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L'Ardéchoise IV - Aout 2009

 
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MessagePosté le: 19 Aoû 2009, 10:03    Sujet du message: L'Ardéchoise IV - Aout 2009 Répondre en citant

 

L'Ardéchoise IV
Par Soane et Personne
Du 8 au 16 Aout  2009
 
VITE FAIT
Les ZX636RRRRRRRRR qui Arrachent sa Mémé et son Pépé nous ont proposé L'Ardéchoise, le Retour
Rendez vous à partir du 8 pour se mettre en bouche
Roulage le 10 et 11..et le 13 et le 14...histoire de voir des ZX636RRRRRRRRR en actions...
Le 15 tout le monde a décolé,  on s'est fait la bise...et on s'est quitté pour revenir à une vie normale...

 
HEBERGEMENT
C'était à la maison du Papou de Personne pour les uns ou dans les hotels alentours pour quelques autres.
 
TARIFS
50 euros par personne ... pour la bouffe.
Plus une cagnotte pour le Papou de Philippe, à votre bon votre bon coeur

Hotel conseillé (pour mémoire) :
Auberge des Pins
95 rte Vals
07200 AUBENAS
04 75 35 29 36

 
ILS SONT VENUS :
Du Sud :
AngleKing de passage les jeudi et vendredi
Manu et Aurélie jusqu'au jeudi
Personne
Soane
ZiziRideur et Emilie rentrés le vendredi
748R de passage les jeudi et vendredi
De la RP :
Glotton
Gromono
Kéros
Maco
De Partout :
Chebello
Ninou
Etienne et Michelle de passage les mercredi, jeudi et vendredi
Invité :
Eugène les lundi et mardi
Séverine, une copine de Soane.
 
 

Des Photos dans l'Album

 
 

 
 

La perle de cette Ardéchoise :
"C'est quand même des chaussetes qui ont fait 3400 Kms !!".
Explication de Kéros concernant les trous à ses chaussettes

 

Les CR
ci dessous

 
 


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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 11:06    Sujet du message: Répondre en citant

Personne
 
Bon je vais pas vous faire un CR super car j'en ai pas envie...

La seul chose que j'ai envie de dire et que j'ai été heureux de vous recevoir avec Sophie même si j'étais pas à 100%...
J'ai fais cette Ardèchoise pour vous car j'ai failli l'annuler... Vous êtes mes potes et je voulais pas vous enlever cette joie que vous procure l'Ardèchoise... Vous avez été super disciplinés par rapport au années précédentes... En vieillissant on se bonifie et franchement vous m'avez point stressé... Vous avez super bien roulé en groupe...

Y aura t'il une Ardèchoise 5?

Va ton retrouver Personne?

Il y a un an à patienter pour avoir une réponse à ces questions...


Philippe

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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 11:06    Sujet du message: Répondre en citant

Soane
 
J'avoue que cette 4ème ardéchoise ne commençait pas sous les plus bons hospices...nos problèmes avec Philippe ayant rendu la situation un peu délicate, nous avons tout de même décidé de la maintenir, car il ne nous semblait pas juste que nos copains bitumeurs pâtissent d'une situation dont ils n'étaient pas responsables...Néanmoins, sachez que Philippe et moi avons fait un gros efforts, enfin, surtout Philippe, pour mener cette semaine dans une bonne ambiance...

Sinon, bah...que vous dire...

Samedi, le départ et ses 30 km de bouchons sous un cagnard abominable...Philippe et moi ratons la sortie vers Alès et prolongeons notre calvaire de 40 km de plus... !!! mais, nous arrivons enfin à la maison où Daniel nous attend déjà, arrivé premier de cette ardéchoise !!! Après une petite douche salvatrice, un petit somme et un petit encas offert par notre Chebello qui nous voyait mourir d'inanition..nous partons faire les courses entre filles...3 caddys !!!! qui dit mieux !!! l'enfer sur terre dans ce putain de magasin....m'enfin cela nous permettra de faire quasiment la semaine et de ne refaire que quelques petites courses le mercredi...

Dimanche, châleur oblige, c'est la glandouille...nous partons pour une toute petite virée afin de tremper nos petits petons dans une eau rafraichissante...et habitée par des millions de petites reinettes...je ferai d'ailleurs la guerre aux exterminateurs aux grands pieds sous lesquels nous trouverons écrabouillées des toutes petites grenouilles innocentes....zut....flûte...

Le soir nous rejoignent les derniers participants, Manu, Hugo et Emilie...c'est parti mon kiki...

Lundi, le temps est mitigé mais il ne pleut pas et ne pleuvra pas de toute la journée...ouf....Philippe ouvre la route jusqu'au Cheylard...bon Dieu, j'ai jamais vu les bitumeurs aussi lents et aussi sages de ma vie...je me demande ce qu'il se passe ??? personne ne double Philippe et pourtant, ce n'est pas sa super allure qui l'empêche...bref, nous voici au Cheylard pour un café bien mérité, qui nous réveillera sans aucun doute...Puis nous repartons direction Lamastre et Tournon...Je passe devant car bon, il est temps de mettre un peu des watts..lol...et ensuite, comme je n'aime pas du tout cette route, laisse passer tout le monde dans la spéciale Lamastre/Tournon pour me mettre en dernière...comme ça je pourrais me traîner sans emmerder personne...
Repas...il fait chaud...chaud même sous le parasol...nous repartons et changeons notre itinéraire pour aller faire un coucou à la soeur du Glotton...dans une superbe maison de campagne, où on se serait bien arrêté plus longtemps pour une méga sieste...mais le devoir nous appelle et nous repartons afin de poursuivre notre RB...les routes sont toujours aussi belles entre saint peray et vernon en vivarais...puis nous attaquons la petite route de Silhac qui longe la vallée de l'eyrieux...où Manu nous gratifiera d'une jolie chute, encore une occasion de nous montrer ses biscottos, son beau caleçon et tout et tout...haaa je te jure !!! Glotton en profite pour me donner quelques conseils forts judicieux sur ma façon de piloter et mon freinage, qui n'a jamais été mon point fort....conseils que j'appliquerai à la lettre, et qui me serviront pour la suite...merci....enfin, après inspection de la moto, et de Manu, nous repartons pour finir notre journée tranquillement..Hugo reste avec Manu, qui a véritablement l'air de souffrir...quand même...
la descente vers Vals est toujours aussi sympa...

Le soir, c'est poulet au coco de Maco...mmmmhhhhhhh..trop bon..comme à mon habitude, je file me coucher à l'heure des poules..cotcot...

Le mardi....on part dans les cévennes..temps superbe...le col de la croix de bauzon sous un soleil radieux, c'est vraiment magnifique !!!!et voui, je me permettrai de faire une halte "paysage" afin de faire profiter tout le monde de ce splendide point de vue....puis nous faisons le col du pendu, arrêt café à Langogne, et nous repartons direction Villefort...encore de la superbe route, qui continue jusqu'à Mende..bon, quelques travaux sur la route du Bleymard, avec des trous énormes, des caillasses et des engins en pleine action au milieu de la route..gloupsss..mais tout se passe bien...
à Mende, saleté de restau...ils n'ont pas noté ma réservation de la veille...qui sont cons dans ce restau....du coup nous nous retrouvons tout au fond du restau...Manu qui est naze décide de rentrer...je sais même pas comment il a fait pour arriver jusqu'ici....je lui passe quelques barres céréales et lui fais un petit massage de l'épaule qui le fait souffrir...et il décolle...le reste de la troupe repart direction la corniche des cévennes, superbe route encore....je laisse passer les rapides, et me colle derrière la troupe des "enrouleurs"....pas envie de faire ça à donf...et puis à quelques km de la fin, nous voyons Gromono en train de faire des signes au bord de la route, sa moto de travers en plein sur la voie de gauche, Hugo en train de faire demi tour pour faire signe aux voitures...holalala....bon déjà, Gromono est debout..c'est bon signe...nous nous garons et allons voir comment il va...la botte et le pantalon sont déchiquetés...la moto a bien morflé... le levier de frein est cassé, plus d'autres choses....après quelques minutes pour se remettre de toutes ces émotions, nous décidons de repartir et de rejoindre Saint Jean du Gard et nous verrons ce que nous pourrons faire...la moto n'ayant plus de frein avant, Hugo, Philippe et Eugène se mettent aux avants gardes afin d'ouvrir la route à Gromono et couper la route s'il le faut, Chebello et ma pomme nous postons derrière..d'ailleurs loin derrière au début car je repars sans attacher mon casque et finirai par l'attacher en cours de route....pas évident avec une seule main !!! Arrivés à St Jean du Gard, repos mérité, à la fraîche des ventilateurs aspergeurs d'eau...il faut impérativement trouver un levier de frein pour le bandit...Glotton et Maco partiront donc avec Gromono à Alès pour en trouver un...le reste de la troupe continue le RB...sur une route disons, très chaotique, étroite et parsemée d'embûche....mais avec un paysage encore magnifique !!!

Le soir...cotcotcot et tout et tout...Eugène nous quitte...au revoir Eugène, c'était vraiment sympa que tu viennes rouler avec nous !!!

Mercredi, nous amenons Olivier à l'hôpital car sa cheville a une gueule plus qu'inquiétante...mais ouf, rien de cassé, juste une bonne grosse écchymose...on glandouille un peu, beaucoup...la soeur de Glotton nous rejoint et ils partent tout l'aprem, avec Séverine...
moi je me repose...puis retourne faire les courses avec Philippe et Chebello...petites courses...Le soir, arrivent Etienne et Michou, en ER6 d'un joli bleu !!!

