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La Provençale II - Aout 2009

 
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MessagePosté le: 19 Aoû 2009, 10:27    Sujet du message: La Provençale II - Aout 2009 Répondre en citant

 
 

La Provençale II

Par Manu et Aurélie
Du 1 au 08 Aout 2009
 
 
Cette année, Manu et Aurélie nous proposaient celà :

 
Je vous propose une
Provençale II.
Quatre à cinq jours de roulage suivant les affinités, des RB sur les plus belles routes du monde Wink en passant par les Termes évidemment
Une ambiance folle, une organisation au dessus de tout soupçon, la possibilité d'amener femmes, hommes, enfants, animaux afin de partager les meilleurs moments, ceux d'après les balades ;-)

Ca se passait à Soleilhas
(04)

C'est entre Castellane et Saint Alban.
Une centaine d'habitants.
Un peu plus de détail sur Bled

 
(04 93 60 40 17 et 06 85 26 04 87)
(Bénédicte et Jean Michel)
La piaule est toute pour nous.
Capacité d'accueil de 15 à 18.
Nous  sommes 15, il y a :
1 cham
bre pour le chébello family (3)
1 chambre de 4 pour les 2 couples (AngelKara et AurélieManu)
1 chambre de 4 pour les ronfleurs (Grosmono, Kéros, LeGrossac)
1 chambre de 5 pour le casse-couille (748R, ZiZIRider, FireStorm, Glotton)
 
 
 
DETAILS IMPORTANTS
Les chiens sont acceptés, en liberté surveillée
(c'est dans le village avec du terrain autour)

Il y a une  grande cuisine 14M²
Et grande salle à Manger

 
 
TARIFS
1400€
Et  nous sommes 15 inscrits confirmés
(possibilité d'augmenter la capacité jusqu'à 18 Cool
TOTAL PAR PERSONNE POUR LA SEMAINE : 93.333333333333... €
Note :
Il s'ajoutera le "forfait ménage" que nous prenons toujours par sécurité
= 40€ à payer sur place

+ 50€ pour la bouffe environ
 
 

 ILS SONT VENUS :

Du Sud :
Franck
Manu et Aurélie
MégaFurax de passage le mercredi
748R
ZiZiRider
De la RP :
Angel
Glotton
Gromono
karabadaf
Keros
De partout :
Chebello Bella Raphael
Legrossac
Ninou
 

 

Des Photos dans l'Album

 
 

 

Les perles de cette Provençale :
"J'ai bu un verre d'eau, mon corps a fait un rejet"
Kéros, suite au délestage de quelque gaz dehors sous la pleine lune 
 "Une bonne Provençale, finalement, on ne s'est pas paumé plus que d'habitude".
Chebello en guise de conclusion à cette Provençale II

 
 

Les CR
ci dessous

 
 

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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 10:37    Sujet du message: Répondre en citant

Manu
 
Samedi
Grosse journée de préparation, courses pour Aurélie, bricolage des moto et préparation des outils pour moi.
Nous finirons par arriver à décoller, presque à l'heure à laquelle on avait prévus d'arriver !
Arrivée sans encombre, le gîte est déjà ouvert, les Cheb's sont là, c'est parti.
Je ne me souviens dans quel ordre ils sont ensuite tous arrivés mais on s'est finalement retrouvés
à manger des paupiettes cuites à la bières (des roulades) avec des spaghetti alsaco : on s'est régalé

Dimanche
Nous ne bougerons finalement pas de la journée attendant patiemment le reste de la troupe (Angel&Kara, Gotton, JiPé et ZiZi).
Tout le monde ou presque vérifie sa bécane, la nettoie. J'ai même réussi à faire vérifier à Cheb le serrage de ses vis sur la Multi ! et ensuite il la lave !

Lundi
Ca commence très fort avec une panne sèche de Kara dès les premiers km. Récupération d'un petit bidon de 2 litres et 1/2h plus tard on continue pour tomber sur la fin de l'embrayage de JP et de sa 748.
Appel de l'assistance, nous abandonnerons notre pépé au bord de la route pour continuer nos vacances :
quelle bande d'enfoirés on est !
Je ressents immédiatement la différence entre participer à une balade nationale et l'organiser :
il semble que tout le monde se décharge sur toi, même pour aller pisser ! (enfin, si j'ose dire, y'avait rien de sexuel non plus ;-))

La journée est ensuite en demi-teinte pour moi, l'itinéraire moyen et aucune sensation au niveau du roulage,
je 'lutte' (façon de parler) dans chaque virage, rien n'est évident... je commence à me demander si j'ai la bonne pression, si j'ai pas changé de setting d'amorto... enfin tous les trucs qu'AK m'a appris à sortir quand tu te traines !

Mardi
Cette journée sera magnifique, la meilleure de la semaine pour moi.
La vallée de Daluis, Valberg, la panne sèche de Keros qui m'obligera à me prostituer sur un chantier avoisinant afin d'obtenir 5l d'essence, la méga bourre en rentrant avec Hugo et Franck... que du bon ;-)
Les sensations reviennent, elles avaient pris un RTT hier.

Mercredi
Repos bien mérité, moi qui pensait rouler au départ je serai finalement bien content de passer la journée au bord du lac, notamment avec cette séance de pédalo assez inoubliable.... merci Kéros d'avoir une fois de plus assuré l'animation... c'est vraiment un bout-en-train Kéros quand il s'y met, mais à vapeur le train... et à explosions !

Visite éclair du MégaFurax qui partagera la soirée et repartira le lendemain sur son rat-race-cb500
 
Jeudi
Alors le jeudi c'est là que ça commence à partir en vrille pour ma part, erreur d'itinéraire, énervement, jeté de moto dans les graviers à l'arrêt... je n'ai rien, la moto presque rien, un PM un peu cassé mais réparable et une grosse rayure sur la carène.
La balade se termine sans d'autre incident notoire, juste par une bourre rigolote entre la 748 montée par JP et l'Hypermot flanquée de Zizi derrière et moi devant (oui je sais, d'habitude c'est le zizi devant et le trou du cul derrière, mais là on avait envie de changer un peu ;-)).
C'était rigolo de mettre la pression à JP progressivement dans les épingles, qui au passage ne s'en sort pas si mal dans cet exercice, ou du moins mieux qu'avant...
Gros bémol : arrivant au gite, coup de tél d'Aurélie qui est en bas du dernier col, boite à vitesse bloquée.
Un coup de Gromono plus loin (enfin si j'ose dire) je remontais la petite beumeu sans embrayage, qui après ouverture, accusera une crémaillière d'embrayage morte... à 17000km, qui dit mieux ? Pire que Ducat bientôt.
 
Vendredi
Petite baladounette le matin pour annuler ensuite celle de l'aprèm pour cause de trop grosse chaleur et présence de camping cars dans les gorges du Verdon.
Nous irons nous baigner avec Aurélie au lac, et même là on a réussi à perdre Kéros derrière et Glotton devant... c'est fou les progrès qu'on peut faire en qques jours !

Samedi
L'heure du rangement et au-revoir à tout à l'heure pour ceux qui continuent l'aventure.
Arrivé en bas il faut changer les peuneus de l'hypermot, des D208 en promo iront bien.
Une bonne nuit de sommeil sans ronfleur sera la bienvenue.
 

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Dernière édition par Les Animateurs le 11 Sep 2009, 00:40; édité 4 fois
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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 10:40    Sujet du message: Répondre en citant

Mégafurax
(Mégafurax nous a rendu visite le mercredi)
 
De retour de Soleilhas .. bah .. tout le monde va bien Smile
 
JiPé et Grossac qui font des scénes de ménage au super-marché ..
Ninou a pris un coup de soleil "j'comprends pas ce qui s'est passé, j'ai pas arrété de me mettre de la créme .."
Kara .. on sait pas s'il a la plus grosse .. mais il l'astique .. voire il la lustre .. !
Manu a d'ailleurs failli pisser sur la Kara-mobile .. aprés ça .. hop bye-bye "Ducati Paris" ..
Gromono a fait du vapor-lock .. avec du liquide qui avait .. plus de 10 ans ! T'as deja vu du dot4 couleur café ? Bah moi oui ..
Hugo est une tapette .. comme il avait peur de se faire pourir .. il est parti a la ballade avec des pneux morts .. et aujourd'hui .. il se la joue passager .. Very Happy
Franck .. selon les mauvaises langues .. filme le sol avec sa caméra .. bientot en exclu, un reportage sur la qualité du bitume dans le 04 Wink
Aurélie touche la pointe-archipointe sur sa BM .. mais ça va .. ya des ames charitables pour lui déplier/replier la béquille Smile
Chebello est l'ami des bêtes, et elles le lui rendent bien, nottement en urinant sur sa moto ! Wink
Keros, peuchére, s'est fait piquer par une guépe dans sa botte (elle avait tendu une embuscade), faut voir sa cheville, on aurais dit la mienne quand je me suis vautré en moto lol Smile Mais comme c'est un homme, il s'est pas démonté, il est venu de Paris comme ça Very Happy
Val se repose pendant ce temps .. Smile
Moi j'entends des meuleuses-cigales à la tombée de la nuit .. Very Happy
 
 

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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 10:59    Sujet du message: Répondre en citant

Legrossac
 
 
Comme il y a une suite à l'ardéchoise je suce et pose qu'il n'y aura pas de post "bien rentrés" pour la provencale.
 
Pour ma pomme. Pas trop de bordel sur la route du retour. Parti à six heures comme un voleur et rentré à six heures. Soit 12 heures de route pour 950 bornes. Il n'y a pas qu'à moto que je me traîne la bite...
 
Dans la gamme bonnes nouvelles du retour. Un petit lutin a tondu toute mon herbe (60cm de haut mini) pendant mon absence.
 
Pour les mauvaises. J'ai pris un jus sur l'aire de "la porte d'alsace". Une bonne douzaine de cigognes volaient vers le sud. Entre mon boulot et mon sweet home j'en vois six. Ben samedi, pas une seule et les deux nids visibles de la route étaient vides. Faites donc le plein de pulls pour l'hiver qui s'annonce précoce.
 
Le compte rendu sera court.
Ma récente hernie de la collone vert et brale m'a privée des longues balades en commun. J'ai donc fait quelques excursions en solo pour me remettre dans le bain.
 
Dans la gamme frime....
Je me souviens de la provencale number one. Avec la BMW 800cc je suis arrivé BON DERNIER après les gorges du Verdon et le groupe avait largement le temps de fumer un clope en m'attendant au regroupement.
Après la liaison sainte croix - Castellane (45 bornes) et la petite Guzzi 350cc pauvre de 32 bourrins, je béquille la moto, j'ote le cax et les gants ainsi que la veste. J'allume une cigarette et tire quelques taffes pour me rendre compte que j'étais PREMIER. Ca je ne l'aurais jamais cru si on me l'avait dit.
 
Bonne bouffe et bonne humeur comme d'hab.
Les mouches aussi commencent à faire partie du must.
J'ai survécu aux ronflements de Keros qui ne devaient pas être pires que certains grincements de dents.
 
Bref. Une super provencale qui me fait regretter de ne pas pouvoir participer à la rallonge Ardéchoise.
 
Bonne bourre en Ardeche les amis. Je bise personne et Soane que je n'ai pas eu le plaisir de voir cette année.
 
P.S. Tremble AK. Pour la prochaine sortie des Bitumeurs j'aurai encore fait quelques progrès.
 
P.S.2. Je sais que ce n'est pas bien de s'attaquer aux plus faibles :-)
 
 
 

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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 11:00    Sujet du message: Répondre en citant

Bella
 
Avant tout, un grand MERCI aux organisateurs, qui ont rendu cette magnifique semaine possible.
 
Pour résumer mon état d'esprit actuel, je peux dire que je revenais tout juste d'un séjour à Barcelone dont j'avais gardé des tas d'excellents souvenirs, avant de participer à cette Provençale, et que, aujourd'hui, tous ces souvenirs sont atténués par ceux que j'ai pu accumuler en Provence, et qui ne me lâchent pas !
 
Pour la chebello family, et en l'occurrence moi, puisque je pense que Daniel vous fera son cr perso, la provençale a commencé un peu plus tôt, afin d'éviter les routes surchargées avec la mini et sa remorque surmontée de la multi.
 
Le samedi, nous étions donc déjà à saint Auban et nous en avons profité pour tester une spéciale locale : le col du buis, qui nous a emmenés à Entrevaux. Pour une mise en bouche, c'était déjà bien sympathique.
Ce we là, Entrevaux était en fête, avec un background médiéval. Beaucoup de monde, comme d'hab' mais avec plein de places de parking supplémentaires, ce qui finalement était très positif. Nous faisons rapidement le tour du village, sans passer par la case "visite du chateau perché" afin d'arriver vers 15h au gîte de Soleilhas.
Finalement, nous aurions pu prendre bien plus de temps pour notre aprèm de touristes, puisque nous étions les premiers au village, ce qui a provoqué une belle confusion : nous cherchions une maison avec une ou des motos devant, mais nous ne trouvions qu'un gîte désespérément vide... nous avons donc erré longuement à la recherche des copains, en vain...
Heureusement, grâce à quelques coups de fil et aussi parce que dans les villages tout le monde se connait, tout s'est finalement arrangé.
Après ça, petit à petit, nous avons vu arriver, la fatigue sur le visage et les yeux pétillants, les autres participants (Gromono en tête et ensuite, je n'ai plus l'ordre d'arrivée : le tourbillon des festivités s'était déclenché, pour me laisser épuisée mais avec un grand sourire, sur le quai de la gare de Nancy, une semaine plus tard).
La soirée s'est passée en comité réduit, avec le bon repas de René et déjà beaucoup de rires.
 
Dimanche : nous avons attendu les derniers arrivants au gîte et il me semble que nous n'avons rien fait d'autre... que rire et manger !
 
Lundi, petite journée au niveau roulage, pour moi : le point de ralliement pour le repas était situé à une trentaine de bornes.
Raphaël et moi avons décidé de grimper au chateau de saint Auban (à pieds en suivant un chemin très peu pratiquable et quasiment vertical), avant de nous rendre au Logis du Pin. Une panne ayant retardé les pilotes à deux roues, je m'ennuyais ferme à les attendre, alors j'ai pris quelques photos.
 

Note pour des âmes sensibles de ce forum : l'image qui va suivre risque de vous choquer. Toutefois, la rédaction attire votre attention sur le fait que ce qui suit n'est absolument pas une photo de paysage, mais bel et bien un cliché de ma mini.
 
 
 
 
Le soir, c'était aux Chebelli de préparer le repas, et je n'ai donc pas pu profiter pleinement de la première salve de films montrée par Franck, la meilleure pourtant.
Quoi qu'il en soit, ce fut encore une excellente soirée.
 
 
Mardi, ahhhh mardi ! le jour où j'ai compris que vérifier grosso-modo les dires de TomTom ne suffit pas, car le fourbe ne rate pas une opportunité de nuire...
Le rendez-vous était fixé à Isola, le gps proposait de passer par le col du buis, les gorges du cians, saint Sauveur de Tinée... nous promettait deux heures de route environ... ok, va pour cet itinéraire.
Sauf que...
Dans les gorges du Cians, entre les gorges inférieures et les supérieures, sa voix suave m'enjoint de tourner à droite.
Bah, je ne me méfie pas... et je m'engage sur une petite route pas vraiment moins large que celle que je quittais.
Quelques bornes plus tard, j'arrive à Pierlas, et là, il me fait genre mais qu'est ce que tu as fait ? fais demi-tour dès que possible et gnagnagna... Il était déjà midi, et j'ai eu la chance de trouver deux personnes dans le village, qui sont venues voir ce que je fichais là, m'expliquant que les gps prenaient régulièrement le malin plaisir de faire passer les touristes par ce chemin, et que si on m'attendait pour le repas, il vallait mieux que je continue par la piste en travaux, que j'ai de la chance parce que les camions ne travailleront pas à cette heure ci et que donc elle ne sera pas barrée, mais qu'il ne faut pas que je m'attarde, le tout avec les questions du genre vous avez de l'essence, parce que les villages que vous allez traverser ne pouront pas vous ravitailler... presque ils me proposaient un encas... et faites bien attention, votre voiture est basse et il y a de gros cailloux sur le chemin....
 

