifférence crasse, JCT double et s'incruste dans le peloton. JP pète alors un câble et descend trois rapports d'un coup, manque de s'étrangler parce qu'il a oublié de recracher les glaçons, et vient coller à la roue de JCT. Il veut bouter le jeteur de trouble, mais las, celui-ci résiste à ses assauts et le trouble s'installe dans l'esprit dévasté de JP, trouvant l'endroit finalement un peu désert, mais néanmoins agréable.

Ce n'est qu'un peu plus tard, lors de l'arrêt suivant à Combe Laval – Vous avez vu comme c'est impressionnant ce précipice ! Oui ? Ah ! Bon ! Quoi ?! On vous a OBLIGE à regarder !! Mais pas du tout, pas du tout, qu'est-ce que vous dites là ? - qu'un JP triomphant m'annoncera qu'on a retrouvé JCT, et que je calmerais son enthousiasme enfantin et charmant, d'une tape virile sur l'épaule, tout en lui disant, je sais, je sais, ce qui manquera de le faire basculer par dessus le parapet !

Les Sudistes eux, sont devenus particulièrement méfiants, ils essaient de cerner la personnalité du nouveau venu, et il faut l'avouer, ils ont du mal ! JCT se comporte bizarrement, de leur point de vue. Le problème c'est que leur point de vue est mal situé. En effet comme ils n'ont pas l'habitude de regarder le paysage, ils sont un peu néophytes question point de vue. Alors ils ont essayé d'abord de marquer un point dans la descente, pour lui en mettre plein la vue. Mais par manque de coordination des neuronnes, Personne n'arrivait pas à se décider quant à la place du point, point mort, point de chute, point trop n'en faut des descentes à Personne, XJR préférait compter les gravillons en les collant sur son pneu arrière pour nous les rejeter ensuite gentiment tel des noyaux de cerises, et JP et Bambi se désintéressaient totalement de la situation, préférant batifoler plus loin ! Bref arrivés en bas, ils n'étaient pas beaucoup plus avancés, si ce n'est d'une dizaine de kilomètres.

Et moi aussi je suis pas plus avancée à vrai dire ! Oui là, je traverse une grave crise existentielle et personne ne s'en rend compte. Et oui pourquoi continuer à parler ainsi dans le vide intersidéral ! C'est sidérant ! Voyons soyons réalistes, je m'adresse ici à un public clairsemé, déjà épuisé par la lecture du centième post du forum, qui arrive hagard sur ce texte perdu au milieu de la forêt de liens. Certains essayent vaillamment de continuer leur lecture, la machette entre les dents, ils avancent pas à pas, craignant de perdre le mince sentier de la compréhension qui leur permet d'avancer, ils buttent sur des mots vicieusement dépourvus du sens commun, trébuchent et finissent pas renoncer. Clic. Exit. Précédent. Ailleurs, vite sortir ! Alors à quoi bon ? Mais, allons voyons, le sens du devoir m'indique la bonne direction, c'est par là ! Euh, où par là ??? Ben pas par ici en tout cas ? Ah ? Mince alors, où ils sont passés ? Argggh des cris me sortent de ma torpeur, ciel j'ai du faire un nano-cauchemard pendant la pause ! Tout le monde repart déjà en direction des gorges de la Bourne. Ah finalement ce petit brin de sieste a dû me faire du bien, je reste peu ou prou dans la roue de JCT, enfin dans sa roue, pas vraiment, j'y tiens pas, je vous parle pas du mal de cœur, donc je suis vaguement JCT, et j'admire sa grâce de danseur, chaque virage déclenchant un déhanchement manifeste, là y a pas de doute, la moto, c'est du sport. Bon moi je vois pas pourquoi je me fatiguerais à essayer ces figures artistiques, ah ces jeunes ! A vrai dire je suis tellement fascinée par cette danse que j'oublie un peu mon rôle de chien de berger (ben oui même JP a pas osé le mettre au féminin, tiens encore une discussion passionnante à mettre sur le forum de Mordred, le féminin des mots, héhé). Tiens d'ailleurs comment se fait-ce que je suis pas la dernière là euh ??? A voir les têtes des sudistes en grande conversation quand nous finissons tous par rejoindre le groupe arrêté au sortir des gorges, j'aurais dû penser qu'il y avait un souci. Mais non innocemment je crus qu'ils se demandaient s'ils allaient prendre une glace à la pistache ou à la fraise, car il est vrai que ce choix peut être cornélien. En effet la pistache est verte et la fraise rose. Ah vous voyez, ce n'est pas si simple ! Et oui ! Si la pistache par exemple était disons, bleue, les garçons pourraient par habitude matricielle choisir la pistache sans se poser de questions, des pensées simples pour un sexe simple. Les filles, habituées à essayer surtout de ne pas troubler les garçons dans leur conception simple de la vie simple auraient pris la fraise qui est rose. Les garçons auraient trouvé ça normal. Tout aurait été parfait - euh non pas un parfait, une glace s'il vous plait, et n'oubliez pas la chantilly, merci ! Non pas de sorbet non plus ! Une gla-ce ! C'est simple quand même non ! Ah mais, c'est pas vrai ça, on arrive même plus à se faire servir correctement ! De mon temps, c'était quand même mieux ! - Bon j'en étais où, là, moi ! Avec leurs bêtises, j'ai perdu le fil. Oui, voilà donc j'ai crû qu'ils réfléchissaient pour se mettre au parfum et en fait ils s'inquiétaient des fissures engendrées par la venue de JCT. Ben oui, voilà t'y pas que Chebello prend son temps dans les gorges de la Bourne ! C'est un signe ça quand même ! Et puis ce mec là, ce JCT, il leur colle aux basques mais il cherche même pas à doubler, même quand il y a des voitures en face, il reste gentiment derrière, tranquille Emile, pépère Robert, cool Raoul ! C'est louche, c'est louche !