Jeudi, la journée comment dire, à cran pour tout le monde...la fatigue, la tension, les chutes....pas la meilleure journée...la guêpe "troueuse" de Kéros, le départ précipité de Manu et Aurélie...la galère pour trouver un restau, le notre étant fermé...la tension est montée d'un niveau..mais enfin, les routes restent sympas (bon ça dépend des motos, en fait)..mais la spéciale des Vans réconciliera tout le monde, de toute façon !!!!

Le soir.....arrivent Jipé et AK....ça promet !!!!

Vendredi...la balade la plus jolie, je trouve...bon je vous la refais pas, car ceux qui y étaient vous ont déjà raconté ça en long, en large et en travers...une très bonne journée, pleine d'entrain, de bonne humeur...sauf, le petit problème de Maco qui nous empêchera de profiter de sa présence, et de celle de Glotton..mais ils nous rejoindront en voiture pour le repas du midi..repas qui nous prendra 3 heures !! tellement on était bien en haut, à côté du splendide Mont Jerbier de Jonc....haa voui, et l'attaque aussi de la sauterelle mordeuse....et Michou qui repartira avec sa blessure de guerre, une jolie trace de morsure de sauterelle, vrai de vrai....au revoir à Etienne et Michou qui ont encore beaucoup de route...nous repartons, Kéros, Gromono et Chebello commencent, je crois, à être très fatigués....Ak et Jipé s'amuseront devant, rejoint par Philippe sur la montée vers Mézilhac, et je suivrai toute la troupe à une bonne allure...que même Ninou n'approuvera pas (état de la route...gnagnagna..)...lol....petit pipi salvateur au milieu d'insectes en tout genre qui me fera pisser en 2 temps 3 mouvements....et on repart pour la dernière spéciale de Vals...

Dernier repas ....on commence à avoir la boule à la gorge....
 
Samedi Ak et Ninou repartent ensemble....puis Gromono, et plus tard Jipé, Glotton, Chebello, Maco, Kéros et Séverine partiront les uns après les autres, en l'espace de 20 mn, en fin d'aprem....ayé, j'ai les boules pour de bon...voir tout le monde partir...ça sent la fin des vacances, la fin d'une super semaine...on finit le ménage avec Philippe et puis décidons de prendre la route vers 19h15....il fait frais, et cela sera plus tranquille...nous arrivons à la maison vers 21h30...voilà, c'est fini....

Merci à tous .... c'était une semaine magique, et c'est encore grâce à vous....je pense qu'il s'agissait là de la dernière Ardéchoise....alors....il était d'autant plus important qu'elle se passe dans la joie et la bonne humeur, ce qui je pense est à peu près réussi...

Soane
 

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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 11:07    Sujet du message: Répondre en citant

748R
 

Juste un jour pour moi à cette Ardéchoise, mais une bonne journée.

Jeudi.
Ce coup-ci, je prends la CB, c'est le mieux pour les routes de l'Ardèche (en tous cas, mieux que la 748 !) et de toutes façons, la 748 n'a toujours pas son piston d'embrayage. Justement il y en a un à Avignon. Donc jeudi escale chez le concess d'Avignon, et arrivée à Aubenas, tout ça par Toroute car de toutes façons, jusqu'à Avignon, c'est tout droit, et aprés, j'ai pas envie de faire des détours.
J'arrive à l'hôtel, douche, puis coup de téléphone de Gromono qui me demande si je suis arrivé.
"Allo, c'est toi, c'est Gromono (ah, c'est pas le bon code, m'enfin tant pis ...), tu peux me rejoindre chez Personne, je fais permanence".
OK, bonne idée d'autant que c'est l'heure de l'apéro.
Je retrouve mon Gromono un peu froissé mais avec le moral, il me raconte ses aventures en attendant l'arrivée du gros de la troupe.
Qui arrive d'ailleurs. Pas le gros, la troupe.
J'ai le plaisir de retrouver Personne, Soane, Maco, Emilie, plus les rescapés de la Provençale ainsi qu'AK, Etienne et Michelle présents comme moi pour un passage éclair à cette Ardéchoise et de faire la connaissance de Séverine.
Le compte est bon.
A TABLEEEEEEEEEEEEE !!
Ah, détail ... Kéros s'est fait démolir l'autre pied par une nouvelle abeille, en me racontant ça, je m'aperçois qu'un moustique ne l'a pas loupé vu le bubon qu'il traine dans le cou.
Pôv Kéros persécuté cette année par les insectes !

Vendredi
Dès le matin, abandon de l'équipe Maco/Glotton sur ennui mécanique pour cause d'écrou perdu sur la Raptor et introuvable dans le quartier ; ils nous rejoindront en caisse à midi.
Attaque du Mont Gerbier de Jonc car les RB du premier et dernier jour ont été inversés, du coup, j'aurai droit à une bonne partie de journée "fraicheur", c'est excellent.
Nous voilà à l'assaut du Mont avec Etienne en tête, ma pomme et AK. Quand le revêtement se chiffonne, j'en profite lâchement pour les semer, puis je les attends un peu et les laisse finir de s'amuser entr'eux (en fait, je suis cuit !!). Ainsi est constitué le podium de cette première spéciale : Etienne, AK et mes zigues.
Les autres arrivent ; nous en profitons avec Ninou et AK pour constater que maintenant, pour se débarrasser de Soane, il faut se cracher dans les pognes, bon sang, comment elle envoie, elle ne freine donc jamais ?!! AK soupçonne qu'elle a traffiqué ses contacteurs de freins pour qu'ils ne s'éclairent vraiment qu'en dernière limite (comme il l'a fait lui même au passage ...).
Bref, mystère, toujours est-il que Soane ouvre bien !

Nous parvenons tant bien que mal à faire la boucle qui est d'habitude l'occasion de  se paumer copieusement, mais pas de problème pour ceux qui ont suivi notre GPS vivant, j'ai cité Etienne. A peine un peu moins de bol pour certains qui n'ont pas eu droit à ce luxe, quelques uns qu'étaient théoriquement devant on été retrouvés derrière par exemple (ou inversement, je ne sais plus !), mais l'un dans l'autre, la boucle s'est faite (pour ma part, c'est la première fois que je nous vois en venir à bout !).
Manger sous une chaleur inacoutumière à cet endroit là, c'est même la première fois qu'on mange dehors et à l'ombre des parasols.
Etienne et Michelle nous quittent au dessert, leur chemin va vers Montpellier, à plus, ça m'a fait plaisir d'en revoir un et de découvrir l'autre.
On roule un peu et vient le moment de faire le plein, je le fais pour arréter de traumatiser Personne qu'on fait marcher depuis hier soir, soit disant que j'aurais pas besoin de faire le plein, que j'aurais de l'autonomie et que cette fois - ci, Thomas ne serait pas venu prélever de l'essence dans mon réservoir.

Suivent 75 bornes qu'on n'a pas vu passer avec Ninou (et Séverine en passagère) et AK.
De grands moments inoubliables.

Le soir, je file un coup de main à Ninou pour la bouffe, il fait une salade avec ce qu'il trouve, pour ma part la veille, j'ai sorti du congel des brochettes de volaille et des cuisses de canard, on dira que ces cuisses de canard ne resteront pas dans nos annales culinaires pour faire court !
Quelques éclats de rire plus tard, dodo, non sans être venu à bout de la bouteille de Génépi (avec Gromono on a fait notre possible pour tout finir et ne rien gâcher).

Samedi.
08h15 : Je pense me préparer en vitesse, passer dire au revoir à ceux qui sont encore chez Personne et redescendre aussi sec. Sur le chemin, je croise AK et Ninou qui rentrent, on se fait de grands signes, à bientôt, AK,  et à + , notre plante verte préférée !
A la piaule, ça s'éveille, ça s'ébroue, ça charge les motos sur les remorques, je glandouille un peu, incapable de dégager aussitôt. Finalement, il fait maintenant chaud, on parle de bouchons, je vais rester encore un peu et ce n'est que vers 16h15 que je me décide enfin à rentrer.
Au revoir aux dernier carré de résistants, bisous et à 16h30, me voilà parti avec un chargement de pierres authentiques d'Aubenas, j'en découvrirai dans mon sac magnétique de réservoir en partant  d'Aubenas et à Marseille en arrivant dans mon sac à dos arrimé derrière la moto.
Merci  pour ces merveilleux souvenirs, lézamis, et à la prochaine.

 


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MessagePosté le: 20 Aoû 2009, 11:08    Sujet du message: Répondre en citant

AngleKing
 
Pour ma part je rejoindrais la joyeuse troupe le jeudi soir, apres avoir réussi à négocier un depart anticipé à mon taf de 2 heures. Juste ce qu'il me fallait pour faire l'inégalable route Ales/Villefort/Les Vans avant la tombée de la nuit.
Je retrouve donc tous nos joyeux lurons attablé autour de l'apero ;  sont presents les anciens Soane, Maco, Jipé, Glotton,  Ninou,  Etienne, Keros, Gromono, Cheb,  Personne  et les nouvelles Severine et Michèle. Le tout dans la bonne humeur de rigueur.
Glotton et Ninou ont changé de moto ; Glotton a encore une moto propre, qui pour une fois je l'avoue,  a fait un effort sur l'esthetisme (notamment au niveau des retros : SUPERBES !). Quand à Ninou,  il connait désormais l'efficacité de ma ZRX et a opté pour la KTM 990 SMT afin de pouvoir esperer suivre le rythme endiablé de mon gros 4 cylindres japonais.