Et me voici, pas rassurée du tout, partie pour franchir le col de la Sinne, en direction d'Ilonse (chemin que ce fâcheux de TomTom considérait comme correct). Je ne voulais pas inquiéter Raphaël, mais j'ai eu froid dans le dos dans les épingles à prendre en première dans une piste faite de cailloux prêts à me faire dérapper voire m'empêcher de repartir... il fallait vraiment bien doser l'accélération !
Et que dire du fait que plus les kilomètres passaient, plus l'heure d'arrivée prévue par TomTom s'éloignait...

Près du village d'Ilonse, je croise un 4x4. Le conducteur s'arrête à ma hauteur et me lance avec un sourire en coin "vous, vous êtes perdue !"
et moi de lui répondre : ben non, mon gps considère que je suis sur le bon itinéraire...
Quelques considérations sur l'ineptie des conseils des gps et l'heure probable à laquelle j'arriverai à Isola en continuant à prendre de tels parcours, je repars vers Ilonse, un bled aussi paumé que Pierlas, dont on se demande encore de quoi vivent les habitants...
Puis c'est la descente splendide vers la Bollinette et enfin le retour à la société quand je rejoins une départementale, pensez ! une vraie route avec de vrais camions qui bouchonnent dessus !!! je ne vous raconte pas mon soulagement...
La suite du trajet vers Isola s'est tellement bien passée que nous sommes finalement arrivés AVANT le groupe des deux roues !!! J'en ai été sidérée, tant le temps m'avait paru long, au milieu de nulle part.
 
L'après midi : en route vers Valberg, Guillaumes,les gorges de Daluis, les Scaffarels... des noms qui parlaient de vacances à la petite Pascale, qu'on appelait déjà Bella et qui était malade dans la voiture parce que son père aimait bien semer ses beaux frères (et leurs familles au complet, qui tétanisé de peur, qui vomissant, qui invectivant, qui vouant aux gémonies, au choix et en désordre) sur toutes les routes viroleuses de cette région Very Happy Ces souvenirs sont finalement doux à mon coeur, maintenant qu'il n'est plus là et que je ne le reverrai plus jamais rire en cachette (krrr krrr krrr) une fois son forfait accompli.
 
 
(vous avez vu comme il y en a peu qui sourient sur cette photo ?)
 

Mercredi : repos en famille et encore un retour dans le passé, à saint André des Alpes où Daniel et moi, jeunes mariés, étions partis à trois reprises en vacances d'été...
 
 
(pour les muscles : on venait de faire nous mêmes notre déménagement en camionnette, juste avant de partir en vacances...)
Et encore une très grosse marrade au gîte.
 

Jeudi : Le point de ralliement pour le repas me semblait trop éloigné pour que je m'y rende. Raphaël et moi sommes allés à Grasse par la route Napoléon d'un peu moins mon enfance, mais quand même, où il a trouvé un nouveau couteau pour sa collection, tout en laissant la vendeuse sous son charme Wink
Le soir, comme d'hab' on a bien rigolu.
 

Vendredi : Pour nous rendre à sainte croix du Verdon, TomTom nous a fait passer par Chaudanne, (je le soupçonne d'avoir servi d'espion pour vérifier qu'on ne peut effectivement pas croiser un vélo sur certains tronçons de cette route) puis nous avons traversé les splendides gorges (du Verdon of course), malheureusement surpeuplées de camping-cars, caravanes, hollandais et belges divers, prenant toute la route même quand il y a de la place pour deux voitures de front, voire s'arrêtant dans un virage sans visibilité pour prendre des photos, sans oublier les régionaux de l'étape : les véhicules de transport de cannots de rafting, qui se la jouent Fanjo, et s'arrêtent brusquement pour décharger leur remorque sans prévenir... C'est après avoir survécu à quelques croisements épiques entre des bus et des campings cars que j'ai décidé de ne pas prendre le même itinéraire au retour, craignant la présence de véhicules encore plus nombreux.
De toutes façons, il y avait quelques courses à faire et, hélas, les valises à préparer...
Cette fois encore, nous sommes arrivés avant les autres bitumeurs au resto, et avons ainsi pu profiter du bruit splendide de l'os ... oops ... de la Guzzi de René.
 
Trajet de retour sans intérêt, que j'ai obtenu en faisant croire au gps que je me rendais à Digne...
Le soir, toujours la même bonne humeur, les mêmes éclats de rires...
Et un énorme bonus : la multi a été chargée et sanglée en un temps record !!! bon il a fallu une infrastructure extra-familiale pour parvenir à ce résultat... Wink
Je tiens à remercier tous ceux qui sont intervenus (Manu en tête) dans cette opération habituellement à hauts risques (si si je vous assure !) : grâce à vous, le samedi matin, je n'ai pas pensé à la présence de la remorque, voire je me suis surprise à me demander pourquoi Daniel se trainait au lieu de profiter des belles routes provençales...
 
Après ça, le train... et des tas de belles images, et vos sourires dans ma tête pour m'accompagner.
Arrivée à Nancy sous les nuages, depuis je pense tout le temps à vous qui me manquez un peu trop, et je massacre tout ce que je peux à "guitar hero" pour penser à autre chose...
 
 
Je remercie Raphaël qui a supporté sans jamais se plaindre les longs trajets en voiture (le pauvre ne se sentait pas bien sur les routes à chèvres et nous devions souvent enrouler pépère pour qu'il ne soit pas malade) juste pour avoir le plaisir de vous retrouver à midi et le soir : c'est dire comme il vous apprécie !
 
Et puis des trucs en vrac :
 
. Dans le nord de la Provence, quand un virage est annoncé, faut prendre ça au sérieux, c'est pas comme en Lorraine où on essaie de te faire croire qu'il va y avoir un virage hyper dangereux de la mort qui tue et qu'on te fait ralentir à 50 dans une large courbe qui, il y a peu, passait très bien à 110 (voire plus, mais là j'ai pas essayé) Wink
 
. Dans le même ordre d'idées, ici on voit régulièrement des panneaux annonçant le passage possible de gibier... gibier qu'on ne voit jamais, alors que sur ma spéciale quotidienne saint Auban / Soleilhas où rien n'était indiqué, j'ai croisé chaque soir plusieurs cerfs, biches, blaireaux, etc...
 
. les mouches
 
. les bons repas
 
. finalement, c'est grâce au gps que j'ai pu voir des endroits à couper le souffle, des routes splendides, et arriver à l'heure Wink
 
. contente quand même de retrouver Antoine, et ma ninette.
 
 

Merci une nouvelle fois aux G.O. et à vous tous pour cette formidable semaine.
 
Des bizzzzz à tous

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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 11:02    Sujet du message: Répondre en citant

748R
 
Dimanche.
12h00 - Aix en Provence. Nous partons avec ZIZI vers Soleilhas ; comme il faut que je m'économise un peu en ce moment avant les réparations de ma carcasse, nous allons prendre de la route un peu droite mais tranquille (pas d'autoroute tout de même hein ... on a nos traditions et ZIZI y tient !). Le plan est donc de passer à droite du Pont Mirabeau par la petite route parallèle à la traditionnelle route des Alpes. Mais par faute de signalisation adaptée et flèmme de sortir une carte, nous nous retrouverons finalement sur la Nationale aprés un détour qui aurait pu nous valoir de passer par le bon chemin. M'enfin, ce sera l'occasion de déguster d'excellentes lasagnes aux épinards à l'entrée de Peyruis, moi qui  croyais qu'on ne pouvait  trouver que de la sauce rouge et de la viande hachée la dedans. Aux épinards, c'est carrément magique !!!
Les Mées, avec leur paysage toujours aussi étonnant, Dignes, Castellane, Soleilhas, les copains.
Un aller et une arrivée tranquilles et sympathiques.
 
Lundi.
Kéros a un pied gonflé et tout bleu, il a été attaqué en venant par une abeille sauvage.
Impressionnant ...
Radio corbeau fonctionne parfaitement bien comme à l'habitude, nous apprenons que le Glotton grince des dents et ronfle en dormant, horreur et honte, lui qui avait prétendu être silencieux pour s'introduire dans la cage des silencieux (Manu, Aurélie, Glotton, Hugo et Ninou).
Pour on ne sait trop pour quelle obscure raison , mais on apprend également qu'à partir de ce jour, Hugo se lavera les pieds tous les soirs.
Il s'en passe des choses dans la cage des silencieux.
Dans celle des bruyants (Kéros et Legrossac), RAS, bruit ... Tous les deux se sont contentés de comparer leurs performances mutuelles.
Dans la cage du melting pot (Franck, Chebello, Gromono et ma pomme), je ne sais pas, les autres en parleront, mais je n'ai rien à signaler sinon qu'effrayé par la démo du bruit de la "machine à respirer la nuit pour ne pas mourir" de Daniel, je me suis enquéri d'une paire de bouchons d'oreille en toute urgence (merci Glotton) et qu'en fait, j'ai passé cette première nuit (et les suivantes) à la chasse au bouchons d'oreilles voyageurs. Rigolo, ça occupe les nuits ...
Blague à part, nous compatissons bien sûr aux petits problèmes de chacun.
Mais bref, 09h30, GAAAZZZZZ !!! On est là pour ça !
GAAAZZZZZ pas longtemps pour moi car au bout de 95 km, le piston du récepteur d'embrayage de la 748 rend l'âme. Un petit problème récurant sur les modèles SBK de la génération de la mienne, un truc de rien a rectifier, mais bien ennuyeux quand on n'a pas la pièce sous la main.
Et puis comme ça ne l'avait plus fait depuis 2005, je ne pensais plus à surveiller ce truc là.
Assistance ("bonjour Belladone, je suis en panne", LOL !!), rapatriement à Marseille ou je  fouille dans mes pièces détachées, je n'ai qu'un vieux piston qui a déjà bien donné et un joint dans le même état ... Je pourrais laisser tomber et remonter avec la CB tout de suite, il n'est que 17h00 environ. Mais ça m'ennuie un peu, quelques unes des routes de cette Provençale sont taillées pour la 748 et ce serait dommage de ne pas en profiter.
Demain il fera jour ...
 
Mardi.
Premier coup de fil au Ducati Store de Gémenos (le plus proche de Marseille) : le magasinier étant absent pour cause de dos en vrac, impossible de savoir si la pièce est disponible. Ca peut se trouver à Nimes, Avignon ou Nice, ... Glups ...
Finalement je trouve un joint chez un mécano de Marseille qui fait pas mal (et trés bien) dans la Ducati, mais il n'a pas la pièce complète, juste le joint. Ca pourra peut-être le faire avec mon piston usagé, me dis-je, va pour le joint seul ...
Je monte l'ensemble. 11h00, je pourrais mettre les voiles mais ce montage avec ce piston à l'age de la retraite ne me rassure pas des masses. A tout hasard, je passe un coup de fil à mon mécano habituel que je croyais en vacances, et miracle, il est là !
- "Passes à l'atelier à 14h00, que je vois ça ..."
Je passe à l'heure dite, il regarde le truc, c'est moche, et il n'a pas la bonne pièce. Il préfère faire un montage temporaire avec un piston de la nouvelle génération qu'il a récupéré et un bricolage adapté, ça le fera plus que ce piston d'origine qu'est mort à 98% à son sens (et de mon avis aussi !).
Ca le fera effectivement juste le temps de la Provençale ! Samedi, je ferai le retour de nouveau sans embrayage ou quasiment sans.
16h00, retour vers Soleilhas, arrivée vers 19h00 pour l'apéro. J'apprends que le matin même Kéros a fait le coup de la panne sèche, tradition, quand tu nous tient  !!!
Dans cette histoire, j'ai tout de même zappé le saumon de Bella d'hier soir ARF ... c'est ballot ...
 
Mercredi.
GAAAZZZZZ !!!
Ah non, c'est la journée de repos/détente ... et corvée de bouffe pour moi, Gromono et Méga qui vient faire un tour pour nous voir aujourd'hui.
RAS sauf :
- 0 (Zéro) pointé au Gromono  pour le lancer de petit déjeuner.
- Les courses avec Legrossac à Castellane et une scène de ménage mémorable à la caisse, mais c'est inracontable !
- Ce qui est racontable pas contre, c'est le pourrissage (en caisse, hein ...) de motards qui trainaient sur notre  route, bravo René, mais oui, ça compte, même  si c'est des Goldwing
- Le Glotton qui redoutait un peu de laisser sa moto dehors la nuit et se fout un peu de moi qui utilise mon antivol en vient à laisser les clefs sur le tableau de bord de sa nouvelle acquisition. C'est un peu le monde à l'envers !
- Ninou entend les gens "respirer et ronfler en même temps" ... quelque part, c'est rassurant  tout de même.
 
Jeudi.
On devait frôler Pra Loup, mais finalement on y est allé sur la foi d'une indication en bois de la part d'un local. Seul Karabadaf part dans le bon sens, mais on n'y croit pas vu que le local a dit que ...mais c'est le GPS de Kara qui a raison. Aprés, ne nous voyant plus, il est retourné en arrière visiter le col d'Allos pendant qu'on redescendait de Pra Loup et qu'on prenait la bonne direction.
Vous avez suivi ?
Nous, on n'a toujours pas compris !
Mais tout le monde a survécu à cette aventure et nous nous sommes retrouvés à Chorges autour de la table.
Belles routes le matin malgré du chemin de chèvre dans le col de la Cayolle, mais c'était un passage obligé pour profiter de la suite, entr'autre la spéciale au bord du lac avant Savines.
Au retour, cette spéciale étant tellement bonne et le col d'Allos auquel nous avions renoncé finalement "pratiquable" selon les dernières infos que le RB en fut modifié et sauf en effet ce col d'Allos qu'était pas pire que celui de la Cayolle, tout fut parfait jusqu'à la piaule.
Arsouille d'anthologie avec Manu et Hugo en passager entre Castellane et Demandolx dans les premiers lacets, je suis à l'intérieur, Manu à l'exter, nous sommes côte à côte, mais à un moment, la route fait un léger petit S avant l'épingle suivante, je rends un peu la main, et PAF bien sûr, le duo Manu/Hugo en profite lâchement.
Mais c'est la course LOL !
 
Vendredi.
Rien de spécial sinon une vague hésitation au moment de la pause glou glou à Chateauredon pour cause de village inexistant, ce lieu-dit se résumant à un carrefour ! Nous irons glouglouter un peu plus loin à Estoublon.
Excellent repas (à mon goût) à Sainte Croix sur Verdon, c'était en fait le point d'orgue de la journée, car par la suite, la fatigue et la chaleur aidant quasiment tout le monde décida de rentrer le plus directement possible ou de prendre un peu le soleil prés du lac. Donc, les uns partirent d'un coté, les autres de l'autre ... et Keros ... du sien ... (il arrivera bon dernier au gîte alors qu'on commençait à s'inquiéter un peu !)
Exit donc, les parcours prévus de l'aprés midi, aussi bien le court que le long, le Verdon coté sud, ce sera pour une autre fois.
Beaucoup de circulation au demeurant, même en prenant cet itinéraire "direct", et hélas, car cette partie là des gorges du Verdon est magnifique (je parle du revêtement de la route et des virages bien sûr) ... quand les touristes sont dans les placards.
Un dernier coup pour la route à l'entrée de Castellane et retour au gîte.
Nouvelle arsouille au même endroit que la veille avec Gromono, mais là, il est devant et pas moyen de lui faire un exter entre chaque lacet, c'est qu'elle a de la patate, la Bandit.
Finalement Olivier rendra la main aprés ce passage là, il s'est bien marré (et moi aussi), mais il sait qu'aprés, le terrain n'est plus favorable à la Bandit.
 
Samedi.
Retour, toujours un peu triste de quitter les copains, surtout quand on sait que c'est pour un an pour certains, et même si on en a bien profité jusqu'au dernier moment, celui du chargement des motos sur les remorques par exemple et pour ne prendre que cet exemple là.
 
