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La Quercynoise I - Aout 2004

 
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Les Animateurs
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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:43    Sujet du message: La Quercynoise I - Aout 2004 Répondre en citant

 
 

 
La Quercynoise
 

Par BigDave
 
Du 23 au 27 Aout 2004
 
DSCF0046
Rappel des réjouissances :
 
 
 
 
LE LIEU
Le Quercy
Notre camp de base se situe au centre d'un vaste terrain de jeu, qui nous permettra de parcourir :

- Le cantal et son profil montagneux
-
La corrèze et sa vallée de la Dordogne
-
Le sud du Lot et ses ambiances désertiques
- L'aveyron et ses routes tortueuses

Je vous renverrais donc comme conclusion la devise même du département : "Le Lot, une découverte à chaque pas".

BD.

LES HEBERGEMENTS
 
LE GÎTE :

Gîte rural situé à Teyssieu (46190), au lieu dit "La Maurelle" tél : +33 (0)5.65.33.85.20

Le coût à la journée est de 29€. Ce prix comprend :
- La nuit dans un dortoir immense, mais de belle facture.

- Le repas du soir assuré par la maîtresse des lieux qui nous fera le manger avec ses petites mains et les produits de son jardin (je mettrai des clauses strictes quand aux proportions légume / viande, on n'est pas des lapins quand même ...)
- Le petit déjeuner de le matin pour lequel je m'assurerai que tout le monde soit levé (j'ai plein d'idées, krrr, krrr, krrr).

Voir ici les photos :

http://www.lamaurelle.free.fr/index.php

LE CAMPING :
 
Camping des Trois Sources, un camping tout confort, voir ici:
Attention tout de même, c'est bourré de hollandais ...
 
LE PROGRAMME
 
La virée aura donc lieu du Lundi 23/08 au Vendredi 27/08, avec jour de relâche le Mercredi 25/08. On est donc sensé arrivé le 22/08 au soir pour repartir le 28/08 au matin.

Soit, fait exceptionnel chez les bitumeurs, 4 jours de  promenade buccolique  (pour les malcomprenants traduire : bourre intensive), où les ballades avoisineront les 300 Kms / jour. Donc, le mercredi, on est prié de se reposer, à moins d'être dans une forme de marathonien, ou tout simplement inconscient (j'en vois qui rient au fond ...).

LES PARTICIPANTS

Chebello
Prowler
Gromono
EtienneST3
Eric RS
748R
BigDave
Benetsonbistrooo
Paul
Garfield
René dit "le Vieux"
Jef.ch
 
Guest Stars :
Nanjing et Gexd'o le mardi soir
La Bouillotte le Jeudi
 
LES ROAD BOOKS
 
NOTE :
Les indications en BLEU marquent les changements de direction, les notes en ROUGE les arrêts ou regroupements.
 

1° jour-Corrèze et Périgord

Départ de La Maurelle à 09h00

Comiac
Laval-de-Cère
Beaulieu-sur-Dordogne
Nonards

Collonges-la-Rouge

Stop Clope
Arrivée 10h08
Départ 10h23
43.2 km
 
Turenne
Nespouls

Larche
Stop Café
Arrivée 11h22
Départ 11h52
40.1 km

Chavagnac
Terrasson-la-Villedieu
Condat-sur-Vézère
Lardin-Saint-Lazare
Montignac
St.-Léon-sur-Vézère

Les Eyzies
Stop Manger + Essence
Arrivée 13h12
Départ 14h42
60.2 km

Les Eyzies-de-Tayac
Sarlat
Souillac

Martel
Stop Clope
Arrivée 15:59
Départ 16:14
65.9 km

Montvalent
Gramat
Lavergne
 
Saint-Céré
Stop Glou-Glou
Arrivée 17h02
Départ 17:32
43.1 km

Sousceyrac
Stop Essence

Teyssieu

La Maurelle
Arrivée 18h13
31.4 km
Kilométrage total : 283.9


2° jour-Causses du Lot

Départ de La Maurelle à 08h00

Teyssieu
Saint-Céré
BD passe devant
Alvignac
 
Rocamadour
Stop Clope
Arivée 09h07
Départ 09h22
46.6 km
 
Payrac
Prendre à gauche direction Cahors
Prendre à droite la D673
Gourdon
Salviac
Cazals
Frayssinet-le-Gélat
Prendre à gauche la D660 direction Cahors
Goujounac
Prendre à gauche la D45
Prendre à droite la D660
 
Mercuès
Stop Café
Arrivée 10h49
Départ 11h19
85.9 km
 
Cahors
Prendre la D911
Prendre à droite la D653 direction Figeac / Aurillac
Vers
Prendre à gauche direction Figeac / Aurillac
 
Sabadel-Lauzès
Stop Essence
Prendre la direction de Figeac par la D13

Cabrerets
Prendre à droite sur la D41
Puis a gauche sur la D662 direction Cahors
Puis direction Bouzies / Saint Cirq Lapopie
 
Saint-Cirq-Lapopie
Stop Repas
Arrivée 12h35
Départ 14h05
58 km
Prendre direction Crézols par la D8
Prendre à droite la D40
 
Lugagnac
Limogne-en-Quercy

Prendre à gauche la D19
Cajarc
Prendre direction cahors par la D662
Saint Martin Labouval
Prendre à gauche sur la D24 direction Sauliac sur Célé
Nougayrac
 
Sauliac-sur-Célé
Stop Clope
Arrivée 15h45
Départ 16h00
72.5 km
Rester sur D41
 
Brengues
Grèzes
Livernon
Assier
Le Bourg
 
Lacapelle-Marival
Stop Glou Glou
Arrivée 17h22
Départ 17h52
48.7 km
Prendre la D48 direction Saint-Céré
 
Leyme
Saint-Céré
Frayssinhes
 
Sousceyrac
Stop Essence
 
La Maurelle
Arrivée 19h00
43.3 km
Kilométrage total : 355
 

3° jour-Quartier libre !

 

4° jour-Monts d'Auvergne

Départ de La Maurelle à 08h00

Comiac
Calviac

Siran
Laroquebrou
 
Saint Victor
Stop Clope
Arrivée  08:47
Départ 09h02 
32.5 km
 
Ayrens

Jussac
rendre à gauche vers Mauriac
St.-Martin-Valmeroux

Salers
Stop Café
Arrivée  10h10
Départ 10h40 
52.2 km

Mandailles-Saint-Julien
Dienne
Ségur-les-Villas
Riom-ès-Montagnes
A gauche à la sortie puis à droite direction Bort les Orgues
Antignac
 
Bort-les-Orgues
Stop Repas
+ Essence
Arrivée 12h16
Départ 13h54
Prendre à droite la D15 Direction Mauriac

Champagnac

Mauriac
Prendre à droite direction Tulle
 
Saint -Merd-de-Lapleau

Stop Clope
Arrivée  15h22
Départ 15h37 
70.2 km
Prendre à gauche la D978
Prendre à gauche la D18

Marcillac-la-Croisille
St.-Martin-la-Méanne
 
Argentat
Stop Glou Glou
Arrivée 16h11
Départ 16h41

31.7 km
Prendre à gauche la D12
Prendre à gauche la D940

 
Beaulieu-sur-Dordogne
Stop Essence
Arrivée 17h09
Départ 17h39 
23.1 km
Prendre à gauche la D14

Prendre la D29

Laval-de-Cère
Teyssieu
 
La Maurelle
Arrivée 18h37

32.1 km
Kilométrage total : 332.6
 

5° jour-Virages Aveyronnais

Départ de La Maurelle à 09h00

Teyssieu
Sousceyrac

St.-Saury
Direction Aurillac
Le Rouget
Aurillac
A l'entrée d'Aurillac : direction Arpajon sur Céré
 