Vendredi : le Mont Gerbier des joncs ou la route aux 1000 pertes.
 
C'est pas tout çà mais on est v'nu pour rouler et c'est à 9h tapante que nous prendrons le départ pour le Mont Gerbier de Jonc (source de la loire ; voilà le culturel c'est fait !).  Glotton et Maco declareront forfait (ah les italiennes), une sombre histoire de sabotage d'ecrou d'axe de roue de la 1000 raptor.  Je pense que Glotton a eu peur de confronter sa nouvelle monture à mon terrible ZRX.

Peu de kilometres apres le depart,  les 1ers virolos font leurs apparitions : héhé... Soane ouvre la route de fort belle maniere. Déjà avec l'ER6 elle se débrouillait tres bien mais là elle a carrement mangé du lion ! Enfin celà ne m'etonne qu'à moitié elle a une kawasaki ZX6R ! Elle laissera passer Etienne, Jipé et moi-même, pour le peu de gaz de + que nous ouvrons.
 
Quel progrès Soane !
 
Un bel angle où le silencieux passe à quelques cm du sol, reste plus qu'à "bouger" un peu sur la moto et je ne te suis plus !

C'est donc Etienne qui emmène le trio de tête. Jipé m'enfume (nan il me seme pas,  sa moto fume et m'asphyxie ..  Pas grave je le suis (sans forcer hein, en apnée). Et là,  L'ERREUR ! Jipé glissouille, et j'en profite pour le passer avec  un p'tit rupteur au passage. J'imagine la tête de Jipé sur ce passage et rigole sous ma casque. Ce dernier n'a evidemment pas envi de lacher et nous nous retrouvons de front pour aborder un virage à droite. Argghh  je suis mal placé et la visibilité à cet endroit m'interdit l'exterieur,  je cède, Jipé passe et jubile....
Mais que nenni, je connais son grand âge et sais que je pourrais gagner l'etape grâce à mon endurance supérieure. Jipé rend la main,  j'emboite la roue d'Etienne qui manie toujours d'aussi belle manière sa multisrada. Mais pas de quoi semer une ZRX 1100,  'faut pas dec' non plus ! ;-)
 
Petite pause café au mont Gerbier, pause photo pour certains. Nous repartons via les routes toujours aussi sympathique pour en faire le tour et revenir y manger.
 
Soane ouvre la route suivi de Ninou et moi. Derriere Jipé suit. Le reste de la troupe est plus eloigné. Soane enchaine les virages à bon rythme sans jamais freiner ! Jipé qui voit la scene de derriere en reste tres etonné voyant mon feu de stop et celui de Ninou s'eclairer et lui freinant egalement.
 
Un virage pris un peu large vaudra une petite remontrance de Ninou à Soane, je profite de cette legere erreur pour expliquer à Soane la maniere d'eviter cette petite erreur ( aide du frein arrière).

Reglé comme une horloge, c'est à midi tapante que nous arrivons au restaurant.
 
Apres le repas, les routes sont toujours superbes mais recouverte de gravillons sur une bonne partie. Apres cet episode le bon revetement fait son apparition avec en bonus une quirielle de virolos. Ninou ouvre la route à bon rythme suivi de Jipé et moi-même.
 
 Un grand moment. 
 
 Je vois Jipé qui essaye par tous les moyens de passer Ninou, sans succès. Il coupe les virages à foison tandis que Ninou, impériale, respecte les moindres courbes de la route. Il m'a manqué la caméra. Et le tout avec un nuage de fumée émanant du silencieux du 500 CB ! 
 
Alors que j'ouvre la route suivante, Personne pas tres en forme jusqu'à present, me double. "Tiens" pensais-je,  "il a envi de jouer, ne le laissons pas seul." J'emboite sa roue et  s'en suis une arsouille JoeBarTeamesque avec un sacré guidonnage de sa petite ZX6R. 'faut dire que gaz en grand sur une petite route défoncée ont mis à rude épreuve la petite ZX6R. Derriere ma ZRX1100 restait stable (merci les ohlins). Au vu de notre rythme endiablé, Ninou n'arrivera pas à nous suivre. Biensur il cherchera une excuse et invoquera là l'excuse 36B alinéa 5 à savoir "les graviers imaginaires".
Nous ferons semblant de le croire tout en se disant Personne et moi qu'il est bien un motard comme les autres" il n'aime pas perdre" niark niark niark...

De retour à la maison, barbecue  par maître Jipé et salade du chef Ninou au programme, franche rigolade et on refait la journée de roulage...
 
Samedi : le depart.
 
C'est avec Ninou que je prendrais la route du depart par l'invitable route des vans/Villefort/Ales. Ninou m'accompagne jusqu'à Villefort, donc je n'ouvrirais pas trop pour lui permettre de suivre.
 
Merci encore à Philippe et Soane pour l'accueil, l'hebergement et l'organisation de cette ("mini" pour moi) ardechoise et j'espere à l'année prochaine. Ravi d'avoir revu les têtes des gens du nord et à bientot j'espere....
 
AK.
 
 

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MessagePosté le: 21 Aoû 2009, 09:42    Sujet du message: Répondre en citant

Kéros
 
Samedi
Parcours de liaison entre soleilhas (camp de base de la Provençale) et Aubernas, Gromono ouvre en tête du mini-convoi. Le trajet passe par Digne, Serres, La Voulte et Privas, plus roulant que l'aller ou j'étais passé par le Mont Ventoux mais qui a duré plus de 6 heures.

Une petite frayeur après le départ, on suit 2 voitures, Gromono place une attaque à l'instant ou la 2ème entame un dépassement et la première vire complètement à gauche pour rejoindre un parking. La 2ème mords le fossé gauche et Olivier écrase la poignée de frein et j'ai bien cru que nous ne verrions jamais Aubenas.

Arrivé à Aubenas, on se rafraîchit dans un rade du centre-ville car la chaleur règne depuis le matin, puis on se sépare, car j'ai une double problématique à résoudre : trouver un hôtel et savoir si je peux participer à l'Ardéchoise à la dernière minute.

Je trouve un hôtel dans le centre-ville et je me rends à la maison d'Aubenas, camp de base de l'ardéchoise ou Sophie et Philippe me rassurent en m'intégrant dans la bande des bitumeurs ardéchois.

Tous les habitués et grosses pointures bitumeuses sont présentes : Ninou, Chebello, Le Glotton, Maco, Gromono et Séverine une amie de Sophie.

Dimanche
On glande, ce qui permet de récupérer un peu de la Provençale et l'après-midi Philippe nous emmène en séance baignade dans une petite rivière. C'est l'arrivée d'Eugène en 900 diversion, le zzr 600 ayant quelques pertes liquides au niveau de la pompe à eau et on prie tous pour qu'Eugène prolonge son séjour le plus longtemps parmi nous.

Je me précipite dans l'eau à température idéale, montre mes muscles pour attirer quelques fifilles, exhibition sans résultat car en fait je vois un crâne flotter et approcher pour reconnaître le Glotton dans le rôle du phoque sans moustache.

Lundi
C'est l'étape du vendredi qui est proposée au menu par le comité d'organisation en direction Nord par Mezilhac suivi d'une halte au Cheylard. Personne fait preuve de grande prudence ce qui ne manque d'attiser quelques commentaires des affreux bitumeurs en mal de sensations, il est vrai que le bitume cahotique disséminé de plaques humides réclamaient une concentration de tous les instants, mais pour las as chaussés en 208rr çà passe ou çà casse.
A la place du Cheylard prévu pour une pause café, Manu s'est fait un pote, peut-être une pointure locale roulant en 125 dtmx.
On roule dans des petites routes ombragées, bitume ondulé, Manu ouvre et glisse sur une traînée de sable située sur la trajectoire. Le moral est touché, la bécane un peu abîmée mais roulante.
En partance vers Tournon, sur un bitume qui permet d'envoyer, on constate que Soanne a trouvé la bécane adaptée à des cadences soutenues et la difficulté amplifiée à lire sa plaque d'immatriculation n'est pas du à une déficience visuelle naissante, mais bien à cause d'un pilotage en finesse et très efficace qui en surprendront quelques uns.
Arrivé à Tournon, restau en face de la place dont on a l'habitude, et Manu ouvre les préliminaires dans le but de s'exhiber en petite tenue légère.
Ensuite modifications de l'intinéraire, pour aller faire un coucou à la soeur du Glotton qui sévit dans la Drôme. Beaucoup de craintes, d'interrogations quant à la question à quoi pouvait ressembler la frangine du Glotton, mais la richesse de la nature fait que les être issus du même sang sont tellement différents que nous avons succomber au charme et à la gentilles de la soeurette, qui nous a fort bien accueilli dans un gîte virtuel en phase de restauration et de recherche de clients.
La balade prenant fin, je rentre à l'hôtel pour la douche et remonte tranquillement à pieds pour rejoindre la maison, prendre l'apéritif avec les copains et savourer le repas dont la qualité ne cesse de s'améliorer.