A retenir.
- La caméra embarquée de Franck et les vidéo hilarantes qui nous ont fait le cinéma chaque soir avec les commentaires dont on peut se douter.
- La Bouffe le soir, les Bitumeurs font de plus en plus fort !
 
Les conclusions de cette Provençale selon Chebello : "Une bonne Provençale, finalement, on ne s'est pas paumé plus que d'habitude".
Et je lui laisse ce mot de la fin, car il est trop bon !!!
 

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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 11:03    Sujet du message: Répondre en citant

Kéros
 
Vendredi
Départ vers les 8h, trajet par le Morvan puis les petites routes (et oui c'est fini l'autoroute) pour atteindre un hôtel à Entraigues-sur-volane à quelques kms d'Aubenas, qui représente un passage pour l'ardéchoise. En fait j'en bave d'avoir choisi des parcours sinueux, j'ai chaud, je me plante parfois, sur des petites routes je rencontre des hollandais dont un m'a vraiment fait une crasse sur un virage à droite, en arrivant en face et en écartant sa trajectoire pour essayer de lécher l'arrière de la moto. Une putain de guêpe logée dans la botte me pique à 3 fois. J'arrive à l'hôtel vers les 21h complètement crevé.

Samedi
Un peu de vinaigre blanc sur la guibole qui commence à enfler, et je persiste et signe en choissant un parcours de petites routes qui me feront traverser le Mont Ventoux. Après le Mont Ventoux, je crève de chaleur et commence à tracer en direct en descendant sur Apte pour rejoindre Catellanne au plus vite.

Arrivée au gîte de Soleilhas vers les 17h, ou Manu, Aurélie, Gromono, Ninou, René, Chebello et sa famille Pascale et Raphaël sont déjà présents ... tellement fatigué que j'ai peut-être oublié quelques présents. Le gîte est tel que présenté sur les liens internet, endroit calme et paisible. Je rejoins la chambre des ronfleurs ou René me rejoindra pour constituer la chorale "nasale".
En ayant 1200 bornes au compteur, je suis petit joueur par rapport à Ninou qui comptabilise 1700 bornes depuis Madrid, mais bon en KTM ...

De corvée à la cuisine en compagnie de René qui assure comme un chef, et à la fin du repas, épuisé je plonge dans mon lit et Ninou plonge dans l'évier pour me remplacer.

Dimanche
L'effet piqûre s'amplifie, la jambe gonfle et la fatigue m'envahit malgré la pommade et un petit cachet offert par Aurélie. Dimanche c'est les arrivées de Glotton, Kara et Angel, Hugo et Franck et JP.
Je vois des yeux brillants reluquer le z750, quelques uns pensant que je ne passerai pas la nuit.

Lundi
Le parcours nous emmène en direction de Grasse, étant encore relativement convalescent je préviens Manu que si je suis trop fatigué j'arrêterai la balade et que j'ai le road-book et une carte donc je ne pénaliserai pas le groupe. Cà roule à bon train bitumeurs, moi en queue de peloton, le matin température pas trop exessive, et quand le thermomètre commence à grimper lors d'un arrêt, l'embrayage de JP lâche. Contact avec l'assistance qui ramènera JP et sa Ducat à Marseille pour réparation, ensuite JP nous rejoindra au gîte.

Manger au Logis du Pin ou Pascale, Raphaël et René nous attendent.

Arrêt à Castellane pour consulter un médecin pour la piqûre de guêpe, qui m'administre une pommade et surtout des cachets à la cortisone pour désenfler la jambe.

Mardi
Superbe journée de balade par Valberg, charmante station touristique, Isola, Barcelonnette et le Col de Cayolle au paysage magnifique mais route un peu défoncée.

La montée de Valberg va se faire dans la douleur, car n'ayant pas fait le plein à castellane la veille, en estimant une autonomie en mode normal de 320 kms mais en montagne à bon rythme çà descend à 280 kms.
A 5kms de Valberg en pleine montée la bécane commence à ratatouiller, escorté par Kara et Hugo, qui essayent de pousser la bécane en prenant appui sur les cales-pieds mais en montée la manip n'est pas simple, puis arrêt définitif. Kara démonte son réservoir avec l'aide d'Hugo, et déverse quelques litres dans mon récipient vide. On repart et arrivée à valberg, Manu en fait avait réussi à  obtenir un bidon de 5 litres dans une entreprise en contre-bas. Je m'en sors en payant la tournée ce qui était la moindre des choses.

Bien avant le col de la Bonnette, plus haut col d'Europe, après un lacet j'aperçois Manu, Le Glotton et Ninou en pause paysage. Je m'arrête pour constater qu'ils pensent avoir atteint le col de Bonnet, alors que le morceau de glace qu'ils contemplent n'est que la base d'un glacier qui s'est évanoui au fil du temps.
Gromono aperçoit le groupe et amorce un freinage qui prendra fin après avoir parcouru une bonne vintaine de mètres, sans oublier de prévenir que le col de Bonnettes est plus loin.
Arrive Chebello accompagné de nouveaux amis d'origine teutonne, aperçoit Gromono mais pas Manu et nous, et continue sa route avec ses nouveaux potes.

Mercredi
Sortie Pédalo en compagnie de Manu, Aurélie, Hugo, Le Glotton au lac de Castillon, accompagné d'une baignade très appréciée.
De retour au gîte nous retrouvons avec plaisir JP qui nous explique que la réparation de l'embrayage de la 748 n'a pu véritablement avoir lieu par manque de pièces.
Méga est aussi parmi nous, se retrouve dans la chambre des ronfleurs, à qui je passe des boules quiès pour éviter qu'il passe une nuit blanche.


Jeudi
Direction le lac de Serre-Ponçon en passant par Savines-le-lac pour rejoindre Chorges notre pause-restaurant. Du bon bitume ou les cadors bitumeurs ont pu anglé à donf.
Quelques hésitations pour éviter Barcelonnette, ce qui donnera l'occasion à Manu de nous faire une petite figure et à Kara de faire route seul guidé par son GPS.


Vendredi
Balade qui nous amène à Sainte Croix du Verdon pour déjeuner dans un restaurant fort agréable en position dominante sur le Lac de Verdon, ou Pascale Raphaël et René nous attendent. Inutile de signaler que René ne nous a pas attendu pour prendre l'apéritif, mais vu la chaleur on le comprends très bien. Ensuite pour le retour 2 groupes se forment : 1 groupe qui rentre et l'autre va se baigner que je perderais dès le départ,ce qui occasionnera un retour solitaire au gîte mais en partageant le bitume avec beaucoup d'autres caisses.


En bribes
Notre cameraman en herbe Franck nous a fait passer des soirées mémorables ou chaque participant a eu droit à sa séance vidéo et les remarques qui vont de pair bien entendu. On a pu constater que ceux qui roulent devant ne respectent pas toujours les consignes bitumeuses.

Ne pas oublier Pascale qui a rendu un grand service pour l'approvisionnement en courses et l'apport de bouteilles de Mirabelles qui ont été vidées définitivement à l'Ardéchoise grâce à des compères dont je ne citerai pas les noms.

L'investigation nocturne de Gromono sur le BM d'Aurélie suite à un problème d'embrayage, pour diagnostiquer une déficience mécanique de crémaillère.
Le Glotton qui ne trouve pas mieux pour laver sa bécane plus en hauteur de façon à produire un filet d'eau glissant en direction de l'atelier mécanique provisoire de façon à humidifier les outils utilisés pour dépanner l'embrayage.

Milles excuses à Aurélie suite au rejet sonore et odorant généré par mon corps lorsque que j'ai voulu avaler un verre d'eau cul-sec.

CONCLUSION
MERCI MANU POUR L'ORGANISATION ET LE TEMPS PASSE, ON S'EST TOUS REGALE PENDANT CETTE PROVENCALE II ET UN GRAND SALUT MOTARD "V" A TOUS LES BITUMEURS PARTICIPANTS, CETTE SEMAINE RESTERA INOUBLIABLE.

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MessagePosté le: 22 Aoû 2009, 09:45    Sujet du message: Répondre en citant

Chebello
 
Pascale et d'autres s'étant chargés du cr chronologique, je vais juste évoquer quelques souvenirs que j' ai retenus..

Comment ne pas parler de la cheville  de keros ?  A l'échelle X3, un dégradé de couleur, depuis le violacé jusqu'au jaunâtre. Keros il était tellement mal barré que même Hugo n'avait aucun remède à proposer. Hugo, le soin palliatif, il ne sait pas faire. Puis Aurélie lui a donné des petits comprimés, il s'est remis tout doucement. On s'est tous senti rassurés, de voir qu'Aurélie elle était capable d'aider même dans une situation qui avait l'air si désespérée, on a eu moins peur d'avoir une gangrène.

Un grand souvenir pour moi, c'est le lundi soir quand Franck a projeté les images qu'il avait prises de nous en train de rouler. Les hurlements quand on voyait Ninou mordre la ligne centrale de 5 centimètres, les autres faire un gros n'importe quoi. Les soirs suivants, on voyait que les gens qui sentaient un cbr derrière eux se méfiaient, ils ne faisaient pas de conneries. Sauf JP bien sûr, dont on a vu un dépassement vraiment limite dans les gorges du Verdon.

J' ai adoré les apéros le soir. On installait les chaises dans la rue, on se vautrait dans la pelouse du  voisin d'en face. On prenait de plus en plus de place au fur et à mesure que les jours passaient,  c'était si agréable que le moment de l'apéro durait de plus en plus longtemps.

Je me souviens de la tache que glotton a faite sur le bitume devant la maison, en nettoyant sa chaine. Du gras sur près de deux mètres. Pas nettoyable. (Sauf peut-être  en installant le fauteuil de René de l'autre côté de la rue par rapport au cubi de rosé, de façon à ce que René, pour se réapprovisionner, il soit obligé de marcher à chaque fois sur la tache. Après quelques milliers de piétinements -une petite semaine- on aurait pu alors obtenir une légère atténuation.) Le glotton, on l'a tous charrié, et je l'ai entendu pour la première fois de ma vie reconnaître qu'il avait fait une connerie. Peu de temps après, le soir même si ça se trouve, il en remettait pourtant  une couche: lavant sa moto à grande eau, il inondait la petite portion de bitume sur laquelle gromono posait ses outils alors qu'il essayait de réparer la moto d'Aurélie. Quelle fourbe, ce glotton.

Je me souviens des pannes sèches. Deux en une seule semaine, d'abord karabadaf puis keros. Bizarrement, kara a réussi à nous persuader que la sienne était moins répréhensible que celle de keros, je ne sais pas comment il a réussi à nous faire croire ça.

En Provence là haut, j'ai commencé à développer un  syndrôme du côté gauche. Les virages à gauche qui ne passent plus pendant près de deux jours pour commencer. Dans ces cas-là, quand tu demandes conseil aux spécialistes du pilotage  pour un diagnostic de ce qui ne va pas, t'es pas obligé d'écouter tout de suite la réponse que tu attends anxieusement. Tu peux aller prendre une douche, le temps qu'ils arrêtent de se marrer. Ensuite, en Ardèche, la roue avant gauche de la mini s'est enlisée dans les cailloux de la cour de la maison. (La voiture, tout à coup, au lieu d'avancer, elle s'est enfoncée.) Puis pour finir, j'ai eu une otite, du même côté évidemment. Et ça s'est terminé comme ça sans raison, comme ça avait commencé..

Je me souviens de la cafetière de manu, qui faisait un café vraiment excellent. Elle était petite, une cafetière pour deux personnes à peine et encore, mais dès que le manu il faisait son café, on lui tendait au moins six gobelets.

Une fois dans un col, il m'est arrivé un truc bizarre. J'ai pas vu ceux qui s'étaient arrêté sans raison dans le gras de la montée, j'ai continué, j'ai descendu le col, puis en bas, tout le monde s'est retrouvé devant moi, les arrêtés qui avaient fait  la montée devant moi comme ceux qui l'avaient faite derrière, et pourtant personne ne m'a doublé !


Ce dont je me souviens, c'est aussi de l'excellente ambiance qu'il y avait là-bas entre nous, des soirées qui passaient avec une rapidité incroyable tant on se sentait bien. Je remercie les organisateurs pour leur boulot, et j'espère qu'on aura encore l'occasion de vivre des trucs pareils.
 

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MessagePosté le: 04 Sep 2009, 23:23    Sujet du message: Répondre en citant

Ninou
 
 

17 jours et 6100 km. Tel est le bilan le plus succinct que je puis faire des ces 2 sorties bitumeurs estivales enchaînées. Un temps superbe pendant ces  17 jours. À peine quelques gouttes à Aubenas le dimanche et encore moins lors de la traversée des Pyrénées au retour. C'est donc la chaleur et la lumière  qui baignent le souvenir de ces 17 jours, souvenirs tout récents mais qui s'estompent déjà car ils sont si nombreux qu'ils se bousculent et se font  concurrence pour rester gravés dans ma mémoire.


Le trajet pour rallier la Provençale s'est fait en 2 jours, le vendredi et samedi. 1670 km dont seulement une centaine par autoroute, 80 pour contourner  et s'extirper de Madrid et une vingtaine pour aider à traverser au plus court la plaine de Lérida. Tout le reste s'est fait par des routes secondaires et  viroleuses a souhait.


Le départ s'est fait tôt le vendredi, à 7h30, ce qui n'est que 30 minutes de retard par rapport à ce que j'avais ambitieusement planifié. La moto est 
parée pour mon périple avec un train de pneus neufs et ses bagages fixés: 2 petites valises latérales semi-rigides, un petit topcase du même acabit et  un sac de voyage étanche fixé sur la place passager de la selle. Parfait.


Ce sont 880 km que je parcourrai ce jour-là pour faire halte à Ripoll, dans les Pyrénées espagnoles, vers 18h45. Comme toujours c'est avec plaisir que j'ai parcouru les sierras de Cuenca et d'Albarracín et avec encore plus de plaisir que j'ai découvert que les routes qui traversent les sierras de Teruel et de Gudar avaient été refaites. Je n'avais plus pris ces routes depuis 3 ans. Elles étaient charmantes mais vraiment bosselées et défoncées par  endroit. Elles sont maintenant superbes et moins serrées, d'où un gain de temps et confort appréciable puisqu'elles peuvent maintenant se négocier en 3 et en 4 plutôt qu'en 2 exclusivement.


La Catalogne profonde prendra ensuite le relai par le biais de ses petites sierras, comme celle de la Fatarella, sillonnées de routes torturées à souhait  et dont la qualité pourrait être jugée indécente tant elles sont superbement asphaltées pour le trafic quasi inexistant qui les parcourt.


Une fois traversée la plaine de Lérida, je m'attaquerai au piémont pyrénéen puis m'engagerai résolument sur les premiers contreforts de cette grande  chaîne qui me sépare de mes concitoyens. Mais avant ça, la traversée de la plaine de Lérida, monotone en soi, s'assure de rester dans ma mémoire grâce à l'anecdote suivante. Alors que je roule à bon rythme, entre 120 et 140, sur une route dégagée et relativement rectiligne, mon attention est soudain attirée par une grosse trace de freinage, probablement d'un camion, qui balafre la route pendant une centaine de mètres avant de finalement sortir de la route sur le côté droit. À l'endroit de la sortie de route, il n'y a pas la carcasse broyée et calcinée d'un camion, mais une grosse boite orange fluo à roulettes posée sur le sol et attachée à un panneau de signalisation avec une chaîne. La scène m'intrigue et m'amuse. Et alors que j'arrive sur cette boite orange je réalise avec horreur que dessus sont marquées ces 5 lettres fatidiques: R A D A R. Argh! Gros coup de frein, mais je devais bien être encore entre 100 et 110 quand je suis passé devant. Nul doute que je serai avisé de mon score par courrier recommandé d'ici peu. Mais bon! En Catalogne ils ont inventé le radar fixe mobile! Les enfoirés!


Mais tout ça est bien vite oublié lorsque je commence à attaquer les Pyrénées, avec quelques morceaux d'anthologie où la moto n'est quasiment jamais verticale sauf lors du passage d'un côté à l'autre.