Arpajon-sur-Céré
Stop Café
Arrivée 10h30
Départ 11h00
58 km
Prendre à droite la D920

Lafeuillade-en-Vézie
Montsalvy 
Entraygues-sur-Truyère  
Estaing
Prendre A droite
Villecomtal
Nauviale
prendre à Droite direction Conques
 
Conques
Stop Repas
Arrivée 12h40
Départ 14h10
94.4 km
Prendre à gauche la D42

St.-Parthem
Maurs
prendre à gauche direction Figeac
Bagnac
prendre à droite vers Saint Céré
Latronquière

 
Latouille-Lentillac
Stop Glou-Glou

Arrivée 17h00
Départ 17h30
76 km
Prendre à droite la D673

Frayssinhes

Sousceyrac
Stop Essence
24.1 km
Prendre à gauche la D3

Teyssieu
 
La Maurelle
Arrivée 18h15
10.5 km
Kilométrage total : 263.3
 
 

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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:45    Sujet du message: Répondre en citant

 
 

LES COMPTE RENDUS

 

 

Chebello

Pour moi, ça a commencé samedi matin: départ pour Voiron où je dors chez Etienne, avec rendez vous intermédiaire à Morteau où je retrouve Jef pour faire à deux la seconde moitié du trajet.

Petit miracle, malgré des prévisions météo redoutables, une route tout le temps mouillée, je ne prends que cinq minutes de pluie en 300 bornes. C'est bien simple, dès qu'il y a un petit coin de ciel bleu, mon itinéraire me mène droit dessus, un coup à se dispenser de lire les panneaux pour ne suivre que le soleil.

Arrêt à Morteau dans la boulangerie-pâtisserie-petite restauration qu' Etienne nous a recommandée: une très très bonne adresse, pensez-y si vous passez par là-bas.

Je suis légèrement en avance, mais pas au point d'être certain que Jef n'est pas encore arrivé. Je scrute les visages des attablés.

Quelques minutes plus tard, j'ai dissipé un léger malentendu ( " C'est toi Jef ? Non et c'est bien dommage, mais ceci dit, si tu veux que je m'appelle Jef pour cet après midi,beau mec, moi j'ai rien contre ... Non , je t'assure, j'ai vraiment rendez-vous avec un pote qui s'appelle Jef ... " ). C'est vrai, à la rélexion, que le blouson en cuir que portait ce client ne faisait pas tout à fait motard.

Quelques minutes plus tard, j'ai également rattrapé le coup avec Emile, compagnon de la libération. ( " Tu vois mec, le dernier qui s'est permis de m'aborder comme ça, ça se passait en 43, c'était un soldat de l'armée d'occupation et il a jamais revu son allemagne natale. Excusez moi Monsieur, c'est une méprise, j'ai réellement rendez-vous avec quelqu'un que je n'ai pas revu depuis quelques années ... " ). C'est vrai à la réflexion que le Jef, il doit être un peu plus jeune.

Quelques minutes plus tard, je suis convaincu que le Jef, il n'est pas encore là, et je m'attable pour le repas.

Et dès le café, le Jef arrive, pile à l'heure, accompagné de sa Régine qui a une très belle voix avec un adorable accent suisse allemand. Je suis certain que quand dans quelque temps, elle nous accompagnera dans nos balades, vous saurez apprécier vous aussi.

Régine repart vers Bienne. Plein de finesse et d'attention, je feins d'avoir du mal à enfiler ma combinaison de pluie ( Pleut pas mais il fait froid. ) pour laisser un peu plus de temps aux adieux des deux tourtereaux. Et c' est le départ.

On enquille tranquillement les routes du Jura, très agréables bien qu'un peu bosselées parfois. La dernière fois que j'ai roulé avec le Jef, j'avais encore ma deauville et j'avais du mal à suivre: ben avec le fazer, y a pas à dire, c'est un problème réglé.

Un arrêt un peu allongé du côté de saint Claude. Voyant le visage un peu fatigué de mon compagon, je feins d'avoir du mal à m'extirper de ma combinaison de pluie pour qu'il puisse se reposer un peu. ( Si j'en vois un qui se permet de penser que j'ai un peu grossi depuis que j'ai acheté la combinaison, il y a cinq ou six ans, je ne réponds pas de ce que je serai capable de faire lors de notre prochaine rencontre. )

Nous sommes en retard au lac d'Aiguebelette, mais ça n'est pas bien grave, nous retrouverons ceux avec qui nous avions rendez-vous ( Mimi et Road runner ) le soir au restaurant où nous mangeons tous ensemble.

Le lendemain, c'est le trajet vers Teyssieu derrière Etienne qui emmène le trio ( Quel régal de le suivre. ) avec un arrêt à Tence où le frère de Gromono nous a invités à déjeuner. Somptueux déjeuner. ( Nicolas, je pense à ton intégrale de Pierre Desproges )

Nous arrivons en début de soirée à la Maurelle, c'est là que David nous fait loger. C'est beau et grand. Au premier étage qui est sans aucune cloison, tu peux mettre tranquillement un terrain de hand. Avec les tribunes autour.

Une petite cinquantaine de bornes dans la xsara en fin de soirée ( je ne savais pas que ça pouvait rouler aussi vite, un tel bestiau ) pour aller récupérer Paulo en perdition après un flash de radar, 150 bornes de détour et quelques autres péripéties galérifiantes, et au dodo.

Lundi, première balade. Aux allures habituelles. Bravo à René qui au fil de la journée, sur son aprilia atlantic 500 qui nous rend une bonne cinquantaine de chevaux, s'habitue à notre rythme de fous et s'accroche de mieux en mieux au peloton.

P1010011

Mardi il pleut un peu, le matin, après que David nous ait révéillés avec un superbe live des Ramones. Pas une grosse pluie, mais assez de gouttes tout de même pour mouiller un motard sudiste. Pour ne pas vexer les deux que nous avons avec nous, et qui ont décrété qu'il était impossible de sortir vu la sévérité des intempéries ( Tu parles ! ), nous passons quelques heures à nous lamenter sur les trombes d'eau qui humidifient nos selles et qui nous empêchent d'aller nous promener en suivant l'itinéraire prévu ; à déplorer le déluge qui, à grands coups de gouttelettes fracassantes, a déjà formé deux petites flaques d'eau sur les deux kilomètres de route que nous pouvons voir en sortant du jardin. Chose qu'on ne peut faire, leur donne t-on à croire pour ne pas vexer leur susceptibilité, qu'en étant très courageux et inoxydable.

Mais il y a tout de même une belle petite balade l'après midi. Avec retour en début de soirée.

Pour moi, la quercynoise est terminée, puisque je prends la route pour un retour anticipé dès le lendemain matin. En mon for intérieur, je remercie le ciel qu'il ne ne se soit produit aucun accident. Ben ça vient un peu tôt, les remerciements, il reste une épreuve à surmonter, et pas la moindre. Le bon dieu, il lui reste encore du boulot à faire.

Le trajet du gîte au restaurant où David nous emmène dîner, tous les douze dans trois voitures, que JP et David transforment en course effrènée restera dans les mémoires. Les pneus qui hurlent, la xsara en travers dans les virages, les cligotants qu'on met du mauvais côté pour perturber le JP klaxonnant qui nous colle au train pour nous doubler, le Jef à la place du mort qui tient le volant pour que BD puisse faire un bras d'honneur au JP par la fenêtre ouverte, je crois qu'on s'en souviendra tous. Et un excellent repas au bout de ce moment de folie

Mercredi matin, après le petit déjeuner, je prends la route du retour. Au bout de 50 bornes, il pleut des vaches, je suis dans un brouillard épais. Averses nombreuses jusque Pont à Mousson, 780 bornes plus loin, où je retrouve ma famille. Ca fait plaisir de les revoir.

