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L'Ardéchoise - Aout 2006

 
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MessagePosté le: 20 Aoû 2006, 19:31    Sujet du message: L'Ardéchoise - Aout 2006 Répondre en citant

 
 

L'ardéchoise
Du 07 au 11 Aout 2006
Par
Personne
et
Soane

Voici ce que nous proposaient Philippe et Sophie en introduction de cette Ardéchoise :

Philippe et moi aimerions vous faire partager nos jolies routes d’Ardèche et comme le Papou de Philippe possède une modeste maison à Aubenas, cela nous paraît une bonne idée d’inviter nos copains Bitumeurs pour une Ardéchoise digne de ce nom.

Et ainsi fut fait ...


70. Paysage Paysage

L'Ardèche


Les Participants :

Soane
Personne
AngleKing
748R
Chebello
749S
Salva999s
Ninou
Bernard Bracam
Gromono
Prowler
Le GLotton
Maco  
El Dahu
 
Etienne et DB sont passés les deux derniers jours.
MZRR et Lili Bleue ont descendu la moto de Maco du grand Nord et ont passé une petite partie de l'aprés midi à Aubenas

 
 

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Dernière édition par Les Animateurs le 20 Aoû 2006, 20:24; édité 1 fois
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MessagePosté le: 20 Aoû 2006, 20:21    Sujet du message: Répondre en citant

 


Les CR

 
 
 

MZRR
 
des news de l'ardèche
hier soir 19h tout le monde est bien arrivé ils n'attendaient plus que El dahu et BB ne devrait arriver que ce soir .
les motos étaient toutes au paddock  les vérifs techniques terminées ,  les remorques rangés  l'apéro presque servi quand  nous  sommes partis  (partir avant l'apéro  quelle horreur  dixit  JiPé)
La maison est bien agréable, les routes que j'ai testé sur la Raptor bien  sympa, l'ambiance ben.... bitumeuse 
La semaine s'annonce bonne

5. MZR en plein apero MZR en plei apéro

Antoine le convoyeur : un p'tit coup pour la route.



Soane
 
SAMEDI
Départ pour Aubenas, les RB fin prêts, les sacoches pleines, et le stress...
Sur la route un vent à décorner les cocus...une horreur....3 heures pour monter....un mal de bras et de dos....fait chier...
 
Centre ville d'Aubenas, on croise MZRR et Lili en piétons, qui sont descendus avec la raptor de Maco...on s'arrête et après discussions, ils courent chercher caisse et moto pour nous suivre à la maison où ils dormiront le samedi soir !!!
 
Arrivés au paddock, on installe les lits pour tout le monde ou presque, calculons où on va mettre qui....les non ronfleurs voulant éviter les ronfleurs...les ronfleurs voulant éviter les autres ronfleurs, les couples voulant éviter les célibataires et les ronfleurs...bref, il faut satisfaire tout le monde, chose po très aisée à faire....mais je pense que le résultat a été po mal...
 
Arrivent par ordre Prowler et Glotton ...puis Maco au grand soulagement de Glotton qui commençait à trépigner d'impatience de po voir arriver sa dulcinée...quel romantique, ce Glotton !!!!
 
Le temps de descendre toutes les motos de leurs remorques, de ranger les remorques, de garer les voitures et les motos....tout cela prendra une bonne partie de la journée....
 
Nous partons faire les course avec Maco...une horreur...des touristes à perte de vue...beuaaaaarrrkkkkk, à mort les touristes !!!! une plaie, une torture....malgré tout, nous arrivons à remplir 2 chariots et surtout le coffre de la voiture de Maco...c'est peu dire quand on connait la voiture !!!
 
Quelques bras nous aideront à décharger toutes les courses à la maison, et les paquets de brioches, pains de mie, boîtes de conserves, bouteilles de toutes sortes s'amoncèleront tout au long de la semaine, ça et là dans la cuisine...c'est un joyeux bordel, mais on s'en fout c'est la maison des vacances !!!!
 
Nous entamons donc notre premier apéro de l'Ardéchoise...et une soirée plutôt calme, dont je n'ai po grand souvenir, étant un peu fatiguée !!
 
PICT6641 Soane essaie la MTS ... un peu haut non ?
 
Soane : essai MTS.
 
DIMANCHE
Le dimanche se passera calmement, dans l'attente de nos autres compères...Jipé et sa CB "en cours de développement", Chebello, Paulo et Salvatore, Gromono en Bandit "boîte à outils", Ninou et son camion de déménageur, AK en guest star de cette Ardéchoise, qui revient de ces journées K, où signalons-le, il n'a pas réussi à poser le genou....puis El Dahu toujours à l'heure  !!!..BB nous rejoindra le lundi soir à cause d'intempéries l'empêchant de prendre la route....
 
MZRR et Lili nous quitte le dimanche...après avoir assisté à tous les débarquements de moto...
 
Nous demandons à tout le monde d'aller faire le plein..seul un indestructible gaulois ne cèdera point à nos injonctions....LE BOULET de la semaine !!!!

9. La 999R de Salvatore La 999R de Salvatore

Débarquement : la 999 de Salvator.

JOUR 1 : LA BIQUETTE
Un bon dodo avec boule quies...et nous voilà tous fin prêts lundi matin à 8h45 !!!! 15 mn d'avance !!!! Wouaaaahh, sont disciplinés cette année, nos bitumeurs....Que nenni.....car Jipé national, alias, BOULET de la semaine, n'arrivera lui, qu'à 9h15...pour cause de p'tit déj servi en retard....et de caca du matin repoussé d'autant...bref...nous attendons avec plus ou moins de patience pendant 30 mn Jipé....puis le voilà enfin, garant sa voiture dans un grand bruit de crissement de pneus....et arrivant d'un pas de liliputien la clope au bec....ouf.....on peut partir !!!
 
J'ouvre la marche car Philippe ne connaît aucun RB !!!!! Pour un organisateur, ça la fout mal, non ? - 10 points pour Philippe....
Direction le Mont Gerbier de Jonc....La route est sympa et le temps très beau, voire un peu frais....Nous faisons une montée à un rythme plus ou moins rapide...ET JE SIGNALE EN PASSANT QUE NINOU EST TOMBE DE SA MOTO EN MANOEUVRANT....JE REPETE.... NINOU EST TOMBE DE SA MOTO EN MANOEUVRANT.....comme quoi, il y a une justice dans ce monde..lol....Nous buvons le café au Mont Gerbier, où Jipé nous fera un streap tease digne de ce nom afin d'enfiler mon pull car il se pèle les miches, notre BOULET !!!!
 
Nous repartons, et Philippe prend la mauvaise direction (j'avais dit, Mont Mezenc PUIS Fay sur Lignon !!), et nous voilà quitte à faire quelques demi tours afin de retourner sur nos pas...m'enfin, la route est vachement sympa, bien qu'un peu gravilloneuse à certains endroits...et nous arriverons malgré tout à retourner au Mont Gerbier..sans avoir fait le tour prévu à l'origine !!!!! Repas au Restau du Mont....et nous repartons direction Le Béage, puis Fay sur Lignon....la route est large, propre, sympa...nous prévoyons un arrêt essence à Fay, mais vu l'autonomie de certaines italiennes que nous ne nommerons pas, nous essayons de trouver une station avant....Au Béage, il n'y a que du SP98...le mec nous dit à qu'à Monastier, il y a des stations...cela nous fait faire un chouia de détours mais po grave...on y va...presque...puisque 500 mètres après le Béage, notre Jipé nous fait le coup de la panne....arf.....le seul et l'unique...le BOULET qu'a po voulu faire son essence le dimanche...tombe en rade !!! On attend à un croisement, les éclaireurs sont partis voir ce qui se passait...ils reviennent nous avertir de la panne, on décide de partir sur Monastier à la station essence, et d'attendre ceux qui sont restés avec Jipé....1 h15 d'attente....après quelques allers-retours pour faire l'essence, amener l'essence à Jipé, siphonner le réservoir..etc....arrive notre Jipé....dont les premiers mots seront "c'est la faute à ce p'tit con de Samoth qui m'a pomper de l'essence dans la CB !!!!".....Arghhhhh.....
 
Du coup, on schunte notre café de l'après-midi et traçons la route sans nous arrêter jusqu'à Vals les Bains...puis rentrons à la maison...Première journée sympa....premières aventures.....ça commence bien...
 
En arrivant à Aubenas, BB est là...nous voilà donc au complet !!!!
 
24. Jipe a froid au Mont Gerbier de Jonc Jipé a froid au mont Gerbier de Jonc
 
JiPé, le boulet de la semaine avec le pull de Soane
 
JOUR 2 : LA CORNICHOUETTE
A mon goût, les plus belles routes de cette Ardéchoise....
 
Départ, 9h (plus ou moins....caca oblige), direction la Chavade...montée honorable, mais trop rapide et dangereuse à mon goût...comme d'hab, j'arriverai dans les derniers....The last but not...po gravvvvveee, j'ai l'habitude !!!! M'en fout, c'est moa qui connait la route !!!!
 
On continue direction Langogne, et nous regroupons sur la petite route qui mène à Villefort où nous roulerons assez groupés jusqu'à la pause café....Super route, po très large et po très fréquentée...po très rapide, mais juste ce qu'il faut pour monter à 130/140...On repart vers le Barrage de Villefort...la route est vraiment sympa....Pause clope puis nous bifurquons direction Mende.....routes supers, très peu de voitures, sinueuses mais po trop techniques, des virages à gogo, mais po trop serrés, bref, 50 bornes de pur bonheur que je ferai derrière Maco....nous arrivons à Mende où nous avons réservé le restau sur la place de la cathédrale...Jipé essaie de redémarrer la CB (pour aller se garer plus près du restau ?)....que dalle !!!! Merde, pourtant, 5 secondes avant, elle marchait très bien....Ak la démarre à la poussette...et je dis à Jipé qu'il devrait vérifier le branchement de sa batterie....en effet, j'ai été bien inspirée car le soir après vérification, Jipé nous dit qu'une cosse était débranchée ou mal branchée !!!! QUEL BOULET lol !!!! Glotton nous prévient que Bambi risque de nous rejoindre sur la route...Nous repartons après un repas bien chargé....vers Florac....Pouahhhh, route fréquentée par des camions plus gros qu'une péniche, des épingles en descente, beuaaarrrkkk tout ce que je déteste !!!! Je fais la descente à 50 à l'heure....crispée sur les freins....derrière un espèce de camion immense chargé de rondins de bois impossible à doubler pendant un certain temps....Une horreur !!!!! Bref..nous voici à l'entrée de Florac où Bambi nous a rejoint....il propose à certains païlotes aguerris de faire la spéciale "le pompidou", il part devant, tellement vite en fait, que personne ne fera sa spéciale avec lui !!!! Pfiouuuutttt, disparu le Bambi !!!!!! Nous repartons donc direction la corniche des cévennes...superbe route avec un superbe paysage....Paulo et Philippe sont restés un peu coincés à la sortie de Florac....j'attends un bout de temps, ralenti mon rythme, Prowlo me dépasse, j'attends encore, et ne vois toujours rien...bahhh, qu'est-ce qu'ils foutent ??? Après un petit moment, je vois le phare de Philippe et celui de la Triumph....je les attends et reprends un rythme un peu plus sympa....Du coup, nous ferons la corniche tout seul...tant pis....car nous aurions aimé partagé cette route avec les autres bitumeurs (s'ils regardaient un peu dans leur rétro pour voir qui est coincé derrière !!! )....
 
43. Prowler, Maco et Le gracieux Glotton Prowler, Maco et le gracieux Glotton
 
Prowler, Maco et le gracieux Glotton.
 
Nous arrivons à Saint jean du Gard et nous trouvons un bar ...il fait chaud..Philippe est en colère ( à cause de la chaleur et parce que personne n'a attendu qu'ils sortent de Florac...)....grincheux est de retour !!!! Le groupe est séparé car ceux qui sont partis à la suite de Bambi sont déjà arrivés et installés au bar de la place de l'Eglise...Les autres qui ne le savent pas s'installent à un autre bar bien avant....AK qui cherchait une place pour la CB nous appelle pour nous dire que le premier groupe est déjà là...bahhh tant pis, on est déjà installés....Bambi arrive peu après, il est heureux d'avoir fait sa spéciale "Le pompidou", bien que personne n'ait pu le suivre !!! La séparation du groupe fait que nous repartons un peu à l'arrache...et cela nous causera du tord par la suite car nous perdons un peu tout le monde de vue....je ne sais pas qui est devant, qui est derrière..certains partent se faire une bourre avec Bambi, d'autres sont à l'arrière...bref, c'est un sacré bordel....et j'avoue que nous avons eu le sang chaud à Alès...surtout que une partie du groupe devant s'est garée à un rond point....nous ne les voyons qu'au dernier moment et traçons notre route...sauf que eux étaient pas prêts pour repartir...le temps que nous aussi nous arrêtions....les gendarmes sont passés par là, et ont arrêté Jipé parce qu'il avait perdu sa plaque !!! Il est donc parti à la recherche d'une boutique pouvant lui refaire sa plaque minéralogique !!!! Entre temps, au rond point où nous étions arrêtés, un motard se fout en l'air sur une voiture...rhalalalala...je cours vers le motard qui s'est relevé de suite...il n'a rien.....je l'aide à remettre sa bécane debout et avance la moto avec lui et lui mets la béquille..ouai ouai, j'ai l'habitude des motos par terre, moi !!!! Je lui demande si tout va bien, s'il a quelque chose..il me dit que c'est OK....le mec en caisse n'a pas tord, en effet le motard lui a coupé la route dans le rond-point...ils en sont quitte pour faire un constat !!!! Peu à peu, les autres bitumeurs arrivent, prowler, Paulo, Salvatore...on leur dit de rentrer à Aubenas.....on attend un peu avec Philippe notre Jipé puis on se décide à repartir accompagnés d'AK....qui finalement tracera sa route car Philippe roule à une allure de vache boiteuse !!!!
 
Enfin, nous arrivons à la maison...cette fin de journée a été horrible...le bordel à Alès, les derniers 50 bornes de merde pour rentrer...Mais, tout s'est bien passé...Demain c'est REPOS !!!!
 
JOUR 3 : REPOS
Mercredi, tout est permis...journée quartier libre....Chebello, Glotton, Maco, Personne et ma pomme allons faire le marché de Joyeuse ....un peuple, j'vous dis po...bref, petit tour du marché, petit coup à boire..et on repart dans la cohue bohue et les bouchons...
 
Repos l'aprem, autour d'une partie de contrée où Philippe et moi mettrons la patée à Gromono et Ninou...héhéhé...Quelqu'uns partent faire un tour en ville à pied, d'autres un tour en moto, d'autres reviennent de l'essence et ont des problèmes avec leur italienne dont je ne nommerai pas le nom....
 
Chebello, Ninou, Paulo et ma pomme partons faire les courses pour cette seconde moitié de semaine...Courses qui s'avèreront beaucoup moins fastidieuses que le samedi....
 
Bd nous rejoint le mercredi soir...avec son superbe RSV full scotch....
 
Enfin un mercredi paisible, reposant, et qui nous permet d'attaquer la tourista du jeudi d'une façon sereine...
 
66. BD est arrive en forme BD est arrivé en forme
 
BD descendu pour 2 jours n'a pas pensé à prendre une petite laine.
 
JOUR 4 : LA TOURISTA
Cette journée commence par les gorges de l'Ardèche....Comme il est tôt, les touristes dorment encore, ce qui nous permettra de po en voir beaucoup dans les gorges..tant mieux....Paulo se fait une frayeur en se retrouvant nez à nez avec des chèvres...mince, on avait prévenu de plein de choses, mais, les chèvres, on les avait oubliées !!! Du coup, il coupe et finit les gorges plus calmement !!! On continue la route, direction Barjac et nous arrêtons pour acheter la bouffe à Saint Ambroix...Pause café et c'est reparti....Le repas se fera au bord d'un petit lac, à la fraîche...certains en profiterons pour piquer un roupillon, on dit po le nom mais on a les photos !!! Pis c'est reparti sur la fameuse N106....Route rapide et sinueuse... que je ferai en partie devant Gromono puis derrière Gromono à une allure sympa !!! 50 km plus tard, nous voici à Florac pour la pause glouglou..encoooore !!!!! Les moins autonomes font l'essence pendant que les autres sirottent un coup....Bref, il fait bon, les routes sont chouettes...tout va bien....Nous repartons et attaquons la route de Pont de Montvert...un truc à gravillons comme Philippe les aime !!!! Petite route sinueuse où il fait po bon de rencontrer un 4x4 !!!! Les routes que j'aime quoi !!!! Je double Maco, Philippe me laisse passer car il sait déjà qu'il va me bouchonner...héhéhé..puis je double Paulo et file rejoindre Gromono...Les autres, Ninou, BD, BB, Prowler sont déjà devant et nous attendent au carrefour...Petit arrêt à Génolhac car ces 30 bornes de petites routes n'ont po été reposants pour les poignées et les bras....Puis on repart, la route jusqu'au Vans est géniale, propre, po fréquentée, tournante...je reste derrière Maco et Philippe...Maco se fait une frayeur et nous dit de passer....Philippe reste derrière, mais je leur emboite le pas, et pars devant, toute seule, puisque le gros des troupes est déjà devant !!!!!
 
Le reste de la journée se fait sans encombre, et nous rentrons à la maison....la journée a été superbe et les routes sympas, les paysages jolis...mais, ça, personne ne l'a vu !!!
 
Etienne nous rejoint jeudi soir pour faire la balade du vendredi avec nous...haaaa, on va encore po de la voir de la journée vue l'allure à laquelle il roule !!!!
 
68. Pause dejeuner pendant la Cornichouette !! Pause déjeuner pendant la cornichouette
 
"Certains en profiterons pour piquer un roupillon".
 
JOUR 5 : LA VOMITA
La vomita est une journée avec des spéciales : spéciale rapide, spéciale route à chèvres..Il y en a pour tous les goûts....Après l'Escrinet, nous bifurquons vers le Cheylard...la route pour y arriver est vraiment bien....po très rapide, sinueuse à souhait et avec des virages po trop serrés....bref, un régal....Sauf qu'il fait vraiment très frais, et que je vais me peler les miches pratiquement toute la journée avec ma tenue d'été !!!! Mais, bon...On fait la pause café au Cheylard où Etienne, BB, Ninou et BD sont déjà en train de boire un coup....putttaaaiiinn mais comment il font pour nous mettre autant de temps ???? Glotton nous rejoint une heure après (quel plomb !!) ...car parti le matin faire changer ses pneus....Nous repartons direction "la spéciale lamastre-tournon", qui s'avèrera en effet spéciale, puisque Salvatore y fera sa chute...à la sortie d'un virage...une belle chute qui lui vaudra une épaule cassée....Ak nous attend à l'entrée du virage, et là, je comprends de suite que quelque chose s'est passé...Salvatore est sur le côté gauche de la route, et il souffre....vu l'état de son blouson, je me dis qu'il a dû faire une belle glissade....mais en plus, sa moto l'a éjecté....nous repartons et laissons Franck et Paulo sur place pour accueillir les pompiers et gendarmes....Nous mangeons à Tournon et attendons leur retour...Il arrivent peut-être une heure après et nous confirment que Salvatore s'est bien cassé l'épaule....Glotton et Jipé repartent sur les lieux pour récupérer la moto de Salvatore qui est en état de marche...puis nous laissons Franck, Jipé et Paulo se dépatouiller pour amener la ducati chez franck....Salvatore lui est parti dans le camion des pompiers à Roman...
 
14. Salvatore Salvatore
 
Salvator : même pas mal !!
 
Nous continuons notre route non sans un pincement au coeur....Le reste se fera sans problème avec petite pause paysage grâce à Etienne...et une looonnnggguuuueee "spéciale route à chèvre", où pour une fois, j'ouvrirai la route au gros de la troupe....Les Ninou, BB, BD and Co étant encore loin devant...comme d'hab !!!
 