C'est donc vers 18h45 que j'arrive à mon hôtel à Ripoll pour un repos bien mérité. Il me reste plus de 750 km à faire le lendemain, dont la traversée des Pyrénées par une toute petite route et c'est donc relativement tôt que je vais au lit pour pouvoir partir vers 7h du matin.

 

Ce n'est qu'avec une quarantaine de minutes de retard sur le planning que je décolle le lendemain. Il y un brouillard dense et je me dis que traverser  les Pyrénées tôt le matin n'était peut-être pas la meilleure idée. Je vois pourtant parfois une tâche lumineuse dans ce brouillard dense. C’est le soleil 
qui essaye de son mieux de brûler cet humide rideau matinal. Il fera très bien son office et mes inquiétudes se dissiperont en même temps que se 
dissipent les brumes et brouillards matinaux, selon l'expression consacrée. Une trentaine de km après mon départ le ciel est enfin dégagé et la route 
sèche.

 

Le col d'Ares me permet de quitter l'Espagne et d'entrer dans la patrie des bitumeurs. Malheureusement, le changement de pays entraîne aussi un brusque changement de revêtement: d'un circuit on passe directement à une route à chèvre. Heureusement la route s'améliorera peu après et c'est à Amélie les Bains que je bifurquerai pour terminer ma traversée de l'imposante chaîne par l'obscur col de Fourtou. Mes craintes quant à l'état de cette petite route presque oubliée sur la carte se révéleront exagérées et elle se révélera très honnête et très amusante.


Me voici donc de plain-pied en Languedoc Roussillon en ce samedi 1er août. Les routes choisies pour faire toute la liaison à ces dates de départ et  retour de vacances m'assurent un trajet sans trafic. La traversée du Languedoc Roussillon jusqu'à Lodève sera la partie la plus chargée de mon parcours mais sans problème particulier. Disons que ça semble un peu chargé quand on s'est habitué à des routes désertes.


Après Lodève les routes redeviennent plus désertes. Il fait chaud. Je décide faire une pause à un point de vue dans les gorges de la Vis, près du cirque de Navacelles. Je serai rejoint par un italien bien sympathique qui promène une 500CB chargée comme une Goldwing depuis maintenant plus de 2 semaines et rentre chez lui, près de Venise, par le chemin des écoliers. Il a fait la côte nord de l'Espagne et les Pyrénées. De sa sacoche de réservoir il sort un pain frais et du fromage qu'il a acheté au marché du village précédent. Ah le bienheureux! Personnellement j'avais opté pour des barres de céréales, plus compactes et pratiques à transporter et manger. Il faut dire qu'il fait des journées de 300 km et les miennes font 800 km. Je laisse ce sympathique motard italien à son déjeuner d'épicurien et me remets en route dans la chaleur et les lacets des gorges.

 

Je me dirige résolument vers la vallée du Rhône que j'ai décidé de traverser à Pont Saint Esprit pour ensuite redescendre vers Malaucène via Vaison la Romaine et m'attaquer au mont Ventoux par la face nord. C'est toujours un morceau de bravoure que cette montée du mont Ventoux. Un véritable circuit. La montée ne sera émaillée que de peu d'incidents: une audi TT en plein dans ma voie au sortir d'un gauche, un groupe de motos anciennes qui peinent laborieusement à atteindre le sommet et 2 motards de la gendarmerie que je croise en pleine accélération à la sortie d'une épingle et ne répondent pas à mon salut. Une petite pause au sommet pour quelques photos en vitesse de peur que le vent ne fasse basculer la moto posée trop précairement à mon goût sur sa béquille latérale.

 

La descente du mont Ventoux m'amènera à Sault. La traversée de la Provence profonde se fait dans les senteurs de la lavande fraîchement coupée jusqu'aux Mées et ses dents rocheuses qui rappellent un peu la sierra de Montserrat à Barcelone. À partir de là c'est la route Napoléon qui m'amènera à Castellane avec de nombreux passages vraiment sympathiques.

 

Les derniers 20 km m'amèneront à Soleihas par le lac de Chaudanne puis par Demandolx. La route qui montent du lac de Chaudanne jusqu'à Demandolx est vraiment étroite et serrée et avec déjà plus de 750 km dans les roues je ne l'apprécie pas vraiment. Je me prends même à penser que si c'est la route qu'il faudra emprunter tous les jours pour partir et revenir de balade il y en a beaucoup qui ne vont guère l'apprécier, surtout au retour de balade. En fait on ne la prendra qu'une fois, au départ de la balade du lundi, et l'autre route qui mène à Soleihas, depuis le lac de Castillon est vraiment amusante et sera le théâtre de nombreuses bourres, comme un point d'orgue à nos balades quotidiennes.


C'est donc peu après 19h que j'arrive au gîte, notre repaire pour cette Provençale. C'est avec plaisir que je retrouve ceux qui sont déjà là, Manu, l'organisateur, ainsi que la charmante Aurélie, la Chebello family et René venus du nord-est lointain, ainsi que les warriors parisiens Gromono et Keros. C'est pas des lopettes qui se rendent aux balades en remorque eux!


Keros a d'ailleurs été blessé dans le feu de l'action, victime d'une guêpe kamikaze ayant fait un plongeon en piqué dans la botte légèrement entrouverte de celui-ci. C'est pas beau à voir... et Keros est aux portes de l'agonie: il n'a pas faim! Inutile de dire qu'au vu de ce symptôme alarmant le pronostic est plus que réservé. Des paris clandestins se mettent en place, non pas sur l'issue, forcément tragique, de cette sale blessure (il n'a pas faim!!!), mais sur quelle nuit il ne passera pas... Peu s'aventurent à placer de l'argent au-delà du lundi matin... en attendant je remplace le mourant pour son tour de vaisselle après le premier diner de cette provençale préparé de façon experte par René. J'ai même droit à un plat spécial végétarien et bio.

 

Après ce premier repas partagé dans la bonne humeur et les médisances que permet l'absence de nombreux participants il est temps d'aller se reposer. Je suis dans la même chambre que Manu et Aurélie et nous pourrons profiter d'une bonne nuit de sommeil sans ronfleurs ni grinceurs de dents.


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MessagePosté le: 04 Sep 2009, 23:24    Sujet du message: Répondre en citant

Le lendemain, jour de repos, passé à attendre ceux qui n'arrivent que le dimanche. La matinée est orageuse mais malgré la noirceur du ciel, qui paraît froncer les sourcils pour se faire menaçant, il ne pleuvra pas bien fort ni bien longtemps. C'est donc sous un ciel s'éclaircissant que nous accueillerons le Glotton remorquant sa nouvelle moto ainsi que la moto de Maco, le raptor 1000, pour sa participation à l'Ardéchoise la semaine suivante.

 

Le Glotton il a une nouvelle moto, toute aussi bariolée que la précédente, à part les jantes peut-être, et tout le monde s'accorde à la trouver aussi jolie qu'ils trouvaient l'autre affreuse justement pour son caractère bariolé. Moi j'aime bien les deux... à part les jantes bleues du Tuono peut-être. Ça doit être ça qui fait la différence, les jantes... Ça et le fait qu'il y a maintenant écrit Ducati dessus? Juste le fait d'écrire Ducati sur une moto, ça la rend de suite 2 fois plus belle aux yeux des béotiens. On écrirait "Ducati" au lieu de Kawasaki sur la Z750 de Keros, je suis sûr qu'il s'arrêterait deux fois plus de badauds pour l'admirer. Qui a dit que deux fois zéro ça fait zéro? C'est notre prof de math, Chebello? Il ferait bien de pas trop la ramener le Chebello. Il a de la chance justement que sa moto arbore le mot "Ducati" tiens. Parce qu'entre le design, digne de Philippe Stark (vous vous souvenez de l'Aprilia Stark?), et le collecteur tout rouillé hein... En plus il bouffe de l'huile son twin poussif! Mais nous reviendrons à Chebello et ses perfidies oléagineuses plus tard. Car ne nous laissons pas abuser, sous ses airs bonhommes, Chebello est perfide.

 

En parlant de ducati, nous voyons bientôt arriver la 998R de Kara, trônant au milieu de son immense remorque. C'est tout juste si la remorque n'est pas vendue avec un vélo pour pouvoir se déplacer dessus. Val nous gratifie de sa présence, bien qu'elle ne puisse pas rouler pour cause de grossesse déjà bien avancée. Elle aurait pu amener la Buell quand même! C'est vrai quoi! J'aurais bien aimé l'essayer avec un pneu arrière pas crevé! Quand j'y pense quand même! Quelle bande d'enfoirés ces bitumeurs! À la Vosgienne l'année dernière ils m'ont prêté une Triumph sans pompe à huile, une Buell avec le pneu crevé, une ducati avec la boite qui se bloque et une autre ducati avec le collecteur rouillé et qui bouffe de l'huile! Enfoirés!

 

Les motos sont bientôt déchargées et nous voyons ensuite arriver JP et Hugo, à moto eux. JP est venu avec la 748. Hugo je ne suis pas sûr en quoi il est venu: en GSX-R 1000 ou en sac à dos. Si on se base sur le volume, il est venu en sac à dos. JP à mis des pneus neufs sur la 748. Ça n'est pas vraiment le cas d’Hugo. Après les 1700 km de liaison, les miens ne sont plus tout frais non plus. Heureusement que j'ai mis du Corsa III derrière, et non du Supercorsa comme à l'avant. Mais à ce moment là je suis encore confiant qu'ils me feront la semaine. Par contre tout espoir qu’ils me fassent les 2 semaines de roulage et le retour sur Madrid s'est envolé. 6000 km avec des pneus sport, j'étais peut-être un peu optimiste.

 

Il ne manque plus que Franck, qui arrivera un peu plus tard avec son CBR 600 habillé piste sur la remorque. Un CBR équipé de Racetek, en K2 et K1 en plus! C'est peut-être pas marqué "Not for public highway use" dessus, mais il me semble bien que seuls les K3 (gommes "dures") sont homologués. Bref, il est pas venu pour rigoler le Franck! Mais on s'est bien marrés quand même. Parce que venir à une sortie bitumeurs "pas pour rigoler", ben ça marche pas!

 

Entre-temps j'ai viré mon porte-carte de sur le réservoir de la KTM et aidé Manu à le fixer sur le réservoir de l'hypermotard pour qu'il puisse suivre facilement les roadbooks. C'est lui le guide!

 

Les motos, voitures et remorques ont toutes trouvé une place, alors que ça n'était pas forcément gagné d'avance à première vue. Même la raptor de Maco, qui sera remisée chez les propriétaires du gîte. Il est bon de préciser d'ailleurs, que les propriétaires du gîte se fournissent chez le même fournisseur de mouches que les propriétaires du gîte de la Vosgienne. Bref on est assurés de ne pas manquer de ces délicieux diptères qui nous avaient tant manqués depuis l'été dernier. Armé d'une tapette fluo de piètre qualité ce sont des heures de divertissement pour Raphaël, qui remplace ainsi avantageusement la PS3 qu'il n'a pu amener cette année. Comme quoi... pour noël, plutôt que la dernière console de jeux vidéo, une boite d'asticots et une tapette et le tour est joué... En plus de Raphaël, l'achat et positionnement stratégique de papier tue-mouche nous permettra dès le mardi de nous soustraire en grande partie au harassement de cette gent ailée et bourdonnante, pour le moins à l'intérieur de la maison.

 

Tout le monde est là. C'est l'apéro et bientôt le dîner. Ça boit, ça rit, ça mange, ça jacasse, ça s'interpelle, rien que de très normal en fait. Mais bientôt il est temps d'aller au lit et prendre du repos avant la première journée de roulage de cette Provençale. Dans notre chambre viennent s'installer Hugo et Glotton, ce dernier dans le lit juste en dessous du mien. Nous avons donc dans la chambre: Manu, Aurélie, Hugo, Glotton et moi-même. Cherchez l'intrus!

 

Hugo parce qu'il roule en 4 patte japonais alors que les autres roulent en twins ou mono européens? non. Aurélie parce que c'est une fille et les autres sont des garçons? non. Alors? Vous donnez votre langue au chat? L'intrus c'est cet enfoiré de Glotton qui ronfle et qui grince des dents! Oui oui, le même Glotton qui insiste pour ne pas être mis avec des ronfleurs! Heureusement, grâce à mon positionnement stratégique je peux mettre fin aux nuisances sonores du fâcheux par le biais d'un secouage énergique du lit quand le besoin s'en fait sentir, au grand soulagement de mes compagnons de chambrée. Cela évite aussi le vol de tatanes depuis la mezzanine vers la tête du glotton.

 

Nous arrivons donc ainsi à dormir à peu près correctement et, en tous cas pour moi, mieux que la nuit précédente où j'avais été tenu éveillé dès 5h30 du matin par une ribambelle de coqs qui se sont répondus jusqu'à 10h du matin, sans parler de l'oie qui cacardait dans le pré d'à côté ou des chiens ou meutes de chiens qui se mettaient à hurler de temps à autres. J'aime les animaux... je les aime tellement que je suis végétarien... mais, là, dans mon demi-sommeil frustré, je dois bien avouer que j'ourdissais de sombres projets faisant appel à un 12 juxtaposé et nous assurant un menu pour la semaine fait de coq au vin, civet de chien et d'oie farcie.


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MessagePosté le: 04 Sep 2009, 23:25    Sujet du message: Répondre en citant

Petit-déjeuner tranquille, on s'équipe gentiment, les motos s'ébrouent, bref un départ relax pour cette première journée de roulage. On descend de notre nid d'aigle par la petite route de Chaudanne. Une fois arrivés en bas nous n'attendons pas bien longtemps avant d'être averti de la première panne! Ça commence bien! Une Ducati bien sûr! On aurait pu prendre les paris... Quoi une panne d'essence? On s'en fout de la panne! C'est une ducati qui est en panne épicétou! C'est pas à une japonaise que ça arriverait ça tiens! Pas vrai Keros?

 

Donc, l'ami Kara, nous fait le coup de la panne après à peine 15 km! Il prend dès le départ un avantage certain pour le titre de boulet de la semaine! Mais tout espoir n'est pas perdu: y a quand même de sacrés compétiteurs dans le groupe pour le coiffer sur le poteau (JP, si tu nous regardes, formidable!) et le fait de se dévoiler aussi tôt dans la compétition lui quitte des points précieux car il bénéficie de la mansuétude et patience de l'organisateur et des autres participants. Hugo aide Kara à finir la descente en le poussant: une moto fiable (japonaise), un pied sur le repose-pied de la moto pas fiable et hop! Le tour est joué!

 

Pendant que Manu va chercher de l'essence pour Karaboulet à Castellane, nous commençons notre balade sous la houlette de JP, co-auteur des roadbooks de cette Provençale. De bons passage sur cette première spéciale, avec toutefois un petit peu de trafic. Je roule avec le JP, puis avec le Glotton. Nous nous arrêtons bientôt pour faire le plein dans une petite station qui ne paye pas de mine et qui est horriblement chère... mais quel plaisir de payer! Pour un peu je ferais le plein litre par litre... Merci mademoiselle, à bientôt mademoiselle...

 

Nous finissons par nous regrouper et continuons la balade en direction de Grasse. Les alentours de la capitale du parfum sont un peu pénibles, avec beaucoup de trafic, de ronds-points, de villages. Il commence à faire chaud. Nous faisons bientôt une petite pause et c'est là que JP frappe un grand coup! Il ne va pas laisser s'échapper Kara au classement comme ça! Un pro ce JP! Il attend que les choses soient bien lancées, qu'il commence à faire chaud et qu'on soit dans un endroit pas vraiment agréable, une sorte de zone industrielle traversée à coups de ronds-points, pour frapper! Et hop! Le coup de la panne à quelques centaines de mètres de la pause! C'est l'embrayage. Un grand classique l'embrayage de la Ducati (pas vrai Chebello?). Avec la couronne et la béquille, c'est une des armes favorites de JP. Et voila! Écrasé cet amateur de Kara! Et pour l'achever, il se paye le luxe d'ajouter des circonstances aggravantes en minaudant que ça l'étonne pas, ça a cassé déjà plusieurs fois, c'est un problème connu sur la 748 et qu'on était en effet maintenant au kilométrage où ça devait péter de nouveau. Du grand art! Voila donc JP qui s'installe sans partage au plus haut du classement de boulet de la semaine, renvoyant Kara à ses chères études. Insatiable, il essaye même de porter l'estocade en échafaudant des plans tarabiscotés mais je coupe court en lui conseillant d'appeler son assistance.