Merci aux potes pour cette demi quercynoise si réussie. Et à la prochaine.

Ciao.

chebello

La Bouillotte

P1010002

Ayé, j'cui reviendu du Querç y et des abords plus ou moins immédiats...
 
Alors :
 
Hier matin, départ de bonne heure, à 7h00 pile...
 
Vers 13h30, je me restaure dans une cafet vu qu'il ne me reste qu'une vingtaine de km à parcourir pour retrouver nos lascards sur leur virée du jour.
 
Mon portable me sort de ma torpeur. C'est BD en personne qui m'informe que le programme du jour a changé...
 
Ouf ! J'allais les retrouver au nord, alors qu'ils font une virée au sud pour fuir les nuages, les lâches !
 
Donc, demi tour et je refais les 45km de gorges du Lot que je viens de me taper pour retrouver nos potes dans un village bien noté vu qu'il est classé 1er de sa classe au patrimoine de ceci celà. Il se nomme Conques...
De là, nous partons pour terminer la boucle du circuit prévu par BD en cas de mauvais temps. L'a tout prévu, le bougre !
A la place de la promenade bucolique que j'imaginais, (oh, candide...), c'est une bonne arsouille des familles qui m'attend, après les 600km du voyage aller par des routes qui figurent même pas sur les cartes tellement elles sont pourraves et mon barda fixé à l'arrière de la moto !
 
Mais ces routes sont si jolies...
Si jolies que mes plaquettes de freins neuves et rodées demandent grâce en fin de parcours en fumant et en m'offrant une bonne odeur de plaquettes qui crament !
 
Nous arrivons au magnifique gîte de Teyssieu, où nous sommes choyés par la patronne...et sa (jeune, jolie et souriante) fille.
 
Mon compteur totalise 720km.
 
Un apéro grand modèle, un autre, un troisième...Puis le repas préparé par notre hôtesse et sa charmante fille.
 
On s'en met jusque là !
 
Ensuite, l'attaque en règle d'une bouteille d'eau de vie qui a fait le voyage dans mon sac.
Lorsque je vais me coucher, après avoir goûté ce délicat breuvage, la bouteille est aux 2/3 pleine...Je me couche mais, au plus pronfond de mon sommeil,  je surprends des remarques hilares concernant des ronflements. Très vite, mon nom est prononcé par une bande de chacals émêchés qui confondent certainement avec l'orage qui menace...
 
Ce matin, la bouteille est vide et après avoir sorti JP de sa torpeur "eaudeviesque" avec seulement 5 heures de sommeil, le pôôôôvre, nous partons sous un soleil magnifique vers Aurillac où nous traversons une épaisse nappe de brouillard, puis Salers, un autre village classé ceci-celà mais c'est franchement à voir, tant c'est resté...médiéval.

P1010077

Je remarque au passage que la grande majorité des motos présentes est issue, sinon de France (BD, t'as bien fait de prendre un RSV !) du moins d'Europe. Beaucoup sont rouges et il y a également une Ducat 620e "Dark". Puis une Triumph 955ie, plein d'autres Ducat, dont la jolie ST3 du père Etienne qui envoie bien les gazzz, du Cagiva Raptor (Prowler) la BMW  R 1150 GS de l'ami Ben, la mienne....La seule Jap du lot, c'est une vieille (1982) mais vaillante 750 Kawa rouge et noire menée de main de maître par Gromono lui-même .

Peut-être me suis trompé dans les noms mais c'est pas grave, le Remarqueur me corrigera dès son retour !
 
Alors peut-on dire pour autant que ceux qui roulent européen roulent plus ? Nan, c'est juste une question comme ça, pour foutre la merde...
De nombreux départements étaient représentés : 13, 18, 38, 77, 83, 91...Tiens, fo faire un loto avec ces chiffres ! Merde, ça se termine à 49, le loto !
 
Bref, à 11h15, après une visite des lieux, des photos, un café, la bise aux potes convertis pour l'occasion à la méthode des Tarlouzes du Var,  je reparts vers le Sud, bien triste de quitter cette adorable bande de Bitumeurs.
 
Dur, le retour qui m'a été conseillé par Garfield, un bien bon p'tit gars qui l'en veut !
 
Des routes superbes, des lacets, des virolos...Un régal ! Mais après 300 bornes de ce régime, j'accèpte avec soulagement les grandes courbes rapides des nationales, bien chargées en ce vendredi de retour de vacances...
 
La BM était très lourde avec les sacoches rigides pleines, le gros sac qui contient la tente et le matelas mousse et la sacoche de réservoir, la bouteille de gnôle....Tout ce bordel pour finalement roupiller seul dans une grande chambre du gîte aux magnifiques murs en pierres, dans un lit à 2 places !
 
Tout se perd, je vous dis !
 
Je me suis encombré 2 jours durant pour des prûnes ! Je n'ai même pas ouvert mes bagages...Quelle misère car BD, Ben et Etienne me larguaient dès les premiers virages où les quelques 120g d'écart faisaient une grosse différence. J'ai tapé dans mes freins et mes pneus comme un malade pour suivre le rythme !
J'ai honte mais c'était si bon !
 
Je suis donc bien arrivé à Toulon, vers 18h, un peu cassé après avoir parcouru 1400km depuis hier matin.
 
Et pas forcément sur autoroute !
 
Merci à BD de m'avoir fait découvrir cette belle région, puits de verdure, de fleurs, de vaches et de paysages sompteux...
 
 
La Bouillotte

748R

-JE VOUS AVAIS EN VISUEL ...

-Ah..., nous, on ne t'avais pas dans les rétros !!

Ainsi pourrions nous résumer cette balade bucolique faite de quelques accel entre deux virages, mais ce serait oublier les magnifiques paysages du Quercy, au dire de ceux qui ont pris le temps de les regarder, d'ailleurs, il vous en parleront, et j'en soupsonne même quelques uns d'avoir fait des photos quand j'avais le dos tourné.

Bref, on a vu des vaches, des canards.

On a bouffé quelques canards, aussi ...

Les aventures ont été multiples et variées, comme Paul qui le 1° soir s'est retrouvé à Brives aprés avoir loupé l'embranchement de Laroquebrou :

-T'avais pas de carte ?

-Si mais je roulais trop vite pour pouvoir la compulser !

J'ai retenu une superbe descente et pas mal de belles routes (je parle du goudron, naturellement), au retour, une "spécilale" de 160 km entre Bozouls et Ales, il faudra qu'on repasse pas là un de ces jours.

DSCF0023

Les Road Books, on les garde en souvenir "anecdotique", parce qu'à cause d'une climatologie hasardeuse, on a pas mal improvisé, heureusement, les improvisateurs de service (Big Dave et Etienne) avaient du talent.

Merci aux participants d'avoir participé, mention spéciale à René dit "le Vieux", qui est bien plus jeune dans sa tête que la date qui est inscrite sur ses papiers d'identité, à son épouse pour les tartes aux fruits, à La Bouillotte, qu'est capable d'aligner 1400 km, juste pour dire "bonsoir" aux copains, non sans oublier qu'ils ont soif, à tous les autres pour leur joie et leur bonne humeur et à David pour avoir organisé cette tranche de plaisir !