Le retour à la maison se fait pour ma part à une allure très modérée..la fatigue commence à se sentir, et le retour en pleine confiance après des journées de roulage sont ceux dont je me méfie le plus....je préfère donc rouler pépère et rentrer en entière...
 
Nous voici à la maison....Ayé, notre Ardéchoise prend fin, et je me rends compte que cela a été 4 jours vraiment sympatiques, nous avons eu du très beau temps, des très belles routes et un groupe à la hauteur de sa réputation...on perd ceux de devant, on oublie ceux de derrière..mais à la fin tout va bien qui finit bien...Sauf l'accident de Salvatore...accident que je redoutais surtout le dernier jour où la fatigue arrive au galop....mais bon....d'ailleurs, il se fera opérer de son épaule le lendemain, et repartira avec Paulo le dimanche matin...
 
Je me sens sereine et heureuse d'avoir pu tenir toute cette semaine...cela a été du stress en préparation et en gestion car en +, mon coéquipier qui a la mémoire d'un poisson rouge ne se souvenait pratiquement d'aucun itinéraire....heureusement que j'avais tout noté sur mes papiers !!!!
 
On sent le départ du lendemain...je me couche tôt car crevée et me lève grâce au réveil de BD...qui met la musique à fond en oubliant que certaines personnes, elles, ne partent po aujourd'hui et ont peut-être envie de dormir un peu...rhallalalala..des vrais gosses je vous dis...debout à 9h00..merde, fais chier..
 
73. La CB poubelle La CB poubelle
 
Ca sent le départ, c'est le moment de virer les poubelles.
 
Bah, cela me permet de dire au revoir à nos courageux espagnols qui s'en vont faire une deuxième semaine de roulage moto...et là, j'ai encore un pincement au coeur...je me dis que c'est fini et j'ai un peu les boules...mais bon, du boulot nous attend..et hop c'est parti...on remet tous les matelas en place, ménage salle de bain, cuisine, chambres puis salle à manger....ouf....
 
D'autres partiront le lendemain...Paulo à la fraîche du matin, tellement tôt que même Philippe ne le verra po, puis AK et sa superbe CB poubelle, et enfin, Prowlo...
 
Nous finissons notre ménage, puis bouclons nos sacs et enfin, nous décidons à partir...
 
Tout est fermé....au revoir la maison, au revoir Aubenas, au revoir l'Ardèche....
 
Les bitumeurs sont infatigables de conneries, ce sont des grands enfants, des fois ils nous énervent vraiment, sont indisciplinés, n'écoutent jamais ce qu'on leur dit, n'en font qu'à leur tête....mais une fois tous partis, on regrette que tout soit fini...finalement...
 
 
 
 
N'empêche, je les aurais po supporté une semaine de plus !!!!!!
 
Surtout glotton....lol.....Wink !!!
 
30. Quoi ma gueule !!! Quoi ma gueule !!!
 
Quoi ma gueule !!!
 
bizzz
Soane


 

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MessagePosté le: 20 Aoû 2006, 20:34    Sujet du message: Répondre en citant

748R

Haute en couleurs en accord avec le nom de chaque balade, l'Ardéchoise fut à l'égal de nos hôtes : tout à fait sympathique.

Mais on pouvait s'en douter ...

Beau temps, belles routes et bonne humeur, un groupe trés homogène, un superbe roulage.

Les copains d'abord, comme d'hab et le plaisir de nous retrouver.

Heureux de m'être baladé avec ma p'tite CB qui bien qu'en cours de développement à l'heure où j'écris ces lignes, m'a procuré de sympathiques sensations également.

Bref, que du bonheur, quoi ajouter de plus derrière le CR de Soane ?

Merci à Philippe et Sophie pour cette extrèmement bonne initiative .

6. Jipe debarque la CB en cours de dveloppement Jipé débarque la CB en cours de développement

La CB Racing en cours de développement



Maco
 
Un ENORME merci a Sophie et Philippe pour toute l'organisation,
le choix des routes et surtout leur bonne humeur !
 
39. Chebello, Maco et Personne Chebello, Maco et Personne
 
Maco entourée de Chebello, Paulo et Personne.
 
Bizzz !


Chebello
 
Je m'y colle à mon tour, un peu tard, à cause de la balade espagnole. Mais on doit bien ce petit effort à Soane et Philippe qui ont mitonné une ardéchoise qui m' a laissé une impression de pur bonheur, n' ayons pas peur des mots.

L'ardéchoise a commencé dimanche un peu avant midi, quand Paulo et Salvatore ont débarqué chez moi pour sangler la multi sur la remorque. ( Sans eux, je n'y serais jamais arrivé ). On a pris tranquillement l'autoroute pour arriver vers six heures et demie, à l'heure de l'apéritif. Ceux qui étaient arrivés samedi avaient déjà fait les courses, installé tout le bazar. Gromono m' a expliqué comment on défaisait les sangles à cliquets, avec une patience infinie ( Non, Daniel, c'est pas la peine de couper les sangles au couteau, tu vas pouvoir t'en resservir ).

En un rien de temps tu te retrouves avec tous tes potes autour de toi, les motos bien alignées dans la cour. C'est beau.

 

Lundi les choses sérieuses commencent, avec le mont Gerbier de Jonc, puis tout un tas d'autres lieux dont j'ai oublié les noms.

Jean Pierre tue définitivement le suspense quant à l'attribution du titre de " boulet de la semaine " dès le début de l'après midi ( Avec une avance pareille, impossible de le rattraper ), on vous a déjà raconté, c'est pas la peine d'en remettre une couche.

Ca roule bien. Il y a beaucoup de participants, de niveaux divers, ce qui fait que même un rouleur moyen comme moi se retrouve la plupart du temps avec des compagnons.

 

Mardi, j'ai l'impression d'avoir ma moto bien en main ( à mon niveau ), une journée de roulage bitumeur sur les routes qui vont bien, ça vaut au moins 2000 bornes autour de chez moi. Je me fais plaisir à suivre Maco dans la superbe descente sur Villefort, et je remets ça dans la corniche des Cévennes, un tronçon de route superbe, un must.

La fin de la balade est un trajet en enfer, des bagnoles partout, des embouteillages, des routes sans intérêt.

Le soir pour la première fois de ma vie j'ai l'occasion d'apprendre quelque chose à Ninou, je lui apprends à se servir d'un ouvre boîte. Succès mitigé, timides améliorations, Ninou fait autant de progrès dans le maniement de l'engin que moi dans le pilotage de ma moto, après qu'il m'ait expliqué ce qui n'allait pas dans ma façon de conduire.

59. Chebello le roi et ses disciples !! Chebello le roi et ses disciples !!
 
Chebello à l'heure de la méditation entouré de ses disciples 748R, Paulo et Ninou.
 
Mercredi, c'est jour de repos. j' ai l'idée funeste de proposer un raid jusqu'au marché de Joyeuse, où je suis allé en avril il y a un an et quelque. En avril, tu y arrives facilement, même en voiture, et quand tu te promènes, ça sent bon le saucisson et le fromage de chèvre. Ce jour-là, c'est blindé, c'est infernal.

Petite partie de billard avec Paulo l'après midi. Tout à coup, le téléphone sonne, je n'en crois pas mes oreilles, la ducati de Prowler est en panne ! Très inquiet ( la ducat de Prowler et la mienne ont le même moteur ) nous arrivons. Autour de la bête, on s'affaire, on diagnostique, on ricane, on vanne tandis que Cedric fait tourner à plein régime son stock de jurons. Finalement le moteur se décidera à bien se comporter jusqu' à la fin de l'ardéchoise. Pour retomber en panne à Paris.

Le soir, David arrive pour faire les deux derniers jours avec nous. Prévoyant à sa façon, il a amené de quoi se protéger de la pluie ( il ne pleuvra pas ) mais pas de quoi se protéger du froid ( alors qu'en fin de soirée, dans la cour, on endure volontiers une petite laine ).Qu' à cela ne tienne !. Enveloppé comme un bébé fragile dans une couverture beige à carreaux, magnifique, il trône comme un maharadjah, tout simplement. L' évidence s'impose: " Comment pourrait on se passer de lui en Espagne ? " Dès lors, j'appuie Ninou dans sa campagne pour convaincre Le BD d' aller passer une semaine à Barajas.

 

Jeudi, je me souviens surtout de Soane qui emmène sur des routes étroites et bosselées un petit groupe, avant de lâcher tout le monde. ( Mais c'était peut- être un autre jour ). On devrait lui interdire de renouveler les posts où elle dit qu'elle se traine, qu' elle n'avance pas....

Je me souviens aussi de Gilles qui nous dépasse Maco et moi : le 500 cb est poussif, on le voit bien quand Gilles s'éloigne en poussant les gaz à fond, et pourtant, Gilles s'est faufilé comme une anguille entre Maco et moi, sans mettre personne en danger, et il s'en va. Une démonstration.

Le soir Etienne arrive.

 

Dernière journée, je roule prudemment. J'ai le souvenir d'une longue descente vers Vals les Bains où le Glotton emmène à sa suite trois autres motos. Je me dis : " C'est comme ça qu'il faut que j'essaie de rouler. Fluide, sans grosses accélérations, sans gros freinages..." Merci pour la leçon.

J' ai aussi le souvenir de la chute de Salvatore, qui n' a probablement pas assez retenu les conseils que Paulo et moi nous lui avons si souvent répétés ( Le grand avec l' hayabusa, t'essaies pas de le suivre, n'y pense même pas, le R1 non plus. Le multi rouge, c'est Etienne, il est pareil que les deux autres.... ) Ceci étant, j'ai envoyé un mp à Salvatore aujourd'hui, il m' a répondu aussitôt, il va voir un grand spécialiste début septembre. Ciao à toi Salvatore si tu lis ça, donne nous de tes nouvelles, j'espère que tu n' as pas conçu une mauvaise opinion de notre petite communauté.

Fin de journée, l' ardéchoise se termine, je remets ma remorque en position deux rails, en suivant les conseils contradictoires des uns et des autres, sous l'oeil goguenard et avisé de Gromono ;ça vanne de tous les côtés, je ne sais pas pourquoi, mais quand je me mets au boulot, c'est souvent comme ça.

 

Pour finir et en vrac

Super soirées dans la cour, ambiance vraiment au top. Des moments inoubliables.

Très bon souvenir des longues chevauchées avec Maco.

J' ai énormément apprécié la bonne humeur de Philippe, sa jovialité... Vous tous qui vivez près de lui, vous avez beaucoup de chance. Chapeau mec.

Merci à Sophie et Philippe pour la superbe organisation de l'ardéchoise, l'ambiance...

Merci à tous pour les bons moments. Ciao.




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MessagePosté le: 20 Aoû 2006, 20:46    Sujet du message: Répondre en citant

AngleKing
 
J'arrive donc le dimanche soir pour la fameuse semaine touristique...  Oui pendant que d'autres travaillaient ou se reposaient, moi,   j'etais entrain d'arpenter le circuit de Dijon-Prenois sur une moto de course (Kawa ZX9R)... Pour la semaine touristique je décide donc de prendre ma moto de tourisme,  à savoir la petite 500 CB S (S comme Sport). De toute façon,  pas besoin de moto de compétition car il n'y avait que des becanes, des grosses GT (1000 Tuono, 1000 R1, 999R, 1300 Hayabusa, 675 Daytona, 1000 Raptor, 1200 bandit), des trails de tourisme (1000 multisrada, 650DR/250TDR) voire des custom (1000 monster et 600 hornet) et peu de sportives (500 CB "jipé touch" et  Kawa 650 ER6).
 
1er jour ; La Biquette ou la Folie des Exterieurs
 
Direction le mont Gerbier des joncs,  haut lieu touristique de l'Ardeche, qui comme chacun le sait,  heberge la source de la... Mouais mouais, c'est çà oui, on a fait du tourisme... Je vous explique... Petite route viroleuse,  je suis, paisible, les 3 de devant à savoir : El Dahu (immatriculé en 07 donc sur SES terres,  hein, je précise, juste comme çà, pour info), Ninou (avec une puissance faible de SEULEMENT 152 ch), et Glotton (au roadster soit disant affuté  au chassis ultra sport). Sans doute se laissant trop aller au tourisme, Ninou doublera un fourgon de maniere savaltorienne, ce qui nous troubla grandement Glotton et moi. Me lassant de ce rythme touristique, je me décide à passer la 2nde et entame un belle exter' à sieur Glotton. Et d'un.  Sans forcer ni tirer dans le moteur,  je fonds sur Ninou  et ; meme punition que précédement. Enfin, tranquillement et sereinement, je déboite le 650 DR ardéchois avec une facilité digne d'un pur ardéchois sur ses routes.  J'arrive dans un p'tit bled et décide de m'arrêter sur la place pour attendre le reste de la troupe. Ninou arrive, exténué, mort de fatigue,  tellement mort de fatigue qu'il ne trouve pas la force nécessaire pour déplier la béquille et jettera sa R1 à terre, au pied de la CB (que d'honneur !).  Je l'avais pourtant prévenu de ne pas essayer de suivre mon rythme.
N'ayant rien à prouver et ne voulant froisser personne, je les laisserai un peu devant le reste de la journée, j'avais déjà vu en ces 1ers cinquante km que le niveau n'avait pas evolué, et que si je roulais à mon rythme, j'allais passer le reste de la semaine à attendre ...
 
Jour 2 : la cornichouette  ou la spéciale à 4
 
Chouette la cornichouette ! Des routes plus que prometteuses et pour cause ; je les connais un peu, les ayant parcourrues en 750 GPZX et 600 djebel.
 
1ere spéciale : la chavade.
Grandes courbes à doubles voies destinées  aux sportives et ma CB maintiendra malgré tout derriere une R1 et autres 999R. Magique  CB ! (Et encore vous avez du bol que ce soit pas une 500 GPZ).
 
Les routes s'enchaînent et sont toutes + belle les une que les autres. 
 
A retenir en particuliers  la spéciale à 4 (Prowler, Jipé,  el Dahu et moi) que nous avons fait entre Florac et St Jean Du Gard. Chacun notre tour nous prenions le commandement. Jipé qui me fait le freinage et 2 virages plus loin pose le repose-pied, une erreur et hop SANCTION immédiate (comme en motoGP),  il perd une place  et je lui fais l'inter'. Je freine trop tôt et hop c'est au tour de Prowler de me passer ... Et ainsi de suite le tout sur 50 bornes. Un pur régal. Et le meilleur pour la fin : Le Col St Pierre. J'ai un net avantage, je le connais par terme (heu ,  par coeur que je voulais dire) ; j'attendrais mes camarades de jeu pour que nous continuons à rouler ensemble...
 
53. AK (pourquoi j'ai des genoux !!) AK (pourquoi j'ai des genous !!)
AK : Qu'est-ce qu'ils ont, mes genoux ?
 
Jour 3 : Repos et le self-control
 
Je décide le matin de me joindre au groupe des arpenteurs de marché. Quel riche idée ! du monde  , du monde du monde... Heureusement, nous pouvons compter sur Glotton pour nous frayer (effrayer ? ) un chemin et sur Personne pour semer la zizanie au milieu des marionnettes (si si Personne, ya des fils qui tiennent les marionnettes, si si..)
L'apres-midi,  je fus une grande découverte sur moi-même.
Je m'en sentais sincérement incapable.
Quelle performance !!!!
Comme ai-je pu faire ?
Un miracle ?
Un moment d'absence ?
 
Je ne comprends toujours pas. 
 
Comme ai-je pu ne pas sortir un seul couplet sur la fiabilité italienne quand PROWLER EST TOMBE EN PANNE alors que nous étions tous les 2 ??? 
 
Encore un grand mystere de la nature...
 
Pas meme un " tu crois que maintenant que  la CB a atteint 60.000 km je dois lui faire une vidange ? "
 
Jour 4 : La tourista  ou le combat RSV/CB
 
Quelle drôle de nom pour cette sortie ? La Racinga eut été de meilleur aloi ! Une mention spéciale pour la spéciale Genolhac/Les Vans où avec sieur BD on s'en est payé une bonne tranche... Bon revetement , virolos à profusions, des travers maîtrisés (si si) , bref que du bon.. Ajouter à cela la mémorable Ales /Florac ,  les petites routes à chevres gravilloneuses avec Jipé, Salvator, El Dahu, BD et Prowler déchainés  et on obtient un coktail détonnant.
 
A signaler toutefois la peur de 3 protagonistes (Ninou, Bernard Bracam et Glotton) qui auront décidé de partir bien avant nous de peur de se faire doubler ... (pretextant un changement de pneu pour la tuono alors que les 2 pneus pouvaient encore faire 5.000 bornes)
 
Jour 5 : La Vomita ou le repos du pilote
 
Ce dernier jour,  je sens la fatigue s'accumuler (je rappelle que je courrais la semaine d'avant sur le circuit de Dijon) et décide ne plus être aux avant-postes et j'arpenterais les routes (tjs aussi sinueuses et envoutantes) sur le couple de mon p'tit twin poussif.
 
Quelques spéciales de temps à autres avec Sieur Prowler,  d'autres avec le developpeur de proto 500 CB, bref du tourisme sportif.
 
En conclusion, une ardéchoise au bon gout de "reviens-y",  des routes sélectionnées, des hôtes d'une gentillesse et aux coeurs énormes et encore un GRAND MERCI (car j'ai bien conscience du boulot de préparation que cela représente),  de franches rigolades, des parisiens  et autres nordistes /suisse /Alpins qu'on a tjs plaisir à revoir (et pourrir , héhé); bref en 1 mot : EXCELLENT !
 
 
Ardèche 2006 :
"J'ai jamais su rouler, tu peux m'apprendre..." Glotton à Jipé
"Saloperie de moto de merde" Prowler
"ma moto est en cours de developpement" Jipé
"ma moto ne fait QUE 152 ch, moi.." Ninou


 

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MessagePosté le: 21 Aoû 2006, 14:59    Sujet du message: Répondre en citant

Prowler
 
Samedi :
Chargement du Tuono et du Monster sur la remorque et ultime détour pour aller chercher les affaires de grincheux qui me gratifiera pendant 800km de "et ta voiture, elle a pas la clim' ?" "mais c'est pas un pare-brise athermique, j'ai chaud" et autre "tu devrais monter des sièges baquet" (ben tient !).
Arrivée sans encombre et sans trop de bouchons à Aubenas, déchargement, apéro et arrivée d'autres protagonistes.
 
Dimanche :
Ben dimanche on a rien fait, repos, apéro moitié de la journée, glandouille.
 
Lundi :
Début des hostilités ! Enfin, moi j'y vais mollo ; je sors de 2500km de balade pèpère avec armes et bagages et pas de 3 jours d'entrainement sur piste comme certains.  JiPé, notre boulet du jour (élu à l'unanimité à la fin du séjour "boulet de la semaine") arrive déjà une demi-heure en retard et nous fera le coup de la panne d'essence en début d'après midi après à peine 160km au compteur (t'as beau lever le bras Pépé, mais quand j'suis lancé pour te faire un intér', je passe et je trace !).
Bref, balade du jour calme (et même plutot fraiche coté météo) pour se mettre dans le bain et se rendre compte que de groupe toursite, y'en a pas ! Ca tartine même à "l'arrière garde" et y'en a quelqu'un(e)s, va falloir arrèter de leur filer des conseils si on veux pas qu'ils/elles viennent jouer les trouble-fète en tête de peloton d'ici peu !
 