Mardi
Direction Ouest vers Langogne mais par le Col de Bauzon qui nous incitera à une pause paysage, moment rare lors des sorties bitumeuses, mais tellement justifié par les vues verdoyantes et montagneuses, caressé par un air frais ressourçant. On passera le col du Pendu à hauteur de 1430 m (j'ai bon Philippe !!!) et j'aperçois dans mes rétros Eugène et sa passagère Séverine qui enroule à forte allure malgré les 280 kgs de l'ensemble.
Arrivée à Mende on tatillonne pour trouver la station d'essence, puis ralliemenet au restau ou on apprends que la réservation n'a pas été prise en compte ce qui met Philippe dans tous ses états, ce qui est très compréhensible, mais tout s'arrange et la situation est rétablie car les plats sont de très bonne qualité.
On repart à un rythme plus que correct et Gromono lâche les chevaux du 1200 bandit, escorté par Hugo et suite à un rétrogradage plus appuyé que prévu après un gauche en descente (de 4ème en 1ère) chute. Le cuir a fait son boulot et Ollivier est conscient et c'est l'essentiel. On escorte Ollivier qui n'a plus de levier de frein avant et on retrouve la tête du convoi à Saint Jean du Gard pour se rafraîchir. je découvre des pulvérisateurs d'eau à la puissance de refroidissement étonnante. Dans le Nord on est plus habitué à voir des réchauds à gaz sur les terrasses ouvertes.
Ensuite Maco et Glotton accompagnent Gromono pour récupérer les pièces et remettre en état de marche le 1200.
On roule dans des petites routes ombragées, bitume ondulé, Manu ouvre et glisse sur une traînée de sable située sur la trajectoire. Le moral est touché, la bécane un peu abîmée mais roulante.
Le soir Gromono après s'être octroyé des soins pour ses plaies ira soigner le HM de Manu, ce qui prouve que si les bécanes sont cravachées la journée le soir elles ont droit à quelques réconforts et quelques soins.

Mercredi
Eh ben y me semble qu'on la joue à la sudiste, on glande.
Le soir arrivent Etienne et Michou, et nous sommes tous rassurés Michou est une femme.

Jeudi
Ceti pas vrai j'ai du mal à y croire, je sens une piqûre à la jambe gauche, arrêt pour constater l'impact d'une attaque guêpière. Ya un enfoiré qui me loge des guêpes dans les bottes et tellement perturbé, je n'ai pas le réflexe de pisser sur la jambe. Soanne m'attends, je lui explique la mésaventure.
A la pause café Docteur Hugo sort les bistouris (un briquet et une cigarette), je temps la pappatte, et soins made in commando : brulure au 2ème degré et je suis ravi car le venin est hors d'usage.
En enlévant ma botte gauche, je constate 2 trous à l'extrémité de la chaussette et m'interroge si ma compagne de route n'était pas un frelon pour avoir occasionné de tels orifices.

Hugo c'est un frère, c'est mon pompiste et mon médecin : toujours présent pour les pannes d'essence et pour les piqures de guêpes : Merci Hugo, tu auras droit à un essai du z750.

On va vers Florac, je me retrouve dans un petit groupe emmené par Manu qui est en mode touriste, Chebello qui est derrière et qui met gros gaz pour suivre ce qui me fait un peu peur car je suis conscient que les pointures bitumeuses roulent en 208rr qui durent 2000 bornes et s'ils passent ce n'est pas certain que nous aussi allons passer avec nos pneus de route à crampons.
De grandes courbes qui me montrent que Michou l'amie d'Etienne pilote fort, et nous arrivons à Florac pour chercher un restau qui accueilleura une quinzaine de motards, l'enquête se déroulant sous une chaleur toride.
Retour à la maison par Les Vans ou la température extérieure doit frôler les 40°.

JiPé est arivé dans l'aprés midi.
Le soir AK arrive ce qui renforce sérieusement le team kawa.

Vendredi
C'est une belle balade autour du Mont Gerbier, une première halte pour le café matinal suivi d'un 2ème arrêt pour se restaurer. Cet endroit est magnifique et la Loire ne s'y est pas trompée en y dénichant sa source.
Incident sans conséquence grave, Maco perds l'écrou de l'axe de sa roue arrière. Impossible de trouver un écrou de rechange en raison d'un filetage non standard à Aubenas, Le glotton n'ayant pas de repose pieds passager sur sa Ducat, nous rejoindra avec Maco au Mont Gerbier en voiture pour le déjeuner.
Michou butine quelques myrtilles sous l'oeil avisé du paparazi Etienne.
Repas simple à 12 euros.
Etienne et Michou sont impatients de finir le repas car une longue route les attends pour rejoindre Montpellier.
Avant d'arriver à Mezilhac, JP nous fait le freinage à Gromono et à moi puis le 500cb disparait.
Au sommet à Mezilhac, Soanne cherche désespérement un endroit pour faire ses besoins et des bottes de pailles emballées dans leurs préservatifs ont fait office de wc publics.

Samedi
C'est l'attelage des motos sur les remorques, JP qui recule son départ en raison d'une chaleur assommante, je procède de façon identique pour aller voir mon frangin dans l'Allier et j'en viens même à rêver de faire le trajet de retour dans une caisse climatisée.
Aide à Sophie et Philippe pour nettoyer la maison et le transfert d'un lit du rez-de-chaussée au 1er étage ce qui mettra les petits bras à JP en compote.

En vrac
La technique coutumière de Philippe pour allumer les barbec : le charbon au dessus la grille ce qui fait glousser l'assistance.
La qualité des repas, particulièrement les salades ou j'ai retenu quelques leçons.
L'hôtel Le Cevennol est correct en centre ville et proche de la maison (10 mn à pieds).
J'ai oublié pas mal de choses mais çà se mélange un peu avec la Provençale.

CONCLUSION
Merci à Sophie et à Philippe pour l'organisation de cette Ardéchoise, et à tous pour votre bonne humeur, cette région est idéale pour les balades par les nombreuses possibilités routières, la qualité des repas est sans reproche (sauf peut-être le canard à la peau dure, hein JP !!!), j'ai vraiment passé une excellente semaine en votre compagnie.

V+

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MessagePosté le: 21 Aoû 2009, 09:50    Sujet du message: Répondre en citant

 
Chebello
 
 
Arrivée samedi pour moi, après avoir déposé ma famille durement éprouvée par une semaine provençale, à la gare de Montelimar.



Dimanche tranquille ensuite. Le farniente, l' accueil des derniers participants, les soucis habituels de la répartition des gens dans les chambres.
 La semaine provençale autorise de sévères modifications de profil: tel qui se prétendait silencieux et qui a ronflé à en désagréger les boules quies de ses compagnons se voit gentiment proposer une chambre de "moyens ronfleurs", on se perd en protestations mensongères... La routine.
Sophie et Philippe sont en pleine forme, et ils s'occupent bien de nous. (Sauf peut-être Philippe, qui passe son temps à converser par sms avec Sandy, à moins que ce ne soit Natalia ou Chloé, j'ai du mal à tenir à jour le catalogue de celles avec qui il a juste échangé des textos, celles qu'il a vues pour de vrai, celles qu'il a emmenées en tant que passagères, celles avec qui... ). Même Eugène est venu.




Superbe balade lundi. Je peux juger des progrès stupéfiants de chacun, Sophie en pariculier, que je n'ai jamais vu rouler aussi fort.
Severine, la copine de Sophie, ainsi que¨la Princesse de Hugo sont  prises en passagères par Eugène, Gromono, Philippe, Hugo, et tout se passe bien.
 Hélas vers  la fin, manu dérape sur une plaque de sable, et chute assez sévèrement. Gros coup au moral. Des dégats physiques aussi. Heureusement, pour les dégats physiques, il y a Hugo. Hugo, c'est un mec, il a un remède trash à toutes les petites misères, il sait transformer une piqure d'insecte en brûlure au troisième degré, si tu as la moindre courbature il te fait des massages à te broyer les os. Hugo, je ne le connaissais pas, je l' ai énormément apprécié au cours des deux semaines que j' ai passées avec les bitumeurs.( D'autant plus que j'ai réussi à lui cacher un début de rhume, va savoir quel remède de bûcheron il m'aurait infligé pour me guérir de ça.)))




La chute de manu m'a déstabilisé, et le mardi, je décide de me faire la splendide corniche des Cévennes en mode touriste, dans un petit groupe emmené paisiblement par Philippe. A l'amorce de la descente, c'est  gromono  qui tombe et glisse sur le bitume après une chute dans un virage anodin.  Le bandit est abîmé, et Olivier est bon pour un changement de garde robe. Je suis plutôt abattu: le gromono, je me dis souvent qu'il roule vraiment bien et que j'aimerais bien avoir son niveau. Tout le monde se retrouve néanmoins à Aubenas.
Le gromonal soigne ses plaies avec une espèce d'argile que Ninou a amenée avec lui dans des tubes; il a des mottes verdâtres couleur guano avarié étalées sur ses pizzas, et il commence sa guérison en supportant cette situation ridicule avec stoïcisme.




Je stabule tout le mercredi. A part une brève sortie pour les courses. ( Gromono ne roulera pas jeudi, et en plus, Michou et Etienne viennent nous voir, sans parler de JP: autant dire qu'il faut remuscler le stock de bières.) Eugène nous quitte, j'ai l'impression qu'il a été heureux tout au long de son petit séjour.





Roulage sans histoire jeudi, pour la première fois depuis le début de la semaine. Ou presque.
Il semble en effet qu'Aurélie soit tombée alors qu'elle roulait avec manu revenu aux fourneaux: je n'ai entendu parler que d'une chute à l'arrêt de sa moto. Quoi qu'il en soit exactement, je suis content qu'elle n'ait quasiment rien, et je lui souhaite de retrouver rapidement sa BM, sa bonne humeur, son sourire...
Nous apprenons en cours de route qu'elle et manu ont fait demi tour et sont rentrés à la maison.