 

Nous abandonnons donc notre JP sur le bord de la route, comme un chien, et nous mettons en route car avec tout ça nous sommes en retard pour le déjeuner. JP sera rapatrié jusqu'à Marseille par l'assistance où il réparera la ducati ou la troquera contre la CB500 pour venir nous rejoindre, ou le soir même, ce qui paraît optimiste, ou le lendemain.

 

Nous retrouvons Bella et Raphaël ainsi que René au Logis du Pin dans une pizzeria pour un déjeuner en terrasse. Sympa la pizzeria... à part les photos de Michel Sardou partout! Le repas s'éternise un peu (on devrait faire un classement du boulet de la commande) et le temps fait des siennes. Il fait plutôt frais à l'ombre, où nous sommes, et le vent fait des siennes. Aurélie est gelée la pauvre, mais Bella vient à la rescousse avec une grande chemise. Personnellement je ne suis pas loin d'avoir froid à l'ombre, mais je trouve qu'il fait trop chaud au soleil. Un vrai chieur quoi!

 

Après le repas nous retournons faire le plein à la station du matin. Oui, c'est cher... mais si on vous dit que c'est un plaisir de payer! Puis il ne reste qu'une quarantaine de km pour rentrer à notre base à Soleihas. Un premier jour tout en douceur donc. C'est presqu'une bonne chose qu'il y ait eu 2 pannes et que le repas se soit étiré en longueur car sinon on serait rentrés tellement tôt au gîte qu'on se serait fait chier. Pas vraiment en fait, je nous crois capables de commencer l'apéro à 15h et de tenir sans problème jusqu'au dîner, fut-il même tardif! C'était bien l'apéro à Soleihas, au milieu de la route et au milieu des motos. Difficile de faire plus bitumeurs, littéralement!

 

La famille Chebello fait preuve, comme d'habitude, d'une abnégation, d'un sacrifice, d'une application, d'une virtuosité et d'un sérieux admirables pour la préparation du dîner. C'est pas eux qui nous prépareraient un dîner chips-merguez (AK, Toche, si vous nous lisez, formidable!). Tout ça pour dire que les Chebello parviendront à nous tirer de notre long apéro pour nous servir un délicieux dîner. Celui-ci sera d'ailleurs accompagné d'une séance vidéo grâce à Frank qui à monté une petite caméra vidéo sur le CBR. Une première dans les sorties bitumeurs. Sympa!

 

Les éclats de rire, la mauvaise foi et les moqueries rythment donc le repas et l'après repas jusqu'au moment où le sommeil gagne peu à peu les participants. Les sorties bitumeurs ça me rappelle d'ailleurs les albums d'Astérix: ça se termine toujours par un grand festin joyeux, sans sangliers rôtis certes, mais des fois on a quand même des merguez et des chips!


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MessagePosté le: 04 Sep 2009, 23:25    Sujet du message: Répondre en citant

L'étude du sommeil nous a appris qu'il existe plusieurs phases de sommeil, 4 en fait, qui s'enchainent et forment des cycles, entre 3 et 5 par nuit. À la Provençale, grâce à Glotton, chaque cycle était légérement différent: en plus des phases usuelles que sont somnolence, sommeil léger, sommeil profond et sommeil paradoxal, il fallait ajouter à chaque cycle les phases ronflement (ou grincements de dents) et secouage de lit.
 
On se lève quand même de bon pied pour cette deuxième journée de roulage qui sera plus sérieuse que la précédente puisque nous allons carrément nous attaquer à la plus haute route asphaltée d'Europe, le col de la Bonette et aller manger à Isola. Mes souvenirs de ces 2 semaines remplies de spéciales s'estompent et se mélangent mais il y a des passages qui ne s'oublient pas, comme les gorges de la Daluis que nous atteignons une trentaine de km après notre départ.
 
Manu et moi roulons à bon rythme sur les premiers km alors que les autres ont décidé de passer en mode touriste. Nous les imitons bientôt car le paysage est superbe et je fermerai la marche derrière Aurélie et Glotton. J'ai roulé quelques fois derrière Aurélie durant la semaine et force est de constater qu'Aurélie roule très bien, très sûr, vraiment très propre. Si elle veut aller un peu plus vite, c'est juste une question d'accélérer un peu plus fort et freiner un peu plus tard et un peu plus fort au lieu d'utiliser presque exclusivement le frein moteur pour se ralentir avant les virages.
 
Après une petite pause paysage nous repartons à l'attaque des Alpes par le col de Valberg qui arrive bientôt. Je pars de derrière et remonte petit à petit quelques uns de mes petits camarades, notamment Keros, qui n'oppose aucune résistance et montre son réservoir du doigt pour expliquer cette mièvre abdication, une abdication passible d'eSSklusion pour manquement grave à la règle cardinale: never rendre la main!
 
La montée sur Valberg est vraiment sympa et Manu, Glotton et moi arrivons bientôt dans la petite ville, théâtre d'une activité toute estivale. Les autres arrivent aussi. Un qui n’arrive pas par contre c'est Keros, et pour cause, il est en panne d'essence! Allons bon, alors que l'on croyait le titre plié, JP s'étant même permis le luxe de faire l'impasse sur cette journée de roulage, voila la course au titre de boulet de la semaine relancée!
 
Et quelle attaque de Keros! Non seulement il a refusé de faire le plein avec les autres la veille avant de rentrer (et pourtant, je ne sais pas si je l'ai mentionné déjà, mais quel plaisir de payer dans cette station!), arguant que sa moto a une autonomie monstrueuse (il faut bien qu'elle ait une qualité cette moto non?) et qu'il en a largement assez jusqu'au premier ravitaillement du lendemain, mais en plus il a refusé les 2 litres de super contenus dans le bidon acheté pour dépanner Kara la veille et que Manu a proposés avant de partir. Mais il y a mieux... il faut dire que JP avait frappé si fort la veille, qu'il fallait une attaque superlative pour espérer s'approcher de lui au classement. L'ami Keros, donc, a vu la lumière de réserve s'illuminer peu après le départ. Et que fait-il quand, 20 km plus tard, il passe devant une station service? Et bien il continue sa route! Raaahhhh le boulet!
 
Résultat: le voila en rade dans les lacets de la montée sur Valberg. Très fort! Ça va être une photo finish pour départager JP et Keros.
Hugo et Kara sont avec lui lorsqu'il tombe en panne. Ils tentent de rééditer la manœuvre de la veille et de le pousser mais ce qui a marché en descente s'avérera beaucoup plus compliqué en montée et dans les lacets. Finalement la solution de nos ingénieux petits camarades sera de démonter le réservoir de la 998R (c'est ça les motos de course, tu vires une vis et hop! le réservoir est démonté) et verser quelques litres du précieux liquide dans le réservoir de la Z750, ce qui permet à Keros de rallier Valberg.
 
Pendant ce temps-là, nous nous sommes installés en terrasse pour un rafraîchissement bien mérité, alors que Manu, pour la 2eme fois en 2 jours, joue les saint-bernards. De nouveau il lui faut trouver un bidon et de l'essence, ce qu'il parviendra à faire sur un chantier voisin. Alors qu'il repart pour aller sauver le Keros en perdition, nous arrivons à l'intercepter juste à temps, car Keros est arrivé entretemps. Il n'aurait plus manqué qu'il redescende tout le col de Valberg à la recherche de Keros pour rien!
 
Keros sera très justement mis à l'amende et payera le coup à boire à tout le monde, perdant ce faisant des points précieux au classement. Après que Manu ait subtilement fait comprendre à une dame qu'elle parlait un peu fort nous repartons pour aller faire le plein à Beuil. Tout le monde s'arrête avec Manu au chantier pour qu'il rende le bidon d'essence mais je continue ma route jusqu'à la station service.
 
Ce seront ensuite les superbes gorges du Cians, que je ferais tranquillement, derrière Aurélie, Hugo fermant la marche. La route a été arrangée depuis la dernière fois que j'y étais passé et elle est aussi beaucoup plus propre.
 
Ensuite il est temps de se diriger résolument au nord pour rallier Isola où nous déjeunerons. Il y a quelques passages serrés au alentours de Tournefort, la bien nommée, avec notamment un énorme camion de 3 remorques qui s'approprie toute la route, naviguant les virages aveugles au klaxon comme un bateau navigue dans le brouillard à la corne de brumes. Il ne ferait pas bon le rencontrer au détour d'un virage, déjà qu'il est quasiment impossible à dépasser... Ensuite la route s'ouvre et c'est du rapide dans la montée vers Isola. Manu, Hugo, Franck, Glotton et Kara se font plaisir et moi avec eux.
 
À Isola nous retrouvons Bella et Raphael et apprécions le délicieux déjeuner. Très bien ce restaurant à Isola. Mais ce n'est pas tout, le col de la Bonette nous attend. Nous nous mettons donc en route à l'assaut de cette plus haute route d'Europe (route asphaltée qui ne soit pas juste une boucle) qui nous amènera à 2860 mètres.
 
Le caractère un peu bosselé de la route fait que Manu et moi nous échapperons un peu dans la montée, mais Glotton n'est pas très loin derrière, sur une route qu'il apprécie vraiment. Près du sommet deux changements de vitesse ratés dans 2 épingles consécutives fait que Manu me prend 100 m dans chacune des 2 épingles. Sans le frein moteur attendu pour se ralentir, l'entrée dans l'épingle est laborieuse... sans parler de la sortie en 3 et en montée!
 
Nous nous arrêtons peu après pour une pause paysage, un peu avant la fin de la montée. Le reste de la troupe arrive petit à petit. Gromono nous voit arrêtés au bord de la route et amorce un freinage d'une puissance telle qu'il passe devant nous et finit par s'arrêter 50m plus loin. Le Bandit 12 c'est le supertanker de la route niveau freinage.

Chebello lui, arrive, bien calé dans un groupe de teutons en R 1200 GS et ne nous voit même pas! Il y a là une dizaine de motos, certaines pas vraiment discrètes, comme une ducati hypermotard rouge, une 998R rouge, une Monster tricolore, une KTM orange... De plus on est à, oh, 40 cm du bord de la route et on lui fait signe mais il n'y a rien à faire, le regard fixé droit devant lui il passe, altier, devant nous. Il doit préférer rouler avec ses nouveaux amis... Il prétendra plus tard qu'il regardait Gromono, arrêté sur le bord de la route une cinquantaine de mètres plus loin après son super freinage, pour savoir s'il avait un problème. Soit, mais alors pourquoi ne s'arrête-t-il pas au niveau de Gromono pour savoir s'il a un problème? Il préfère décidément rouler avec ses nouveaux amis teutons...
 
Nous repartons bientôt et ferons une demi-pause avortée au sommet. La pause paysage selon les bitumeurs: on avance jusqu'à caler la roue avant contre le parapet et, sans arrêter le moteur, ni passer au point mort pour certains, on jette un coup d'oeil par dessus le parapet, "Oh, c'est beau...", on fait une petite marche arrière et gaaaaazzzzzzz!
 
Je repars devant dans la descente. La route est en relativement bon état pour une route d'altitude mais est relativement sale, poussiéreuse, surtout au départ. Je mènerai donc la troupe dans la descente, et notamment Manu et Hugo, à un rythme décent mais pas particulièrement rapide, un rythme sport-touring disons. Ce qui ne m'empêchera pas de prendre un virage à droite de façon peu orthodoxe, gêné que je suis par un cycliste qui utilise toute la route et dont je sous-estime la vitesse. C'est qu'il descend fort le bougre. Un petit regroupement une fois la descente terminée et nous partons en direction de Barcelonnette pour aller chercher le col de la Cayolle.
 
Un grand moment la montée du col de la Cayolle avec Manu! Un vrai rodéo! Difficile de faire plus bosselé! Gros avantage pour l'hypermotard et la supermoto. Deux ou trois fois nous attendrons que Glotton recolle mais quand on remettait gaz il disparaissait en 2 virages le pauvre. Ceci dit il n'était jamais très loin en fait, il a drôlement dû se faire secouer sur le monster pour tenir ce rythme. Sur la fin de la montée nous croiserons au détour de virages plusieurs cyclistes qui prennent un peu trop leurs aises sur la route en trajectant. Manu en viendra même à klaxonner avant d'entrer dans les virages à droite en aveugle.
 
Nous nous arrêtons au sommet et Glotton ne tarde pas arriver, suivi petit à petit du reste de la troupe. C'est Kara qui a dû souffrir le plus sur son bout de bois R. Après ce regroupement je repars en tête dans la descente que je commence à rythme cool, suivi de Gromono. Je lui ouvre la route un bon moment jusqu'à ce que la route se fasse moins bosselée et plus large. Je finis la descente tout seul sans attendre mes petits camarades qui se seront sûrement réveillés quand la route s'est améliorée. C'est le cas, puisqu'une fois arrivée à Entraunes je ne tarderai pas à voir arriver Glotton, Manu, Hugo et le reste de la troupe.
 
La section suivante, jusqu'à Guillaumes, est superbe. Je suis Hugo, Manu, Franck, Kara et Glotton. Ça roule fort et bien. Je vois les 5 motos devant moi se coucher les unes après les autres dans chaque virage, tout le monde bien dans sa voie, comme un ballet bien répété, c'est beau. Je me prends à penser tout haut que ça fait plaisir à voir comme ça roule bien chez les bitumeurs et les progrès depuis les premières sorties où la majorité coupait ses trajectoires.
 
Nous prenons ensuite les gorges de la Daluis pour la deuxième fois de la journée mais en sens inverse. Je pars de derrière pour la partie touristique mais remonte petit à petit pour finalement me retrouver dans la roue de Manu, Hugo et Frank juste au moment où se terminent les tunnels et où Manu décide de hausser le rythme. Il s'ensuit une grosse bourre jusqu'à la jonction avec la nationale. J'en chie derrière Franck car dès qu'il perd un peu de terrain, à cause d'un dépassement ou autre, il coupe ses trajectoires pour recoller à Manu et Hugo. En restant bien dans ma voie, moi j'ai par contre du mal à recoller.
 
Après le regroupement je repars encore en queue de peloton. Je vois Kara devant moi qui se décide à partir chercher les fous furieux qui sont partis devant. J'hésite un moment et décide d'en faire de même. Après avoir finalement passé mes camarades qui roulent plus tranquillement je serai seul pendant plusieurs kilomètres, avec de temps en temps Kara en point de mire. Au hasard des dépassements il finira par rejoindre le groupe de tête et moi aussi pour la dernière partie de la spéciale qui se finira avec le soleil dans les yeux et un freinage en vrac de tout le groupe derrière Manu pour pouvoir prendre la D955 sur la gauche qui doit nous ramener vers Castellane.
 
Petite spéciale le long du lac, puis regroupement au pied de la petite route qui doit nous ramener à Soleihas via Demandolx avec son enchainement d'épingles larges. La veille je n'avais pas réussi à reprendre Manu et Hugo (ou etait-ce Franck?) dans cette série d'épingles. J'étais entré avec 150 m de retard et j'étais ressorti avec les mêmes 150 m de retard. Ce coup-ci le même scénario se répète, à savoir j'arrive dans la série d'épingles un peu en retard mais je décide de les prendre en déhanchant et en seconde plutôt qu'en sortant la jambe et en première. Bingo! Je gagne un peu de terrain au fil des épingles et recolle aux 3 lascars de tête, Manu, Hugo et Franck pour finir ensuite avec eux la spéciale jusqu'à Soleihas. Hugo se permet même de faire l'inter à Manu dans l'avant dernière épingle, à la grande surprise de celui-ci qui ne sait pas trop quoi faire en sortie et tarde une seconde à remettre gaz. Du coup Hugo peut finir son dépassement.
 