Mardi :
J'commence à me dérouiller, pis avec mes nouveaux réglages par rapport à l'an dernier, y'a plus rien qui frotte par terre en courbe (pas comme sur les CB soit disant "sportives").
La montée sur Chavade se fait avec Philou et en attendant JiPé dans les bouts d'droits (c'est que j'ai un poil de puissance en plus là : psa d'patate la 500CB !) en guise de mise en jambe, puis on file vers le barrage de Villefort sur un rythme crescendo ; dediou ça va vite là et on sera une paire à être un peu surpris par un feu rouge pour cause de travaux et circulation alternée en pleine descente (ben oui, j'ai bien vu des trucs jaunes au bords de la route, mais pas eut le temps de lire ce qui était écrit dessus quoi !) ; vouuuuu chôôôô !
Petite pause paysage/clope au barrage puis on repart et je me laisse enfermer au départ (aargh !) : Maco, Soane, Daniel et Philou à passer et puis plus rien devant. Un boulevard de 500m à 1km qu'ils m'ont collé les fous de devant alors, j'essaye, j'en remets une couche... puis finit presque par laisser tomber et rendre la main quand un 500CB pointe son feu arrière dans ma ligne de mire au gré des dépassements et traversées de bleds : j'les recolle ! Bon alors, là, ça a encore été vite, j'ai pas tout imprimé si ce n'est que le CB, ben celui là aussi "pas d'patate" dans les grandes courbes jusqu'à Mende  (Quoi mes pots AK ? Ils frottent pas ? Ben c'est bon alors... on s'en fout qu'ils frolent le sol !)
Resto à Mende puis direction Florac pour attaquer la Corniche des Cévennes et se tirer une bourre sur cinquantes bornes avec les 2 CB et El Dahu. Inter', extér, et que je te fais les freins. J'fatigue, vas-y ouvre la route. P'tain de cale-pied qui rââââcle. Y'fé chaud. J'vais m'le faire là, j'vais m'le faire...
Pause café à Saint Jean du Gard puis retour chaud et cahotique vers Alès (où tout le monde se perd, JiPé -boulet en chef- perd sa plaque d'immat' et se fait gauler par les flics) et Aubenas. Gnnnaaa, gna, fé mon plein et j'me casse moi !
 
Mercredi :
Journée repos : on bricole un peu la CB d'JiPé avec Gromono ; ben, une batterie pas sérrée, ça marche moins bien évidemment. On glandouille un peu puis on se décide avec Gille d'aller faire un tour dans Aubenas.
Sur le retour, la Monster ratatouille et hocquète sur un cylindre. Retour comme on peu à la maison et inspection de la bète. Y'a de la compression, de l'allumage, mais le cylindre arrière pète quand il veut. Peut-être une merde dans l'essence ? JiPé, AK, Glotton et Maco se décide à aller en ville me quérir du nettoyant injecteur : ok !
200mL de Yacco à diluer "dans un plein". Mais un plein de combien ? 15L ou 60L comme n'importe quelle bagnole normale ? Il doit rester 7L dans mon réservoir, je met tout et j'vais rouler avec Glotton en éclaireur et roue de secour au cas où. Ben les petites routes sinueuse, gravilonnée, bosselée dans les bois avec la puissance qui passe d'une quanrataine de chevaux à 95 d'un coup comme ça, quand ça veut et réciproquement, c'est du sport ; ça doit etre ça une moto caractérielle ! Bon, c'est lourd, je file vers la nationale direction Montélimard. 60km à ouvrir comme un goret et il n'y parait plus ; ça marche et ça marchera jusqu'à la fin de l'Ardéchoise, ouf !

56. Prowler le sosie de Personne Prowler le sosie de Personne

Prowler, L'Impérator du gravillon

Jeudi :
Je scrupte mon fonctionnement moteur, mais mise à part quelques très léger hocquets à bas régime en tout début de balade, ça semble ok et même d'autant mieux que je mets du gaz : ben, va pour mettre du gaz dans les gorges de l'Ardèche dans les sillage de Ninou, BB, BD, Glotton, Salva.
Pause café où vu l'heure presque tardive et la perspective de devoir trimballer des sandwichs au soleil nous fait presque tous préférer de les manger sur place au bar (exit les pique-nique !).
La pause pique-nique devient une pause sieste puis on file vers Florac via une spéciale magnifique où j'ai encore pris AK en pitié et l'ai gentiment attendu dans les bout de droits, en sortie de courbe (il accèlère tôt, mais y'a trois malheureux chevaux, que voulez vous) et au freinage  môsieur prétextant une ouverture de visière pour cause de projection d'insectes alors que je lui faisait un extér'.
Pour rentrer, 40km de route comme j'aime (bosselée, gravilonnée, sinueuse, étroite, en grande partie en aveugle dans les bois) avec AK, Jipé (qui roule pas si cool que ça), Salvator, El Dahu (normal, il a un trail !), BD (qui s'accroche malgré ses bracelets) puis une zpéciale en descente pour ceux qui ont encore du jus : là j'fatigue et j'vais plutot en profiter pour aller rouler avec Paulo (à peine aperçu en 3 jours de roulage) et lui ouvrir sagement la route ; enfin, sagement pour moi, parait qu'il pose les genoux (lui !) en me suivant !
 
Vendredi :
Ca crève un semaine de roulage , mais bon, il y'a quelques spéciales à ne pas rater : pas forcément les plus annoncées (comme Tournon-Lamastre où je m'abstiendrai ; y'en a un qu'aurait mieux fait aussi ), mais au moins sur les routes pourries comme j'aime que ce soit dans le sillage d'Etienne ou cerné par les 4'pattes sportifs dans les routes à chèvres  où "faut vraiment être frustré pour attaquer sur de la route pareille" parait-il dixit BD qui tentera quand même de suivre le train.
 
Samedi :
Jour de départ pour presque tous, rangement, ménage, récupération du 999 de Salva, et un p'tit tour dans Aubenas à pinces avec Philou et Sophie ; moi j'ai tout mon temps, je suis en vacances et je préfère éviter les bouchons du samedi.
 
Dimanche :
Retour maison avec une bien belle cousine à ma Monster ; la Raptor de Maco. J'vous raconte pas comment ça en jette et comment tout le monde se retourne sur les deux belles pour voir ce qui les distingue.
 
 
Au final, de super routes, une météo optimale pour rouler (pas trop chaud, pas de pluie !), un logement au poil (pour un budget hyper raisonnable), des road-book géniaux,... une super organisation !
Un grand merci à Sophie et Philippe pour tout le boulot qu'ils ont abattu pour nous organiser ça du mieux que ça puisse etre et faire en sorte que tout le monde soit satisfait... et merci à tous les autres pour ces grands moments !


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MessagePosté le: 22 Aoû 2006, 13:25    Sujet du message: Répondre en citant

Glotton
 
Allez, je me fend d'un CR, apres ces excellentes 2 semaines de moto

 
Jour 1: Samedi
La descente en Ardeche avec Prowlo.
il veut pas venir atteler les motos la veille à la maison,
il veut pas venir manger et dormir à palaiseau pour qu'on décolle
trankilou au petit matin,
il veut se coucher à 17h passqu'il est fatigué, et il dort
bien que dans son lit pépère...
Bref, en période casse-couille, il prefere faire des AR le samedi matin pour que ca soit plus compliqué et moins pratique...du grand Prowlo
Donc c décidé, je le ferai chier toute la descente dans sa voiture sans pare-brise athermique, sans sieges sports qui maintiennent bien le dos, sans clim', bref... jvous dis pas...
Arrivés sans encombres à Aubenas, les MZ sont là, la Raptor aussi, Soane et Kéké aussi, tout va bien....je suis allé inspecter les chambres avec Maco pour tuer 2 3 araignées qui effrayent Sophie si souvent et ca exaspère Philipe

Jour 2: Dimanche
Repos, tout le monde ou presque est là, ca sent bon les vacances !

Jour 3: Lundi
Le mont Gerbier de Jonc
Temps frais, superbe décor, routes sympas
Ninou fait tomber sa moto comme une grosse m...de Yam,
je le comprend bien évidemment...
Jipé Number One - Boulet of the Semaine : la panne d'essence
plus des excuses archi bidon...il commence fort le nain...
je le regarde droit dans les yeux quand il arrive une heure plus tard, c marrant comme un être faible et vicieux peut avoir de tous petits yeux quand il se sent fautif de kkchose...

Jour 4: Mardi
Belles routes, température en hausse
Jipé Los Bouletos avé la moto qui démarre plus à Mende...
'tain, Honda, c fini le temps "que des vidanges tous les 50000"
En descendant sur Florac, arsouille avec la Yam de carnaval avec flamming
Arrivés à Florac, un gros abruti nous double n'importe comment en faisant
un peu hurler son moulbif : Bambi nous a retrouvés Wink
Une Corniche des Cévennes avec l'Espagnol, de toute beauté, personne, pas de voitures, pas de motos, bref du roulage tres rapide derriere Ninou, pas un con pour nous tenter un exter malheureux, le 4pattes poussif et le bi italien plein de vie s'amuse sur cette superbe corniche
Petit verre sympas dans un bar avec brumisateurs à St Jean du Gard,
on repartira avec Bambi kk kms avant qu'il nous lâche pour redescendre
sur Montpellier.
Mémorable traversée d'Ales avec LosGrossoBouletosJipétos qui a perdu sa plaque
minéralogique, et qui fait pas le malin du tout quand 2 motards de la gendarmerie
l'arretent...héhéhé

Jour 5: Mercredi
repos...ca tellement "fatiguant" de rouler avec certains, qu'on l'a bien mérité cette journée...et bien Dany alias Chebello nous emmene dans LE lieu d'Ardeche le plus fréquenté du monde : le marché de Joyeuse...
bravo Daniel, encore une idée comme ça, et tu pars en punition à Voreppe 1 semaine. D'ailleur, ce soir là arrive l'inénarrable BD et son fabulous RSVscotch (et non pas stock)

Jour 6: Jeudi
Les gorges de l'Ardeche...bcp bcp de voitures, il fait chaud...
le décor toujours somptueux, mais la route pas assez roulante à mon gout en ce début de journée...et une chèvre sur le bord de la route que les 3/4 ne voient même pas ! les dangers....
Ensuite une belle N106 ultra roulante en montant jusqu'à Florac...ca fesait 3 jours
que je laissai croire au chauve de Marseille "qu'il roule super bien et que son genou est pas loin du sol", mais là je met gazzz, et pars rouler avec MrEnTouteSécurité, Ninou, ElDahu, etc...bref les rapides quoi.
Etienne nous rejoint avec son beau Multi rouge le soir, et....et.....et un incroyable tshirt Ducati...quileutcru lustrucru ?

55. Glotton la GAY star Glotton la GAY star
 
Glotton : Même pas peur.
Jour 7: Vendredi
Je pars me faire changer les Power (l'arriere est mort à mon goût), à Aubenas,
pour des BT010, et repars avec 1heure1/4 de retard sur le groupe...
(moi je ne fais pas perdre une heure à tout le monde, et Soane, ce qu'elle roule en 3 heures, je le fais en 2 heures...Wink
donc 1 heure de "retard", c fastoche que je les reprend sur le groupe complet)
Hé ben alone, la montée sur Privas puis LeCheylard, c'est vachement bien !
Ils ont fini leur café, mais j'ai le temps d'en reprendre un avec les plus lents...
Puis avec BD, on se fait un petit détour vers une station service, jsuis en manque, mais ne demande tj pas au groupe de m'attendre ...de toute façon, ce n'est pas nécessaire, on mettra du gros gros gazzz avec le BD, et on finira par rattraper les derniers, et remonter tout le monde...Krosse Arsouille avec le BD, sur du beau billard....
jusqu'à s'arreter pour s'occuper du Salvatore, blessé, qui a du une nouvelle fois
nous montrer comment "il joue avec nous quand il veut avec la meilleure
moto du monde".
Il s'est fait mal à l'épaule, il partira avec les pompiers, sa 999 n'a finalement
pas grd chose, on a pu lui ramener roulante chez le Dahu.
La fin de journée se fait par une VRAIE route à chèvres...on est secoué comme
pas possible...je décide de rester trankilou derriere, avec ma chérie,
et constate une nouvelle fois l'excellent niveau général du groupe Maco, Sophie,
Daniel, Paulo, Gromono...

Une excellente semaine, avec des fous rires, des beaux décors, une maison
assez grande pour loger tout le monde, quelques feignasses au moment de faire
les courses, la vaisselle, mettre la table, pas pour boire l'apéro et manger le saucisson par contre, mais les bosseurs étant assez nombreux, ca l'a bien fait quand même.

Le lendemain, départ pour l'Espagne...de nouvelles aventures en vues, surtout
avec certains protagonistes
 
 
Merci Sophie et Philippe pour cette excellente semaine de roulage !

Superbes routes, temps commandé très bien choisi (avec juste 2 glaçons pour la fraicheur),
bref : une ardechoise reussie !

Sophie : un Bravo particulier pour supporter cet energumène de Philippe le sémaphore !  Wink Wink Wink
et qu'est-ce qu'il parle c pas possib' !!!
 
BRAVO a vous 2, et MERCI



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MessagePosté le: 03 Sep 2006, 15:41    Sujet du message: Répondre en citant

Bernard Bracam
 

Je pars dans une semaine. Je pars dans six jours ; dans … tu parles, je sens une sourde angoisse qui monte qui monte, mon dieu qu’il est bête, le petit bruit sec de la teuf que l’on casse par avance, et celui qui se meurt déjà d’un événement que tant d’autres Bitumeurs semblent attendre avec passion et avidité ! Mais je me rend compte à quel point les « je vais vous pourrir », pour rire paraît-il, me ramènent à ce que la vie peut  avoir de pourri en effet une fois que le pneu ou la route ont décidé de se dérober sous votre fessier de compétiteur de troisième division. Quand pars-je ? Je n’en sais rien en fait, quand on n’aime pas de ne savoir aimer (une perspective, un paysage, un rêve fragile), on ne compte pas (les fossés, les arbres, ses amis). Je pense à l’instant à ces comptes-rendus que chacun aura à cœur de brosser, le sourire au coin du cœur, cherchant à poursuivre d’un revers de clavier affûté, ironique, exhaustif, vibrionnant, humoristico-réaliste, élégamment poétique à tendance brutale, la courbe gracieuse tracée sur le bitume au cœur des massifs ardichounets. Si je me souviens bien, je souffre au demeurant d’un devoir de vacances et de mémoire jamais rendu. Zéro plus zéro égale un. Un trou de mémoire.

 

 

des fois tu te demandes

 

Samedi, dernier délai pour préparer quelques effets de première nécessité, voyons ! Zutre, encore raté, je ferai ça dimanche matin. Dimanche, temps maussade, il faudrait aussi graisser la chaîne, sauf erreur. De quand date la dernière vidange, au fait ? Je suis certain que les plaquettes de frein ne tiendront pas la distance, je dois au moins changer celles de l’arrière. Voici des trombes d’eau qui tombent de là-haut, du ciel, du nuage, je surnage, je renonce, je ne pourrai pas, il est trop tard déjà, encore, pourquoi ? Ça va, tu suis encore ? Jiiipé, ça veut point démarrer, Soaaaaaaaaaaaaane, j’peux pas…

 

Lundi, c’est parti. Pendant que les biques à motocyclette rencontrent les chevreaux ardéchois, je crapahute vers Aubenas, ça veut bien, je peux. Je rejoins la cité du bas Vivarais, et je me plais comme il se doit à négliger l’excellent plan préparé par l’organisateur, qui me permettrait de rejoindre notre maison d’accueil sans coup férir. C’est ainsi que je me retrouve sur la corniche Nord du haut de la ville, pris dans un mistral féroce qui semble vraiment chercher à m’arracher le malheureux feuillet que je me suis décidé à consulter. J'oublie cette tentative déraisonnable en la circonstance, pour chercher le cimetière (un bon point de repère, en fait), et je découvre avec saisissement combien l’idée que d’après la carte je me faisais des lieux correspond peu à la réalité. Mais pour l’heure, il me semble qu’il est bien tard, et le portail de fer qui garde l’entrée de la résidence est verrouillé, je m’inquiète. Tout rentre dans l’ordre peu de temps après avec l’arrivée de la horde sauvage qui, je l’apprendrai bien vite, a été retardée par les caprices d’une Honda (on ne donnera pas la vraie raison de ces impérities), comme quoi ce sont vraiment des motos de kéké. Il est temps de songer à quelques soins du corps et de l’esprit, après avoir retrouvé les copains espérés, et Paulo brièvement croisé, et Salvatore, engagé de dernière heure. Le Dahu viendra plus tard, un précieux compagnon, ainsi qu’Etienne, BD en guest star (ch'comprends pas, mon bidon d’huile était neuf).

 

Mardidéal ouvre ma semaine bitumeuse ; reconnaissons tout d’abord que le pays est chaleureux, ensoleillé, ce qui change bien agréablement de la médiocrité du climat que j’ai abandonné sans regrets en Suisse. Comme je loge avec JP à quelques km du camp de base, nous arrivons en retard sur l’heure légale prévue pour le décollage. Moins que lundi me dit-on, plus que jeudi, c’est dit, le progrès suit parfois des chemins secrets. Hé bien, à propos de chemins secrets, ils devaient l’être de manière singulière, pas moins que les routes que nous avons empruntées. Car je me souviens d’avoir mis du gaz, mais il m’est impossible d’être plus précis ou descriptif, soit pour dépeindre quelque trajet ou paysage que ce soit, ou pour commenter de hauts faits motocyclistes kilomètre par kilomètre. Manifestement, les neurones et synapses sont ligués contre moi pour me réduire au silence sur le seul sujet qui devrait vous intéresser. Alors, déçu ? Je ne le soupçonne même pas.

 

prière de ne pas déranger le mateur d'art

 

Quelques souvenirs peut-être, à commencer par la ville de Mende, sa belle cathédrale qui domine une place en pente douce où nous prenons notre repas de midi. L’occasion de constater presque naturellement que la CB 500 de compète de JP est capricieuse, et de craindre déjà qu’elle ne nous laisse plus de repos de l’esprit. Pour l’heure, elle ne démarre plus, et je ne me souviens pas par quel miracle nous n’aurons pas à chercher un désenvoûteur sur le champ. L’après midi, c’est tout à la fin de la Cornichouette (dont j’ai même reconnu en passant quelques spots pour l’avoir parcourue lors de la Cévenole) que j’avise dans mon rétroviseur la tronche bestiale de la Suzuki de Bambi dont la visite était annoncée. Je m’efforce de contenir son accélération, mais ce n’est guère jouable, et nous faisons halte peu après aux abords de Florac. Bambi est enchanté de la rencontre, toujours exquis ; moteur arrêté, son pot exhale de lourdes volutes de fumée huileuse et âcre qui semblent lui procurer une joie peu commune. Salvatore regarde ce spectacle d’un mauvais œil ; il ne connaît pas notre ami, qui nous a dépassé avec une vélocité surprenante, et nous apprenons que de plus, il nous a rattrapés après avoir fait demi-tour 10 km plus haut, après nous avoir croisés. Quelques explications plus tard, tout rentre dans l’ordre : tout est normal, à commencer par la fumée du pot due au déversement d’un litre d’huile en son intérieur à la faveur d’une casse moteur : banal épisode récent dû à une cure de pseudo jouvence du haras nippon.

 

St Jean du Gard qui vient ensuite donne lieu à une séquence Bitumeurs du meilleur cru, avec la formation involontaire de deux groupes dispersés à deux terrasses de cafés pour cause de regroupement manqué à l’entrée de la ville. Puis à Ales, j’assiste silencieusement JP dans une négociation délicate avec la police montée, qui lui reproche d’avoir perdu sa plaque et lui recommande cordialement d’aller s’en faire mettre une sans délai… au prochain « Feu Vert ». JP est d’une onctuosité qu’il faut avoir vécue pour comprendre grâce à qui le Bitumeurs constituent le groupe soudé et harmonieux dont nous goûtons chaque jour l’excellence. Une grande leçon de « diplomatie »  A part ça, la chaleur est intenable, la fatigue de la journée pesante, le groupe complètement éclaté, c’est la débandade générale. Gromono et moi-même assistons JP dans sa quête de l’immatriculée contraception, et ce n’est pas du gâteau. Notre présence ne sera pas inutile, il faut le dire, parce que la CB de compète joue sa partoche capricieuse, et je nous vois désespérés quérir une remorque pour rentrer à Aubenas. Ben même pô !

 

mazette, coursifiée !