Je laisse aux copains le soin d'en raconter plus, moi, je n'ai pas arsouillé, j'ai doublé personne, d'ailleurs, il n'était même pas là !!

748R


Garfield

Déjà rien qu'avant le départ, je me suis fait une fracture de la carte bleue en achetant un cuir, mais bon la suite me démontrera que c'était plus raisonnable...

Jipé trimballe mon bagage dans l'Apollo, c'est donc le dos et le coeur léger que je me frapperai le parcours de liaison, 500 km au bas mot.
Sitôt quitté Marseille, stop au bout de 15 km pour mettre les bouchons dans les oreilles car je tiendrai pas la journée autrement.
Le trajet jusqu'à Nîmes est chiant comme la mort, enfin je suppose parce que je suis jamais mouru.
Ensuite, Ganges, le Vigan, traversée du Larzac, passage par Millau et ses innénarables bouchons, m'en fout chuis un rebelle, je passe entre les files...
Arrivent enfin des routes que je connais par coeur, Séverac-Laissac-Espalion où je retrouve Jipé.
On casse le croute tranquillement à Estaing, au bord du Lot et ça repart, la fameuse route d'Entraygues à Montsalvy, Aurillac, Laroquebrou (ça c'était LE piège du parcours, ceux qui ont loupé l'embranchement se sont retrouvés à Brive!), Teyssieu, la Maurelle.
J'arrive troiz', Prowler et René m'ont précédé.
 
Waouuuuuuuh!
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
 
Les copains arrivent à mesure, l'heure de l'apéro aussi.
Le repas: soupe.
"Ah non pas de soupe pour moi, j'en mange plus depuis l'armée, ça se voit qui vous avez pas fait la guerre en Alsace" dit le Jipé.
Oui mais cette soupe à la pintade...
Y'a des pommes de terre?
Y'en a aussi!
 
Paul arrivera tardivement après avoir visité Brive, aussi fatigué que le pneu avant de la 749...après une journée à Magny Cours, il y'a de quoi.
 
Réveil en fanfare, petite balade bucolique chez le père Igor, ça roule fort devant, il me faut puiser dans les ultimes ressources du 620 pour suivre le rythme, genre 10000 tours sur les intermédiaires...
A Collonges la Rouge, certains achètent des cartes postales...
"Oh, il est beau ce chateau, c'est où?
-Lève les yeux, il est juste devant toi!"
 
Mardi, réveil en fanfare, manque de bol il pleut, Bédé et Jipé partis en voiture à Cahors nous téléphoneront pour nous dire qu'un peu plus loin il fait beau...on part donc tardivement mais on part, cap sur Figeac par les sentiers de contrebande.
Petite journée, peu de bornes, mais méga repas le soir au Déjeuner de Sousceyrac!
Petit rappel pour les absents (qui ont toujours tort, c'est bien connu...):
-feuilletés au fromage en amuse-bouche
-foie gras de canard au jus de coques
-cou de canard farci au foie gras
-saumon et fleur de courgette
-aiguillettes de canard
-fromage
-dessert "mais il est tout petit ce fondant au chocolat!"
 
Mercredi, on aurait du faire relache mais comme on a très peu roulé la veille...
les maîtres ès-organisation et navigation refont un itinéraire, cap sur Rocamadour où nous nous arrêterons encore pour acheter des cartes postales et admirer le paysage, si si!
On descend sur un bled improbable où la pluie nous rattrape, on s'arrête donc au troquet du coin pour casser la croute, la taulière n'est pas spécialement aimable("on ne fait les pizza que le soir-pourquoi éteindre la télé, elle vous dérange?-mais les Hollandais, heureusement qu'ils sont là, tout comme vous d'ailleurs!") mais c'est pas bien cher non plus, ceci compense celà.
A la reprise, c'est combinaison de pluie pour tout le monde, les 80 derniers km se feront sous une bonne averse, les méchantes langues ont dit que les Bitumeurs du Sud ne roulent pas dès qu'il y'a trois gouttes, mais à l'arrivée le Garfield fera troisième, avec un pneu arrière qui a dépassé la date limite de consommation...
Y'en a qui rentreront avec une Raptor monocylindre, mais c'est une autre histoire...
 
Jeudi, réveil avec les Toy Dolls, si vous connaissez pas on vous le recommande, et puis  si tu l'EssaiLLes pas tu peux pas savoir...
A la station à Aurillac je constate que mon pneu arrière a dépassé la côte d'alerte, il commence à s'émietter, je quitte donc le groupe pour aller le faire remplacer...
Je les rejoins à Conques en me payant une bonne tranche de circuit bien revétu, tout neuf, suivie de 9 km de virolos en forêt pour redescendre dans les Gorges du Lot, cependant que la petite assemblée a fait le trajet par Montsalvy-Entraygues, une autre spéciale d'anthologie à en juger par leurs mines ravies...
M'en fous, je l'ai faite dimanche, dans le sens de la montée...
C'est là que La Bouillotte s'est joint à nous.

Vendredi, autre grand moment, l'étape sur Salers...
Mais avant d'en arriver là, il faut tracer sur Aurillac par les chemins de traverse, le brouillard nous cueille en descendant sur Laroquebrou, ensuite on essaie de zapper Aurillac par la cambrousse mais on trouve une autre spécialité locale: le gravillon, servi en couche bien épaisse...tant pis, on regagnera donc la nationale.
Passé les 4 Chemins, je pête un cable et taille la route tout seul jusqu'à Jussac, puis regroupement et on se lance dans la spéciale qui nous mêne à Salers...
Comment vous dire, un vrai circuit, du billard, des courbes interminables tout en appui avec de l'angle et du gaz, une visibilité optimale, que du bonheur!
A Salers, on fera un peu de tourisme, une visite à pied du village, y'a du relachement chez les Bitumeurs, je vous le dis!
La Bouillotte nous quittera là, délesté d'une bouteille d'eau de vie, que Jipé continue à distiller dans son coin...d'ailleurs il rentrera précocément au gite lui aussi, pour finir sa nuit!
On grimpe au Puy Mary, Prowler au passage manquera de nous ramener une entrecôte de Salers sauce Raptor...
Quand y'a pas de gravilons sur les routes, y'a des vaches en goguette!
 
Au repas du soir, on fera encore une cure de canard, un foie gras qui était bien fameux, et des magrets d'un fort beau gabarit, prélevés sur des canards que la patronne appelait par leur prénom...
 
Vient alors l'heure du retour, samedi matin, j'ai bien fait de prendre mon futal en cuir un peu grand au départ, parce qu'on a tous pris du bide...
Le contrat c'était "un jour, un kilo".
 
Voili voilà, merci aux Bitumeurs pour l'organisation, la bonne humeur permanente, on a beaucoup roulé, on a beaucoup mangé et on s'est bien marrés, on ne déplore ni panne ni casse, maintenant j'attends avec impatience les photos, vous allez être servis parce que ça a mitraillé dur!
 
A bientôt!

Prowler


Dimanche 22 août, 8h du mat’.

Les sacoches sont chargées, la tenue cuir enfilée, en route ! Tous ces rascals de parisiens ayant tous trouvé un bon prétexte pour descendre en remorque, en deux fois ou par le chemin des écoliers via l’Autriche (p’tain de détour quand même), je vais donc me faire la route seul.