Il se passe également d'autres événements dont je ne mesure pas encore la portée.Le départ d'Eugène et le forfait de gromono ayant exclu deux motos qui faisaient du duo, Ninou s'est vu attribuer la tâche d'emmener Severine. Ce qu'il a accepté de bonne grâce, non sans préciser, au départ,  qu'il était normal de participer à la vie du groupe, que Severine pourrait aussi aller sur la multistrada avec moi...
Cet après midi là, je me montre particulièrement mauvais dans la spéciale Villefort - Les vans. (Merci à Michelle de m'avoir attendu.) Le soir, angoissé à l'idée de ce qu'il va me répondre, je vais voir Ninou pour lui dire que sur ces routes techniques je ne me sens pas vraiment prendre un passager, que si j'avais eu l'impression de rouler correctement, je l'aurais "soulagé" de sa Severine de temps à autre, mais que vraiment...
Et là, c'est LA SURPRISE. Ne t'en fais pas, cheb, qu'il répond, l'autre habituellement taciturne, si tu ne te  sens pas, on va continuer comme ça, y a pas de problème, je vais continuer à promener Severine. Rien ne peut décrire ma perplexité et mon soulagement.

JP me fait un pur numéro de télépathie. Il a annexé avec gromono la bouteille de génépi qui par miracle a survécu aux soirées provençales. Par deux fois  je pense à m'en servir un petit verre bien mérité. Et à chaque fois, avant même que j'aie esquissé le moindre mouvement, il me lance un regard d'une noirceur paralysante. Je suis lâche, je renonce.



Vendredi, c'est la traditionnelle balade au mont Gerbier de Jonc. Dont je louperai une partie, car Maco a perdu l'écrou de l'axe qui tient sa roue arrière, et je suis resté l'aider avec glotton. Gromono en bonne forme est revenu avec nous, et il retrouve rapidement un bon rythme dans l'après midi.
 On peut constater aussi au cours des arrêts que la ktm, c'est vraiment une moto qui donne le sourire. Même quand on est à deux dessus. ( Quand je vous disais qu'il se passait des choses.). Mais j'arrête là sur ce sujet, car, pour citer une phrase célèbre:"Cela ne nous regarde pas."




Samedi, le départ  prévu pour moi tard dans l'après midi me laisse tout le loisir de remarquer comment Severine sursaute à la moindre sortie de téléphone. Et cela ne me regarde pas.
On nettoie, on sangle les motos, on termine de vider le frigo. Je repars les larmes aux yeux. Avec un saucisson et une bûche de fromage que Sophie m' a donnés.

Je vous remercie tous pour ces moments de bonheur, et j'espère que nous pourrons nous retrouver l'été prochain.

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MessagePosté le: 07 Sep 2009, 22:53    Sujet du message: Répondre en citant

Ninou

 

L'Ardéchoise commence pour moi, comme pour beaucoup de mes camarades, avec la fin de la Provençale, le samedi matin. Après une dernière nuit à Soleihas il est temps de se préparer au départ et tout le monde vaque donc en vue de la transhumance vers Aubenas ou vers d'autres cieux pour ceux qui n'auront pas la chance de faire cette Ardéchoise, 4eme du nom. René est déjà parti, tôt le matin, vers ses pénates, loin dans le froid nord-est. Chebello, un autre natif des ces froides contrées, est lui aussi parti tôt le matin pour amener Bella et Raphael à la gare de Montélimar, ces derniers ne faisant pas l'Ardéchoise, les pauvres. Et pauvres de nous aussi! Parce que le Chebello il est intenable quand il n'est pas en famille! Quoi? Tu savais pas Bella? C'est qu'il cache bien son jeu le bougre...

 

Keros, qui ne devait pas faire l'Ardéchoise au départ, se laisse finalement tenter. Il va essayer de trouver un hôtel et voir avec Personne et Soane s'il peut se greffer à la balade comme invité de dernière minute. Ça ne devrait pas être un problème.

 

Préparation des sacs donc, quelque chose qui se fait relativement rapidement. Je refile tous mes bagages, les 2 petites valises latérales et mon sac de voyage, à Glotton, qui fait la liaison en voiture, et ne garde que le petit top case.

 

Les seuls qui font la liaison à moto sont Gromono et Keros, pas des lopettes eux. J'aurais bien fait la liaison avec eux mais il faut que je fasse un détour par Aix pour changer les pneus de la Supermoto. Le pneu arrière est mort de chez mort et je m'inquiète même un peu du trajet jusqu'à Aix. Le pneu avant n'est pas trop mal, mais je vais mettre un jeu de Pilot Power, qui sont en promo, et on n'en parle plus. Je pense que le Pilot Power me fera plus que 2500 bornes! J'en tirais entre 4500 et 6000 bornes sur le R1. Bref, je demande à Gromono par où ils comptent passer et s'ils veulent m'accompagner et faire un détour par Aix, après quoi j'ai prévu de passer par Lourmarin et le mont Ventoux. Ça leur paraît trop long, le Ventoux ça tourne, gnagnagna... bref, c'est quand même un peu des lopettes!

 

Je me sépare donc de mes compagnons de Provençale, que je verrai, pour la plupart, à l'Ardéchoise et me mets en route. Je dois appeler Hugo une fois arrivé près des Milles et nous devons aller ensemble à Moto-Expert. Mon road-book me ramène donc, comme la veille, sur la partie nord des Gorges du Verdon. Puis ce sera Riez, Gréoux-les-Bains, Peyrolles et Meyrargues où je prendrai l'autoroute pour les derniers kilomètres et contourner Aix pour arriver dans la zone des Milles.

 

Dans les gorges du Verdon, de bon matin, il y a déjà du trafic, mais beaucoup moins que la veille en fin d'après-midi. Je peux donc enrouler à mon aise et passer rapidement le trafic, même les Kangoo, qui se présente, sans pour autant me penser dans un épisode de "Dépassements Impossibles".

 

À la sortie de Moustiers-Sainte-Marie, je vois sortir d'une station service, sur une 125 2-temps apparemment, le mec qui était au restaurant de Ste-Croix-du-Verdon la veille et qui accompagnait la fille avec qui Manu se disputait l'espace entre nos 2 tables. Comme le monde est petit! Je ne pense pas qu'il m'ait reconnu mais je le vois doubler agressivement les voitures que je viens de doubler et attaquer le virage suivant comme un local disons. Il veut inscrire un Supermoto T à son tableau de chasse ou quoi? Ça va être dur sur son étron, car c'est quand même assez roulant, même s'il y a une série d'épingles qui arrive. Je mets un peu gaz, pour rigoler, et le distance assez rapidement. Peu avant la dernière épingle, un voiture me fait des appels de phares. Je verrai un comité de réception gendarmesque, posté sur le bord de la route, mais il ne semble pas en avoir après moi. Ils semblent être là juste pour se montrer.

 

Je continue donc ma route, sans trop de trafic et avec des passages de courbes sympas jusqu'à ce que le relief se fasse plus plat et la route plus rectiligne à l'approche d'Aix. Je passe à côté du centre d'études de Cadarache, lieu d'investissement colossal et où se joue peut-être l'avenir énergétique de la planète. Démontrer la faisabilité commerciale de la fusion nucléaire n'est pas mince affaire et cela fait maintenant 30 ans qu'on est "à 50 ans" d'une exploitation commerciale... Quant à la miniaturiser suffisamment pour en faire des moteurs de moto... Une moto électrique, munie, non pas de batteries, mais d'un mini réacteur à fusion. Ce serait le gage d'une autonomie quasiment illimitée.

 

Mes divagations sur l'avenir, probablement électrique, de notre hobby se voient interrompues, ho ironie, par l'illumination du témoin de réserve. Retour à la réalité. Je fais le plein à Peyrolles et ne tarde pas à entrer dans la conurbation de Aix. Je me perds un peu, demande mon chemin, fait demi-tour pour reprendre la bonne direction et tente de suivre au mieux les indications que m'avait données Hugo la veille. Je prends ce que je pense être la sortie qu'il m'avait indiquée et me gare à l'ombre de quelques grands peupliers à côté du rond-point auquel aboutit la sortie en question. Il est midi. J'appelle Hugo pour lui dire que je suis arrivé. Il me dit qu'il est justement en train de faire changer ses pneus et de l'attendre une vingtaine de minutes.

 

Je me relaxe donc et attends tranquillement Hugo, à l'ombre. Il me rappellera une demi-heure plus tard. Apparemment je ne suis pas à la sortie qu'il m'avait indiquée. Je ne suis pas loin cependant et il finit par me trouver. Nous nous mettons en route pour Moto-Expert où nous arrivons peu après. Las! Le mécano est parti manger et il a déjà un rendez-vous pour 14h30. Il faudra donc que je revienne à 15h30. Je jette mon dévolu sur une paire de Pilot Power en promo, bien que les D208 RR soient aussi en promo. Hugo m'invite à venir manger chez lui en attendant.

 

J'essaye de mémoriser le chemin que nous prenons car il est possible que je doive revenir tout seul à Moto-Expert. Hugo a en effet rendez-vous chez Suzuki à 14h pour shunter une power valve récalcitrante. Chemin faisant, Hugo m'indique par où passer aux endroits où le chemin diffère un peu dans un sens que dans l'autre. Arrivé chez Hugo par un chemin en terre je fais connaissance de la "princesse" d'Hugo, Émilie, aussi charmante que ravissante.