 

Jeudidéal, Soane nous apprend dans son compte rendu que nous avons visité les gorges de l’Ardèche. Soane, je te laisse la responsabilité de cette affirmation. Pause de midi, il est prévu un arrêt pique-nique à l’entrée d’une spéciale réputée. Le premier parking que nous abordons au bas de la route a si mauvaise allure sous un cagnard impitoyable et dans le rugissement de la circulation locale que AK accepte la proposition d’aller reconnaître les lieux plus haut. Il me semble préférable de l’accompagner ; je ne sais pas pourquoi, je ne lui fais pas confiance, et bien m’en prend car ce plaisantin enquille les lacets à plein pot, le nez à ras le guidon, l’œil rivé au fond de la trajectoire. On ne l’aurait donc jamais revu ni n’aurions déjeuné si je n’avais très vite avisé un joli lac sur la gauche, qui nous offre une étape au cadre quasi enchanteur. L’occasion aussi de découvrir à quel point une chaise de restaurant procure quelques substantiels avantages en termes de confort par comparaison avec la terre poussiéreuse de notre halte en cette période estivale, du moins du point de vue de la vieille garde.

 

que de plat, que de vert !

 

Vendredidiot ouais, j’ai souvenir d’une pause café au Cheylard, au terme d’une spéciale bien emmenée avec Etienne, Ninou et BD et Salvatore : je ne sais pas pourquoi, mais je m’y engage avec l’impression qu’il y a du monde devant nous, de telle sorte que je ne mégote pas vraiment sur l’usage de la poignée de gaz. Or nous sommes les premiers arrivés, c’te bonne blague ; le ciel se noircit de manière fort menaçante, le froid semble s’installer alors que nous commandons quelques boissons à la terrasse d’un café. Nous devons user d’une certaine diplomatie (enfin…si !) pour apaiser Soane à son arrivée, qui semble croire que nous sommes installés depuis bien longtemps. Alors que nous avons simplement pris les commandes par téléphone à notre départ pour garantir le bon déroulement de la journée. En fait, c’est moins une question de tempo que d’excès d’optimisme qui va ternir la deuxième partie du parcours, avec la malheureuse chute de Salva. Je l’ai présent dans mes rétroviseurs dans la descente Lamastre Tournon, puis je ne le vois plus, et nous poursuivons la route Ninou et moi. Or, entre Sens interdit et New délit, il nous reste à revisiter l’Art déchu, que les milices sarkoziennes désorganisées ne parviennent ni partout ni toujours encore à contraindre par le fer. C’est parfois au prix du lard du chat (quand on sait ce que coûte la pièce carbone) qu’il nous arrive de rapporter notre sens de la géographie et de la conquête aux justes proportions d’un caprice routier mal négocié. Alors la chute guette, et c’est un sentiment désagréable qui nous saisi sitôt parvenus en bas de la vallée, personne ne nous rejoignant. Angoissante remontée à petite vitesse, en scrutant l'intégrité de tous les murets bordant le précipice, cherchant la trace d’un tout droit dans l’herbe côté ravin. Par chance, le pire est évité.

 

L’après-midi, notre équipe partiellement recomposée poursuit son épopée sur les terres de l’enfumeur de service, le Dahu. Comment eusse-t-on voulu qu’ils vissent Tulle, entre gorges profondes de l’Ardèche et digressions intestinales de l’Eyrieux ? Ça se tortille, ça serpente, ça rebondit et cahote, le bitume s’enroule sur lui-même, une chèvre n’y retrouverait pas ses chevreaux. On connaît mon côté rieur, mais moins mes frères les rieux. J’opte donc pour un arrêt paysage dans la descente vers St-Michel, en un remarquable belvédère qui domine l’Eyrieux justement, qui serpente sous un soleil paresseux mais rétabli. Le spectacle est grandiose, l’envie d’apaisement bien réelle après nos chevauchées débridées, et chacun partage les bienfaits du panorama idyllique qui s’offre au regard. Ninou en profite pour m’assurer définitivement qu’entre croyance et vérité, la science n’est jamais infuse, mais règne sans conteste possible. Affaire de travail et de compétence, elle définit les règles de la prise d’angle que le simple d’esprit est bien avisé de ne pas tenter de définir, le pauvre. Quelques souvenirs du clocher rural de mon école me reviennent en pensée, pour tout secours scolaire.

 

disruption impromptue

 

Cette Ardéchoise m’aura fait découvrir à la reposée quelques expressions frappées au coin du bon sens, féminin pour celle-ci : celui qui veut du fromage, ben il se bouge le cul. Ou bien, demain y’a rien à bouffer si JP ne va pas au supermarché. Dure vie que celle d’une micro société où tout repose sur le bon vouloir de chacun, vannage assuré. Et Soane qui m’avait laissé croire qu’elle avait réglé le calendrier des tâches ménagères. Ah oui, ne lisez pas ce compte rendu : je ne le trouve pas bon, pas rigolo, et j’ai adoré par exemple celui de M. Chfépas de vagues, sincèrement. Et puis je dois le dire, je suis reconnaissant à chacun d’avoir été présent, disponible, amical, et content d’avoir ainsi grâce à vous vécu quelques jours rares pas si malheureux tout compte fait (bien hésité à la faire, celle-là).

 

Soane, Philippe un grand merci pour votre accueil, les books impeccables, l’impayable bonne humeur du deuxième et la constance de la première. A chaque fois que je rencontre ce microcosme bitumeur je n’en crois pas mes yeux, je comprends que je ne sais rien du monde ni de la vie. Ce sera ma conclusion qui en germe contient ma reconnaissance, je le soupçonne ; voici le risque que vous courriez à me lire. Toute ma reconnaissance ? Vos gueules les mouettes, je vous admire trop.

 

Mr Antout’sécurité, Bernard Bracam


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MessagePosté le: 20 Sep 2006, 14:18    Sujet du message: Répondre en citant

Personne
 
Alors pour nous, tout commencé ... on s'est dit Soane et moi qu'il faudrait être un peu actif et ne pas laisser le travail toujours aux mêmes....
Donc est née l'Ardéchoise....
On a la maison de vacance de mon Papou à Aubenas et pour nous c'est super car pas de frais de gîte ce qui est trés bien pour nos portes monnaies troués...
Alors on essaye de faire au mieux en sachant qu'il y a de tout comme motos et comme niveaux....
On veut voire d'autres têtes que celle habituées a cet exercice...
Donc on dit qu'il y aura un niveau touriste ce qui me fais rire la bouche quand on voit le niveau touriste des Bitumeurs....
Alors il faut des routes variées et non avariées....
Les recos commence en avril et se termine fin juin.... Les deux d'avril se font en voiture et les deux dernières en moto où on sera même accompagné de Zé pour la Cornichouette....
Sa nous fait déja 1300 bornes environ de recos..... On les a fait dans leur intégralité car on veut pas de surprise et j'aime pas l'a peu prés et aussi je veux que Soane et moi assurions la chose comme il faut....
Ok pour les recos et Soane fait les Road book.....
Le tress se fait sentir et vous savez tous aussi que je suis pas d'une grande patience.... Mais les choses se font et tout est prét le jours venu.....
On avait fixé le nombre de participant et vous pouvez remercier Soane car moi je voulais moins.... Je voulais 12 avec nous....
Puis j'ai averti que c'était pas fais pour les débutants de chez débutants et j'ai bien fais car vraiment c'est épuisant pour des novices....
J'ai apparemment mal été compris mais je m'en fous car je suis convaincu que j'ai eu raison...
Et puis je merde car je fais ce que je veux chez moi.....
Vous croyez que la phrase ci dessus est de trop???????
Non????
Oui????
 
Bon j'assume....
 
Les participants s'inscrivent et je suis content de voir des potes et potesse comme Chebello, Maco et Gromono s'inscrire....
Enfin des têtes non habituelles.....
 
Paulo que je connaissais pas s'inscrit sur la recommandation de Chebello je crois.....
 
Bon je le connais pas mais si les autres disent ok c'est ok pour nous aussi....
 
René se désinscrit c'est bien domage même si il en aurait un peu chié vu le niveau de roulage et du coup Salvator s'inscrit....
Un pote a Paulo donc le pote du pote au pote... Bon c'est ok aussi pour lui et quelques heures aprés Artémis nous téléphone et on est obliger de lui dire avec la larme à l'oeil que ce n'est pas possible car on est complet....
Pas grave pour Réné et Artémis, à la prochaine ils seront prioritaire s'ils désirent venir....
 
Donc voila on est complet et le jours J pointe son nez......
On monte Samedi Soane et moi avec les motos chargées mais surtout un Ptain de Mistral de la mort qui tue sa race...
On dépassera pas les 110 sur autoroute et on doublera les camoins par la troisième voie de peur de l'appel d'air...
Ce fut épuisant et on mettra 3h30 pour faire le voyage alors que d'habitude on n'en met que 2h30 en s'arrêtant au bout de 100 bornes vers Orange...
On arrive dans les rues d'Aubenas et qui qu'on voit??????????????
 
Les MZ main dans la main comme des touristes Hollandais....
 
On s'arrête et on leur dit de nous suivre jusqu'à la maison..... On attend 5 mn qu'ils aillent chercher leur voiture et la moto de Maco....
 
On arrive devant le portail et là ça y est l'Ardéchoise commence.....
 

PICT6701 Le centre d'hébergement ...

La piaule en question ...

Donc j'ouvre le portail et nous entrons sur le champ de bataille...

On installe les tables dehors et quelques chaises histoire de pouvoir poser son cul...
On a juste le temps de boire un coup que Prowler et Glotton arrivent...
Avec Sophie on était juste en train de voir la mise en place pour nos Guerriers...
Juste le temps de se faire les bisous que l'on déssangle déja leurs motos...
Puis aprés ils nous aident à descendre un lit de l'étage pour confectioner la chambre couple ou plutot partouze...
Puis quand on a plus besoin de gros bras, sophie et moi continuons la mise en place du gite...
De toute façon Prowler n'arrête pas de discuter et Glotton l'écoute d'une oreille distraite alors que son regard se porte sur l'heure et qu'il langui de voir sa Maco arriver...
Il a l'air tout perdu le Glotton sans sa Maco....
Il me fais penser à un cocker abandonné...
On lui jeterais presque un nonos au Glotton...
Les rigolades commencent avec Glotton, Prowler et les MZ.....
Quand tout à coup on voit le Glotton qui frétille de la queue....
 
si si......
 
Sa maco est au portail et il bondit tel un lievre en rute....
 
Moins une il sautait par dessus le portail, mais dans son élan, il a vu que quand même c'etait un peu trop haut...
Maco n'a pas encore ouvert sa porte que déja il lui fait plein de léchouilles...
Maco est obligée de faire preuve d'autorité et lui dit:
 
Pas bouger!!!!!!!!!!!
 
Glotton s'exécute tel un chien à l'arret...
Maco reprend ses esprits et amadoue la bête....
 
Maco est contente de voir que sa moto est à bon port et en bon état....
 
C'est beau les potes comme les MZ.....
 
On prend nos marques on s'installe et Glotton fait un peu pipi partout....
 
On se repose de nos différents parcours de liaisons et on se prépare à aller faire les courses...
 
Pour les courses il y aura Maco avec sa voiture, Soane et ma pomme....
 
Direction le Leclerc...
 
On arrive au, ptain il y a un monde pas possible et en plus il est tout petit....
On se réparti les taches et on part en commando...
On connait pas le magasin est on est obligé de faire presque tout les rayons entre les Hollandais et les momes pour trouver notre bonheur...
On arrive à la caisse est on est agréablement surpris de la facture...
on s'attendai à plus alors que l'on avait deux caddy plein à gerber...
Le coffre de Maco sera juste assez grand pour tout contenir....
Enfin cette corvée est fini direction la maison....
On arrive devant la maison et qui qu'on voit:
Ninou en trein d'attendre...
Mais que fais tu là?
Entre!!!!!
ben je veu bien mais personne ouvre et ne répond....
Pauvre Ninou, quel acceuil de merde il resoit....
Ptain les cons ils sont parti alors que je n'ai pas les clefs et en plus je leurs ai dit juste avant de partir que je les prenais pas vu qu'il y avait aucune raison que je les prennes...
Mais bon....
Cause toujours tu m'interesses et sa sera souvent comme ça pendant le semaine quand on essaye de dire quelque chose...
Des vrais Gamins....
On attend 5 mn et ils arrivent....
Ils étaient parti au camping des MZ démonter leur tente et récupérer leurs afaires vu que l'on est a invité à rester à la maison...
Ben ouai sans dec, ils allaient pas nous lacher comme ça les MZ.....
Bon allez zou il y a le coffre à déballer...
La cuisine sera juste assez grande pour tout contenir car il n'y a pas trop de rangements....
C'est une maison de vacance et il y a pas tout le confort d'un maison bien soignée....
Une fois cela terminé Maco et Glotton partent dans la chambre tout en haut pretextant qu'il y a des araignées et que Gloton est spécialiste dans la chasse de ces bêtes là....
Je comprends pas car moi je n'ai point vu d'araignées...;
Mais bon les gens de la ville sont toujours apeuré par pas grand chose....
Au bout de certain temps ils redescendent en sueur et nous disent qu'il y a plus d'aragnées....
Ptain ça à l'air sportif quand même la chasse aux araignées vu leur état....
Ptain ces Parigots!!!!!!
Bon on peu dormir tranquille, les exterminateurs sont passés.....
 
Le repas commence à se faire sentir.....
Les filles nous prépare des supers salades....
La braise rougie dans le barbuc et les grillades commence......
 
Le repas se passe et on dit du mal de ceux qui sont pas encore là....
On leur en met plein la gueule....
On se rentre pour se boire une tizane....
Et oui c'est aussi ça l'image du motard....
A la Tizane!!!!
Qui l'aurait cru????????
 
Bon allez il est l'heure d'aller faire dodo et tout le monde gagne ses couchettes.....
 
Bonne nuit les Bitumeurs et à Dimanche.....

PICT6698 Aubenas !

Gaffe l'Ardèche, nous arrivons !

 


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MessagePosté le: 20 Sep 2006, 14:19    Sujet du message: Répondre en citant

Le dimanche matin ouvre ses volets...
Je me lève à 7h00 du matin alors que l'on c'est couché à 1h00....
Je n'ai pas trés bien dormi car je suis comme les vieux...
Je dors bien que dans mon lit et surtout avec mon oreillé préféré....
Donc je me léve et prépare le café pour les autres ainsi que la mise en place du petit déje....
Je déjeune tranquilement avec le soleil du matin et le cui cui des oiseaux...
Maco pointe son nez en premier si mes souvenirs son bon...
Et petit à petit les dormeurs se lévent....
On glandera rien de la matiné car tout le monde se repose...
Le repas du midi se fera et on profitera d'un repos en attendant les futurs arrivants....
Bon l'ordre je ne m'en souveint plus trop....
Arrive Chebello, Paulo et Salvator.....
On décharge leur motos en commencant par Chebello....
je vous dis pas comme il avait l'air inquiét....
Il n'est pas trés à l'aise dans cet exercices....
Il sue à grosses gouttes et sent qu'il na pas d'autre choix que de nous faire confiance....
Enfin sa moto est sur sa béquille...
Il reprend des couleurs....
On s'organise dans la cour pour ranger les remorques pour faire place aux motos et pouvoir décharger maintenant celle de Paulo et Salvator...
Ca sera plus chiant car elles sont un bas de carrénage et apparemment la cour n'est pas si plane que ça....
On essaye plusieur fois mais la Trumph à le bas de carrénage qui frotte et on lui fera une tout petite rayure...
Ce qui laissera à Paulo un souvenir de l'Ardéchoise....
On a pas le choix que de soulever sa moto histoire que ça ne frotte plus.....
Et idem pour la moto de salvator....
Heureusement que je suis costeaud car il s'en serait pas sorti sans moi....
Voila encore une chose de faite et le paddock s'agrandit ce qui est beau à voir....
Puis arrive JP et sa CB en cour de développement et même operation....
Il laisse sa moto et part au gite pour y laisser sa remorque ....
Arrive ensuite Gromono...
Puis AK
 
PICT6628 Toujours
 
Ayé on est là !!
 
Je présise à tout le monde que les motos doivent avoir le plein pour demain matin et ceux qu'il ne l'avaient pas iront le faire...
C'est un des points du réglement en première page...
Et El Dahu arrivera vers 21h30 quand on commencé juste le barbecul....
BB nous averti qu'il viendra que lundi soir car il fait un temps apocalyptique en Suisse....
Le repas du soir est une sorte de mise en chauffe....
On se chambre tous à celui qui pourrira l'autre....
Salvator ne nous connaissant pas prend la chose assez au première degrés et je me sens obliger de lui dire qu'il ne faut pas que c'est de la rigolade à la Bitumeurs....
Quoi que.......
Chacun affirme que c'est lui qui à la moto la plus efficace et le "meilleur"....
Je soupçonne que certain ce soir là se sont dit:
 
Mais Ptain!!! Qu'est-ce-que je fou là......
 
Le repas se passe à la façon Bitumeurs....
Ca ne peut se raconter....
Il faut le vivre...
 
Allez il est l'heure d'aller se coucher car demain un grand jours se prépare....
Il va y avoir un lacher de fauves qui à soif de bitume....
 
Bonne nuit les Bitumeurs......
 
P.S. Comment un Bitumeur cherche le sommeil?
 
 
 
 
 
Noir Blanc, Noir Blanc, Noir Blanc, Noir Blanc, Noir Blanc, Noir Blanc, etc.........
 
 
 
 
Bon nous voila au lundi matin....
 
Tout le monde a pris son petit dej et tout le monde est chaud à en découdre....
 
Il est 9h00 et nous somme tous casqués....
 
Mais pas de JP....
 
Bon c'est bon il va arriver....
 
Kedal!!!!!!
 
Il arrivera à 9h20 ce Boulet de compéte....
 
Bon JP tu fais chier.... Grouille!!!!
 
sa fait 20 mn que tout le monde t'attend.....
 
Bon ça y est la troupe se lance direction le mont gerbier de jonc.....
 
On prend une route qui n'était pas prévue cause de traveaux qui sera superbe....
 
Merci les traveaux.....
 
je fais un peu mumuse avec El Dahu.....
 
Ptain mais ça a la patate son DR......
 
Il est toujours à mon cul.....
 
On arrive au mont et il fait bien frais la haut....
 
on y bois un café et on dit au gérant que l'on revient dans 1h30 comme prévu pour manger....
 
car j'ai préparer avec Soane le tour du mont....
 
j'avais repéré la veille sur la carte car je savais que ce n'était pas simple car des petites routes pas super bien indiquées....
 
Ben j'ai merdé!!!!!!
 
Mais bon c'est pas grave car grace à ça on a pu voir les deux paysages.....
 
celui que l'on avait devant nous, puis celui que l'on avait derrière nous en faisant demi tour donc aprés on l'avait devant nous....
 
Vous suivez???????
 
Ce qui revenait au même nombre de kms de prévus..... Poil au cul.....
 
Allez nous revoila au mont et il est l'heure de bouffer....
 
le repas se passe bien et la température monte un peu quand on reprend les motos....
 
On a prévus un peu long pour l'essence est certaine motos son un peu juste....
 
On trouve une station mais il ont que du 98 ces bouzeux....
 
personne fait l'essence car il y en a une dans 30 bornes environ.....
 
Tout le monde dit que c'est ok......
 
A 25 bornes c'est la catha!!!!!!!
 
Jp tombe en panne d'essence alors qu'une CB sur ce genre de route peu faire dans les 250 bornes tranquille....
 
Ptain mais il fait vraiment chier ce JP.....
 
Mais ça n'étonne pas plus que ça tout le monde.....
 
 
C'est JP......
 
Bon JP a de la chance car il fait as chaud et je reste hyper zen.....
 
J'en suis même surpris.....
 
Car sinon je serais parti continuer la balade sans l'attendre car javais bien précisé que tout le monde devait avoir le plein tout les matins avant de partir....
Dans l'histoire on a perdu presque 1h30.....
Heureusement qu'il y avait Prowler qui avait un tuyau pour syphoner l'essence une fois fait le plein de la moto de El Dahu, pour aller ensuite en mettre dans la moto de JP.....
Bon puis aprés ça fait des histoire à raconter.....
 