Une dizaine de degré au thermomètre, ça caille. Je m’arrête donc enfiler une paire de sous gants, un tour de cou et des boules « qui-est ce ? » et je taille la route à un rythme pas très légal. Midi, j’arrive à Aubusson, alors que mon road-book prévoyais qui je n’y arrive que vers 14h30 ; je vais pouvoir manger avec René… pour peu qu’il arrive à se libérer des toilettes publiques dans lesquelles il s’était trouvé enfermé au moment de mon coup de fil.

Aubusson centre-ville. Le bruit d’une mono ratatouillant et René arrive sur son Aprilia Atlantic 500. « Salut, moi Prowlo. Toi René ? Nous manger ? » Gaz dans un resto pour une mise en bouche au canard un peu cher et pas à mon goût puis re-gaaaaaz sur la route. Le scoot prend bien 140 dans les bouts de droit mais se perd dans les rétro dans le sinueux ; pas bien grave et ça baisse pas trop le rythme, puisque malgré les dernier kilomètre de route à chèvre, on arrive avec 1h20 d’avance sur l’horaire prévu… qui ne prévoyait pourtant pas d’arrêt bouffe.
On est donc les premiers à s’installer en attendant le reste de la troupe. Arrivent Garfield et sa copie de Raptor sauce bolognaise en moins bien, JiPé et la polo-mobile attelée, BigDave arrivé la veille mais partit s’entraîner au guidon de son tout nouveau Rsv, puis Etienne, Jef, Chebello et Gromono. Paulo arrivera bien plus tard dans la soirée après une errance sans fin entre Aurillac et Brive, le temps pour nous d’une gros apéro et d’une bonne bouffe, pis au lit !

Lundi, 7h30 du mat’, réveil en fanfare ou plutôt au son des Ramones.

Fait beau, « Za wa chier ! ». Route de chèvres, route défoncées, routes à peine bitumée, routes pourries, l’père David a décidé d’en mettre pour tous les goûts, surtout les miens, alors « gaaaaaaaaazzz !!!! » (autant dire que sur le bosselé pourri et en l’absence du tout terrain de Ben, je les fume tous), ceux qu’ont une sportive ont qu’a serrer les fesses. Bref, on roule, des fois on s’arrête, on repart, on re-roule, on bouffe, on roule, des fois on regarde le paysage avant de re-rouler.

Arrivé au campement, on commente toute la journée « Oh l’intér’ que j’lui ai fait ! » en re-graissant les mécaniques « P’tain ça bouffe de l’huile une Kawa ».

Apéro, bouffe, arrivée du Ben en provenance du GP de Brno.

Mardi, même programme en plus humide donc en plus court niveau itinéraires, le repas du soir se faisant au déjeuner de Sousceyrac, au lieu gastronomique (du canard, du canard, du canard !) valant bien une petite poursuite en voiture pour s’y rendre.

Mercredi, même programme vu qu’on a trop peu roulé la veille, on annule la journée repos, donc gaaaz, apéro, bouffe (du canard ?), dodo

Jeudi, itout avec le départ de Paulo craignant la pluie et l’arrivée de La Bouillote qui nous rejoint à Conques et dont une certaine bouteille de liquide incolore vaudra une bonne cuite à Ben et JiPé le soir même.

Vendredi, départ de Jef et de La Bouillote en cours de route, JiPé préférant lui faire machine arrière pour aller se remettre de sa gueule de bois après la première centaine de kilomètres des 350 qui nous attendent au menu du jour (pourtant loin d’être dégueulasse).

Samedi, réveil difficile et motivation en berne. Il est temps de partir. Chargement des bagages et direction plein nord via les petites routes avec Ben et Gromono, sous une ciel chargé qui nous gratifiera tout au plus de quelques averses et de trois seaux d’eau à l’arrivée en guise de bienvenu à la maison.

PS ; vous m’f’rez un compte-rendu des itinéraires empruntés, des villages traversés, parce que de mémoire et dans le désordre : Rocamadour, on l’a vu de loin ; Saint Cirq Lapopie on a vaguement vu à quoi ça ressembalit depuis la route ; Padirac, on a vu le panneau mais pas le gouffre ; Conques, JiPé n’en a vu que le parking ; Lascau, les peintures sont superbes sur les panneaux publicitaires… Bref, c’est beau le Quercy… enfin, surtout les routes !



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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 19:47    Sujet du message: Répondre en citant


Paulo


slt tt le monde
moi je suis bien rentré a metz bo temp pour rentré lol
je remerci david pour la semaine quil organisé c été trop bien
en plus je connaissé pas la région c bo
jai pas pu faire bcp de touriste mais bon jai les cartes postale lol
je remerci a tout les bitumeur qui été la en a bien roulé cool
aller a plus pour une prochaine aventure
aller gazzzzz a tout les bitumeur
et surtout prudent sur les routes
 
Paulo

Jefpointch

La Quercynoise, pour moi c’était du 21 au 26 août. Seulement et hélas, mais c’est déjà ça…

Départ donc le samedi 21, j’ai rendez-vous à 14:00 à Morteau avec Chebello. Vu que lui vient d’un peu plus au nord, et qu’on a la possibilité de passer la nuit dans notre hôtel 3 étoiles préféré à St-Nicolas-de-Machin. Et tant qu’à faire, le patron de l’hôtel nous a concocté un rôde-bouc de derrière les fagots, c’est dire si on est chouchouté…

Dame Régine décide au dernier moment de m’accompagner jusqu’à Morteau, à croire que depuis quelques temps elle a pas confiance quand je roule seul… Wink P’têt aussi qu’elle a envie de savoir avec quel type d’animal je vais me pacser jusqu’à Voiron. Et pis faut avouer que quand on dit: «Chebello», les dames s’imaginent je ne sais quel splendide specimen d’étalon reproducteur, alors forcément, ça les rend cul-rieuses…

Bref, même si la NTV de ma Dame n’affiche pas la même vitesse de croisière que mon fidèle destrier, on arrive dans les temps à Morteau, et une Fazer 1000 «GT» nous attend comme promis à l’adresse indiquée. Je te raconte pas l’émerveillement de nos yeux d’enfant quand on découvre le comptoir de cette patisserie-confisserie-restaurant-crèperie. Même en Forêt-Noire, j’avais encore jamais vu tant de douceurs réunies en un seul endroit. Te dire: je suis sûr que si on y va avec JiPé, il demande l’asile politique!

Bon, vu le «poids total en charge» de la Papanne, je résiste stoïquement à la tentation (c’est plus facile quand Régine est là… mais t’inquiète, c’est à une heure à peine de chez moi, alors je va reviendre!), et Chebell’ nous fait un strip-tease à l’envers pour pas qu’on parte en avance. Après un petit quart d’heure de contorsions diverses qui ont eu l’heur d’intéresser un public nombreux mais guère généreux, je prend mon co-équipier en pitié et l’aide à passer sa combi pluie par-dessus le blouson. En fait, ce n’était que les épaules qui ne passaient pas (il a pas grossi lui depuis la dernière fois??? Smile ), mais comme les bras, eux, étaient déjà en place, si il ne pouvait pas finir de la mettre, il ne pouvait pas l’enlever non plus… Pis moi de mon côté, je finissais de bizouter ma Dame pour lui laisser des souvenirs humides pour la semaine, alors je pouvais pas tout faire non plus…

On les met donc avec un certain retard, ça tombe mal passk’on n’arrive pas à joindre Mimi sur son portable et on risque d’être pas en avance. On a rendez-vous à Aiguebelette avec Road (l’aigle de la route) et sa belette, justement et au risque de tomber dans le pléonasme à redondance répétitive, et en plus le menu –routier- est copieux. Trop de routes inconnues pour ouvrir sans arrière-pensées, des gravillons parfois, quelques minutes de perdues sur une pause paysa… euh…pipi! Et 2-3 arrêts intempestifs pour contrôler sur la carte si on est bien perdu ou seulement vraiment paumé. Et encore un arrêt essence pour Daniel, il a beau déguiser sa Fazer en GT à grands renforts de sac-réservoir, sacoches et sac-à-dos, le réservoir, lui, reste désespéremment trop petit pour qui désire suivre une Pan-Euro… Sad