 
 

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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:08    Sujet du message: Répondre en citant

 

Arrivés à Villard-de-Lans, alors que nous nous attablons en terrasse, Bambi et Isa s'absentent subrepticement ! C'est qu'ils commencent se poser sérieusement des questions, ne serait-il pas judicieux de répudier cette entente tacite avec les envoyés du sud ? Les vils sudistes eux-mêmes sont en pleine déprime post-coïtale, les nerfs à fleur de peau, ils se lancent des injures typiques du sud, telles que "je vais te pourrir", "bouffon", et autres gracieusetés, qui nous font bien rire. Alors dans un accès de rage, XJR s'empare des clés de Personne et les jette dans la fontaine ! Aïe aïe aïe, Bonne Mère, pensais-je, ça va dégénérer grave ! Mais non, Personne retient ses nerfs d'une main, de l'autre il rattrape ses clés, et nous gratifie de son sourire enfantin et désarmant ! Certes le coup était audacieux, et certains sont impressionnés par la mâle force qui se dégage de Personne, XJR comprend qu'il vient de risquer la scission, et JP encore sous le choc nerveux de voir ses nouveaux idoles s'affronter de la sorte, ricane bêtement.

Bon on repart, toutes ces gamineries me lassent, je passe devant, ça me délasse. Personne veut garder le mince avantage de son attitude flegmatique pour reprendre en main tous ces êtres hésitants, il me double rapidement, suivi par Bigdave qui le suit maintenant comme son ombre, ce qui fait que suivant l'orientation du soleil, Bigdave est parfois devant, parfois derrière, parfois à gauche et euh parfois à droite… euh oui j'ai bien compté y a pas d'autres possibilités, on n'a jamais dû rouler avec le soleil au zénith, ou alors j'ai pas vu… curieux ça !

Derrière, rendus prudent et hésitant sur la tactique à suivre, Bambi reste gentiment derrière moi, ainsi que Keros. XJR voyant que JP lui aussi prend un rythme de croisière un peu mou, double tout le monde et l'entraîne à sa suite. Et JCT me direz-vous ? Et bien à vrai dire je sais plus trop où il était, tellement il est sage comme une image ! Il fait pas de bruit, pas de vraaaaaaoummm intempestif, on sait pas où il est passé, et soudain, il est là. A croire qu'il se téléporte ! Et ça, ça agace ça agace. Bon du coup tout le monde rentre pensif à l'hôtel.

Le soir, nous allons chercher nos collègues, oh collègues !!, en voiture pour les amener à la maison, le resto de l'hôtel étant fermé. Bon j'ai pas trop fait gaffe à ce qui se passait, fallait faire chauffer des pizzas rectangulaires dans un four rond, et rien que ça, ça occupe ! J'ai bien vu que les sudistes entouraient JCT, et l'avaient coincé en bout de table, mais bon comme il mangeait avec appétit, ça m'a pas inquiété outre mesure. Comme il se faisait tard et sommeil, nous avons ramené les invités à leur hôtel sauf JCT dormant dans notre jardin, au grand dam des sudistes qui espéraient profiter de son sommeil pour le terrasser tel le dragon, mais personne ne s'appelant Georges, de toutes façons ça aurait raté, sont cons ces mecs !