La balade se poursui comme prévu avec ses super routes....
 
Arrivée à Aubenas:
 
Douche
Apérot
Barbe à cul
Rigolade
Tizane
Dodo
 
On remettra ça mardi.....
 
Suite ...
 
54. Personne le bienheureux Personne le bienheureux
 
Personne : Ils sont sympas mais keskil sont cons !!
 
Le mardi on a roulé comme vous vous en doutez comme le lundi....
C'est à dire que l'on s'est fait plaisir sur ces belles routes Ardéchoises...
Et de plus ma mémoire commence à flancher et je ne sais plus vraiment comment les choses ce sont passées...
Alors la mardi fut super....
 
Le mercredi fut la journée de repos....
 
Le jeudi ressemblera au lundi et mardi....
 
Et le vendredi ressemblera presque au lundi, mardi et jeudi si ne n'est la sortie de route de Salvator...
J'espère que Salvator ne regrette pas trop de nous avoir rencontré...
Je pense qu'il c'est mis un peu trop la préssion, alors qu'il avait rien à nous prouver si ce n'est de rouler avec nous...
Salvator, on est avant tout une bande de pote qui aime bien se charier et il faut pas prendre tout ce que l'on dit au premier dégré....
Alors quand tu re-rouleras avec nous ce que j'espère hein, ben soit plus cool sur ta moto et je suis sur que tout se passera bien...
Puisque je te tiens, un petit mot de toi au sujet de l'Ardéchoise me ferai trés plaisir....
Même si c'est dans la critique négative....
Parce que dis toi bien qu'avec Soane on a fait tout ça pour faire plaisir au pote Bitumeurs....
Et j'espère que malgré ta mésaventure, tu t'es quand même fait plaisir...
Maintenant tu nous connais et on te connait, alors la prochaine fois je pense que ça sera plus Tip Top....
Les premiers contacts peuvent parfois être un peu difficiles quand on entre dans une famille...
Mais c'est en se cotoyant que l'on apprend à s'apprécier...
 
Donnes nous de tes nouvelles au sujet de ta santée suite à ta chute et bon rétablissement...
 
Le samedi matin certains sont parti pour l'Espagnole, d'autre chez eux et d'autre sont resté jusqu'au dimanche...
 
Bon pour résumer :
 
Supers momments
Bons roulages
Bonnes rigolades
Bonnes ambiances
Bons Potes et Potesses
 
J'espère qu'on le refera....
 
 
Personne QuiEstFierDeSoaneEtDeLuiD'AvoirRéussiSonArdéchoiseEtDeVousLibre

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MessagePosté le: 20 Sep 2006, 15:26    Sujet du message: Répondre en citant

Ninou

C'est le VENDREDI soir que je charge la R1 dans la fourgonnette, que je peux finalement emprunter pour me rendre á l'Ardéchoise. Lors du chargement, je remarque que l'embrayage semble déconner. Pas le temps de chercher plus avant, je ferai un état des lieus une fois arrivé en Ardèche. En fait il s'agira simplement d'un embrayage collé, car je n'ai plus touché la moto depuis la Quercynoise. J'ai décidé de garder les Pilot Power actuels car ils me semble qu'ils devraient pouvoir durer jusqu'à la fin de l'Espagnole vu que je n'aurai pas de liaisons à faire. La R1 prend ses aises dans la fourgonnette et ce n'est pas mon peu de bagage va la gêner. Le soir je m'assure des derniers détails pour l'Espagnole qui va s'enchaîner directement après l'Ardéchoise. Il faut donc que tout soit prêt dès à présent.

Départ à 7h15 le vendredi matin. Je trace la route, ne m'arrêtant que pour gaver la fourgonnette de ses 70 litres de diesel. Elle m'a déjà fait le coup de la panne 2 fois cette salope. Je me méfie maintenant, surtout qu'une fois que tu es tombé en rade tu ne peux plus redémarrer sans te faire remorquer, même après lui avoir mis 15 litres de diesel dans le bide.

Je passe Saragosse, puis Barcelone. Les premiers bouchons commencent un peu après Barcelone et iront en empirant jusqu'à ce que je quitte l'autoroute pour faire les derniers 45 km qui me séparent d'Aubenas. Quelle galère ces bouchons du côte de Perpignan, de Montpellier et de partout en fait! Maco, qui fait le trajet depuis Perpignan me confirmera qu'elle a mis elle aussi un temps fou. Je me dis que j'en ai chié à cause de ces bouchons et que ça ne peut pas être pire. On en reparlera une semaine plus tard lors de la liaison vers le camp de base de l'Espagnole... Mais là n'est pas le sujet.

C'est donc après 12h de route que j'arrive vers 19h à Aubenas. 12h pour 1250 km c'est finalement pas si mal que ça, même si j'ai bien perdu 2h dans les embouteillages. Après m'être brièvement perdu aux alentours de la maison, je me retrouve finalement devant le portail metallique où a été apposé un signe "L'Ardèchoise". Seulement voilà, le portail est fermé et personne ne répond, ni à la sonnette, ni aux coups de klaxon. Cela me laisse dubitatif. Sachant que les gens devaient commencer à arriver le samedi après-midi, on pourrait supposer qu'il serait toujours resté au moins une personne à la maison pour accueillir les nouveaux arrivants, fourbus par leur longue liaison.
Hé bien non! Que dalle! Ça c'est sûr, j'ai bien préparé l'Espagnole, j'ai les numéros de telephone de tous les participants, même les participants seulement potentiels. Par contre j'ai nettement bien moins préparé l'Ardéchoise car je n'ai pas pris les numéros de Soane et Personne.
 
 Normalement Glotton devait arriver parmi les premiers. Je tente donc de l'appeler mais il ne répond pas. Je le classe du coup et lapidairement dans la catégorie des boulets de la comm en compagnie des illustres BD et Ben. J'essaierai ensuite à tour de rôle, JP, BD, Chebello, mobile et fixe pour tous. Sans succès. Inutile de dire que ma liste des boulets de la comm augmentent rapidement. Je tente même Glotton une nouvelle fois.
Toujours rien! Bah tiens! Le voilà sur le podium des boulets de la comm! Je tente enfin le téléphone fixe de Chebello, et là, miracle! Il me répond! Chebello himself! Il me donne rapidement les numéro de Soane et Personne qu'il va pêcher sur le site. Je tente d'appeler Soane. Elle répond pas! Bravo les organisateurs! Et vlan! Bombardée boulet de la comm, avec mention, la Soane! En désespoir de cause je tire ma dernière cartouche, je tente d'appeler Personne. Ça sonne... longtemps... Quand ça décroche, je m'attends au message d'une boite vocale. Mais non! Personne est un pro de la comm lui! Il répond!
 
 Bon, c'est bien ce que j'avais subodoré, ils sont partis faire les courses. Cependant, Personne m'assure que Glotton et Prowler sont dans la maison. J'en doute beaucoup vu que j'ai déjà sonné plusieurs fois, sans résultat. Peut-être ne marche-t-telle pas? Par dessus le haut mur qui entoure la cour je vois des fenêtre ouvertes. Je Je me lance donc dans ma plus belle imitation de Stentor et je lance plusieurs "GLOTTOOOON! ENN-CUUU-LÉÉÉÉÉ!" (c'est son petit surnom depuis la Quercynoise). Sans résultat.
 
 Il ne me reste plus qu'à prendre mon mal en patience et attendre.Maco, Soane et Personne arrivent bientôt dans la voiture de Maco. Ça fait toujours plaisir de revoir les bitumeurs... même les boulets! Car évidemment, ils n'ont pas pris les clés! Il ne reste plus qu'à attendre les 2 autres boulets, ceux qui sont partis on ne sait où alors qu'ils étaient censés rester à la maison pour accueillir les arrivants. Heureusement, ils ne tarderont pas. Glotton était parti faire des recos sauvages (tsssk! tsssk! tsssk!) et Prowler était parti récupérer les MZ à leur camping. Les MZ????? Je ne savais pas qu'ils venaient à l'Ardéchoise! En fait, à la fin de leur vacances, ils sont venus amener le Raptor de Maco qui était elle en vacances dans le sud-est. C'est une bonne surprise!

Nous nous relayons pour transporter les courses à la cuisine, puis nous installons pour un apéro sympa, suivi d'un repas qui l'est tout autant. Nous ne
sommes pas nombreux, mais ça chambre déjà bien et surtout on peut dire plein de mal sur les absents. Et on ne s'en prive pas! Qu'est-ce qu'on leur met!
 
Inutile de dire que j'ai remis le déchargement de la moto au lendemain. Elle est bien où elle est, dans la fourgonnette, qui est elle même dans la cour.
En attendant la prune de BD, Nous finissons la soirée à la tisane. La tisane "les Alpes" deviendra de suite ma favorite, avec ses morceaux de framboises dedans... hmmmm...

Une bonne nuit de sommeil et nous voilá prêts pour attaquer un dimanche bien tranquille et sympathique qui s'égaye au fil des arrivées successives. Le toujours impayable JP, avec sa polomobile, ses mocassins à pompoms, son short en jeans (avec ourlets) et sa nouvelle acquisition, un CB 500 dont le moins qu'on puisse dire est qu'on voit bien qu'elle est en cours de développement... à moins que ce ne soit de décomposition?

Bref, j'en profite pour décharger ma moto aussi et constate avec soulagement que le problème d'embrayage n'est pas bien grave.
Puis arrivent Chebello, Paulo et Salvatore. On décharge la multistrade puis les 2 sportives, une 999S et la nouvelle Daytona 675, qui posent problème à cause de leur carénage qui frottent le bord de la remorque à la descente. Il faut donc soulever les motos pour leur faire passer l'obstacle.
Gromono arrive sur son bandit 1200. Il était en vacances pas trop loin.
 
Puis c'est au tour de l'inénarrable AK de se pointer sur la CB 500 de Cécile. Voilà, l'excuse des "58 ch" est placée pour la semaine. En attendant, Glotton lui a préparé un petit dessin avec amour, vantant ses talents de pilotes après ses 3 jours de stage aux journées K. AK apprécie tellement la louange qu'il en tomberait presque à genou... s'il n'avait peur de rayer ses beaux sliders tout neufs!

Nous passons à l'apéro en attendant El Dahu qui finira par arriver assez tard. BB lui n'arrivera que demain soir car il pleut des cordes en Suisse. Ça me rappelle la Jurassienne de l'année dernière!

37. Beuarrkkk... Beuarkkk ...
 
La Flamboyante de "seulement 152 chevaux"

Il y a moins d'absents, nous disons donc moins de mal. Mais ça chambre encore plus! Salvatore semble avoir du mal à saisir l'esprit ambiant et semble, d'après ses réponses, prendre les choses au premier degré. Il a mis des poly sur sa 999 qui fait régulièrement du circuit. Il nous raconte qu'il est déjà tombé à plus de 180 km/h et qu'il a fait 8 mois d'hôpital. Il nous promet de nous démontrer la supériorité de la 999 dès le lendemain, le tout apparemment le plus sérieusement du monde. Je reste circonspect. Est-lui qui prend à tort nos boutades au premier degré, ou bien est-ce nous qui ne voyons pas au-delà du premier degré dans ses propos. Bon, les mots immortels de Keros résument mon attitude: ça se réglera sur le bitume.

Pour l'heure, après une bonne tisane, il est temps de se mettre au lit avant la première journée de cette Ardèchoise. Je partage la chambre avec Prowler et AK qui auront le bon goût de ne pas ronfler de la semaine. Comme quoi même un ducatiste et un kawasakiste ne sont pas forcément complètement mauvais.
 
 
 
LUNDI : La chasse au Dahu!
 
La première journée de cette Ardéchoise commence par un petit déjeuner sympa, puis il est temps de s'équiper. Tout le monde est prêt à l'heure, et même avec un quart d'heure d'avance. Seulement voilà, JP crèche dans un hotel où il doit partager une chambre avec BB quand celui-ci sera arrivé. Nous attendons donc tous que JP arrive... en retard. Nous ne nous privons pas de l'acabler de reproches et autres invectives tout en l'inscrivant déjà au plus haut du tableau d'avancement du "bouler de la semaine".
 
Il n'est pas loin de 9h30 quand nous partons enfin. Direction le mont Gerbier de Jonc dont on doit faire le tour ce matin. À l'Alpine on avait le tour du Mont Blanc, à l'Ardéchoise c'est du mont Gerbier de Jonc que nous ferons le tour. On fait avec ce qu'on a!
 
EL Dahu est le régional de l'étape et se porte volontaire pour ouvrir la route à un bon rythme sur son 650 DR. Je me cale derrière lui, satisfait du rythme. Derrière moi viennent Glotton et AK. À un moment donné, je double une fourgonnette qui se traîne juste avant un virage à droite. Mon dépassement choquera apparemment Glotton et AK.  Certes, il n'était pas "conventionnel", mais c'est une technique que j'emploie souvent pour doubler les vehicules dans les virages à droite, profitant du faible encombrement de ma moto et du fait que le véhicule dépassé tend à serrer à droite dans le virage. Je n'ose leur dire que "je doublais en toute sécurité" à cause de problèmes de copyright exclusif enregistrés en Helvétie. Je m'efforcerai dès lors de faire des dépassements tout à fait conventionnels, pour ne plus choquer ces âmes sensibles.
 
Nous montons donc à un rythme fort sympathique derrière El Dahu sur une route sympa et viroleuse. Et puis, à un moment donné, j'entends le CB 500 de AK à ma hauteur. Arf! Qu'est-ce qu'il nous fait le AK? Il a quelque chose à prouver? Le rythme est si lent que ça pour lui? J'ai du mal à le croire, mais bon, peut-être qu'après ses 3 jours de stages aux journées K il est à même de tous nous pourrir, les doigts dans le nez. Bien que la probabilité d'une telle réalité soit faible, pourquoi pas, me dis-je.
 
Sa première tentative pour me passer est avortée. Il ne pourra pas m'accuser de profiter de la puissance du R1 pour l'empêcher de passer puisque je me contente simplement de suivre El Dahu sur son DR de 50 ch. Il remet ça quelques virages plus loin quand une ligne droite un peu plus longue que les autres se découvre à la sortie d'un droite avant un gauche un peu plus loin. Il me dépasse donc, pendant que je continue de suivre EL Dahu, et s'attaque dans la foulée à El Dahu. Son différentiel de vitesse est minimal et le dépassement s'éternise, surtout qu'il se retrouve au rupteur le boulet! Le virage à gauche se rapproche et El Dahu coupe pour le laisser passer et lui éviter une situation embarrassante, bloqué sur la voie de gauche comme un gros ballot, au rupteur à l'entrée d'un gauche.
 
Enfin bon, je lui donne le bénéfice du doute, accepte la possibilité qu'il puisse augmenter le rythme imposé par El Dahu, ignore le fait que le DR ne fait que 50 ch et met son dépassement à l'agonie sur les pauvres 58 ch du CB.
 
El Dahu semble un peu abasourdi par le dépassement d'AK et perd sa concentration l'espace d'un instant. J'en profite pour le passer et voir un peu quel rythme va imposer AK. Il devient vite évident que le rythme reste le même et je suis donc AK, avec El Dahu et Glotton dans ma roue. On se demande bien pourquoi il nous a fait ce dépassement à l'agonie. Pire, il coupe régulièrement ses virages! Lui qui était dès le départ un de ceux qui roulait le plus propre de ce point de vue là. Je suis déçu! C'est donc tout ce que tu as appris aux journées K? Des trajos de sagouin sur route?
 
Nous arrivons dans un petit village et nous arrêtons sur la place, légérement en dévers. Pour rendre hommage à Soane, l'organisatrice de cette Ardéchoise, je m'initie au jeter de moto à l'arrêt. Les dégâts se limitent à quelques millimètres carrés de vernis qui sautent sur le renflement en bas du carénage, quelques rayures sur le plastic du rétroviseur et quelques impacts à la base du pot. Voilà, une fois fait ce sacrifice rituel effectué pour agréer la déesse locale, je peux attaquer cette ardéchoise sous les meilleurs auspices.
 
Nous repartons donc pour les quelques kilomètres qui nous séparent du mont Gerbier de Jonc, où nous prendrons un café. JP se plaint d'avoir froid et Soane lui prête donc un pull à elle. Affublé de ce petit haut moulant à col en V, JP illustre parfaitement que la fontière entre sexy et comique est bien mince, ce mignon petit haut se retrouvant décidément dans ce dernier domaine en changeant simplement de porteur. Ceci dit, JP à le bon goût de coordonner le petit haut avec une petite ceinture argentée qui ne déparerait pas sur le modèle en couverture de "Jeune et Jolie" et un pantalon de cuir racheté aux Village People plutot que chez Gericke ou AlpineStar. Qui sait, dans certains milieux, de comique il repasserait résolumment dans le domaine du sexy notre JP. Chez les Bitumeurs ça n'est pas le cas et le spectacle participe à la bonne ambiance de cette pause café.
 
Nous repartons ensuite pour effectuer le tour du mont Gerbier de Jonc. Lors du briefing il a été indiqué que celui-ci se fait par des petites routes à chèvres, pas propice à l'arsouille et nous resterons donc tous ensemble pour cette portion du road-book. Je pars donc en milieu de peloton et nous suivons Personne qui va nous "guider" sur les mauvaises routes sur cette première moitié du tour. Nous ferons bientôt demi-tour pour revenir sur nos pas et faire 2 demi-tours du mont Gerbier de Joncs plutôt que le tour entier. Personne se retrouve dès lors inscrit au tableau d'avancement du "boulet de la semaine" en compagnie illustre puisque le chef y est lui même depuis ce matin et que BD y est déjà inscrit par défaut, in absentia, pour l'ensemble de son oeuvre.
 
Après le demi-tour, il semblerait que ça s'enerve un peu devant sous l'impulsion de El Dahu et autres mécréants. Pour ma part je m'en tiens à ce qui a été dit au briefing et reste en milieu de peloton. Il fait grand beau temps et les paysages sont très jolis. Je suis Maco un moment. Elle a l'air très à l'aise sur le raptor et ne se montre pas timide du tout quand il s'agit de remettre les gaz en sortie de virage. Je comprends Chebello quand il dit qu'il a passé de bons moments à rouler en compagnie de Maco. Au bout d'un moment, je la passe et lui ouvre la voie. Puis je la laisse de nouveau passer et attend Soane pour lui ouvrir la voie.
 
C'est pendant ce deuxième demi-tour du mont Gerbier des Joncs, en compagnie de Maco puis Soane, que je réalise la valeur des mots de JP quelques temps auparavant, lors de la pause café au mont Gerbier de Joncs: "Moi qui voulait rouler tranquille dans le groupe touriste, je peux même pas: y a pas de groupe touriste!"

PICT6640 Véhicules ...

Le camion qui trimballe la Flamboyante de "seulement 152 chevaux"

Nous rattrapons bientôt Personne qui semble attendre Soane. Je le suis un moment mais décide de la passer quand je me rends compte qu'il rend mon passage dans les épingles presque impossible tant il est quasiment à l'arrêt à l'entrée de celles-ci. Je rejoins donc Chebello et Maco. Je reste un petit moment derrière eux et puis je décide d'aller voir ce qui se passe plus avant. Je passe donc Chebello et Maco et me met en mode "arsouille". C'est ainsi que je retrouve JP arrêté au bord de la route, nous attendant apparemment. Et puis un kilomètre plus loin c'est déjà le restau du mont Gerbier des Joncs.
 
Une omelette aux cèpes partagée avec Glotton, quelque patates frites et une tartelette au myrtilles feront les frais de ce déjeuner convivial. L'herbe verte et tendre au pied du mont invite à la sieste, mais il faut déjà repartir.
 