Sinon pour ce qui est de suivre puisqu’on en parle, cet enfoiré s’accroche à ma roue arrière comme une punaise en manque d’affection, le bon vieux temps de sa Deauville, où je pouvais lui mettre un boulevard dans la vue à chaque accélération est révolu. Comme quoi JiPé à toujours raison et c’était mieux avant…

A Aigle-Belette, pas de trace des deux bestioles, et je comprends -trop tard- que j’ai l’ancien numéro de portable de Mimi dans le répertoire du mien, alors ça le fait pas… J’appelle Etienne, et on fonce chez lui… Enfin presque: je manque de perdre Chebello (c’est con les lacs qui ont une rive Est et une rive Ouest…), puis on se perd «un peu» sur une intersection douteuse. M’enfin, on arrive épuisés (faites gaffe si ST3 vous fait un itinéraire: il aime les virages plus qu’une Pan et sa vitesse de croisière solo est «respectable»…). Douche, puis repas avec les Voironnais dans un restaurant local, on ne regrette pas le voyage. Y’a des spécialités «intéressantes», une serveuse blonde zoulie comme un cœur et une petite brune avec de tellement beaux yeux bleus-piscine que je cherche encore le plongeoir…

Dimanche 22, réveil, p’tit déj’ généreusement offert par la direction de l’hôtel, et GAAAZZZZZ. Jusqu’à Tence d’abord puisqu’on est tous invité pour le repas de midi dans la famille de Romono (alias Olivier). Pour la route, c’est facile, yaka suivre Etienne. Enfin: pour autant qu’il roule un peu plus lentement que d’habitude, passke j’ai comme l’impression que depuis qu’il est passé de la ST2 à la ST3, il a aussi gagné 50% en vitesse de croisière… alors qu’avec la Pan, j’ai pas gagné de chevaux depuis l’année dernière, et chargé comme je suis j’ai pas gagné des kilos non plus. Donc: je rame… Faut avouer en plus que j’ai toujours ce put… (maman-travaille-et-rentre-tard-le-soir…) de blocage, j’arrive pas à attaquer les droits komifô. Dans les gauches, je sens parfois l’extérieur de la botte qui frotte, mais je penche moins qu’avant dans les droits, surtout sans visibilité… Sad Pis en plus Régine m’a fait promettre de rentrer à l’heure et en un seul morceau cette fois, et j’aime bien tenir mes promesses…

Bon, malgré Etienne qui joue les élastiques devant quand il veut, la Pan trop chargée et qui se dandine dès que la route cesse d’être un billard, et Chebello qui profite du moindre bout droit pour me montrer comment que sa moto elle est plus légère et plus puissante maintenant, on retrouve Romono comme prévu. Même que ça fait tout drôle de découvrir que la Pan n’est pour une fois pas –plus- la plus vieille moto du groupe, y’a un autre antiquaire pour prendre la succession.

On mange «en famille», et pour le dessert, je me paye un réglage des suspensions. La grise a 14 ans, 62.000 km et toujours l’amortisseur d’origine, il est grand temps de prendre le dernier cran en compression, et tant qu’à faire, rajouter un demi-tour à la détente…

Après, sur la route, ça va un peu mieux. Sauf que Olivier exploite sans scrupule l’étroitesse des pneumatiques de son vieux piège (Kawa GPZ750 modèle 1812…), et je me retrouve encore une fois en queue de peloton. Bof, on se fait une petite pause menthe-allo, nettoyage de visière et besoins naturels à Super-Loiran, puis à Aurillac on fait 6 fois le tour de la ville pour trouver une station-service, vu que les «petits-bidons» sont à sec (heu… les réservoirs, pas les brioches hein, passke j’en connais qui se sont embourgeoisé(s) depuis la première Alpine… Wink) ).

On suit aveuglément notre guide, il nous dépose miraculeusement à Teyssieu, puis on découvre «la Maurelle». ( www.lamaurelle.free.fr tel. +33 565 33 85 20 on a promis de le mettre dans les C.R… Wink ) C’est beau mais c’est tellement isolé comme endroit qu’on se croirait dans le profond Bouzeland rural, et quand tu vois les «routes» tu comprends pourquoi les voitures françaises ont des suspensions plutôt que des moteurs.

Puisque qu’on est dans les moteurs, je fais enfin la connaissance de Cédric «Visuel»-Prowler. On retrouve les gentils zoo-garni-zateurs qui viennent en voiture avé les motos sur la remorque, les lâches! René qui est encore plus vieux en vrai que sur le net, Garfield que je ne connaissais pas non plus (un djeun’ sudiste en Ducati, je crains le pire…), et on n’attend pas Paulo pour manger vu qu’il aime apparemment les détours. M’enfin, ce premier repas en commun nous donne déjà une vague idée des quantités de nourriture qui sont la norme dans ce pays, rien que la marmite de soupe t’as pas besoin d’être petit pour tomber dedans! On s’en met «jusque là», et dodo, pendant que David et Chebello vont à la rencontre de Paulo.

Le lundi donc, Paulo est là, avec une 4ème Ducati, c’est pas possible elles doivent se reproduire en captivité! Avec la RSV de David et la Craptor de Cédric, on se croirait sur le parking d’une pizzeria! Le scoot’ de René est estampillé rital aussi, pourtant quand on sait comment Aprillia a connement lourdé Laconi, c’est incompréhensible!!! Wink

Après un p’tit déj’ copieux (avec les guèpes!), on se met en route. Et 2 bornes à peine après le départ, on manque de se faire des veaux. Non, non, pas d’autres Pan-Euro, des vrais petits veaux qui avaient trouvé le chemin par-dessous la cloture pour échapper à la surveillance maternelle. Le coup de gaz rageur de David les rappelle à l’ordre… Je me retrouve bien vite en queue de peloton, ça me laisse le loisir d’observer René en plein effort. Paulo a le poignet tout endolori après sa journée de piste à Magny-Cours, il restera aussi sagement à l’arrière. D’autant plus que sa 749 a une autonomie ridicule, quand il n’est pas sur réserve, c’est qu’il est arrêté à la pompe… On s’arrête donc souvent, la Pan ne comprend vraiment pas pourquoi… je lui explique discrètement et sans trop me moquer, quand on a l’habitude de faire 400 à 500 km sans ravitailler on peut rouler sans remorque, nous! Wink

David nous amène sur ce qu’il appelle des «chemins à chèvre», sauf qu’aucune chèvre n’est assez conne pour venir se paumer dans des endroits pareils, elles risqueraient de ne jamais ressortir des nids-de-poules, bien trop profonds… Et puis miracle, au hasard d’un reproupement, je repars en troisième position et d’un coup, on trouve des routes «humaines». David et Prowler sont certes loin devant, mais j’ai pendant quelques minutes l’illusion que ni Chebello (dans mes rétros), ni les autres à peine plus loin n’ont envie de jouer. Pour fêter ça, on s’offre une menthe-allo de 5 dl., et comme j’ai promis à Régine, on se calme pour la journée…

Ou presque: le soir en rentrant, j’ai le plaisir de garder Olivier à distance. Je bombe dans les lignes droites et lui reprend sans peine chaque fois autant que ce qu’il venait de gratter dans les virages. Sa pauvre GPZ750 est asmathique comme une Kawa de 22 ans (ça tombe bien, c’est exactement ça!) et c’est très rigolo quand on est devant. Après y’a de nouveau plus de virages et c’est moins drôle… Disons qu’avec la Pan dans le rôle de l’arsouilleuse, sur ces routes-là y’a erreur de casting!