 

Je me mets un peu à l'aise, tennis et bermuda, car il fait chaud, pendant qu’Hugo prépare des pâtes. Le pauvre, il n'a même pas le temps de se mettre à table qu'il faut déjà qu'il parte amener le Gex 1000 chez Suzuki. S'il revient à temps, nous irons ensemble à Moto-Expert, mais c'est douteux. Je mange donc en compagnie d'Émilie puis nous discutons jusqu'à ce qu'il soit l'heure pour moi de partir à Moto-Expert, heure qui arrive sans que je m'en rende compte, tant le temps passe vite en si charmante compagnie.

 

Je parviens à retrouver Moto-Expert sans trop de problèmes. Pendant qu'ils changent mes pneus, je me balade un peu dans le magasin. Ils ont là, en vente, plusieurs motos d'occasion. Il y a plusieurs modèles que j'ai possédés, comme le ZZR-1100, le FJ1200 ou le CB1000. Séquence nostalgie.

 

Il est déjà 16h30 lorsque ma moto est enfin prête et je me mets donc en route, car j'ai encore pas mal de route à faire jusqu'à Aubenas, notamment le Mont Ventoux à passer. Je manquerai Manu d'à peine une demi-heure, qui viendra lui aussi faire changer ses pneus en vue de l'Ardéchoise.

 

Pour aller à Aubenas depuis Aix, le road-book est simple: plein nord depuis Aix par la D543/D943 via Rognes, Cadenet, les Combes de Lourmarin, Apt et finalement Sault. Il y a là des passages vraiment sympas et j'en profite pour roder mes pneus. Puis c'est de nouveau l'attaque du mont Ventoux par la face nord, un plaisir sans cesse renouvelé.

 

Puis c'est Vaison-la-Romaine, Bollène et le passage du Rhône à Pont-Saint-Esprit. Il est trop tard pour faire les gorges de l'Ardèche, comme j'avais prévu, et je file donc directement au nord vers Viviers où je bifurquerai à l'ouest vers Villeneuve de Berg, puis Aubenas. Je suis agréablement surpris par la route que je pensais être ennuyeuse et me divertis jusqu'à mon arrivée à Aubenas.

 

Je tourne et vire autour d'Aubenas sans arriver à retrouver la maison. Finalement je demande où se trouve le cimetière et finit par me retrouver sur la bonne route. Je reconnais la maison, mais son abord a changé, il y a maintenant une zone grillagée devant ce qui était autrefois le portail d'entrée, et du coup je rate l'entrée, ce qui fait bien rire Personne. Demi-tour et j'arrive enfin à destination, à temps pour l'apéro et le dîner.

 

Il y a là Soane et Personne, les gentils organisateurs, et quelques transfuges de la Provençale: Glotton, qui a retrouvé sa Maco (et sa Takyn) et qui, paraît-il, fait la sieste (hum! hum!), Chebello, arrivé avant tout le monde, Gromono et Keros, ce dernier ayant trouvé un hôtel tout près, en centre ville. Il y a là aussi Séverine, une copine de Soane, tout à fait charmante mais qui joue un peu les asociales, quand elle ne joue pas les jardinières. Serait-elle un peu timide cette jeune fille? C'est quand même pas un premier contact avec les bitumeurs, tous très gentlemen, qui peut effaroucher? Si?

 

Je prends mes quartiers, dans la même chambre que Personne et Soane, la même que j'avais occupée à la première Ardéchoise et que j'avais alors partagée avec Prowler et AK. AK, d'ailleurs, doit nous rendre visite en fin de semaine. Apparemment il veut se faire pourrir un jour seulement, pas toute la semaine. La maison est toujours aussi agréable, avec sa terrasse bien isolée par de hauts murs. Que de bons moments passés sur cette terrasse, à l'ombre des parasols ou à la lumière de l'halogène! Seul changement inquiétant: une bonne partie de la cour, autrefois consacrée uniquement aux motos et autres véhicules, est maintenant consacrée à l'horticulture. Mais enfin, pour le moment il reste la place de garer les motos, notamment les 2 ZX6-R qui, paraît-il, "déchirent grave leur mémé".

 

Glotton commence à, non pas laver sa moto, mais mécaniquer sur la Raptor de Maco. Avec l'aide de Gromono il s'occupe de changer le chemin parcouru par le câble d'embrayage. Bref, il mécanique sur une italienne quoi, rien que de très normal. Eugène arrivera aussi, en Diversion 900, pour se joindre à nous jusqu'au mardi soir. Je ne l'avais plus vu depuis l'Alpine 3, en 2005, où il avait roulé avec nous les 2 premiers jours aussi. À la Jurassique, je n'avais même pas eu le temps de le voir!

 

Il est temps de s'installer, prendre un petit apéro et un léger dîner. Ambiance bitumeur et médisances à foison, puisque la liste des absents est encore longue en ce samedi soir. À 10h, il est temps pour Soane d'aller au lit car c'est quasiment l'équivalent d'une nuit blanche pour elle de se coucher aussi tard! Keros et Eugène regagneront bientôt leurs hôtels respectifs et les derniers irréductibles finiront par aller au lit.


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MessagePosté le: 08 Sep 2009, 21:07    Sujet du message: Répondre en citant

 

Je suis un des premiers levés le lendemain, levé même avant Personne, le lève-tôt. Etonnant. Je descends, et là, oh surprise! Cet enculé d'ami Ricoré s'est finalement pointé avec son pain et ses croissants, et même des chocolatines! Ha ben non, en fait c'est Gromono qui a joué les amis Ricoré. Levé avant tout le monde il en a profité pour aller en ville et ramener du doré, du moelleux et du croustillant. Merci Gromono! Du coup je m'attable et commence à petit-déjeuner pendant que les autres daignent finalement se lever et apparaissent petit à petit à la table du petit-déjeuner.

 

Il fait chaud, ça glandouille sévère. On positionne les parasols pour pouvoir glandouiller à l'ombre au moins. Il fait tellement chaud qu'on finit même par aller glandouiller dedans où il fait meilleur. Seule Séverine, jouant les asociales, restera dehors. Keros aussi d'ailleurs. Mais quel chaudard ce Keros!

 

En attendant, Glotton et moi humilions Soane et Personne à la belote coinchée. Puis nous prendrons un léger repas improvisé, sur la terrasse, avant de finalement nous décider à faire quelque chose: nous prendrons les motos et irons nous baigner à une trentaine de kilomètres de là.

 

Il fait chaud et le temps est orageux. Ça roule tranquille. Il y a pas mal de trafic et de villages à traverser. Nous nous arrêtons dans une station service, certains étant un peu justes en essence. Lors du départ de la station, Soane nous gratifie, ceux qui allions démarrer derrière elle, d'un sketch hilarant, alors que la moitié de la troupe a déjà quitté la station. Je vous le narre ici. Bon il fait plus de 30º, on vient de rouler pendant une vingtaine de km et on s'est arrêtés à peine 5 minutes à la station. Tout ça pour dire qu'à priori, les moteurs sont chauds... Soane met donc le contact, un petit coup de démarreur, un petit coup de gaz, vroum! Première... CLAC! Calé! Allons bon! Elle ne se laisse pas démonter: elle se remet au point mort, démarreur, un petit coup de gaz, mais un peu plus fort tout de même: VROUM! Première... CLAC! Calé! Schreugneuhgneuh! Point mort, démarreur, 3 bon coups de gaz: VROUUUUUUM! VROUUUUUUM! VROUUUUUM! Première... CLAC! Calé! PUT...biiiip de bord...biiiip de mer… biiiiip de couil... biiip à chiot... biiip biiiip biiiip biiiiip! POINT MORT! DÉMARREUR! 3 ENORMES COUPS DE GAZ: VROUUUUUUM! VROUUUUUUM! VROUUUUUM! PREMIÈRE!... CLAC! Calé! Inutile de dire que je suis en train de m'étouffer de rire dans mon casque (oui je sais, parfois je suis un enculé). C'est finalement Glotton, qui est pourtant pas le dernier des enculés, qui montrera du doigt la béquille latérale dépliée à Soane, en lui disant que ça marcherait sûrement mieux en la repliant. Et, de fait, ça marche de suite nettement mieux... Il a été sympa sur le coup le Glotton. J'imagine la séquence suivante s'il n'était pas intervenu: Coup de point rageur sur le réservoir. Point Mort! Démarreur! VROUUUUUUUU RATATATATATATAT... VROUUUUUUUU RATATATATAATAT... VROUUUUUUUUU RATATATATATATAT... PREMIÈRE! CLAC! calé!

 

 

Bref, après ce divertissant interlude, nous rejoignons le reste du groupe, prenons une petite route sur la droite, garons les motos juste après un pont et faisons un peu de varappe pour descendre jusqu'au ruisseau qui coule, où plutôt stagne, sous le pont. Nous nous déloquons tous plus ou moins et prenons place sur quelques rochers. Quelques courageux, dont Keros et Glotton, se baigneront pendant que les plus patauds se livrent inconsciemment à un "batricide" en écrasant des dizaines de petites rainettes minuscules qui pullulent par milliers au bord de l'eau. Inutile de dire que Chebello, avec son 47 fillette, recrée à chacun des ses pas l'équivalent d'un Hiroshima à l'échelle de cette minuscule gent palmée et coassante. Heureusement que Soane est là pour venir en aide aux petites créatures sans défense.