Après un premier ravitaillement essence à Béage avorté pour d'obscures raisons, nous prenons la direction de Monastier pour ravitailler. Je suis El Dahu. Arrivé à une intersection, les autres se font attendre. Prowler nous dit que quand il a passé JP, celui-ci a levé le bras. Peut-être un souci mécanique sur la CB? Nous décidons d'envoyer El Dahu et notre mécano de service, Gromono, aux nouvelles. Les nouvelles arriveront 1/4 d'heure plus tard: panne d'essence!
 
Laissez moi vous dire tout de même que JP, le gardien du temple et des ses règles sacrosaintes, vous savez, celles qui disent qu'on se présente à une sortie à l'heure et avec le plein fait, JP donc, a explicitement refusé la veille d'aller faire le plein sous pretexte qu'il avait assez d'essence pour faire la première partie de sortie. De plus, le robinet d'essence de la CB était à l'évidence sur la position "réserve"... Grâce à ces circonstances agravantes, le voilà du coup catapulté dans le hauteurs stratosphériques du classement du "boulet de la semaine". Il semblerait qu'il ait d'emblée, dès le premier jour, tué tout suspense quant à l'attribution du titre en se positionnant comme le Rossi de la bouletude. Même l'arrivée prévue de BD le mercredi soir ne semble pas pouvoir mettre en danger la place de JP au classement.
 
Certains restent avec JP. D'autres partent faire le plein et attendent à la station pendant que El Dahu repart avec un tuyau pour siphoner de l'essence de son réservoir et remettre ainsi la CB en état de marche. Une fois ceci fait, il finiront par arriver à la station plus d'une heure après les premiers toussotements de la CB. Inutile de dire que nous couvrons JP d'opprobe.
 
Nous repartons sous la direction de El Dahu. Salvatore vient se montrer dans le groupe de tête. Le rythme est enlevé mais dans les parties plus roulantes le DR est à la peine et plafonne à 135 en montée. Je reste tout de même derrière car ce sont les parties viroleuses qui m'intéressent, pas les parties où il faut rouler à 200 pour se faire plaisir.
 
Salvatore en profite pour me doubler et venir s'intercaler entre El Dahu et moi. J'ai du mal à comprendre les raisons de ce dépassement si ça n'est pas pour dépasser aussi El Dahu. Je lui poserai d'ailleurs la question lors de la halte suivante et lui dirait que quand 2 personnes se suivent il est préférable des rester où on est si le rythme convient ou de passer les 2 personnes si on veut rouler un peu plus vite.
 
Lors de cet arrêt, Soane me dit qu'après Saint Agrève, "c'est tout droit". Ah... Je me dis alors qu'il faut en profiter maintenant.
 
Dans la section suivante, je suis El Dahu un petit moment, puis le passe pour augmenter un petit peu le rythme. Nous finissons par arriver à St Agrève. Quand je vois qu'il repart en tête malgré le fait que maintenant c'est en théorie "tout droit", suspicieux, je lui emboite la roue. Bien m'en prend!Car de là jusqu'à Vals les Bains ça va être un festival de virolos! Dire qu'à cause de Soane j'ai failli partir en milieu de peloton! En fait par "c'est tout droit" elle voulait dire qu'il n'y avait pas de changement de direction, pas qu'il n'y avait pas de virolos.

À l'évidence, El Dahu connaît la route et adopte un rythme très rapide. Nous nous retrouvons bientôt tout seuls. Le bitume est bon et les virages un régal. Le DR avale la route à un rythme qui doit utiliser la totalité de la maigre cavalerie à disposition. Je m'amuse énormément à la poursuite de cet animal bancal et lui pardonne même quelques incursions sur la voie opposée.
 
Je finis par le passer pour voir ce qu'il à dans le ventre mais je m'abstiens de porter le coup de grâce, en ne dépassant pas les 130 dans les rares bouts de droit. Il reste au contact le bougre. Tantôt un peu plus loin, tantôt un peu plus près, mais toujours en visuel. Dans les traversées de lieux-dits nous attendons un peu mais personne ne revient. Nous arrivons finalement dans  un village et attendons à l'intersection. Glotton et Salvatore et AK finissent par arriver. Puis d'autres encore.
 
Nous repartons, encore une fois derrière El Dahu, Glotton et Salvatore à ma suite. De nouveau il mène un rythme très rapide. Les autres décrochent un peu. Au hasard des traversées de lieux-dits, c'est maintenant Salvatore que je vois derrière moi, puis de nouveau Glotton. Arrivés à Vals les Bains, il me dira que Salvatore l'avait passé puis qu'il l'avait repassé un peu plus loin, quasiment à l'arrêt. Apparemment il venait de se faire une grosse frayeur et d'après d'autres personnes, ça n'est pas la première de la journée. Ces dépassement semblent mettre beaucoup de gens mal à l'aise.
 
Toujours est-il que nous repartons, vers Aubenas, toujours sous l'impulsion d'un Dahu survolté qui explore à coup sûr les limites du moteurs, des freins des pneus du pauvre DR, surtout que cette partie là est un petit peu plus roulante. Glotton et moi nous régalons à poursuivre cet animal endiablé et nous amusons de voir la fourche du DR plonger une fraction de seconde après avoir vu les 4 doigts de la main droite du Dahu s'ouvrir et se refermer energiquement sur la poignée de freins. Dans ces cas-là on sait que le virage va refermer, sinon, c'est gaz.
 
C'est une règle qui marche fort bien, mais qui comme toute règle, à son exception pour la confirmer. Vers la fin du parcours, El Dahu lit mal le droite qui arrive et fait un petit tout droit. Rien de méchant, il ne sort même pas de sa voie. Ça repart de plus belle pour quelques kilomètres, puis, à l'approche d'Aubenas les bleds se multiplient et c'est la fin de la spéciale.
 
Après un petit arrêt essence, nous rentrons à la maison où BB nous attend avec sa Buse. Je suis le premier sous la douche pendant que les autres se chambrent mutuellement en se racontant leur journée.
 
Dans un rituel déjà bien établi, l'apéro nous aménera à un repas agréable, qui lui-même laissera la place à des tisanes ou cafés. JP nous fera un numéro dont il a le secret et nous finirons par le mettre dehors pour enfin pouvoir aller goûter un repos bien mérité.

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Dernière édition par Les Animateurs le 06 Déc 2006, 00:37; édité 6 fois
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MessagePosté le: 20 Sep 2006, 15:28    Sujet du message: Répondre en citant

MARDI : Arsouille à gogo et l'enfer d'Alès.
 
Le mardi matin, la grande question alors que tout le monde déjeune et se prépare est: BB va-t-il réussir à faire arriver JP à l'heure? La réponse est "presque"! Il est donc un peu après 9h lorsque nous partons pour cette deuxième journée de l'Ardéchoise, surnommée "La Cornichouette" car nous passerons pas la Corniche des Cévennes.
 
Mais avant cela il y a d'autres routes et des bonnes. Ça commence par la montée de la Chavade. La route est large, c'est du rapide, je pars devant mais coupe dans les bouts de droit. AK et Salvatore viennent se joindre à moi. La différence c'est qu'eux, ne coupent pas dans les bouts de droit. Par contre ils coupent les virages dans les sections où nous avons 2 voies, alors que je reste dans ma voie. Salvatore fait, lui, encore plus fort, puisque non content des 2 voies de droites, il utilise aussi la 3eme voie, la voie de circulation opposée...
 
AK profite d'une section à 2 voies pour entreprendre de me dépasser. Je le laisse passer, je ne vais pas m'amuser à fermer la porte. Évidemment, dès que la section à 2 voies est terminée je me retrouve bouchonné éhontément. Je le repasse donc tandis que Salvatore fait lui aussi des pieds et des mains pour le passer en faisant de constantes incursions dans la voie opposée.
 
Arrive une autre section à 2 voies. Je n'aime pas ces différences de trajectoires entre un qui reste dans la voie de droite, l'autre qui prend les 2 voies de droites et le 3eme qui utilise carrément les 3 voies. Je coupe pour les laisser passer et m'amuse à rester derrière eux tout en restant dans la voie de droite.
 
Nous nous arrêtons en haut pour attendre les autres. J'en profite pour faire remarquer à Salvatore qu'utiliser les 3 voies c'est peut-être excessif quand on en a déjà 2 à sa disposition (déjà que je trouve qu'utiliser les 2 est excessif...). Il me répond le plus sérieusement du monde que "y a pas de triche sur la route" et que "c'est comme ça qu'on gagne des secondes". J'en reste pantois et commence à porter un jugement sur la façon de rouler de Salvatore. Il roule vite, il ne roule pas mal mais il ne roule pas bien non plus. Mais ce qui ressort surtout c'est qu'il ne se laisse quasiment aucune marge.
 
Après cette pause clope nous repartons en direction de Langogne puis Villefort, roulant plus ou moins groupés. Nous nous arrêtons prendre un café un peu après Villefort puis c'est parti pour le barrage de Villefort. Personne repart dans le groupe de tête. Apparemment il a décidé de s'amuser. AK ouvre la route, suivi de El Dahu, puis de Personne. Glotton est dans ma roue. La route est vraiment sympa. Ça roule bien, mais je ronge mon frein.
 
Dépasser proprement est difficile car ça roule bien devant et il n'y quasiment pas de ligne droite entre les virages. Je finis tout de même par passer Personne, puis El Dahu et enfin AK. La route se fait un peu plus roulante, et je coupe pour laisser revenir les autres. Glotton est maintenant derrière moi et la dernière partie de la descente est un régal. Le bitume est bon, la route relativement large et les virolos incessants.
 
Sur le côté gauche de la route j'avise un panneau qui indique un feu de chantier proche. Je baisse d'un cran et me tient sur mes gardes. À la sortie du
droite suivant je me retrouve devant une file de 2 ou 3 voitures arrêtées au feu de chantier. Comme je m'y attendais, ça n'est pas un problème et je m'arrêtre tranquillement tout en passant les voiture pour me porter en tête de la file.

Apparemment je suis le seul à avoir vu le panneau car Glotton qui arrive derrière moi est un peu surpris et doit freiner assez fort. Du coup il s'inquiète des autres branquignoles qui le talonnent et me demande de me pousser pour pouvoir se réfugier devant la voiture de tête. Il semblerait qu'ils aient été nombreux à être surpris. Ceci dit, tout s'est bien passé.
 
Après avoir passé la section en travaux, il y a 2 km de rêve, avec un revêtement très bon et des virages très serrés, sans ligne droite entre eux. Un régal. C'est pas rapide, on peut prendre de l'angle sans aller très vite et on est sans cesse en train de changer d'appui, au bon moment si possible, donc sans trainer. Je me régale.
 
Nous faisons une pause clope au bord de l'eau, puis repartons en direction de Mende. Je pars en tête pour ne pas me retrouver bloqué comme au début de la section précédente. BB m'emboite la roue. Ha, il vient enfin montrer le bout de son nez lui? Il était étonnant qu'il ne l'ait pas fait jusqu'alors. Le temps de retrouver ses marques je suppose.
 
À la faveur d'un dépassement, je me retrouve seul en tête car les autres se retrouvent bloqués. Je trace car la route est vraiment un régal. Au village
suivant je roule à 25/30 pour laisser revenir mes petits camarades. BB et Salvatore reviennent et nous repartons de concert. J'ouvre la route à un rythme rapide. Je fais donner la cavalerie du R1 et allume régulièrement la shift light. Derrière BB en fait apparemment de même pour rester au contact, parfois dans ma roue, parfois une cinquantaine de mètres derrière. Je le vois couper quelques virages et en élargir d'autres le chenapan. Salvatore n'est pas très loin derrière mais je ne l'apercois que rarement. Je ne m'amuse pas à passer mon temps les yeux dans les rétros à l'allure où on va.
 
Lors de la traversée d'un village, BB se positionne devant moi pour ouvrir la route. Ça repart de plus belle. Le rythme est légérement différent mais tout aussi rapide. BB a le bon goût de ne pas trop couper ses virages et Salvatore me suit en coupant un peu les siens. Nous arrivons bientôt sur la nationale qui nous améne à Mende. Ça devient très rapide car les virages sont beaucoup plus ouverts. Rouler à ses allures là n'est pas vraiment ma tasse de thé. Je le fais tout de même mais ça me donne l'impression d'un exercice de futilité.
 
La route se fait pratiquement rectiligne et Salvatore nous double alors que nous roulons tout de même vite. Il se rend compte que nous n'avons pas envie de nous amuser à rouler à 280 et coupe pour nous attendre. À l'approche de Mende le trafic se fait un peu plus dense. BB entame un dépassement et je le suis quand débouche sur la voie de gauche une voiture qui était en stationnement. Il nous faut nous réinserer vite fait. Ça se passe calmement mais il est surprenant de voir comment des distances sur lesquelles on comptait, 400 m de voie libre pour doubler, peuvent soudain se voir ramener à beaucoup moins, une centaine de mètres.
 
PICT6621 Ninou, Prowler
 
Ninou cause pas aux mecs qui roulent en twin poussifs
 
En arrivant sur Mende nous nous trouvons derrière une moto qui se traîne un peu. BB et moi lui faisons l'exterieur dans un virage à droite, tout ça pour nous retrouver à l'entrée de l'agglomération à la sortie du virage. Un dépassement inutile donc et qui a pu sembler peu courtois.
 
Nous nous retrouvons tous sur la place de la cathédrale à Mende. Nous nous installons en terrasse pour le repas du midi. Je fais l'erreur de commander une salade et un plat de pâtes. Je ne pensais pas que la salade serait si copieuse, un repas à elle seule. J'ai beaucoup de mal à finir mes pates et me vois obligé de faire l'impasse sur le dessert.
 
Nous repartons après le repas, en direction de Florac. Sur la carte, c'est une portion qui avait attiré mon attention et je subodorais une spéciale super sympa. En fait cette section m'a déçu. C'est très rapide car il y a de longues ligne droites qui se terminent forcément par de gros freinages car la majorité des virages sont des quasi épingles. Quasi seulement, car on a pas le temps de sortir de l'épingle que la route repart dans l'autre sens. En fait le virage total est de 90º mais il semble que la route aille un petit peu trop loin, 3 ou 4m, revienne sur elle même pour reprendre ses quelques mètres de trop et parte enfin à 90º de la direction initiale. Ils ont une drôle de façon de construire les routes dans le coin!
 
Toujours est-il que cette configuration ajoutée au fait que c'est BB qui ouvre la route (donc ça ne coupe pas en ligne droite) et que l'on est en descente, rend cette section très demandante pour les freins. Ce qui n'aide pas non plus c'est que BB, peut-être pour lâcher Salvatore, commence à couper ses virages. Il élargit son entrée dans les quasi-épingles à droite (évidemment Salvatore en fait de même), ce qui est vraiment tout bénéf car en faisant ça et en ressortant sur la voie d'en face pour couper le 2eme virage, on freine moins, on passe plus vite et on prend un virage au lieu de 2.
Dans ces conditions je commence à avoir du mal à suivre, car dans chacune des quasi-épingles je perds plusieurs secondes. Et je ne peux pas vraiment refaire ce retard à l'accéleration dans la ligne droite car c'est une Buse et une 999 S (montée par un poids plume) que je suis. Dans ces conditions, pour rester au contact il faut vraiment que je cravache et surtout que je retarde mes freinages le plus possible pour regagner un peu de temps.
 
J'en chie, mais j'arrive à garder le contact avec les 2 tricheurs. Mais au bout d'un moment je sens la poignée de frein qui commence à venir toucher les doigts qui restent sur l'accélérateur. Allons bon! Fading ou vapor lock? J'ai vraiment du mal à discerner. Toujours est-il que les freins sont trop chauds et que je perds en puissance de freinage. Je décide donc de baisser un petit peu le rythme en coupant un peu dans les bouts de droits et en freinant plus tôt et moins fort. Ça me permet de laisser revenir Glotton qui n'était pas très loin derrière, pendant que BB et Salvatore prenne une centaine de mètre d'avance.
 
Quand Glotton est dans ma roue, je hausse de nouveau un peu le rythme. La température des freins n'est pas redescendu suffisamment pour que le phénomène disparaisse mais au moins il n'empire pas. C'est avec plaisir que je finis la spéciale avec Glotton qui ne s'abaisse plus à couper ses virages, pas même ces damnées quasi épingles. Sur la fin, la spéciale se fait plus roulante. Dans un droite nous croisons un motard qui nous fait de grands signes. Je me demande ce qu'il peut bien vouloir nous signaler. Les flics?
 
De toutes façons c'est maintenant très roulant et je coupe. Appremment BB et Salvatore font de même car ils restent à 200 m devant. Nous rattrapons des voitures et arrivont sur un rond-point un peu avant Florac. Un peu avant le rond-point une moto nous double, pas très civilement, avec une odeur âcre d'huile brûlée qui sort du pot. Qui c'est ce zozo me dis-je? Un local qui veut se la péter en pourrissant du motard de passage? Il a explosé son moteur pour nous rattrapper? Il est en jeans en plus!
 
Après le rond-point il double Salvatore et BB. Salvatore est surpris et n'apprécie que fort modérement le dépassement. Il aura l'occasion de s'en expliquer avec le fameux motard puisque ce celui-ci s'arrêtre et nous fait signe. C'est ainsi que je fais connaissance de Bambi, qui avait prévenu Glotton qu'il essaierait de nous rejoindre.
 
C'est lui le motard qui nous avait fait des signes dans le virage. Sa bandit continue de fumer abondamment. Il nous dit que c'est normal, qu'un litre d'huile s'est deversé dans le pot et qu'il faut qu'elle brûle complètement avant que ça ne cesse de fumer.
 
Le reste de la troupe arrive petit à petit et on fait une pause à l'ombre de grands arbres. Bambi veut nous convaincre de faire une spéciale qu'il connaît dans le coin et qui est sur notre chemin, la montée de Pompidou, une spéciale d'une dizaine de km. Bon, nous disons d'accord mais il part sans nous attendre, alors que personne n'est encore équipé. Il nous dit qu'il nous attendra à Pompidou, au départ de la spéciale. Soit!
 
En attendant, c'est la Corniche des Cévennes qui nous attend. Un coup d'oeil à Glotton et nous nous comprenons. Je me prépare et part avec lui. Au premier rond-point je file tout droit. Je ne suis pas sûr mais comme j'ai entendu qu'on allait à Alès et que tout droit, c'est Alès... Glotton a l'air d'hésiter, ralentit et finalement disparaît de mes rétros bien que j'ai ralenti pour voir ce qu'il faisait. Je m'arrête sur le bas-côté et il finit par me rejoindre. Nous discutons un peu et il semble bien qu'il fallait tourner à droite au rond-point. Nous faisons demi-tour et je le suis.
 
Ça y est, nous sommes sur la bonne route. Nous nous attendions à voir les autres quand nous avons fait demi-tour, mais non, personne. Peut-être sont-ils déjà passés... Quoiqu'il en soit c'est tout les 2 que nous attaquons la corniche. Je le talonne et après quelques virages il me fait signe de passer. J'ouvre la route à un bon rythme et garde Glotton dans ma roue en coupant très légérement dans quelques bouts de droits, le pauvre, il a qu'un twin. Ça roule bien, personne ne coupe ses virages, on coupe dans les lignes droites.
 
Sur le plateau il y a une portion très rapide mais nous nous limitons à 140. Dans la descente il y a quelques épingles et j'observe que Glotton met en application quelques conseils que je lui ai donné et ressort beaucoup mieux de celles-ci. Je décide que je vais arrêter de lui donner des conseils. J'ai pas envie de me faire pourrir par un twin un jour prochain.
 
Nous arrivons à Pompidou, mais de Bambi nulle trace. Bon, nous continuons donc notre chemin en nous disant que la fameuse spéciale Pompidou c'est celle que nous allons faire maintenant, à savoir la portion entre Pompidou et St Jean du Gard. La route descend et les virages se font beaucoup plus serrés, il faut donc beaucoup freiner en entrée de virage. Au bout d'un moment je commence à en avoir assez de ces freinages incessants et je loupe même un freinage en entrée d'un gauche. Rien de dramatique mais mon point de corde est bien à 1m50 du point de corde que j'aurais dû prendre. Je me dis que cette portion doit être beaucoup plus amusante en montée qu'en descente.
 