Sinon, la région est touristique: on passe en fin de matinée devant un «préhisto-parc», bof, on a déjà René et JiPé avec nous, donc aucune raison de s’arrêter… Smile

Dernier évènement «marquant» de la journée, à l’heure du dernier plein à Sousceyrac. La station est en léger dévers, les motos sont posées sur les latérales (trop droites), et en voulant reprendre son casque accroché au rétro, «quelqu’un» fait tomber sa moto. Sur une autre… Sad Pas trop de casse heureusement.

Valises et top-case de la Pan sont mis à contribution pour dévaliser la seule supérette de Sousceyrac de leur stock de pistaches, cacahouètes et chips (c’est pratique un break!), et on retrouve notre château fort pour une douche et un apéro bien mérité. Puis LE repas de Monique, à croire qu’elle attendait trois douzaines de BigDaves affamés!

On sort les pommades pour le poignet de Paulo, mais ce ne sera pas le seul à se servir… Puisqu’on est dans les médicaments, à la fin du repas, je sors mon flacon de digestif. Garfield se charge de dissiper mes préjugés contre les jeunes, les sudistes et –presque- les ducatistes: quelqu’un qui reconnaît un Islay aussi sûrement ne peut pas être complètement mauvais…

En fin de soirée et après quelques péripéties, Ben-et-sa-Gertrud finissent par trouver notre cachette.

Surprise au réveil le mardi, il tombe quelques gouttes. JiPé et David, petits joueurs, prétextent un vague besoin administratif pour se défiler. Soit-disant qu’il faut une hypothétique carte grise pour une RSV en WW, tout ça… On est pas dupe mais on leur accorde ce moment d’intimité auquel ils tiennent tant. Le ciel se dégage un peu et on y va. Programme raccourci, tant qu’Etienne sait où on va, moi je suis…

On s’arrête pour manger –léger- sur une terrasse «3 étoiles», enfin si tu voyais le jeans de la serveuse tu comprendrais… Nanjing nous rejoint pour le café avec son infirmière, et comme on s’apprête à repartir, c’est un second couple d’amoureux affamés qui nous rejoint. JiPé et David n’ont toujours pas de carte grise pour la RSV, donc on ne sait pas ce qu’ils ont fait, mais ça leur a donné de l’appétit… On «paume» donc près de 3 heures pour ce qui devait être une petite collation seulement. Passke ce soir c’est le grand repas gastronomique, alors…

Encore un détour pour visiter la maison de vacances de Steph’, et au huitième plein de la journée, j’en ai marre et je décide de rentrer seul vu que je n’ai aucune raison d’attendre à la pompe. Comme ça j’aurai aussi le temps de prendre une douche… Entretemps Eric est arrivé avec sa Tromf, le repas au restaurant fera un heureux de plus…

On y va en voiture. Les «raisonnables» comme Etienne se réservent discrètement une petite place dans la BMW de Paulo. Comme j’ai déjà vu conduire JiPé à Marseille, je me dis que je vais essailler la xsara de David, ça peut pas être pire… Pas vraiment, mais comme JiPé tente par tout les moyens de forcer le passage, la course est «intéressante». J’apprends quelques trucs d’ex-rallyman à David («mets ton cligno à gauche, freine comme si tu voulais prendre ce chemin, et au dernier moment fonce à droite sur la route normale!!!»), je lui tiens le volant pour qu’il puisse faire signe à JiPé que sa roue elle tourne –comme les Hollandais… Wink) -. Puis à l’entrée de Sousceyrac, le rapport poids/puissance de la Polo fait la différence. Si ce n’est que David applique –enfin- mes conseils. Fait mine de monter à gauche dans le grand parking, et zou!, se parque à droite devant le bistrot. JiPé doit redescendre et laisse 25 mètres de gomme dans un dernier freinage. Notre vieux René est désormais convaincu qu’il est «tombé chez des fous», donc tout va bien.

Pour ceux qui douteraient de la gastronomie locale, le physique «rassurant» du patron indique clairement que ce n’est pas ici qu’on va perdre des kilos, y’a guère que les canards qui y laisseront des plumes. Du foie tiède en mise-en-bouche, du foie frais avé les toasts comme première entrée, du foie autour des cous de canards en seconde entrée et… des aiguillettes comme plat de résistance. Fromages locaux et desserts au choix seront même de trop pour certain(s). On se demande si David n’est pas malade, c’est bien la première fois qu’il ne finit pas son dessert…

Le mercredi, David peut enfin afficher une tenue moins négligée. Faut dire que suite à quelques péripéties vosgiennes typiquement voxaniennes, son cuir déplore, outre de profondes marques au genou, la perte d’un bouton hélas stratégique. Et partant, la fermeture Eclair du futal à déposé les armes sous la formidable pression ventresque que nul bouton de braguette ne pouvait plus retenir. Ce qui provoqua moultes plaisanteries plus ou moins douteuses, tant au sujet de l’indéniable système de ventilation zigounesque à breveter d’urgence, que de savoir si c’était le fait que sa moto «suçait beaucoup» qui le mettait dans un état pareil…

Nonobstant et ayant constaté les effets ravageurs de son accoutrement sur les nombreux Hollandais dépassés (à moins que ce ne soit nos gestes amicaux qui les aient perturbés… Wink ), je décide dans un élan de générosité rare de lui préter ma plus belle paire de bretelles.

Maintenant que son pantalon tient, c’est dans les esprits qu’il y a du relâchement. On s’arrête vers Rocamadour pour voir le paysage, pourtant c’est que des cailloux…

Puis, après une spéciale viroleuse de toute beauté, la pluie mal inspirée nous contraint à chercher refuge dans un bistrot peu recommandable. La serveuse est d’une amabilité en rapport avec sa ménopause, et qui plus est elle compte sur les clients hollandais pour son chiffre d’affaire estival. Bref, dommage qu’il pleuve autant, on serait bien reparti…

On s’en va sous une pluie qui semble faiblir. Je reste un moment avec Paulo (son pneu avant a trop souffert à Magny-Cours pour faire le zazou sur le mouillé) et René, toujours abonné aux dernières places (mais jamais loin derrière Smile ). Puis je décide d’aller voir devant: en passant René, l’arrière me gratifie d’un léger travers. C’est vrai que j’étais un peu vite... Ensuite, la route est plus abrasive et je passe sans problème Paulo, puis 4 voitures en les sautant 2 par 2. Hé, hé, ça me rappelle des exploits varois, ça! Je remonte même sur la housse jaune pêtant du sac-à-dos de Prowler et la Trompf noire d’Eric, mais à peine les ai-je en visuel Wink qu’on tombe sur un carrefour. Je renonce la mort dans l’âme à les pourrir et j’attends sagement Paulo, puis René… Un plein à l’entrée de Cahors, comme je suis plus mouillé par ma transpiration que par la pluie, je décide –contre toute logique- d’enlever mes habits pluie. Même tranquillou en fin de peloton, je me refais un travers, à droite pour changer… hé! J’ai promis à Régine!!! Sad Encore une pause regroupement/clopes, tant qu’à faire je sors l’eau minérale et le chocolat… JiPé convient que c’est pratique d’avoir comme ça une petite buvette, et David regrette qu’il y ait aussi peu de chocolat aux noisettes… La pluie menace sérieusement, alors GAAAZZZZ, donc je n’ai pas le temps de remettre mes habits pluie. Bof, ça protège une Pan… Au sortir d’un grand giratoire, une longue ligne droite. Je visse la poignée, y’a des voitures à dépasser. Mal m’en prend, j’arrive à 5000 tr/min en quatrième, presque 130 km/h, en face sur une partie de route lisse, très brillante, et c’est LE travers. Ça part: un grand coup de cul à gauche, puis à droite, et encore une fois gauche-droite. Put… j’ai dit que j’avais promis à Régine!!!! Le guidon est devenu comme fou dans mes mains, à part rendre doucement les gaz je n’ai rien pu faire. L’empattement long de la Pan, l’adhérence du Michelin Macadam 50 E avant heureusement meilleure que ce put.. de Bridge’ G548 arrière m’ont sauvé la mise. Là je suis calmé pour la journée, et même le raptor monocylindre de Prowlo ne m’arrache qu’un maigre sourire…