Là, en rentrant, j'ai eu quand même comme qui dirait un soupçon infime de commencement d'ébauche de perplexité ! Faut dire que quand on a ouvert la porte, on a entendu comme un bruit de conversation, tiens y a un voisin qui est venu faire la causette à JCT ? Ben non, finalement, dans le séjour, personne, nada… et JCT continuait à parler… bon après une recherche par compteur Geiger de l'origine du bruit de fond, on en déduisit que JCT parlait tout seul dans les toilettes ! Là, bon, je l'avoue j'ai eu un peu peur ! Tous les étrangetés de ces deux jours me sont revenues d'un coup à l'esprit, aïeouille, ça fait mal, j'ai failli choir dans l'escalier. Etienne et moi avons échangé un regard angoissé, tiens tu prends le mien, tu me prêtes le tien, tu verras il est pas mal, attention au cerveau frein et aux existentielles, et nous avons souhaité une bonne nuit à JCT, nous nous sommes prestement enfermés dans notre chambre et nous nous sommes serrés l'un contre l'autre en attendant que JCT aille se coucher. Ouffff ! Tout est redevenu normal dans la maison.

Le lendemain matin, il était souriant… Nous sommes partis après le petit déjeuner, un peu crispés mais soulagés, il ne s'était rien passé. Nous retrouvons tout le petit monde à l'hôtel, les sudistes semblent avoir retrouvé le moral, Jef toute sa dévotion à XJR retrouvée; lui concocte une réparation magistrale de son arrière défait et nous voilà partis. Les virages des gorges du Guiers sont rapidement expédiés, je peine à suivre le rythme car je me demande si j'ai bien fermé le gaz avant de partir, et je ne peux me résoudre à trouver une solution, gazzzzz gazzzzzzz ai-je fermé le gazzzzzzzzz, pas moyen de penser à autre chose, jusqu'à ce qu'une illumination vieille m'éclairer, ce qui est somme toute logique, puisqu'on a pas le gaz à la maison mais l'électricité, suis-je sotte !!!

Manque de bol, on arrive à l'entrée de Grenoble, s'agit d'être sage, et de surveiller les petits garnements, qui peuvent pas bien sûr rester derrière Etienne en ville, suffit d'une belle avenue quasi déserte un dimanche matin, quelques feux tricolores, et ils se croient à un départ du Bol d'Or ! M'enfin, on arrive quand même à prendre la bonne direction, mais arrivés à Uriage, Personne trouve sans doute que c'est là une bonne occasion de faire une démonstration de la pensée sudiste dans un milieu typique genre éprouvette de laboratoire, concentré de badauds baillant devant des stands de brocante, de cyclistes colorés et de voitures hésitantes de touristes paumés, ce qui subito pronto fait monter la pression sous le casque d'Etienne, oulàààààà fait chaud, et si on s'arrêtait un moment sur un trottoir en plein soleil, tiens ! JP qui a toujours quelques problèmes dès qu'il s'agit du soleil, cherche un arbre à défaut d'une forêt, et proteste quant à cet arrêt non bucolique, indigne d'une Alpine touristique !

Jef en profite pour traverser la rue et se perd dans les stands de la brocante, Isa le suit, histoire qu'il se perde pas, sans doute… Finalement on récupère JP sous son arbre, Jef et Isa, et nous voilà repartis pour Chamrousse. Les sudistes ayant sans doute peur que je ne pervertisse cette montée, emploient pour la .. pouf-je-compte-plus fois, un fourbe stratagème, mais dont je n'avais jusqu'à lors dans ma naïveté perçu la perfidie, ils délèguent là Bigdave complètement perverti, qui feint de chercher quelque chose et donc ralenti, moi je fais de même puisque je suis en dernier, sensée indiquer la bonne direction si par hasard des attardés étaient légèrement perdus dans la montagne cruelle. Quoique des attardés perdus dans la montagne, je peux vous dire que ça pullule mais bon, là j'avais un lot d'attardés badgés Alpine, donc reconnaissables au fait qu'ils étaient rarement attardés, et donc on peut dire que je servais quasiment strictement à rien, mais bon, fallait bien que je trouve une excuse décente pour la montée, histoire de ne pas vexer leur ego mâle en étant tout le temps devant… Donc disais-je, je ralentis et juste à ce moment là, Bigdave accélère brutalement et le temps que j'analyse tous les éléments, le contexte et en tire une conclusion avec un taux de probabilité des occurrences correct, ben voilà je suis larguée ! J'arrive à rattraper Jef et Chebello, puis Jef dont le mental semble définitivement atteint, pique une crise et disparaît à l'horizon. Seul Chebello, grâce sans doute à une ingestion clandestine de Bergamotes de Nancy, hier dans les gorges de la Bourne, reste serein et ne se laisse plus troubler. Nous rejoignons les autres à Roche Béranger, pause photo, pause bar, pause photo et on repart, cette fois ci je me laisse pas avoir et part la première, mais Personne et Bigdave gigotent tellement derrière moi que ça en devient ennuyeux, je leur fais signe de passer. Mais on voit que cette fois les sudistes ont la situation bien en main, puisqu'ils prennent même le risque de garder un rythme lent (enfin lent, lent… lent du sud quoi !) quand nous prenons le parcours de liaison, une interminable ligne droite, et ils se laisseront même doubler par une voiture, autant dire qu'ils estiment la partie gagnée ! Bon bien sûr Personne fera encore un coup l'illuminé, mais son enveloppe terrienne ne lui allait pas pile poil et des démangeaisons soudaines et répétitives inversaient la polarité, le poil se coinçait dans la pile, la pile se mettait en court-circuit, et Personne prenait pile le circuit court. Que de soucis que de soucis mon bon !