Nous finissons par arriver à la fin de la route, où nous nous attendons à retrouver Bambi puisque nous pensons que la fameuse spéciale à Bambi est celle que nous venons de faire. Pas de Bambi! En fait nous apprendrons plus tard que la spéciale de Bambi, c'est une route qui part de Pompidou et qui monte prendant une dizaine de km. C'est en fait une course de côte. Dans ce cas là on se demande pourquoi il ne nous a pas attendu à Pompidou pour nous l'indiquer. Toujours est-il que lorsque nous sommes passés à Pompidou, il était en train de faire sa spéciale, tout seul.
 
Nous entrons dans Saint Jean du Gard et tournons un peu pour trouver un bar accueillant. Il fait chaud depuis que nous avons entamé la descente après Pompidou. Nous finissons par aviser une terrasse avenante sur la place de l'église. La place est ombragée par de grands platanes, la terrasse est à l'ombre et équipée de brumisateurs. Nous nous installons et voyons bientôt arriver AK, El Dahu et JP. Maco nous rejoint. Les autres se sont installés à un autre bar un peu plus loin dans la rue.
 
Nous nous eterniserions volontiers ici, au frais et devant des boissons rafraîchissantes, mais il va falloir penser à repartir. Nous nous équipons et rejoignons donc les autres. Nous disons au-revoir à Bambi qui a finit par nous retrouver et partons en direction d'Alès.
 
Le retour est ennuyeux. La route est droite, il fait chaud, il y a de la circulation. Arrivé dans Alès ça devient du n'importe quoi. Des groupes se forment, d'autres se perdent, d'autres attendent certains qui sont en fait devant. Il fait chaud, la patience s'amenuise.
 
Pour nous divertir, JP peaufinera son avance irrattrapable au classement du "boulet de la semaine" en perdant sa plaque minéralogique (je luis avais bien fait remarquer, mais il m'avait juste répondu qu'est était "montée souple") et en se faisant arrêter par 2 motards. La scène vaut le coup d'oeil. JP joue les contrits et les flics les magnanimes. Il faut juste qu'il aille sur le champ se faire faire une nouvelle plaque. BB et Gromono l'accompagne dans sa quête.
 
 Le gros du groupe attend on ne sait trop quoi à un grand rond-point. Certains veulent prendre de l'essence, d'autres non. Il fait chaud, c'est le bordel. Je pars donc avec Glotton, Salvatore et Maco en direction d'Aubenas.

PICT6703 Jeu

Et tape sur ceux qu'ont des 4 cylindres de moins de 152 chevaux
 
Le retour se fait au milieu de la circulation. Nous nous arrêtons prendre de l'essence un peu avant Aubenas et sommes rejoints par Chebello et Prowler. C'est avec plaisir que nous arrivons enfin à la maison et nous mettons à l'aise.

Le rituel se répète: apéro, barbecue, dîner et tisanes, le tout dans une ambiance bonne enfant où personne n'est à l'abri des bons mots de ses petits camarades.

Demain c'est jour de repos mais la journée a été bien remplie et éprouvante sur la fin. Les rangs des convives commencent donc à se clairsemer et une fois qu'on a réussi à mettre JP dehors (une fois que le cubi de vin fut vide) les derniers ne font pas long feu et partent se coucher.
 
 
 
MERCREDI : Jour de repos
 
Quel bonheur de ne pas avoir à se lever. On se forcerait à trainer au lit. D'ailleurs on le fait! Mais pas trop tout de même. Un petit déjeuner qui s'attarde et quelques-uns partent déjà pour aller prendre un bain de foule au marché de Joyeuse alors que d'autres partent se promener à Aubenas. Je préfère rester glandouiller à la maison.
 
Gomono commence à jeter un coup d'oeil à la CB 500 de JP qui a fait des siennes lors de la journée hier, alors que JP continue sa grasse matinée à l'hotel.
 
Je l'observe d'un oeil amusé. Il faut dire que plus on observe la CB, plus on découvre qu'elle tient en un seul morceau par quelques vis et boulon épars, prenant à leur charge le travail de tous leurs compagnons disparus. La plaque à été refixée la veille. Après l'intervention de Gromono ce sont les cosses de la batterie et la serrure de la selle qui le seront. C'est déjà un début et permettra à la CB de tenir jusqu'à la fin de cette Ardéchoise.
 
C'est devant un long apéro paresseux que nous attendons le retour du groupe de Joyeuse pour nous sustenter d'un déjeuner simple et satisfaisant.
 
Après les tisanes, je me joins à Gromono pour offrir un autre sacrifice rituel aux dieux lares de cette Ardéchoise. Nous offrons donc à Soane et Personne une victoire sans équivoque à la belote coinchée.
 
Puis vient l'épisode obligatoire de la Ducati en panne. Et pas n'importe laquelle! Le porte drapeau de la fiabilité Ducati, qui n'a rien à envier aux
japonaises sur ce point précis: la mostro de Prowler! Allons bon! Soyons sérieux! Il ne peut s'agir tout au plus que d'une ampoule de feu arrière,
probablement japonaise au demeurant!
 
Mais non, il semblerait que le moteur fasse des caprices. Prowler est en colère. Il remballe même sans ménagement Gromono lorsque celui-ci se permet une remarque pourtant très drôle. Je me dis que si j'avais des soucis mécaniques, je serais super gentil avec Gromono plutôt que de le rembarrer...Pas bégueule, ce dernier jette un coup d'oeil à la Ducati capricieuse, pardon pour le pléonasme.
 
Peut-être une saloperie dans un injecteur? C'est le diagnostic qui semble s'imposer. On part chercher du Destop, ou son équivalent moto, et après avoir vidé le flacon dans le réservoir, Prowler part faire circuler le produit miracle. Ça semble aller mieux quand il revient et il pourra en fait terminer
l'Ardéchoise, un coup de chance, car de retour à Paris la révision programmée de la moto révèle qu'il y a un autre problème qu'un injecteur partiellement obstrué.
 
Pendant ce temps nous partons, Chebello, Paulo, Soane et moi-même faire les courses. C'est que BD arrive ce soir!
 
Il ne nous reste plus ensuite qu'à préparer l'apéro et attendre l'arrivée du sieur BD, que l'on entend arriver de loin sur sa RSV qui a un peu la gueule de son ancien avatar, le mec avec des bleus et des pansements partout. Lui, s'est rasé la tête de frais et a laissé la quasi totalité de son sac à dos à une tenue de pluie et un litre d'huile. Que de prévoyance! Si seulement cela lui avait permis de prendre un peu plus que 2 t-shirts, un short et des tongues on pourrait l'en louer. L'avantage c'est que le bidon d'huile, qui bien entendu à coulé, n'avait pas grand-chose à souiller et c'est la tenue de pluie qui a tout pris. Bref, du grand BD, d'entrée.
 
Il a l'air en forme et je commence à comploter avec Chebello et Glotton pour organiser son kidnapping pour l'emmener à l'Espagnole. Entre temps, El Dahu qui était rentré chez lui la veille au soir, revient avec un 240 TDR plutôt que le DR des 2 premiers jours. Hmmm... Je ne vois pas trop ce qu'il pourrait gagner à l'échange avec le DR vu ce qu'il nous a montré les 2 premiers jours, et surtout le premier, bien au contraire. Ça sent l'erreur de casting. comme ils disent outre-Atlantique: if it ain't broken, don't fix it! Le poncif équivalent en français serait: on ne change pas une équipe qui gagne!
 
Bref, nous profitons gaiement de notre soirée surtout qu'il faut maintenant compter avec la gouaille de BD en plus des one-man show de JP. Le surnom de Laurel et Hardy commence à s'insinuer dans certains esprits.
 
Mais fi de rires! Il faut bien songer à prendre du repos avant la journée de demain. Nous jetons JP dehors, car BB seul ne suffit pas à convaincre son
compagnon de chambrée du bien-fondé d'une nuit de sommeil réparatrice. Le silence se fait dans la maison et les bouchons d'oreilles rendront futiles les vils efforts des ronfleurs pour nous garder éveillés.
 

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MessagePosté le: 20 Sep 2006, 15:29    Sujet du message: Répondre en citant

JEUDI : Le pneu du Glotton
 
Nous sommes à peine équipés apres le petit-déjeuner, que JP arrive. Il y a du progrès! C'est trop tard pour échapper au titre de "boulet de la semaine" mais apparemment il essaye d'éviter celui de "boulet de l'année".Nous partons donc à peu près à l'heure en direction des Gorges de l'Ardèche.
 
Au départ de celles-ci il y a pas mal de circulation et des campings et des parkings un peu partour à droite, à gauche. Il nous faut même passer un camion poubelle qui laisse derrière lui un fumet qui ferait presque regretter une
bonne bouffée de gasoil.
 
Puis les gorges se font plus désertes et on peu commencer à rouler sous la conduite de Personne. Il avance à un bon rythme mais à un moment il manque se faire désarçonner après une grosse compression. Il me fait signe de passer et je lui ouvre la route un petit moment. Il laisse ensuite passer les excités, Glotton et BB en tête.
 
J'ouvre la route pour tout ce petit monde en coupant dans le bouts de droits. La route est relativement large mais le goudron est dégradé et rend les
trajectoires un peu imprécises. On s'amuse tout de même bien. À un moment un motard nous fait de grand signes. Les flics? Je me tiens sur mes gardes. Quelques virages plus loin, 2 personnes sur le côté de la route nous font aussi de grands signes. Un accident peut-être? Non! Finalement il s'agit d'une chèvre surle bord de la route.
 
Au fil des lacets je vois que nous remontons sur une moto, mais lentement, il semble aller à un bon rythme. Puis il finit par couper et semble nous attendre, roulant presqu'au pas. Il s'agit d'un GSX-R. Je reste derrière lui un petit moment, me demandant ce qu'il fait et hésitant à le passer. Enfin, il se retourne et nous toise avant d'ouvrir gaz en grand juste avant un grand gauche et de poser le genou, tout en coupant complètement le virage. Ha... dommage... j'aurais bien voulu jouer avec toi, mais pour cela il faudrait que nous prenions la même route. Je reprends donc mon rythme, dans ma voie, en le laissant s'éloigner petit à petit. De toutes façon, nous n'avons pas le temps de le perdre de vue que la spéciale s'achève.
 
Ne sachant pas où aller je m'arrête pour laisser passer Personne mais ça se transforme en arrêt clope. Glotton pleure que son pneu arrière est mort, qu'il sent pas la moto... Il a pourtant l'air d'en avoir pour encore un millier de bornes ce pneu!
 
Nous repartons en direction de Barjac. À un moment je suis Salvatore qui suit BB. À la sortie d'un droite assez rapide, je le vois avec effroi dériver
inexorablement vers la voie de gauche alors qu'une moto arrive en face. La moto serre à droite et évite ainsi Salvatore qui finit par mordre la voie de
gauche d'une bonne moitié. Je le klaxonne et lui fais signe de faire gaffe!

Sur le trajet il y a quelques sections fort sympathiques où je m'amuse bien avec BB pas très loin dans mon sillage. Puis en arrivant vers Barjac, alors que nous roulons en groupe, JP nous fait sa plus belle imitation du motard de la gendarmerie nationale en remontant le groupe et en nous intimant de nous arrêter sur le bas côté d'un index impérieux. On ne sait pas trop ce qu'il veut. Nous repartons, Personne en tête, et JP nous refait le coup du gendarme! Cette fois il croit que l'on s'est trompé de direction. Mais non, nous sommes sur la bonne route.
 
Arrivés à Barjac nous faisons une pause et en profitons pour acheter la bouffe pour le pique-nique. En fait, comme nous n'avons, pour la plupart, pas les moyens, ni l'envie en fait, d'emporter la bouffe, nous sommes beaucoup à manger nos sandwiches sur place.
 
BD en profite aussi pour parler du pays à Salvatore qui l'a apparemment dépassé n'importe comment et lui conseille de garder un peu plus de marge.
 
Nous repartons et nous arrêterons bientôt au bord d'un petit lac en contrebas de la N 106. Ceux qui n'ont pas mangé à Barjac, se sustentent ici tandis que les autres s'intallent aussi confortablement que faire ce peut. Malheureusement c'est plutôt la poussière d'une terre estivale assoiffée que l'herbe tendre d'un vert printemps qui nous accueille. Mais le lac, les arbres qui le bordent et le versant opposé de la vallée sont bien agréables. 3 oies, probablement inconscientes avec BD dans les parages, nous tiendront compagnie.
 
La pause s'éternise et il me tarde maintenant de repartir, faute de pouvoir m'installer confortablement. Le signal du départ est enfin donné mais nous nous équipons et nous extirpons de notre parking de terre et de sable à des vitesses différentes. Une mouche semble avoir piqué Personne, car il fait le sémaphore fou pendant quelques instants puis part comme un barjo en faisant hurler tous ces rapports. Je ne peux m'empêcher de rire à la vue de ce spectacle.
 
Il paraît que les 50km qui suivent sont une spéciale à chérir. Je me gare sur le côté et attend que Glotton finisse de s'équiper, pendant que d'autres commencent à tracer la route.
 
01 C'est parti ! C'est parti
 
On rigole, on  rigole.
En fait voici la moto dont rêve Ninou en secrêt ...
 
Glotton enfin prêt, nous partons. Je commence tranquillement pour faire chauffer les pneus. Ce début de spéciale est très sympa. Nous rattrapons un à un ce qui sont partis un peu avant nous. Nous passons Chebello et Gromono. Prowler nous fait signe de passer. Nous déposons AK et il me semble entendre dans le genre "58 ch" à ce moment là. Il ne reste plus que Personne devant. Mais avec l'avance qu'il a prise, il n'est pas évident que nous le reprenions avant Florac.
 
Salvatore s'est mis dans la roue de Glotton. Celui-ci n'est pas à l'aise avec Salvatore dans sa roue et lui fait signe de passer. La route se fait
progressivement plus rapide et roulante. Salvatore est dans ma roue et une section à 2 voies s'annonce. J'en profite pour rester sur ma voie, sachant
pertinemment que Salvatore va en profiter pour utiliser au moins les 2 voies et me passer. Ça ne manque pas. Je préfère l'avoir devant que juste derrière moi.
 
Je lui emboite la roue. Il est dans son élément puisque la route se décline maintenant en grandes courbes très rapides et qu'il nous a dit que c'était le
type de courbes qu'il affectionnait. Il ne coupe pas dans les bouts de droit et ça va donc très vite. La 999 S marche plutôt bien à la réaccelération,
surtout avec le poids plume de Salva.
 
Nos remarques répétées commenceraient-elles à faire leur effet? Toujours est-il qu'il roule propre, coupe peu ses virages et double raisonnablement, me faisant même signe si la voie est libre, comme j'ai fait avec lui lors des jours précédents. Ces sections très rapides ne sont pas vraiment pas ce que je préfère (sur route) mais je me fais tout de même plaisir à le suivre.
 
Nous rattrapons Personne juste en arrivant à Florac. Nous faisons une pause dans un bar de Florac. Glotton forme le projet de partir en avance pour essayer de faire changer son pneu arrière ce soir même à Aubenas (il a amené une paire de BT14 de Paris). BB se propose de l'accompagner et j'en fais de même. Nous repartons donc avant le reste de la troupe.
 
Glotton ouvre la route, suivi de BB, pendant que je ferme la marche. Dans mon esprit, on escorte Glotton, un peu comme s'il était en panne, et on lui laisse choisir le rythme. Je pense que BB est dans le même état d'esprit puisque il s'est placé derrière lui. Cela ne va pas durer.
 
En partant de Florac, nous prenons une toute petite route. Ça roule à bon rythme, mais après seulement une dizaine de km je devine que BB s'impatiente. Il commence à se positionner pour doubler Glotton, ce qui n'est pas chose aisée sur cette petite route et au rythme où il va. Quand on connait aussi l'origine du "en toute sécurité" qui est né d'un dépassement de BB sur Glotton, on devine que BB veut faire un dépassement très propre, exemplaire.
 
Glotton lui, ne se rend compte de rien, avec son seul rétro, complètement inutilisable sans descendre de la moto.
 
Et c'est ainsi que commence la valse des dépassements avortés! Sans que Glotton ne s'en rende compte, BB, cent fois sur le métier remettra son ouvrage. Oui mais voilà, la route est étroite, les virages rapprochés et la Tuono repart fort en sortie de virage. Je regarde, amusé, BB préparer son dépassement en se positionnant avant les virages, puis lancer l'offensive, puis finalement abdiquer... une fois... dix fois... cinquante fois... Parfois il semble que ça puisse passser, mais on devine la retenue de BB qui ne doit pas vouloir se voir reprocher un dépassement par trop hardi par le corbac du forum.
 
Finalement, il se lance enfin. Ça n'est pas vraiment la meilleure opportunité qu'il choisit puisqu'une voiture sort du gauche qui se profile et se retrouve
en face de BB. Celui-ci à le temps de se rabattre devant Glotton, mais de façon un peu brusque. Je devine Glotton un peu surpris et ne peut m'empêcher de sourire en voyant la scène.
 
Je continue d'escorter Glotton pendant que BB s'éloigne un peu. Il nous attend à la sortie des villages.Les petites routes s'éternisent et j'aimerais bien trouver quelque chose un peu plus large et un peu mieux revêtu pour qu'on puisse s'amuser avec un peu moins de retenue que celle qu'impose l'etroitesse de la route.
 
 
24 Glotton surpris d'arriver 15mn apres les autres.. Glotton surpris d'arriver 15mn apres les autres..
 
La Flamboyante et la Scotchée
De dos, Ninou, au fond, Glotton dans la position du "Ravi"
 
Je suis enfin exaucé après Genolhac. La route qui mène à Vans est un régal. Dans cette portion plus roulante Glotton reste plus ou moins au contact de BB et le rythme est bon. Mais un peu frustré par les 40 km de petites routes précédentes, je commence à ronger mon frein derrière Glotton, dont le twin poussif empêche le R1 de s'exprimer à plein en sortie de courbe.
 
Au fil des km, mon esprit de bon camarade s'amenuise et je finis par aviser un gauche fort avenant pour préparer mon dépassement sur Glotton et le passer à sa sortie, avec dans l'esprit l'idée d'aller titiller BB qui n'est pas très loin devant. Las! Le droite qui suit mon dépassement débouche sur un rond-point! Arf!
 
BB nous attend en roulant doucement de l'autre côté pour nous montrer la route à prendre. Celle-ci est plus étroite que celle que nous venons de quitter, un peu moins bien revêtue et monte décidément au milieu des pins. Ceci dit, à peine avons nous poser les roues sur cette route que BB part gaz en grand! Ha! Je vois, Monsieur veut l'avantage d'un départ lancé! Le fourbe!
 
Je me vois dans l'obligation de cravacher pour reprendre, petit à petit, la centaine de mètres qu'il a jugé bon de mettre entre nous au départ. Il m'en coûte plusieurs km. L'histoire se répète après la plupart des dépassements. Car BB n'est vraiment pas timide lorsqu'il s'agit de dépasser, pas comme plus tôt quand il s'agissait de dépasser l'irascible Glotton, mais il n'attend décidément pas ses petits camarades de jeu après avoir dépassé. Du coup, souvent, alors que je crois pouvoir me relaxer, de façon très relative, en ayant de nouveau accroché sa roue, se présente une voiture à doubler et il me remet la cinquantaine de mètres que j'avais eu tant de mal à reprendre! Screugneugneu!
 
Heureusement, mais malheureusement plus rarement, parfois les dépassements m'avantagent en bloquant BB un instant et en me permettant ainsi de revenir. Reste à voir ensuite si je peux doubler la voiture en même temps que lui ou s'il me met de nouveau 50 mètre dans la vue.
 
Nous attendons Glotton dans les villages et aux intersections. Il n'est pas bien loin mais il n'arrive pas à rester au contact dès que ce diable de BB
recommence à mettre du gaz.
 