Dernière mauvaise surprise de la journée, Monique vous régale d’un merveilleux rôti de porc avec du riz et des bananes chaudes… au gingembre!!! Enfer et putréfaction, avec la livraison du cheptel de poufiasses du camping qui a pris du retard, c’est un coup à dormir sur la béquille! Et c’est pas comme ça que Paulo va soigner son poignet… Wink))

Jeudi Jeudi matin donc, je constate avec étonnement qu’il reste encore un peu de pommade dans le tube. J’emballe mes petites affaires, je ne suis pas pressé. Je n’ai que 700 bornes à faire, en majorité sur l’autoroute, et si je pars trop tôt je risque de rattraper la pluie. Cette crainte de la pluie poussent les GO une fois de plus à chambouller le programme, au lieu de m’accompagner jusqu’à Bort-les-Orgues pour midi, ils partent plein Sud. Bof, ça me laisse plus de liberté pour rouler à mon rythme, et comme j’ai encore la place dans le top-case pour 2-3 bricoles, je pourrai faire quelques achats.

Je quitte donc La Maurelle vers 10 heures et demi, le ciel s’est dégagé et le reste de la troupe part en même temps. De Teyssieu direction Bretenoux, c’est de la petite départementale comme pour Sousceyrac, sauf que les paysages sont plus jolis (mais faut pas le dire au chef…). Ensuite nationale direction Tulle, ça devient roulant. Un arrêt dans un supermarché juste avant de prendre l’autoroute, y’a des gourmandises à base de canard et des fromages locaux que je dois absolument ramener, c’est trop bon. Je complète le plein pour avoir une autonomie maxi et –au risque de choquer les puristes- la Pan retrouve son terrain-de-jeu favori. Je décide sagement de me caler à 160 compteur, bof 150 réel avec une petite réduction, la prune, si radar il y a, restera supportable. Si ce n’est que miss Pan-Euro ne l’entend pas de cette oreille. C’est marrant, y’a des panneaux tous les 10 km qui t’indiquent qu’il reste 98, 88, 78 km jusqu’à Clermont… et qui défilent très rapidement. 10 km en 3 minutes??? Je regarde le compteur: la miss se royaume à un généreux 190 compteur, et j’ai rien senti… Surprised A ma décharge, l’autoroute est quasi-déserte, et je rends régulièrement la main lorsque je dépasse des voitures. Histoire de ne pas les réveiller, et aussi pour éviter les grosses surprises, genre l’automobiliste qui croit que passk’il y’a une moto loin derrière, il a encore le temps de dépasser ce plomb de nollandais avec sa caravane (pléonasme, je sais…).

Avant Clermont, on perd l’autoroute sur une cinquantaine de kilomètres, mais ça reste de la nationale très roulante, malgré un p’tit col et la circulation qui devient toujours plus dense. Je croise une seconde moto depuis le départ: à nouveau une Pan… à croire que y’a que ça qui roule! Wink Après Clermont, on retrouve l’autoroute, direction St-Etienne, Lyon. Des grands panneaux de la «c’est-cul-riz-thé routière» m’invitent à faire –gratuitement- contrôler la pression des pneumatiques. En voilà une idée qu’elle est bonne, j’avais justement un doute à ce sujet. Sauf que le préposé, désolé, m’essplik qu’il a deux bornes de gonflage pour faire les roues des voitures par paires, et qu’à moins d’avoir la même pression dans les 2 pneus et de mettre la moto en travers, ça va pas être possible. Dans la série des inventions allakon (merde in France…), je propose la palme d’or pour le gonfleur incapable de gonfler une seule roue à la fois!

Bon, on reprend notre vitesse de croisière, ça tombe bien y’a aussi des panneaux tous les 10 kilomètres pour visualiser notre avance. Vers St-Etienne, y’a un peu beaucoup de trafic, alors forcément, la moyenne en prend un coup. Et enfin, un nouveau radar automatique alakon, sauf que tout-le-monde freine et je peux pas faire la photo souvenir, dommage… Je me cale à l’aspiration de 2 motards français, je pourrais certes rouler un peu plus vite mais comme ça on est bien plus visible et ça réduit considérablement les risques, alors…

Ils me quittent pour Lyon, je continue direction Genève. La réserve s’allume après 340 bornes, 2 heures et demi non-stop, c’est le moment de faire une petite pause. Essence pour la grise, eau minérale, barre chocolatée pour le livreur de Cabécous, et tant qu’à faire, puisque les pneus ont refroidis, un contrôle de pression avec un appareil «normal». Tout va bien, on repart. Connerie habituelle, un péage où tu perds 10 minutes pour t’acquitter de 60 centimes, rien que l’essence perdue pour avancer dans la colonne, et remettre des gaz ensuite pour reprendre la vitesse, ça te coûte plus cher!

Preuve de ma belle avancée, je rattrape –comme prévu- les nuages, et donc la pluie entre Lyon et Genève. Cette fois j’enfile ma combi, mon entrejambe restera au sec… Beaucoup de circulation autour de Genève, un gros bouchon à Morges, j’arrive vers 18:30 à la maison, alors que la pluie redouble. Mon mulet retrouve son étable préférée. Je vide les sacoches, et prends sac-réservoir et top-case avec moi. C’est vrai que c’est lourd tout ça. Dans la cage d’escalier, j’ouvre le top-case pour voir dans quel état sont mes victuailles. Vindiou ça schlingue! Une petite voix familière me demande depuis la cuisine si j’ai ramené du fromage! Ce doit être ça, j’ai pas encore enlevé mes bottes…

Pour moi c’est vraiment fini. Vivement l’année prochaine… Pourquoi pas en Suisse, dans le Jura, et une journée vers les grands cols des Alpes???

En quittant la Maurelle pour la dernière fois, après 100 mètres à peine, en sortant de la forêt, un rapace effrayé s’était envolé juste devant mes roues. J’aime d’autant moins ça que j’avais déjà tué une buse en 1993 avec ma DR650RS; l’oiseau perdu sous une voute d’arbres avait foncé sur mon phare… Comme tous les marins, je suis un peu superstiteux, mais là j’avais 700 bornes à faire, alors j’ai voulu y voir un bon présage: Bernard sera guéri pour la prochaine, na! 300 mètres plus loin, avant même la bifurcation pour Teyssieu, une seconde buse me frôle… C’est pas vrai! Solex va viendre aussi??? Wink

Amitiés,

A+,

le Jef-il-y-a-tellement-de-façons-de-raconter-une-histoire….

 
 
 

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