Et bien oui, je suis soucieuse là, JCT a disparu ! J'essaie de rattraper XJR au début de la montée, mais ravi de cette disparition, il me dit avec un sourire carnassier qu'il sait bien où on va non ? Euh, oui… mais… bon alors gazzzzzzzz, euh oui, mais bon, finalement, y a quelques gravillons dans cette montée là, et je rejoins bientôt Etienne qui vient de se faire une frayeur – euh moi aussi un léger glissouyi – puis Jef, et même XJR s'arrête à leur niveau un instant, disant qu'il va continuer plus cool ! Ah ? Serait-ce alors un plan de JCT pour ralentir et faire douter les sudistes, était cela qu'il mettait au point nuitamment avec ses complices de la DDE ? Cela je le compris plus tard… pour l'instant je me demande juste plus prosaïquement, mais qu'est-ce qu'il a foutu ce c.. euh ce charmant garçon ? Comme on peut pas l'attendre indéfiniment, et qu'on commence à avoir sérieusement faim, nous nous dirigeons vers le resto. Là JP totalement miné par des lavages de cerveau à répétition, refuse de rester dehors et s'enferme dans la salle, mais Bigdave et XJR ne veulent pas le laisser seul, sentant qu'il n'est pas encore totalement stable. Personne ayant reconquis la confiance de Bambi et Isa depuis la montée de Chamrousse, s'empiffre de gaufre à la chantilly tout en continuant son endoctrinement, Jef se laisse charmer, et lui fait les yeux doux, Keros boit ses paroles, seul Chebello, avale en cachette quelques Bergamotes, résiste et profite qu'il est encore lucide pour annoncer son départ proche. Nous le suivrons encore quelques kilomètres avant que nos voies se séparent, à bientôt Chebello, ce fut un plaisir de rouler avec toi, j'espère qu'un grain de folie de ces trois jours est resté au fond de ton cœur !

Avant le départ de Chebello, nous avions grâce à l'ouïe fine d'Isa, récupéré JCT, celui-ci voyant que sa tentative de détournement de la pression sudiste à coup de gravillons a échoué, se console avec sagesse avec quelques crêpes. On ne peut pas toujours réussir, JCT pourtant ta tentative était louable, mais il aurait fallu plus de temps, la prochaine fois essaie d'entendre ton réveil, ah le mâtin !

La suite du parcours fut épuisante, surtout pour moi, le Sud ayant totalement corrompu les esprits, et même celui d'Etienne je pense, on ne les tenait plus, les routes du Trièves se prêtant fort bien à l'épanouissement de leurs ambitions. Bambi et Isa nous quittèrent avant la fin du parcours, estimant qu'ils avaient rempli leur part du contrat et nous saluèrent victorieusement d'un magnifique wheeling. Le reste de la balade ne sera qu'un long crescendo de victoire sudiste, les routes sont à eux, ils ont asservis nos esprits, même le mien devient défaillant… la fin vient je le sens, déjà ce dernier épisode s'essouffle, la fatigue crispe mes doigts sur le clavier, je suis épuisée, d'ailleurs tout le monde est parti, je suis dans le désert depuis trop longtemps, je me demande à qui ça sert, tous ces rêves un peu truqués…

FIN


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