C'est ainsi que nous finissons par arriver à Aubenas, après plus de 120 bornes de virolos, sans pause, si ce n'est pour prendre de l'essence. BB et Glotton partent aussitôt essayer de faire monter les BT14 de Glotton. Je profite d'avoir la maison, et donc la salle de bain pour moi tout seul, pour prendre une douche bien méritée. Mais avant que je puisse me mettre sous l'eau bienfaisante, on sonne à la porte! Allons bon! Ce sont déjà les autres qui arrivent? Non c'est Etienne, qui vient de croiser BB et Glotton!
 
 Nous discutons quelques instants et il repart pour aller s'installer dans l'hotel où il a reservé une chambre et qui se situe à côté de la station service où JP n'a pas fait le plein le dimanche (boulet!). Il rencontrera d'ailleurs là-bas le reste de la troupe qui ne tarde pas à arriver. Pour ma part je vais me doucher.
 
Les autres arrivent petit à petit après avoir fait le plein. Glotton n'a pas réussi à faire changer ses pneus ce soir. Il faut qu'il y retourne demain à 9h.
Par contre Chebello a pu lui, faire changer son pneu avant dans le même bouclard et devant Glotton! Comme quoi, rien ne sert de partir à point, il acheter ses pneus à l'endroit où on les montent!
 
Chebello, qui pensait que son pneu avant lui ferait et l'Ardéchoise et l'Espagnole! Alors!? On se lache? Quand même! Entre ça et Etienne qui change ses pneus tous les 2000 km, on se dit que la multistrada c'est surtout l'arme absolue pour détruire les pneus!
 
Etienne vient nous rejoindre pour s'imprégner de l'ambiance qui a présidé à nos soirées tout au long de cette semaine et aussi tenter de la capturer avec son appareil photo, toujours à portée de main. Nous sommes maintenant 16 à la maison et l'apéro et le repas se transforment en joyeux bordel. Nous tentons de protéger le pot de Nutella des mains et couteau avides de JP, mais en vain.
 
La fatigue finira par se faire sentir et chacun finira par regagner son couchage pour aborder la dernière journée de cette Ardéchoise frais et dispos.

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MessagePosté le: 14 Jan 2007, 13:42    Sujet du message: Répondre en citant

VENDREDI.
 
Nous voici donc à l'orée de cette dernière journée de l'Ardéchoise. Petit-déjeuner, enfilage de l'armure et nous voilà prêts à partir, à l'heure ou pas loin, même JP!La multistrada d'Etienne vient se greffer au groupe alors que la Tuono de Glotton nous rejoindra plus tard car il doit aller faire changer ses pneus ce matin.
 
La première étape de cette journée nous mène à Privas, via le col de l'Escrinet. Personne nous guide jusqu'au pied du col puis me fait signe de passer et je ne me fais pas prier. Je mets gaz jusqu'au sommet puis attend les autres qui ne tardent pas à arriver, BB et Etienne en tête. Ils me passent sans s'arrêter et je leur emboîte la roue pour la descente sur Privas, qui s'avère encore plus sympa que la montée. Je suis dans la roue d'Etienne qui reste à peu près au contact de BB.
 
Après avoir traversé Privas, nous partons pour Le Cheylard, toujours dans le même ordre. Au début, la route est relativement étroite en traversant la forêt. BB commence à s'éloigner alors que je continue de suivre Etienne. Il finit par me faire signe de passer et je pars rejoindre BB qui n'est pas encore très loin. La route s'élargit un peu et nous offre des virages vraiment sympas qui continueront après que la route soit sortie de la forêt et soit entrée dans une gorge que nous suivrons jusqu'au Cheylard. Entre rail et rocher, je reste dans la roue de BB, qui ouvre le bal à un rythme élevé alors que derrière BD et Etienne décrochent.
 
C'est dans cet ordre que nous arrivons au Cheylard. Nous avisons un bar sur la place de l'église et nous installons en attendant les autres qui commencent bientôt à arriver. Nous sommes déjà en train de siroter des rafraîchissements quand les derniers arrivent.
 
Le ciel se fait soudain menaçant, mais il ne pleuvra pas. La pause s'eternisent un peu et nous décidons d'attendre Glotton avant de repartir. Il finit par
arriver et nous lui laisseront même prendre un café avant de repartir.
 
Bon, c'est pas tout ça, direction Lamastre maintenant! Je pars en fin de peloton et le groupe se scindent en plusieurs petits groupes au départ au hasard des dépassements. Je commence à m'activer pour remonter. Je passe ceux de mon groupe et remonte sur Salvatore qui est entre 2 groupes. Je me mets dans sa roue et nous remontons sur JP. À un moment ils hésitent tous les 2 à doubler une camionnette. La perspective que m'offre ma position derrière eux, moins bouchée par la camionnette que pour eux, me permet de voir que rien n'arrive et je double donc tout ce petit monde.
Je rejoins le groupe de tête alors que nous arrivons sur un village où nous faisons une pause pour que le groupe se reforme. BD me demande de rouler derrière lui pour que je lui fasse part de mes observations sur sa façon de rouler. Lorsque nous repartons, je lui fais donc signe de passer devant moi et il prend la roue de BB, Etienne et Glotton.
 
 Nous restons groupés jusqu'à Lamastre. Ça roule bien et j'observe que BD roule très bien. Il n'y a que 2 choses qui attirent mon attention, et encore la deuxième, c'est juste pour avoir un peu plus à dire.
 
Arrivé à Lamastre je lui en fais part. La première, c'est qu'il n'élargit pas assez à l'entrée des virages à gauche. Plusieurs fois je l'ai vu attaquer ses
virages à gauche quasiment depuis la ligne médiane. La seconde, c'est une certaine lenteur dans les changements d'appuis. À part ça, tout le reste me semble très bien. Il semble que mon commentaire sur les changements d'appuis monopolise son attention et qu'il n'enregistre pas correctement ma première observation, qui est pourtant plus importante. C'est bien dommage quand on sait ce qui se passera 3 jours plus tard à l'Espagnole. Il me dira alors après coup qu'il pensait que j'avais dit qu'il n'attaquait pas assez ses virages à gauche!
 
Nous partons maintenant pour la spéciale Lamastre-Tournon. Je passe quelques uns de mes petits camarade pour me retrouver dans la roue d'Etienne, alors que BB commence à se faire la malle. Il est intenable celui-là! Je finis par passer Etienne et part rejoindre BB en compagnie de Salvatore qui a pris ma roue. Ça roule fort, évidemment, puisque c'est ce diable de BB qui ouvre.
 
Dans un virage, j'observe Salvatore derrière moi. 2 virages plus loin, je regarde de nouveau mon rétro, et il n'y a plus personne. Je me dis qu'il a dû se faire une frayeur, une de plus cette semaine. Dans tous les cas Etienne et les autres sont tout près derrière et seront sur lui bien avant nous, dûssions nous décider de ralentir et faire demi-tour.BB et moi poursuivons donc notre chevauchée à vive allure jusqu'à Tournon.
 
Nous nous garons et attendons les autres. Personne n'arrive. Mauvais signe, on a pas pu leur mettre plus de 2 ou 3 minutes, et encore! Je fais part à BB de mon inquiètude pour Salvatore et nous décidons de faire demi-tour pour voir ce qu'il se passe. Après quelques kilomètres nous croisons enfin le groupe qui nous fais signe de venir avec eux. Nous faisons donc demi-tour pour nous joindre à eux. Je rejoins Soane et la passe pour lui ouvrir la route. Elle n'a pas l'air d'avoir la tête à ça et roule vraiment doucement. Bon...
 
Arrivé à Tournon, nous aurons l'explication de ce qui s'est passé. Il s'agit bien de Salvatore. Mais il s'est fait plus qu'une frayeur puisqu'il est tombé.
Il aurait "perdu l'avant", mais d'après les divers témoignages, il semble beaucoup plus probable qu'il ait fait un high-side en étant trop optimiste à la
remise des gaz en sortie de virage.
 
Bilan, une épaule cassée. La moto elle, n'a pas l'air d'avoir grand-chose. Elle sera rapatriée chez El Dahu.
 
Il est dommage que ça finisse ainsi, mais à force de ne pas écouter les avertissements que constitue chaque situation inconfortable vécue à moto, ça devient prévisible. Chaque fois que l'on se fait une frayeur à moto, c'est comme si un pote vous tapait sur l'épaule pour vous dire "Fais gaffe. Si tu continues à faire ça, tu vas tomber". Des frayeurs il s'en était fait tous les jours cette semaine. Ça n'a pas suffi. Beaucoup de gens lui ont parlé aussi, pour lui dire de faire gaffe, de se laisser plus de marge, à lui et aux autres d'ailleurs. Prowler la veille encore l'avait sermonné en termes qui ne pouvaient prêter à confusion. Sa réponse? "Ça fait 25 ans que je conduis! Je joue avec vous tous! Même le R1!". Flatté d'être mentionné spécifiquement (même si je ne vois pas ce que j'ai fait pour mériter un tel honneur), moins qu'il n'ait retenu ni mon pseudo ni mon prénom, mais surtout incrédule devant une telle attitude. Pourtant, la veille, quand nous avions roulé ensemble vers Florac, il m'avait donné l'espoir d'avoir commencé à comprendre certaines choses...
 
Nous mangeons dans une pizzeria à Tournon et voyons passer l'ambulance qui amène Salvatore à l'hopital alors que nous nous préparons à repartir.
 
Nous passons par Saint Peray où nous arrêterons prendre de l'essence puis continuons notre road book. Celui-ci nous amène sur de la petit route étroite, un peu bosselée et pas toujours exempte de gravillons et autres saletés. Jamais homme à se contenter du rythme de l'ouvreur, BB double Etienne. Bien sûr, je prends sa roue. On ne va pas le laisser rouler tout seul ce pauvre suisse!
 
Nous roulons donc de concert sur cette petite route, BB et moi, à un rythme élevé, puisqu'il ne saurait en être autrement. À un moment donné, toujours d'humeur farceuse, ce boute-en-train de BB me fait un freinage d'urgence sous le nez, entre 2 virages, sans raison apparente! Telle fût mon incrédulité face à la violence de son freinage que nous ne sommes pas passés loin du strike. Heureusement que le R1 est réputé pour son freinage! Il m'explique qu'il a freiné parce qu'on avait passé une petite route sur la droite et qu'il voulait attendre les autres pour être sûr que tout le monde restait sur la bonne route. Certes, mais un freinage normal aurait suffit à s'arrêter il me semble... Enfin bon, tout est bien qui finit bien.
 
Nous continuons sur la une petite route étroite qui descend dans la vallée de l'Eyrieux en se tortillant. BB décide de s'arrêter à mi-chemin pour un arrêt paysage. Le groupe se reforme lors de cette petite halte improvisée. Je prends la tête du groupe pour finir notre descente dans la vallée à un rythme tranquille.
 
À partir de là nous rejoindrons Mezilhac par des petites routes vraiment défoncées. Je suis Etienne et Prowler dans la vallée, le long de l'Eyrieux, alors que la route est encore potable. Puis elle se dégrade et Prowler passe Etienne pour aller rejoindre BB qui est un peu devant. Je lui emboite la roue et nous serons bientôt rejoint par BD. Nous roulerons ensemble jusqu'à Mezilhac sur ces petites routes défoncées, qui nous gratifient aussi d'un passage de plusieurs kilomètres complètement gravillonnés.
 
J'aime bien les petites routes, même en R1, mais je ne suis pas mécontent d'arriver à Mezilhac car celles-ci étaient vraiment mal entretenues (gravillons surtout). Bref, une portion dont on aurait peut-être pu se passer à mon goût.
 
On fait une pause à Mezilhac où il ne fait pas chaud du tout. Et puis c'est le retour vers Aubenas, par Vals les Bains, pour la fin de cette Ardèchoise.
Soane et Personne me disent de passer devant, que je connais la route car on l'a déjà prise. Ha bon! Je m'exécute donc et en profite pour lâchement lâcher BB et les autres fous furieux. Après les méchantes petites routes qui nous avaient amenés à Mezilhac je profite des belles routes qui nous ramènent vers Aubenas. Je relâche le rythme en arrivant sur la litanie de villages qui parsèment la route en arrivant sur Aubenas.
 
Et voila, nous voici revenus au camp de base. C'est ici que va s'achever cette première Ardèchoise, par un autre dîner plein de gouaille et de mauvaise foi.
 
Au milieu de cette joyeuse insouciance, s'ourdit cependant un sombre complot entre certains participants: il s'agit de kidnapper BD et sa RSV pour qu'il vienne participer à l'Espingouine prévue pour la semaine suivante. Nous finirons pas embarquer la RSV avec la Tuono et la R1 dans mon fourgon. Et voila, c'est réglé, BD va venir à l'Espingouine!
 
Un autre participant à l'Espingouine arrive vers 23h30. Il s'agit de Jef, qui arrive de Suisse sur la NTV. Le temps de charger sa moto sur la remorque de Chebello et il est l'heure d'aller se reposer. Il conviendrait de partir tôt pour l'Espagne demain matin car nous avons beaucoup de chemin à faire et il va y avoir de la circulation. Il est tout de même 1h du matin quand nous partons nous coucher.
 
Il ne me reste plus qu'à remercier Soane et Personne pour cette magnifique Ardèchoise qu'ils nous ont concoctée et leur hospitalité dans cette charmante maison qui s'est si bien prêtée aux nécéssités et plaisirs d'une bande de motards en vadrouille. On s'est bien marrés, on a bien roulé, on a bien mangé, on a bien dormi... et... que faut-il d'autre pour être heureux?!
 
 
 
 
 
57. La soeur de Ninou, Jelo La soeur de Ninou, Jelo
 
Ninou coiffé par Soane pour Jacques Dessange : heureux.

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MessagePosté le: 14 Jan 2007, 14:04    Sujet du message: Répondre en citant

 


Pour mémoire, les Road Books

 
 


LA VOMITA

Km : 0

AUBENAS

D:9h00

Direction Privas par le Col de l’Escrinet

 

PRIVAS

 

Direction Le Cheylard

Km: 50

(80 km)

LE CHEYLARD

Café + achat miam miam

A :10h30

D:11h00

Direction Lamastre

 

LAMASTRE

 

Direction Tournon sur Rhône

 

TOURNON

 

Direction St Peray

Km: 14

(150 Km)

SAINT PERAY

Essence + Repas chez

El Dahu

A :12h20

D:14h00

Direction Lamastre puis Vernoux en Vivarais

 

VERNOUX EN VIVARAIS

 

Direction Silhac

 

SILHAC

 

Direction  st Michel de Chabrillanoux

 

ST MICHEL DE CHABRILLANOUX

 

Direction  Les ollières sur Eyrieux

Km: 45

(199 Km)

LES OLLIERES SUR EYRIEUX Café

A :15h15

D:16h00

Direction St sauveur de Montagut

 

ST SAUVEUR

 

Direction Saint Pierreville

ST PIERREVILLE


 

Direction Mézilhac

Km : 35

(234 Km)

MEZILHAC

Petite pause Paysage

 

Direction Vals Les Bains

 

VALS LES BAINS

 

Direction Aubenas

Km : 30

(264 Km)

AUBENAS

Essence

A :17h30

On rentre à la maison





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MessagePosté le: 14 Jan 2007, 14:19    Sujet du message: Répondre en citant

 

LA CORNICHOUETTE

Km: 0
(0 Km)

AUBENAS

D:9h00

Direction Pont Labeaume

 

PONT DE LA BEAUME

 

Direction Thueyets

 

THUEYTS

 

Direction Pradelles

 

PRADELLES

 

Direction Langogne

Km: 67

(67 km)

LANGOGNE

Café

A :10h15

D :11h00

Direction Villefort

 

BARRAGE DE VILLEFORT

Arrêt clope 10 mn

 

Au rond point avant Villefort

Direction Mende

Km: 102

(170 km)

MENDE

Repas + essence

A :12h50

D :14h30

Direction Florac

Km: 36

(206 km)

FLORAC

 

Direction Corniche des Cévènes

Km: 53

(259 km)

ST JEAN DU GARD

Café

A :16h00

D :16h30

Direction Nimes

 

ANDUZE

 

Direction Alès

 

ALES

 

Direction Aubenas

 

ST PAUL LE JEUNE

 

Direction Ruoms

 

RUOMS

 

Direction Aubenas

 

VOGUE

 

Direction Aubenas

Km: 10

(357 km)

AUBENAS

Essence

A :18h00

 

On rentre à la maison ...

 
 

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MessagePosté le: 14 Jan 2007, 14:31    Sujet du message: Répondre en citant

 

 


LA BIQUETTE

Km: 0
(0 Km)

AUBENAS

D:9h00

Direction Pont Labeaume N102

 

PONT LABEAUME

 

Direction Montpezat S/ Bauzon D536

 

MONTPEZAT SOUS BAUZON

 

Direction St Eulalie D536-D116

 

SAINTE EULALIE
Regroupement

 

Direction Mt Jerbier de Jonc

Km: 53
(53 Km)

MONT JERBIER DE JONC
Café

A:10h00
D:10h30

Direction Mt MEZENC D378 puis D410 Fay Sur Lignon puis Chemin communal C4 à droite direction La Rochette

 

LA ROCHETTE

 

Direction Borée D278

 

BOREE

 

Direction Prévenchères

 

PREVENCHERES

 

Direction St Martial D215

 

SAINT MARTIAL

 

Direction Mt Jerbier de Jonc

Km: 49
(102 Km)

MONT JERBIER DE JONC
Manger au restau

A:12h00
D:14h00

Direction Le Béage D116 puis D122

 

LE BEAGE

 

Direction Monastier sur Gazeille D122 puis Fay Sur Lignon D500

Km :62

(164 km)

FAY SUR LIGNON

Possibilité essence à la sortie de Fay + Café selon envie

A:15h00
D:15h30

Direction Tence D500 puis Mars D15

 

MARS

 

Direction St Agrève D15

Km : 35

(200 Km)

SAINT AGREVE

Café (si pas à Fay) + essence

A:16h00

D:16h30

Direction Le Cheylard D120

 

LE CHEYLARD

 

Direction Mézilhac D578

Km : 47

(247 Km)

MEZILHAC

Petite pause Paysage

 

Direction Vals Les Bains

 

VALS LES BAINS

 

Direction Aubenas

Km : 30

(277 Km)

AUBENAS

Essence

A :18h30

On rentre à la maison…


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MessagePosté le: 14 Jan 2007, 14:41    Sujet du message: Répondre en citant

 
 
 
 


LA TOURISTA

 

Km: 0
(0 Km)

AUBENAS

D:9h00

Direction Vallon Pont d'Arc D579

 

RUOMS

 

Direction Vallon Pont D'Arc D579

 

VALLON PONT D'ARC

 

Direction Gorges de l'Ardèche D290-D901

 

St MARTIN D’ARDECHE

 

Attention, tourner à droite direction St Martin puis Barjac

Km: 52
(87 Km)

BARJAC
Café avant Barjac à gauche (buvette « au brin »)

A:10h30
D:11h00

Direction Saint Ambroix D979

 

SAINT AMBROIX

 

Direction Ales D904

Km: 20
(123 Km)

ALES
Essence

A:11h40
D:12h00

Direction Mende (au 2ème panneau) N106

Km: 14
(137 Km)

LA GRAND COMBE
Manger après La Haute Levade

A:12h15
D:13h45

Florac N106

Km: 52
(189 Km)

FLORAC
Regroupement

A:14h30
D:14h45

Direction Le Pont de Montvert D998

 

LE PONT DE MONTVERT

 

Direction Genolhac D998

Km : 30

(240 km)

GENOLHAC

Pause

 

Direction Villefort puis Les Vans D906 - D901

Km: 34
(274 Km)

LES VANS
Rassemblement

A:17h10
D:17h30

Direction Aubenas D104a

Km: 38
(312 Km)

AUBENAS
Essence

A:18h00

On rentre à la maison


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MessagePosté le: 14 Jan 2007, 15:30    Sujet du message: Répondre en citant

 
 

Des Photos dans l'Album
PICT6725 Et ca !!!!!!!!!
 
Roudoudou et son p'tit moineau
Wink




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