Ainsi s'achève une bien belle journée qui n'aura pas été tendre avec les pneus. Le pneu arrière d’Hugo est rincé et le mien n'est vraiment pas au mieux. En principe il faudrait même que je le change, mais je vais essayer de faire les 500 km restants et le changer le samedi lors de ma liaison vers l'Ardéchoise.

Nous retrouvons JP au gîte. Il est revenu avec la 748 dont l'embrayage est plus on moins réparé (il assure ses arrières pour le championnat), ce qui nous vaudra des départs de JP aux intersections et autres, comment dire, improbables?
 
Après cette grosse journée, pas de repos pour les braves: Glotton et moi sommes de corvée de bouffe. Je fais une gigantesque salade pendant que Glotton s'occupe des pâtes au pesto. Nous nous acquittons honorablement de notre tâche (faut dire que c'est pas un menu super compliqué à préparer mais on est pas tombé non plus dans le merguez-chips...) et nous pouvons donc bientôt passer à table. Keros, qui me doit un tour de vaisselle, fera la plonge. Avant cela il prendra des forces en reprenant 7 fois de la salade le bougre! Les piqûres de guêpe sont bel et bien oubliées et le voila requinqué!
 
Le repas sera agrémenté de la séance vidéo maintenant usuelle et fournira matière à rires, boutades, mauvaise foi et autres moqueries assorties. Demain c'est le jour de repos. Après le repas des groupes se forment, qui au frais dehors autour des motos, qui dedans autour d'un verre, pour refaire le monde, ou juste la journée. Petit à petit les groupes se clairsèment et bientôt tout le monde sera au lit pour goûter un repos bien mérité.

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MessagePosté le: 04 Sep 2009, 23:28    Sujet du message: Répondre en citant

Réveil relax, jour de repos oblige. Après le petit-déjeuner chacun fait des projets pour la journée. JP et Gromono, de corvée de bouffe, décident de rester au gîte pour pouvoir aller faire les courses avec René et commencer à préparer tranquillement. Chebello et Bella vont à Saint-André des Alpes en amoureux. Kara et Val en feront de même mais à Valberg. Manu et Aurélie, Hugo, Keros, Glotton et moi décidons d'aller passer la journée à Castellane et d'aller nous baigner dans le lac.

 

Départ à 2 voitures donc. Keros et moi montons avec Glotton tandis qu’Hugo part avec Manu et Aurélie. Il arrivera un peu vert à Castellane montrant du doigt la conduite chebellesque (comprendre chaloupée) de Manu.

 

C'est jour de marché à Castellane. Nous en profitons pour flâner entre les stands, acheter des fruits et pâtisseries pour faire un pique-nique et prendre un mini-cours d'apiculture. Nous irons ensuite acheter des sandwiches et des boissons pour compléter le pique-nique et nous mettrons en route pour rallier le lac à quelques kilomètres de là.

 

Après le pique-nique dans les herbes et la rocaille, à l'ombre de petits pins et autres arbustes, nous décidons louer un pédalo, carrément un bateau à pédales vu que nous pouvons monter les 6 dessus sans problème. Balade bien agréable sur les eaux bleues du lac de Castillon. Nous pédalons à tour de rôle, nous baignons aussi à tour de rôle. Keros nous fait sa meilleure imitation d'une hydrocution et nous faisons notre meilleure imitation d'une bande d'enfoirés qui se barrent pendant qu'il barbote au milieu de lac.

 

Mais il est bientôt l'heure de rendre le pédalo et nous sommes à l'autre bout du lac. Glotton et moi-même descendons dans la salle des machines et mettons gaz, mais pas comme Keros qui lui pète tout ce qu'il sait à en faire trembler le pédalo tout entier. Nous aurons l'explication de son état le lendemain à l'heure du digestif: ayant bu un verre d'eau entier d'un coup, son corps fera un rejet de l'indigne breuvage sous la forme d'un énorme pet. Donc voila, c'est notre faute, on n’aurait pas dû le laisser barboter aussi longtemps dans l'eau.

 

Sur le trajet du retour nous pourrirons 2 pédalos de hollandais en leur faisant un exter' d'anthologie, tout en puissance, bien que lourdement chargés. Nous arriverons même en avance et ferons un peu de cabotage avant de rendre le pédalo.

 

Nous rentrons ensuite au gîte. Mega est venu nous rendre visite pour la soirée et il dînera avec nous et couchera au gîte cette nuit.

 

En attendant l'heure du repas chacun s'affaire un peu sur sa moto. Glotton notamment, qui décide de nettoyer sa chaîne, juste devant le gîte. Ha ça pour être propre, elle est propre la chaîne! Mais je ne vous dis pas l'immonde tâche de 2 mètres carrés qu'il a laissée devant le gîte! Une tâche monstrueuse qui restera probablement jusqu'à ce qu'ils refassent la route. Ça me fait penser un peu au concept de l'entropie et plus précisément à la 2eme loi de la thermodynamique. L'entropie, en gros, c'est une mesure du désordre dans un système et la 2éme loi de la thermodynamique, presqu'aussi importante que la 2eme loi de l'arsouille bitumeuresque ("never rendre la main"), dit que l'entropie d'un système fermé ne peut qu'augmenter avec le temps. On peut mettre de l'ordre, réduire le désordre, dans un sous-système, mais cela requiert de l'énergie et l'énergie dépensée fera que le désordre du reste du système contenant le sous-système en question aura augmenté d'une valeur plus importante que la diminution du désordre dans le sous-système. Bref, si nous considérons que la saleté correspond à du désordre, que le système est représenté par le village de Soleihas et le sous-système par la moto du Glotton, nous avons là une illustration flagrante de la 2ème loi de la thermodynamique! La chaîne de la moto est un peu plus propre pour quelques heures mais le village de Soleihas est beaucoup plus sale pour plusieurs années! Quel enfoiré ce Glotton! Oui, oui, le même Glotton qui est si maniaque pour la propreté, le même Glotton qui "ne ronfle pas". Ce grand moment, dont Soleihas gardera à jamais l'immonde stigmate, vaut à Glotton de rentrer en tant que sérieux outsider au classement de boulet de la semaine.

 

Mais il est bientôt l'heure d'aller dîner et faire ainsi honneur au repas préparé par JP et son acolyte Gromono. Les éclats de rire finiront par s'estomper et ainsi s'achèvera cette sympathique journée de repos. Demain est un autre jour et demain... Gaaaaaaaaaazzzzzzzzzz!

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MessagePosté le: 04 Sep 2009, 23:29    Sujet du message: Répondre en citant

Le soleil vient de se lever, encore une belle journée... bon, d'accord, le soleil est levé depuis un moment déjà, et l'ami Ricoré n'arrivera jamais avec ses pains et ses croissants, mais cela ne nous empêche pas d'être accueillis par une autre belle journée. Petit-déjeuner, préparation tranquille et il est temps de démarrer les motos.

 

La mienne m'attend sagement, après son escapade de la veille avec Chebello. En effet, la veille, en fin d'après-midi, j'avais proposé à Chebello d'essayer la supermoto et il s'était empressé d'accepter, lui qui avait eu l'outrecuidance de prétendre en début de semaine, après que je l'aie passé sur la route, que la supermoto n'accélérait pas plus fort que la Multistrada. C'est bizarre mais cette fois-là, non seulement je l'avais passé mais ensuite je l'avais vu devenir de plus en plus petit dans mes rétros. On ne doit pas avoir la même notion du concept d'accélération... Quel effronté ce Chebello avec sa Ducati toute rouillée et qui pisse l'huile!

 

Hugo déclare forfait, ou plutôt, c'est son pneu arrière qui déclare forfait et il décide donc de faire la balade en tant que passager. Le mien est super juste et je ne suis pas sûr s'il va me durer les 2 dernières journées de roulage et la liaison jusqu'à Aix où j'ai prévu de le changer. Hugo s'en rend compte et décide que ça n'est peut-être pas la meilleure idée que je le prenne comme passager. Il commencera donc la journée confortablement installé sur le bandit 12 de Gromono.

 

La journée commence par la descente vers le lac de Castillon, puis la petite spéciale le long du lac jusqu'à Saint-Julien du Verdon. Je suis Glotton le long du lac. Il y a un peu de trafic au départ et JP s'impatiente, me passe, puis manque s'emplafonner un camping car en passant Glotton. Une fois le trafic passé on peut rouler de nouveau un peu plus normalement. Glotton n'est pas trop réveillé ce matin. Il sort large dans plusieurs virages. Au regroupement suivant, aux Scaffarels, je n'aurai besoin de rien dire. Un simple regard provoquera un "quoi?" dont l'auteur connaît déjà la réponse. krr krr krr....

 

Jusqu'à la jonction avec les gorges de la Daluis je suis Franck, puis ce sont les gorges, que nous faisons pour la 3eme fois. Après Guillaumes nous nous dirigeons vers Entraunes en ordre un peu dispersé. Je roule derrière JP et Glotton un moment, puis JP rend la main et je finis la spéciale derrière Glotton qui est maintenant parfaitement réveillé le bougre. À Entraunes nous attaquons le col de la Cayolle, lui aussi pour la 3eme fois, au grand dam de certains, ceux pauvrement pourvus en débattement de suspensions.

 

Glotton commence la montée, puis me fais signe de passer, ainsi qu'à Manu. Je mène donc, mais à un rythme relativement tranquille, pensant que Manu va passer. Un rythme d'autant plus tranquille qu'il y a sur la route des traces noirâtres peu orthodoxes. C'est le moment que choisit Manu pour passer en tête. Peu après, les trainées noires ont disparu et la route se fait plus étroite et bosselée. C'est parti pour une autre spéciale de la Cayolle, en mode rodéo. Glotton disparaît rapidement dans les rétros mais, comme la dernière fois, ne sera jamais très loin.

 

Arrivés au sommet nous commençons la descente, en roue libre pour ma part, jusqu'à trouver un endroit où s'arrêter pour attendre nos petits camarades. Le regroupement se fait. Même Gromono, bien qu'en descente et avec un passager, parvient à s'arrêter à temps pour se joindre à nous. Mieux, Chebello nous voit et s'arrête! Puis c'est parti pour la descente, encore plus bosselée que la montée, donc nouveau rodéo dans la roue de Manu. Sur la fin de la descente nous aurons à dépasser un groupe de cyclistes qui descendent à bon rythme puis, emporté par notre élan, nous manquerons le changement de direction à gauche à Uvernet Fours.

 

Nous nous arrêtons 2 km plus loin, à la jonction avec la route de Barcelonnette. Ne voyant pas nos camarades arriver, Manu est pris d'un doute. Nous sortons carte et road-book et Manu se rend compte de son erreur. Demi-tour donc et nous retrouvons le reste de la troupe à Uvernet Fours. JP est d'humeur grincheuse et engueule Manu pour avoir manqué le changement de direction à Uvernet Fours, ce qui a le don d'enerver singulièrement Manu, ce qui m'étonne car on s'est vraiment bien amusés dans le col de la Cayolle. Après cette spéciale bien marrante je n'aurais pas pensé que Manu soit dans un état d'esprit à se laisser emporter pour une petite remontrance de JP.

 

Toujours est-il qu'il part visiblement très énervé sur la petite route qui part d'Uvernet Fours. Je préfère donc ne pas lui emboiter la roue et attend une quinzaine de secondes que Glotton soit prêt à partir pour me mettre en route. Manu nous attendra bien quelque part, au moins à la prochaine jonction. Las! Nous n'avons pas loin à aller. Dès le deuxième virage à droite de cette petite route bosselée je découvre l'Hypermotard couché sur le bas-côté gauche de la route. Merde! Heureusement Manu est déjà debout. La chute s'est faite quasiment à l'arrêt. Tout à sa colère, le "red mist" en anglais, la brume rouge, il a dû être surpris par le virage, a freiné trop tard et n'a pas réussi à s'arrêter tout à fait à temps sur cette petite route bosselée, et quand la roue avant est arrivée sur le bas-côté, recouvert d'une bonne couche de gravillons, il a perdu l'avant et la moto s'est couchée. C'est rageant mais Manu n'a rien et les dégâts sont légers: l'ensemble protège-main/cligno/rétro s'est désolidarisé du guidon et le petit carénage droit est légèrement marqué. La roulette de protection a bien fait son office.

 

Nous repartons bientôt et arrivons de suite à une intersection. JP semble hésiter sur la direction à prendre, malgré les informations qu'il a prises d'un local à Uvernet Fours. Voyant notre hésitation, Kara, qui a un GPS, part résolument à droite. Je suis tenté de le suivre, mais JP ne semble pas être convaincu et personne ne bouge. Kara ne revient pas... JP décide de prendre en face. Peu auparavant il avait dit, catégoriquement, "surtout vous ne passez pas par Pra-Loup!". En vertu de quoi, sous la guidance de notre Petit Timonier, nous passerons par Pra-Loup 1400, Pra-Loup 1500, Pra-Loup 1600... krrr krrr krrr.

 

Nous ferons donc demi-tour et, de retour à l'intersection, nous prendrons la direction qu'avait prise Kara. Ce que nous ne savons pas à ce moment-là, c'est que Kara, ne nous voyant pas arriver, avait fait demi-tour et, pendant que nous visitions les différents Pra-Loup, était revenu à l'intersection. Là, ne nous voyant pas, il avait demandé à un motard arrêté là, s'il avait vu un groupe de motards et dans quelle direction ils étaient partis. Le motard en question avait bien vu un groupe de motards... mais c'était pas nous... et il envoie donc Kara faire le col d'Allos! Nous ne l'apprendrons que plus tard, quand Kara arrivera finalement à Chorges, quelque temps après nous. Quand on connaît le col de la Cayolle et qu'on sait que le col d'Allos a été quitté du road-book car "trop bosselé et gravillonné" on n'ose imaginer ce qu'a dû endurer Kara, celui qui a la pire moto de tous pour affronter ce genre de route! Mais en fait il nous détrompera en nous disant que la route n'est pas pire que le col de la Cayolle, voire meilleure, et qu'il n'y a plus trace des gravillons. Quand Manu avait fait les recos, la route était encore en travaux, mais il semble qu'ils soient maintenant terminés. Du coup le col d'Allos devient une option probable pour le trajet du retour.

 

Bref, nous voici de nouveau sur la bonne route, à savoir la D900, une route large avec quelques bouts de droit, de grandes courbes, un section en sens unique et un peu de trafic. Arrivés à la jonction avec la D954 commence la spéciale de Savines-le-Lac qui, au départ, longe l'Ubaye sur sa rive gauche, puis la traverse pour longer le magnifique lac de Serre-Ponçon aux eaux turquoises.

 

Au départ je roule devant Chebello un moment, puis, voyant que la Multistrada, même libérée paraît-il, a décidément du mal à accélérer aussi fort que la supermoto, je pars à la recherche des mes petits camarades, qui ne nous ont pas attendus. Je rattrape finalement ce garnement de Keros ainsi qu'un groupe de 3 anglais. Arrivés à Sauze-du-Lac, petit regroupement et fin de spéciale bien sympathique jusqu'à Savines. Ce sera ensuite de la nationale jusqu'à Chorges, où nous déjeunerons, dans une pizzeria qui ne fait les pizzas que le soir... Étrange... mais il n'y a pas lieu de se plaindre, le reste de leur offre culinaire se révélant très bon.

 

Changement de road-book pour le retour. La spéciale de Savines-le-Lac ayant plu et le col d'Allos étant maintenant praticable, il est décidé que nous reviendrons sur nos pas  en direction de Barcelonnette et prendrons le col d'Allos. Après la portion de nationale, je fais la spéciale du lac dans la roue de Manu, à bon rythme. Puis c'est de nouveau la D900 avant d'attaquer le col d'Allos. Entre-temps, Hugo a récupéré la X-moto d'Aurélie et c'est donc dans la roue de Manu et avec Hugo qui pousse au cul que je ferai la montée du col d'Allos, autre rodéo!

 

Petite pause en haut puis c'est parti pour la descente, où JP tentera de se convaincre qu'il est sur une moto à grand débattement de suspensions en se mettant dans la roue de Manu, mais rendra bientôt la main.