 

Cependant, le ciel se fait carrément menaçant. Il est temps de regagner nos pénates et d'essayer d'éviter l'orage, ce qui paraît déjà cause perdue, tant le ciel est noir. Nous nous rhabillons donc, escaladons le talus escarpé qui nous ramène sur le pont et nous mettons en route. Il y a toujours autant de trafic et toujours autant de bleds à passer. Il commence à pleuvoir de grosse gouttes éparses. La pluie nous accompagnera sur 3 ou 4 kilomètres puis cessera, bien que le ciel reste très menaçant. Le temps d'arriver à Aubenas, à à peine une dizaine de km de là et nous sommes déjà pratiquement secs. Quelques uns s'arrête à la station service, histoire d'avoir le plein pour la balade du lendemain, mais il y a tellement de monde à la station et le ciel est tellement noir au-dessus d'Aubenas que je préfère rentrer direct pour éviter une grosse drache. J'irai faire le plein le lendemain matin avant de partir. D'autres m'imitent, comme Glotton.

 

Finalement, malgré la noirceur du ciel, il ne pleuvra pas. Par contre il pleut pas très loin d'Aubenas car c'est un Hugo trempé qui arrive peu après sur son Gex, suivi 5 minutes plus tard de Manu et Emilie en voiture avec l'hypermotard et l'Husaberg sur la remorque. Il veut vraiment envoyer fort le Manu, pour avoir amené sa moto de course! Ah, ça c'est léger, c'est pointu, ça envoie du lourd pour un mono... un vrai bonheur sûrement! Sauf que c'est le truc qui nécessite une vidange à chaque plein et un nouveau haut moteur toutes les 2 vidanges... En fait, Manu a amené l'Husaberg pour Aurélie qui doit nous rejoindre le mercredi pour les 2 derniers jours de roulage et dont la BMW X-moto est en carafe (voir CR de la Provençale).

 

Voila, nous sommes au complet, tout au moins en attendant l'impressionnante liste de guest stars qui doit nous rendre visite au cours de la semaine. Une fois rafraîchis nous nous retrouvons autour de la table pour l'apéro rituel, et le déconnage, non moins rituel, pendant que Séverine se consacre à son arrosage vespéral tout aussi rituel. Une salade et un barbecue constitueront le repas. On se fait d'ailleurs fumer comme des harengs par la fumée du barbecue.

 

Ça continue de déconner après le repas, mais les bitumeurs se font vieux: tout le monde sera couché à peine une heure après Soane! Je sais bien que demain c'est la première journée de roulage, mais quand même! C'est un road-book de 700 km de virolos ou quoi? Bref, malgré Manu qui fit de la résistance, le déconnage cessa faute de déconneurs.

 
 

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MessagePosté le: 11 Sep 2009, 00:39    Sujet du message: Répondre en citant

 

Ça rigole pas à l'Ardéchoise! Départ 9h! Putin! C'est comme reprendre le boulot après une semaine de vacances à la Provençale où on décollait à 10h, super relax. Départ 9h, avec plein impérativement fait, pour faire... 248 km??? Heu, on va faire quoi cet après-midi après être rentrés, vers 13h je suppose? Bon, après les premiers 50 km jusqu'au Cheylard, tous à la queue leu leu (Bézu, si tu nous lis, formidable!) derrière Personne et la ZX-6R verte "qui déchire grave sa mémé", je commence à me dire qu'on aurait peut-être dû partir à 7h pétantes. Mais nous y reviendrons. Lever matinal donc, d'autant qu'il faut que j'aille faire le plein avant le départ, de peur d'encourir les foudres de Personne.

 

On ne peut décidemment pas compter sur cet enculé d'ami Ricoré et Gromono l'a déjà substitué la veille. On se prend à espérer que peut-être Keros, qui crèche en plein centre ville, au milieu d'une demi-douzaine de boulangeries aux effluves chaudes et appétissantes se ramènera avec du pain et des croissants... Que dalle! Quel enculé ce Keros! Comme quoi l'ami Rikeros ne vaut pas mieux que l'ami Ricoré! Heureusement, il y a tout de même de quoi prendre un bon petit-déjeuner, paresseusement installés sur la terrasse.

 

Une fois équipé et tressé (merci Maco! ) je partirai faire le plein et serai de retour à temps pour le départ. Séverine sera passagère cette semaine. Elle commencera avec Personne et Gromono pour cette première journée. Émilie, en tant que Princesse, a une place réservée dans le carrosse d’Hugo... voila le carrosse pour les routes à chèvres ardéchoises... La pauvre! Hugo! Salop!

 

Le ciel porte encore les stigmates des commotions orageuses de la veille, et la route aussi d'ailleurs, alternant zones encore humides et zones sèches. Direction Vals les Bains, derrière Personne. Comme il y a pas mal de trafic et de villages jusque là, nous nous suivons tous, ralliés derrière le panache... heu... vert de Personne, qui roule super cool, ce qui vu les conditions, n'est pas très étonnant.

 

De Vals à Mezilhac par contre, on se dit que y a quand même un peu (beaucoup) de quoi faire. Mais non, ça continue à un rythme très soft. On croit toujours, que , ça y est, il va y aller , il va mettre du gaaaazzzz, il va déchirer sa mémé! Mais non en fait. Ça doit être parce qu'il y avait une zone un peu humide , et on sait tous que Personne il aime pas le mouillé, ça le fait psychoter. Mais, , c'est sec , il va y aller! Il va déchirer sa mémé grave sa race ! Combien je tombe de rapports pour pouvoir suivre quand il va ouvrir? 2 ou 3? Mais non, on continue à se trainer sagement derrière ce Personne énigmatique jusqu'à Mezilhac... on se croirait à une sortie de Roue Libre 92, sauf qu'on a fait le plein avant de partir (Keros, si tu nous lis, formidable!).

 

Arrivés à Mezilhac, tout désir d'arsouille a été méthodiquement et irrémédiablement tué dans l'œuf, au fil des kilomètres et espoirs déçus, par cet enfoiré de Personne. Personne est à l'arsouille ce que le bromure est à la libido. Mais force est de lui reconnaître un charisme hors du commun: pas un pour oser le doubler! Personne c'est un leader né!

 

Le groupe maintenant éteint, zombifié, entame donc la descente de Mezilhac vers le Cheylard, la route ne risquant pas changer la dynamique du groupe car bosselée et, sur les premiers kilomètres, encore maculée en maints endroits de bandes de gravillons, dernières traces de travaux récents. Dernières et uniques? Car vu l'état de la route, on se demande quel était le but exact de ces fameux travaux? De plus les gravillons ne sont pas toujours aisés à repérer sur ce bitume décoloré et inégal. Mais bon, à l'allure où on va, on ne risque rien, même en passant en plein dans les gravillons "plein angle".

 

C'est ainsi que nous arrivons au Cheylard, comme des spectres, de simples enveloppes vidées de la quintessence du motard. Une dizaine de km de plus comme ça et il commençait à nous pousser des franges sur les blousons et du chrome sur les motos... L'arrêt au Cheylard marquera la fin des ces premiers 50 km de l'Ardéchoise 4, une première étape à marquer à tout jamais d'une pierre noire dans l'histoire des bitumeurs, une étape qui vivra dans l'infamie, pour paraphraser Churchill. Mais permettez-moi de cesser de remémorer ces pénibles moments. J'ai tellement honte! Non! Ne me regardez pas! Je suis hideux!...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pardonnez cette dépression passagère... Ça va un peu mieux. Certains se font les apologues du devoir de mémoire. Ici c'est au contraire le devoir d'oubli qui seul sera salutaire. Nous sommes donc au Cheylard, sans aucun souvenir de comment nous sommes arrivés sur cette place. Nous savons seulement qu'il nous faut un café... fort... triple!

 

Tout est oublié! C'est maintenant que commence l'Ardéchoise 4! Je repars du Cheylard parmi les derniers en direction de Lamastre mais il devient très vite manifeste que nous attaquons une spéciale et que ça n'est plus le même rythme! Je me débarrasse tant bien que mal de mes petits camarades qui roulent un peu plus relax pour finalement venir me caler dans la roue de Manu qui suit Glotton, celui-ci suivant un ZX-6R qui, celui-ci pour de vrai, déchire sa mémé! Mais c'est Soane qui ouvre la route!? C'est quoi ce bordel?! Ils nous l'ont changée??? Elle est malade cette nana! C'est aussi ce qu'a l'air de dire, du geste, Glotton. Du coup nous restons dans sa roue. Ça roule à vraiment bon rythme. Par moment je me demande même si elle n'a pas le genou à terre la Soane! Après avoir suivi (il suffit d'être patient, copyright Gromono) AK plusieurs fois, ça fait bizarre de voir une Kawa prendre de l'angle. Dans le plus pur style 800cc de motoGP, Soane rentre très vite dans les virages et met beaucoup d'angle. Surprenant.

 

Bref, je sais pas ce qui lui est arrivé à la Soane ou si c'est juste la moto qui l'a transformée mais bon... elle déchire sa mémé la Soane! Une fois passé Lamastre, c'est la fameuse spéciale Lamastre - Tournon. C'est une spéciale historique avec un virage maudit qui a déjà terrassé 2 bitumeurs (en Ducati d'ailleurs), l'un d'eux n'étant autre que notre Manu national. Soane nous fait signe de passer et, comme pour exorciser ses vieux démons, Manu se porte en tête suivi de Glotton. Comme d'habitude, je me fais toujours niquer dans les regroupements, et je suis en milieu de peloton au départ de la spéciale. J'arrive cependant, grâce aux aléas des dépassements, à recoller aux 2 ducatistes et il s'ensuit, jusqu'à Tournon, une excellente arsouillette expertement menée par Manu.