 

Nous allons résolument au sud et les kilomètres défilent. Je me souviens notamment d'une section, dans la roue de Glotton, lui-même suivant Manu, et Hugo sur la courageuse petite BMW juste derrière moi. À un moment la route se dégradera sur 3 ou 4 kilomètres, avec notamment de grosses bosses, et Glotton aura un peu de mal dans ce passage jusqu'à ce que la route redevienne plus lisse.

 

De freinages en points de cordes et de points de cordes en sorties de virages nous arrivons à Saint Julien du Verdon. Entre-temps Hugo a rendu la BMW à Aurélie et trône maintenant fièrement à l'arrière de l'hypermotard. Manu n'a pas dû ajuster la précontrainte de l'amorto car dans la spéciale le long du lac l'hypermotard a un peu de mal, tendant à ouvrir la trajectoire en sortie de virage. Trois ou quatre fois Manu est obligé de couper l'accélération en sortie de virage.

 

 

Nous arrivons à la petite route qui nous mène du lac de Castillon jusqu'à notre nid d'aigle à Soleihas. C'est notre spéciale habituelle, celle qui clôt nos journées de roulage. Je pars derrière Manu et JP et avec Glotton dans ma roue. Je vois que JP est d'humeur primesautière et qu'il ne va pas tarder à passer le binôme Manu-Hugo sur l'hypermotard. Ça ne loupe pas. Bien sûr, Manu se pique de telle insolence. Tous les ingrédients sont donc réunis pour une grosse bourre entre les 2 Ducati dans la série de larges épingles qui arrive. Juste dans la roue de Manu, je suis donc le témoin privilégié de cette arsouille d'anthologie. De témoin, je suis à un moment tenté de passer acteur et mettre d'accord les 2 zozos. Lesté d'Hugo, l'hypermotard n'accélère pas aussi fort que la supermoto (quoi qu'en ait Mr Chebello) en sortie d'épingle, malgré les gesticulations d'Hugo, encourageant de la voix et du geste Manu à exprimer le dernier cheval du twin italien. Quand à JP, il prend une trajectoire défensive qui l'amène à attaquer les épingles depuis l'intérieur et donc à entrer plus lentement que nous. Je me dis cependant qu'arriver à 3 de front dans une épingle c'est peut-être pas très raisonnable. Je me contente donc de rester spectateur et verrai Manu finalement passer JP avant la dernière épingle. Je dois avouer que j'ai bien rigolé dans mon casque.

 

Après ça, JP en remet une couche en repassant Manu un peu plus loin, mais ça ne dure guère et Manu repasse devant. JP nous fait même signe de passer, Glotton et moi. Il s'avèrera que sa boite de vitesse s'était bloquée pendant un moment, ce qui m'était arrivé à la Vosgienne l'année dernière sur la 748. Ainsi s'achève une autre grosse journée de roulage.

 

Arrivés au gîte nous apprenons qu'Aurélie est en rade au lac de Castillon. Il semble que ce soit l'embrayage. Gromono descendra Manu et remontera Aurélie pendant que ce dernier remontera la X-moto. Un premier diagnostic montre l'embrayage du doigt. Pour en savoir plus il est prévu que notre magicien/mécanicien Gromono démontera l'embrayage, mais cela attendra après le repas que nous préparent Frank et Hugo.

 

Apéro, bouffe, vidéo, mauvaise foi, rires... le menu habituel des soirées bitumeurs. Après le repas, la X-moto est couchée et docteur Gromono peut commencer à opérer à embrayage ouvert. Glotton, ne choisit pas un autre moment pour, vous l'aurez deviné, tous en chœur maintenant, laver sa moto. À Glotton l'envie de laver sa moto ça lui prend comme l'envie de chier. Bref, muni de son seau et sa pelle, heu, son éponge, il ne trouve pas mieux que de laver sa moto en haut d'une petite côte juste en contrebas de laquelle Gromono est en train d'opérer la BMW. Bien évidemment l'eau de lavage de Glotton, sujette à la gravité, suit le chemin de moindre résistance et vient former une mare juste à l'endroit où Gromono a posé ses outils et les diverses pièces qu'il a démontées de la X-moto. Et allez! De gros points en plus pour le Glotton au classement de boulet de la semaine!

 

Le diagnostic final de Gromono ne tarde cependant pas à tomber: crémaillère d'embrayage morte pour cause d'une dent cassé. Aucune réparation de fortune n'est envisageable. Et pour que Gromono lui-même ne puisse pas faire une réparation de fortune, c'est que vraiment la panne est finale. Dommage pour Aurélie, qui devra faire la dernière journée comme passagère.

 

Une fois la BM remontée et l'eau de lavage du Glotton à peu près évaporée il est temps d'aller au lit. Demain c'est la dernière journée de la Provençale.


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MessagePosté le: 04 Sep 2009, 23:30    Sujet du message: Répondre en citant

C'est encore un beau soleil qui préside à notre lever pour cette dernière journée. Cet enculé d'ami Ricoré n'arrivera pas aujourd'hui non plus avec son pain et ses croissants. On se débrouille avec de la brioche et quelques unes des excellentes confitures de Manu. Comme tous les matins Val me fait une super tresse, merci Val! Puis c'est le départ pour une journée qui promet d'être plus touristique qu'arsouillesque, légère en kilomètres mais chargée en trafic puisque les gorges du Verdon sont au programme.
 
Ce sera d'autant plus touristique pour moi que mon pneu arrière est mort et qu'il faut qu'il me fasse la journée et la liaison du lendemain jusqu'à Aix où habite Hugo. Celui-ci justement nous quittera aujourd'hui à Riez pour rentrer chez lui. Il me refile son énorme sac à dos jusque là. Nous le fixons à l'arrière de la KTM avec les très pratiques sangles que j'utilise pour fixer mon sac de voyage.
 
Comme de coutume nous descendons donc vers le lac de Castillon par la petite route qui passe par Demandolx. Demandolx c'est un bled minuscule, et dans ce bled minuscule, donnant sur la rue principale, qui est la route, il y a là, seul bar à 20 km à la ronde, un "relai motard" avec un custom, exhibé plutôt que garé, devant la terrasse. Nous sommes passés devant 2 fois par jour tous les jours et ne nous sommes pas arrêtés une seule fois. Le mec a dû penser qu'on était une sacrée bande d'enculés.
 
Arrivés en bas, au bord du lac, nous prenons en direction de Castellane et longeons le lac. Puis c'est la route Napoléon jusqu'à Barrême. Au départ de Castellane il y a une série de lacets sympas. Il y a un peu de trafic et il faut se défaire d'un gros camion rouge puant. Nous rattrapons ensuite un gros scooter qui avance plutôt vite mais coupe ses virages comme un gougnafier. Il est pourri sans autre forme de procès.
 
Nous continuons notre route sur la route Napoléon. Le groupe se sépare et se regroupe au fil des dépassements. Ça roule tranquille. Un moment je roule devant Gromono, Chebello et Keros. Puis je roule un moment avec Glotton jusqu'à Chateauredon où nous retrouvons le reste de la troupe arrêtée, hésitant sur la route à suivre. S'ensuit un petit moment de grand n'importe quoi avec certains arrêtés au milieu d'une intersection de ce qui est quand même une nationale et les autres usagers se demandant, avec raison, ce qu'on branle. Nous parvenons finalement à tous prendre la D907 qui doit nous mener jusqu'à Riez.
 
Mais avant d'arriver à Riez, nous nous arrêtons à Estoublon pour boire un coup à l'ombre d'une agréable tonnelle chargée de vignes. Après cette pause nous repartons en direction de Riez. Ça reste assez rectiligne jusqu'à Bégude la Blanche. Du coup je me fais niquer en beauté: juste après Bégude la Blanche, sortie de nulle part, commence une super spéciale sur 7 ou 8 km. Je suis coincé en queue de peloton et je pense que les premiers virages ne sont qu'une anomalie dans ce qui doit être un parcours relativement rectiligne jusqu'à Riez. Et puis il faut vraiment que j'économise mes pneus. Du coup j'en profite pour observer Keros sur quelques virages, puis, après avoir passé ce dernier, Chebello et ses fameux virages à gauche. Puis je suis bien obligé de constater que nous sommes dans une vraie spéciale! Il est déjà tard lorsque je me décide à passer Chebello. Je lui offre donc ma roue quelques temps puis finirai tout seul pour retrouver le reste de la troupe regroupé à la fin de la spéciale aux abords du plateau dont nous venons de gravir les flancs.
 
Nous traversons donc le plateau puis descendons légèrement pour arriver enfin à Riez où nous nous arrêtons pour faire le plein. C'est là que nous nous séparons de Hugo, qui récupère son sac à dos, et, tel un escargot supersonique, prend la route de sa maison près d'Aix. Il sera à l'Ardéchoise la semaine suivante et je dois même le voir le lendemain pour changer mes pneus. Il faut savoir qu’Hugo fait du trafic de pneus, c'est un dealer, un caïd local qui distribue de la came à peine coupée aux junkies du grip, du powerslide et du burnout.
 
À peine une dizaine de km de plus et nous arrivons à Sainte-Croix-du-Verdon où est prévu le déjeuner. Celui se prendra sur une terrasse avec une vue magnifique sur le lac de Sainte-Croix. Manu engage une lutte à coup de caresses capillaires avec la nana assise derrière lui pour conserver son espace personnel que celle-ci pense sien. Il finira par gagner, malgré la résistance de la jeune fille, qui, il faut bien le dire, n'est pas mal du tout. Le mec qui l'accompagne assiste à la scène mais n'ose rien dire.
 
Intrigué par sa présence sur le menu, je tente un gazpacho. Après tout, on mange bien des pizzas en Alsace ou du couscous à Paris. L'expérience est un échec. C'est très bien présenté mais rien à voir avec le vrai gazpacho. Le reste du déjeuner sera meilleur.
 
Le déjeuner s'étire en longueur dans ce cadre délicieux et la perspective de faire les gorges du Verdon (par la corniche sublime) au milieu des camping-cars par cette chaleur en rebute plus d'un. Une partie d'entre nous décide donc de rentrer au plus court, ce qui me convient à cause de mes pneus, alors que Manu, Aurélie, Glotton et Keros décident de se baigner avant de rentrer. En fait Keros perdra ses petits camarades dès la sortie du parking! Je les suspecte de l'avoir semé à dessein, terrorisés par la perspective des rejets massifs que fait le corps de Keros en présence d'eau...
 
Sous la conduite de JP le reste de la troupe se met en route pour rallier au plus court Moustiers-Sainte-Marie. Cela se fait par une petite route bosselée et rectiligne qui traverse un plateau désolé, puis descend, ou, plus exactement, tombe carrément vers Moustiers-Sainte-Marie par l'intermédiaire d'une pente à 16% se déclinant en une impressionnante série d'épingles super serrées et séparées d'à peine 50 mètres les unes des autres, parfois moins. On dirait une série de pif-pafs, sauf que les pifs et les pafs sont des épingles serrées et pentues.
 
Après Moustiers-Sainte-Marie nous abordons les gorges du Verdon par le nord. Il y a beaucoup de trafic. JP part devant avec Franck dans sa roue pour filmer un nouvel épisode de "dépassements impossibles", l'épisode d'aujourd'hui s'intitulant "Comment ne pas faire l'exter' à un Kangoo". Pour ma part je roule tranquille avec Chebello et Gromono jusqu'à la Palud sur Verdon où un feu de chantier (sauf qu'il y a pas de chantier, c'est juste pour faire chier) nous retiendra près de 5 minutes.
 
JP, Franck et Kara nous attendent à la sortie de la Palud sur Verdon. Je prends la roue de Kara et nous profitons des rares intervalles sans trafic pour nous faire des mini-spéciales. JP nous rejoint bientôt. Plus nous approchons de Castellane plus le trafic se fait dense. Le ciel se fait orageux et je me dis que c'est une bonne idée d'avoir écourté la journée et que nous arriverons peut-être à temps pour éviter de prendre une drache. En arrivant sur Castellane nous voyons cependant René qui vient de s'arrêter à un bar. Nous nous arrêtons aussi pour boire un coup, bien que cela me paraisse une perte de temps précieux dans notre course contre l'orage.
 
Glotton ne tarde pas à arriver, ayant finalement renoncé à se baigner, et se joint à nous. Puis nous repartons pour rallier le gîte pour la dernière fois. Je pars derrière Glotton pendant que les autres finissent de s'équiper. Nous passons Castellane et nous dirigeons ensuite vers le lac de Castillon. Je veux vraiment économiser ce qui me reste de pneu arrière, mais la route est belle et je suis bien obligé de suivre cet enfoiré de Glotton qui met du gaz.
 
Arrivés le long du lac nous rattrapons une Mini wagon bleue. Mais c'est Bella! Elle roule pas en flemme la Bella! Il le sait Chebello qu'elle roule comme une malade la Bella avec la Mini? Obligés de la passer en pleine accélération et de coucher la moto dans le droite qui suit.
 
Nous arrivons bien vite à la jonction avec la petite route qui monte à Soleihas, notre spéciale vespérale quotidienne. Dans mon casque je me dis "Allez Glotton, sois sympa, on va rouler tranquilles, on va enrouler, s'il-te-plait... c'est que j'ai plus de pneu arrière moi... et il faut qu'il m'amène jusqu'à Aix demain... hein Glotton? On va enrouler, pas vrai?"
Ah l'enculé! Il met gros gaz! Et vas-y que je sors des épingles à fond de 2 sur l'angle... Excellent pour les pneus ça... Enfin bon, au moins on se marre!
 
Et c'est ainsi que s'achève pour moi le magnifique roulage de cette Provençale. L'orage ne laissera tomber finalement que quelques gouttes pendant que nous chargeons les motos de Glotton et Maco sur la remorque. Entre-temps nos camarades seront tous rentrés sains et saufs. Chacun s'affaire à préparer le départ du lendemain pendant que Val massacre 2 pastèques à l'arme blanche.
 
Chebello s'avance vers moi, tenant du bout des doigts un immonde sac plastique poisseux contenant un vieux bidon d'huile dégoulinant d'un liquide visqueux noirâtre et me demande si je veux de l'huile pour ma KTM. Heu... Oui, je veux bien de l'huile pour ma KTM si tu as de la full synthétique en 10W50, c'est sympa, mais c'est quoi là que tu tiens dans ce sac plastique?
 
Il me répond, texto, que c'est un "mélange d'huiles" qu'il utilise pour faire l'appoint dans sa Multistrada!!! À en juger par l'aspect c'est même un mélange d'huiles de vidange récupérées dans les ateliers de la compagnie de bus de Pont-à-Mousson. Tu mets ça toi dans le moteur de la Multistrada???  Et tu veux que je mette ça dans mon LC8, ce bijou de combustion interne??? Mais quelle perfidie ce Chebello! C'est tout ce qu'il a trouvé pour saboter la KTM et pouvoir rester au contact à l'accélération? D'ailleurs, son plan ayant échoué, il laissera l'infâme sac en plastique et son contenu frelaté devant le gîte. Je suppose que Soleihas aura dû faire appel au préfet pour mobiliser une équipe hautement spécialisée de récupération et élimination de déchets extrêmement toxiques.

L'apéro se met en place, comme toujours de façon informelle, le dernier apéro de cette Provençale, prélude au dernier repas. Celui-ci sera comme tous les autres, à savoir un grand moment. La vidéo sera un franc (Franck?) succès, surtout l'épisode "Comment ne pas faire l'exter' à un Kangoo" qui sera repassé en boucle.
 
Et voila, cette Provençale se termine. Une superbe semaine de roulage et de camaraderie grâce à Manu l'organisateur, qui a guidé les roulages cette Provençale de main de maître (plus au niveau du rythme qu'au niveau des directions hein...  ), JP le co-organisateur et tous les participants présents (sauf Glotton, qui ronfle et grince des dents cet enfoiré).
 
Quel dommage que ce soit déjà fini... Mais, comme beaucoup, j'enchaîne sur l'Ardéchoise dès le lendemain! Elle est pas belle la vie?

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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 17:07    Sujet du message: Répondre en citant

 

Les road book
 


Attention
Les regroupements se font AVANT les bleds,
pas dedans
et encore moins à la sortie

1° Jour
En bas de la piaule

Repas de Midi
Restaurant les Lavandes
Menus de 16 à 20€
Le Defends bât ES
9948 rte Napoléon
06750 LOGIS DU PIN
04 93 60 76 01
204 km
Durée totale : 07h05

Km: 0SOLEILHASD:9h30
DEMANDOLXPrendre à droite
CHAUDANNEPrendre à gauche D4085
LA GARDE
COL DE LUENS
LA BATIE
LE MOUSTEIRETLa D4085 deviEnt D6085
Km: 30
(30 Km)
SéRANON
Essence
A:10h00
D:10h20
COL DE VAL FERRIèRE
ESCRAGNOLES
SAINT VALLIER DE THIEYPrendre à droite la rue de Saint Cézaire
COL DE LA LèQUE
SAINT CéZAIRE SUR SIAGNE
Regroupement
Prendre la route de Grasse
puis route de saint césaire (tout droit)
LE TIGNETJuste avant Spéracédes
prendre à droite rue du boubou la D11
puis à droite Ancien chemin des Cabris jusqu'à la D2562 (route de draguignan) tourner à droite
LES VEYANS

La D2562 devient la D562

CHATEAU TOURNONAu rond point
prendre 3° sortie à gauche D37 puis D837
Km: 60
(90 Km)
LES ADRêTS DE L'ESTéREL
Café
A:11h20
D:11h50
D237
LE LOGIS DE PURISJusqu'à la DN7 et à droite
COL DU TESTASIER
LAC D'AVELLAN
Regroupement

Aprés le lac rond point :
prendre 1° sortie à droite
sur avenue du corps expéditionnaire français en italie vers l'A8
Croisement avec la D37 :
continuer tout droit sur Ave Jean Lachenaud
Rond point à droite :
passer sous la Toroute


 

 

Fin du regroupement

Rond point :
3° sortie rue du caporal houidef El Hadj Rond point :
prendre la D4
Dernier rond point :
aprés le Quartier Lebocq
continuer tout droit sur la D4

BAGNOLS EN FORêTD47
SAINT PAUL EN FORêTD4
LA MOURRE DU MASQUETout droit D563
FAYENCE Traverser et rester sur la D563
Au croisement plus haut,
rester sur la D563 à gauche
MONS D563

COL DE VAL FERRIèRE

Repas entre Séranon et Le Logis du Pin
Regroupement
A l'intersection
des D 563 et 6085

Prendre à gauche D6085

SéRANON
Km: 76
(166 Km)
LE LOGIS DU PIN
Manger
A:13h10
D:15h40

Prendre à gauche
Continuer sur la D44
puis la D21 (tout droit)

COL DE CLAVEL
LA BASTIDEDirection Comps
Juste avant Comps
prendre à droite D955
JABROND955
PONT DE SOLEILSD952
Km: 18
(184 Km)
CASTELLANE
Essence
A:15h55
D:16h15
prendre à droite  4085
CHAUDANNE                           D102                                                          
DEMANDOLX
Km: 20
(204 Km)
SOLEILHAS              A:16h35


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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 17:08    Sujet du message: Répondre en citant

 
 

Attention


Les regroupements se font AVANT les bleds,
pas dedans
et encore moins à la sortie

 

 

 


1° Jour Bis
En bas de la piaule

NOTE :
Il y a une boucle supplémentaire pour ceux qui désirent rouler un peu plus ce premier jour, celà se passe aprés le déjeuner quand on passe à Castellane, on continue sur Barrême au lieu de rentrer directement
Repas de Midi
Restaurant les Lavandes
Menus de 16 à 20€
Le Defends bât ES
9948 rte Napoléon
06750 LOGIS DU PIN
04 93 60 76 01
277 km
Durée totale : 09h25
Km: 0SOLEILHASD:9h30
DEMANDOLXPrendre à droite
CHAUDANNEPrendre à gauche D4085
LA GARDE
COL DE LUENS
LA BATIE
LE MOUSTEIRETLa D4085 devient D6085
Km: 30
(30 Km)
SéRANON
Essence
A:10h00
D:10h20
COL DE VAL FERRIèRE
ESCRAGNOLES
SAINT VALLIER DE THIEYPrendre à droite la rue de Saint Cézaire
COL DE LA LèQUE
SAINT CéZAIRE SUR SIAGNE
Regroupement
Prendre la route de Grasse
puis route de saint césaire (tout droit)
LE TIGNETJuste avant Spéracédes
prendre à droite rue du boubou la D11
puis à droite Ancien chemin des Cabris jusqu'à la D2562 (route de draguignan) tourner à droite
LES VEYANS

La D2562 devient la D562

CHATEAU TOURNONAu rond point
prendre 3° sortie à gauche D37 puis D837
Km: 60
(90 Km)
LES ADRêTS DE L'ESTéREL
Café
A:11h20
D:11h50
D237
LE LOGIS DE PURISJusqu'à la DN7 et à droite
COL DU TESTASIER
LAC D'AVELLAN
Regroupement

Aprés le lac rond point :
prendre 1° sortie à droite
sur avenue du corps expéditionnaire français en italie vers l'A8
Croisement avec la D37 :
continuer tout droit sur Ave Jean Lachenaud
Rond point à droite :
passer sous la Toroute


 

 

Fin du regroupement

Rond point :
3° sortie rue du caporal houidef El Hadj Rond point :
prendre la D4
Dernier rond point :
aprés le Quartier Lebocq
continuer tout droit sur la D4

BAGNOLS EN FORêTD47
SAINT PAUL EN FORêTD4
LA MOURRE DU MASQUETout droit D563
FAYENCE Traverser et rester sur la D563
Au croisement plus haut,
rester sur la D563 à gauche
MONS D563

COL DE VAL FERRIèRE

Repas entre Séranon et Le Logis du Pin
Regroupement
A l'intersection
des D 563 et 6085

Prendre à gauche D6085

SéRANON
Km: 76
(166 Km)
LE LOGIS DU PIN
Manger
A:13h10
D:15h40

Prendre à gauche
Continuer sur la D44
puis la D21 (tout droit)

COL DE CLAVEL
LA BASTIDEDirection Comps
Juste avant Comps
prendre à droite D955
JABROND955
PONT DE SOLEILSD952
Km: 18
(184 Km)
CASTELLANE
Essence
A:15h55
D:16h15
Au rond point
prendre 2° sortie D4085
en direction de N85
Grenoble Saint André
TAULANNE
LA TUILIèRE
SENEZ
BARRêMEPrendre à droite la N202
MORIEZ
SAINT ANDRé LES ALPES On entre par la route de Digne
prendre à droite Route de Nice
puis D202
SAINT JULIEN DU VERDOND955
puis prendre à gauche la D102
DEMANDOLX
Km: 65
(249 Km)
SOLEILHASA:17h20

 

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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 17:09    Sujet du message: Répondre en citant

 

2° Jour
En haut de la piaule

Repas de Midi
Restaurant le Collet

04 93 02 17 06
Menus de 16 à 20€
Menus de 16 à 20€


km : 317
Durée totale : 10H50


Km: 0SOLEILHASD:09h00
DEMANDOLXD102 Jusqu'à D955
SAINT JULIEN DE VERDONTourner à droite Prendre la N202
VERGONS
ROUAINE
ATTENTION radar
juste aprés le croisement avec la D908 (à gauche)
Continuer sur la N202
Passer Saint Benoit
A Pont de Gueydanprendre à Gauche la D2202
ENRIEZ
DALUIS
GORGES DE
LA DALUIS
Juste avant Guillaumes prendre à droite la D28
LES POURCHIERS
SAINT BRèS
COL DE VALBERG
COMBARION
Km: 83
(83 Km)
BEUIL
Stop glou glou
Essence 
A:10h30
D:11h20

 

ROUBION

SAINT SAUVEUR SUR TINéE
Km: 38
(121 Km)
ISOLA
Manger
A:12h03
D:14h45
SAINT ETIENNE DE TINéEAprés Pont haut continuer sur la D64
COL DE LA BONNETTE
GUéGNIER
Regroupement
Tourner à gauche D900

JAUSIERS
On reste groupé

Traverser par le centre continuer sur D900

Km: 71
(192 Km)

BARCELONNETTE
Essence
Aprés la sortie de Barcelonnette,
fin du regroupement

A:16h10
D:16h40

D900 puis D9
Entrer dans Barcelonnette par l'Ave Antoine Signoret
Prendre à gauche Ave de Berwick
1° a droite ave Porfirio Diaz
Tout droit Pl Aimé Gassier (Essence)
Tout droit Ave de Nice, Ave Emile Aubert - D902
Rester sur la D902 Direction Uvernet Fours

UVERNET FOURS

 

COL DE LA CAYOLLE

ENTRAUNES
ST MARTIN D'ENTRAUNES
Km: 62
(254 Km)

GUILLAUMES
Essence
Glouglou

A:17h50
D:18h40

ENRIEZ

Sur la Nat. 202 prendre à droite

ROUAINE

VERGONS
SAINT JULIEN DU VERDON
DEMANDOLX
Km: 63
(317 Km)
SOLEILHASA:19h50


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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 17:11    Sujet du message: Répondre en citant

 

2° Jour Bis
En haut de la piaule

NOTE :
Il y a une boucle supplémentaire pour ceux qui désirent rouler un peu plus ce second jour, celà se passe aprés Beuil.

Repas de Midi
Restaurant le Collet

04 93 02 17 06
Menus de 16 à 20€


361 km
Durée totale : 10h50

Km: 0SOLEILHASD:09h00
DEMANDOLXD102 Jusqu'à D955
SAINT JULIEN DE VERDONTourner à droite Prendre la N202
VERGONS
ROUAINE
ATTENTION radar
juste aprés le croisement avec la D908 (à gauche)
Continuer sur la N202
Passer Saint Benoit
A Pont de Gueydanprendre à Gauche la D2202
ENRIEZ
DALUIS
GORGES DE
LA DALUIS
Juste avant Guillaumes
prendre à droite la D28
LES POURCHIERS
SAINT BRèS
COL DE VALBERG
COMBARION
Km: 83
(83 Km)
BEUIL
Stop glou glou
Essence 
A:10h30
D:11h20

 

GORGES SUPéRIEURES
DU CIANS

En bas des gorges tourner
à gauche sur la D6202
TOUëT SUR VAR
APRéS MALAUSSèMEPrendre à gauche la D2205
vers Saint Etienne de Tinée
- Isola -Jaussier
SAINT SAUVEUR SUR TINéE
Km: 82
(165 Km)
ISOLA
Manger
A:12h45
D:14h45
SAINT ETIENNE DE TINéEAprés Pont haut
continuer sur la D64
COL DE LA BONNETTE
GUéGNIER
Regroupement
Tourner à gauche D900

JAUSIERS
On reste groupé

Traverser par le centre
continuer sur D900

Km: 71
(236 Km)

BARCELONNETTE
Essence
Aprés la sortie de Barcelonnette,
fin du regroupement

A:16h10
D:16h40

D900 puis D9
Entrer dans Barcelonnette par l'Ave Antoine Signoret
Prendre à gauche Ave de Berwick
1° a droite ave Porfirio Diaz
Tout droit Pl Aimé Gassier (Essence)
Tout droit Ave de Nice, Ave Emile Aubert - D902
Rester sur la D902 Direction Uvernet Fours

UVERNET FOURS
COL DE LA CAYOLLE
ENTRAUNES
ST MARTIN D'ENTRAUNES
Km: 62
(298 Km)

GUILLAUMES
Essence
Glouglou

A:17h50
D:18h40
ENRIEZSur la Nat. 202 prendre à droite
ROUAINE
VERGONS
SAINT JULIEN DU VERDON
DEMANDOLX
Km: 63
(361 Km)
SOLEILHASA:19h50


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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 17:12    Sujet du message: Répondre en citant

 

3° Jour
Le tour du Lac
Repas de Midi
Restaurant L'Ecurie
Menus de 16 à 21€
Pizzas
Place Centrale
05230 CHORGES
04 92 50 60 43
346 km
Durée totale : 10h35

Km: 0
(0 Km)
SOLEILHASD:09h00
DEMANDOLX
SAINT JULIEN DU VERDON
VERGONS
ROUAINE
ENRIEZ
Km: 62
(62 Km)
GUILLAUMES
Essence
A:10h05
D:10h30
ST MARTIN D'ENTRAUNES
ENTRAUNES
COL DE LA CAYOLLE
Km: 58
(120 Km)
UVERNET FOURS
Café
A:11h35
D:12h05
Ne pas prendre Barcelonnette mais à gauche la 908 puis à droite la D109
LES THUILESContinuer sur la D900
LE LAUZET UBAYE Prendre à droite la D954
SAVINES LE LAC
Regroupement
Regroupement jusqu'à Chorges
A gauche traverser le lac N94
Km: 57
(177 Km)
CHORGES
Manger
Essence
A:13h00
D:15h50
D3
Juste avant Espinasse prendre à gauche D900B
LA BRéOLE
LE LAUTARET
SAINT VINCENT LES FORTSA droite D900
COL SAINT JEAN
SELONNET
SEYNE
LE VERNET
BEAUJEU
LA JAVIE
Km: 86
(263 Km)
LE BRUSQUET
Café
A:17h20
D:17h50
D900
DIGNE
Regroupement
D1085 au rond point Prendre Nice Barêmme N85
à gauche au rond point continuer sur N85 direction Nice Grasse Cannes Barrême
fin du regroupement
BARRêME Continuer tout droit sur D4085
Km: 63
(326 Km)
CASTELLANE
Essence

A:18h53
D:19h13

D4085
CHAUDANNE D102
DEMANDOLX
Km: 20
(346 Km)
SOLEILHASA:19h35


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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 17:12    Sujet du message: Répondre en citant

 

4° Jour
Le Verdon
Repas de Midi
Sainte croix sur verdon
Les Terrasses du Lac
04 92 77 82 42
227 km
Durée totale : 07h30

Km: 0SOLEILHASD:10h00 D102
DEMANDOLX

Continuer tout droit jusqu'à la D955
Prendre à gauche
Barrage de Castillon
D
irection Castellane

PRENDRE à DROITE LA ROUTE NAPOLéOND4085
TAULANNE
LA TUILIèRE
BARRêMETout droit N85
CHAUDON NORANTE
Km: 60
(60 Km)
CHâTEAUREDON
Stop Glou glou
A:11h00
D:11h30
Prendre la D907
MEZEL
ESTOUBLONContinuer tout droit
sur D953
LA BéGUDE BLANCHE
PUIMOISSON
Km: 30
(90 Km)
RIEZ
Regroupement
essence
A:12h00
D:12h20

Rue rené Cassin
Place des cordeliers
A droite Ave de Verdon
Ave Frédéric mistral
Au Rdp Essence
2° sortie Rue Hilarion Bourret
Au croisement prendre à droite la D11
puis la D111 (tout droit)

Km: 10
(100 Km)
SAINTE CROIX dU VERDON
Manger
A:12h30
D:15h00
Continuer sur la D111
Puis traverser le lac
Et prendre la D71
LA COLLE D49
SAINT ANDRIEUX Prendre à gauche sur la D957
LES SALLES SUR VERDON (on n'y entre pas)
Prendre la D71 juste avant
AIGUINES
COL D'ILLOIRE
COL DE VAUMALE
CORNICHE SUBLIME
Km: 76
(176 Km)
COMPS SUR ARTUBY
Stop Glou glou
A:16h20
D:16h50
Prendre la D21
LA SOUCHE
LA BASTIDE
COL DE CLAVELAprés le col, croisement avec D4085/D6085
prendre à gauche
LE LOGIS DU PIN
LA BATIE
COL DE LUENS
LA GARDED4085 puis à droite D102
CHAUDANE
DEMANDOLX
Km: 51
(227 Km)
SOLEILHASA:17h50

 

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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 17:21    Sujet du message: Répondre en citant

 
 

Des Photos dans l'Album

 
L'homme qui se grattait les burnes

 
 
 

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