 

Regroupement à Tournon, où nous verrons arriver Maco, très peu de temps après nous. Elle a dû rouler comme une malade celle-là aussi pour être déjà là! C'est quoi ce bordel avec les nanas cette année??! Bref, Tournon, c'est aussi l'arrêt déjeuner, dans la même pizzeria que la première année. Ça tombe bien, j'ai faim!

 

Pendant le repas, il est décidé que nous ferons un détour pour aller faire coucou à la sœur du Glotton qui vit à une trentaine de kilomètres de là. Avant cela cependant, nous irons faire le plein. À la station nous rencontrons un gars en supermotard. Manu, forcément, engage la conversation. C'est un client sérieux, ou du moins c'est ce qu'il voudrait nous faire croire. Il paraît que son CR450 supermotard sort genre 80 ch à la roue et que il va faire des modifs pour en sortir 15 de plus! Hé bé! Il doit déchirer grave sa mémé son supermotard! En plus il paraît qu'il vient de rouler et d'envoyer comme un malade (en jeans en plus!). Manu, les pieds dans le plat, qui n'a rien dit pour la puissance faramineuse annoncée, ne peut s'empêcher de montrer du doigt les 3cm de bande de peur de son pneu arrière en lâchant qu’il n’a pas dû envoyer tant que ça. Ouais, mais les pneus sont neufs, tu comprends... Oui oui, Manu comprend... Vicieux, il l'invite à venir rouler avec nous. À point nommé, le CR se refuse à démarrer... Moi je crois que son supermotard il déchire autant sa mémé qu'un ZX-6R... vert...

 

Les routes pour se rendre chez la sœur du Glotton ne sont pas très intéressantes, c'est de la liaison. Il faut bien avouer que nous étions tous littéralement terrorisés à l'idée de rencontrer la sœur du Glotton, surtout qu'il nous avait dit qu'elle avait "du caractère". Nous nous imaginions tous un Glotton deux fois plus hargneux, une sorte de harpie ou de dragon en quelque sorte. Finalement l'antre du dragon se révélera une immense et accueillante maison campagnarde superbement retapée (et encore en travaux) et le dragon lui-même se révélera une sympathique jeune femme dont le sourire et l'humeur nous feront tous sérieusement douter de son lien de parenté avec le Glotton.

 

Après cet interlude familial, nous retraçons nos pas jusqu'à Tournon où nous reprenons le cours du road-book prévu. Liaison jusqu'à Saint Peray où je me fais encore niquer et rate le départ de la spéciale jusqu'à la jonction avec la D533! La moitié de cette spéciale, que je me rappelle de la première Ardéchoise, sera donc consacrée à me porter plus avant dans le groupe et la seconde sera passée tout seul, jusqu'à retrouver le groupe de tête qui s'est arrêté à la jonction avec la D533 qui doit nous mener jusqu'à Vernoux en Vivarais. Cette fois, je ne me fais pas niquer au départ et, une fois passé notre guide, Personne, je profiterai de cette spéciale là avec Manu dans ma roue.

 

Puis c'est la vallée de l'Eyrieux par Silhac et la D2. Route à chèvres au programme, donc un terrain pour l'hypermotard et la Supermoto. Manu ouvre la route à bon rythme, propre, et je le suis. À l'entrée d'un droite je remarque la couleur claire qui macule le virage au milieu de la voie. C'est soit de la boue séchée, soit du sable. Mieux vaut être prudent et je décide de passer sur l'extérieur de ma voie, de façon à éviter cette nappe claire. Je suis surpris de voir que Manu, lui, prend une trajectoire normale. Je me dis qu'il va peut-être passer à l'intérieur, entre le talus et cette décoloration de la route, mais il n'y a pas des masses de place à l'intérieur. Et de fait, il passe en plein sur la zone suspecte et de suite la moto fait une importante embardée de l'arrière. C'est bien du sable. Un instant je pense que la moto va se stabiliser et que ça va juste en rester à un coup de raquette. Hélas, dans ce virage, il y a le double effet Kiss Cool. Un peu comme les 2 lames Gilette, il y a 2 bandes de sables consécutives. La première soulève le poil... heu... la première déstabilise la moto et la deuxième la couche violemment par terre. Merde! Voila Manu par terre, en train de glisser à côté de l'hypermotard dans un bruit fort désagréable (comme un mauvais accord de heavy metal, comme l'a si bien dit BD). Manu s'arrête en arrivant sur le bas-côté gauche de la route, fort heureusement plat et herbeux, de même que la moto. Je m'arrête à leur niveau mais bien serré à droite. Le temps de descendre de la moto que Manu est déjà debout. Ouf! À peine le temps de lui demander s'il va bien que l'on entend nos camarades arriver. Il court vers l'entrée du virage pour les prévenir, pendant que je relève la moto et la range sur le côté droit de la route. Elle est tombée du même côté que la semaine dernière, et surtout plus fort et sur le bitume plutôt que la terre. Ce sont les mêmes pièces que la dernière fois qui ont morflé: le flanc de carénage droit, qui cette fois est cassé en 3 morceaux et l'ensemble pare-main/rétro, qui s'est de nouveau désolidarisé de la moto. Une rayure à peine notable sur la protection carbone du pot et une abrasion du support de repose-pied passager semblent être les seuls autres dommages. La roulette de protection a une fois de plus merveilleusement fait son office. Et ça se voit, elle est maintenant réduite à un quart seulement de sa taille originale. Y des dégâts, mais à bien y regarder cela reste très minime au vu de la chute.

 

Une fois passé le choc initial de la chute et de son rush d'adrénaline, Manu est énervé et dégouté à la fois. Physiquement ça peut aller, à part une brûlure/abrasion au niveau de la hanche et une douleur au niveau de l'épaule. Vu la chute, il s'en sort bien, heureusement. À l'instar de la roulette de protection, la combi a bien fait son office.

 

Il s'avérera que Manu n'avait tout simplement pas vu la décoloration suspecte de la route, probablement à cause de son écran fumé, utilisé de plus en conjonction avec des lunettes de soleil.

 

Pendant que Manu reprend ses esprits et se calme je fais le guet à l'entrée du virage et en profite pour manger quelques mûres précoces au milieu des épineuses ronces qui bordent le champ au-delà du bas-côté de la route. Je remarque aussi que la route est bordée de nombreux cerisiers! Quelle dommage que nous ne soyons pas au printemps!

 

Nous finissons par repartir en direction des Ollières sur Eyrieux. Je pars devant pour maintenir un rythme suffisant à ma concentration. Il y aura 2 ou 3 virages de plus contenant ce sable piègeux, sable ramené sur la route par les roues des voitures qui mordent sur le talus au milieu du virage.

 

La section suivante, entre les Ollières sur Eyrieux et le Cheylard est un véritable morceau de bravoure! Je pars devant et m'en donne à cœur joie! À un moment j'attends mes petits camarades et voit Glotton me rejoindre. C'est donc avec la Monster tricolore dans ma roue que je repars et nous en profiterons jusqu'au Cheylard. Superbe!

 

Nous retraçons nos pas de ce matin. Au départ du Cheylard c'est donc du bosselé qui va nous amener à Mezilhac, mais à un tout autre rythme que ce matin. C'est Glotton qui passe devant et je le suis. Arrivé sur la montée proprement dite, je suis un peu sur mes gardes car c'est la section qui pâtit de restes de gravillons difficilement décelables. D'ailleurs l'arrière se dérobera à l'accélération en sortie d'un droite. Entre les décolorations du bitume usé, et le jeu d'ombres et de lumières provoqués par les arbres et le soleil de fin d'après-midi, il est parfois impossible de dire si la route est propre ou non.

 

Nous arrivons cependant sans encombres à Mézilhac où nous attendons nos camarades avant d'attaquer la descente vers Vals les Bains. Elle est très sympa aussi cette section. Chaque fois que je la prends dans ce sens je me rappelle le tout droit dont m'avait gratifié El Dahu lors de la première Ardéchoise. À sa décharge, il envoyait quand même drôlement sur sa petite 250 cc.

 

Arrivé à Vals, fini le fun et liaison périurbaine jusqu'à la maison, avec un arrêt à la station pour faire le plein. Chacun prend son tour pour la douche. C'est étonnant comme on arrive à fonctionner aussi bien avec une seule douche, un seul chiotte et plus de 10 personnes! Et pourtant, ça marche!

Tel un mini trou noir, un bol de cacahouètes entouré de quelques bouteilles attirera à lui les bitumeurs épars dans la maison, et même aussi loin que le centre ville pour Keros et Eugène, et les fera graviter autour de la table sur la terrasse en attendant le dîner. Le menu ne change pas: rires, mauvaise foi...

 

Gromono nous laissera pantois en réparant l'hypermotard de Manu. Incroyable! Quelles ressources ce Gromono! Quel savoir faire! En plus c'est lui qui fournit le matos pour les réparations: du scotch alu (BD, si tu nous lis, le scotch américain, formidable!), des outils, de la colle spéciale... Et il est venu à moto! Chapeau!

 

Une heure après que Soane soit partie se coucher il commence à faire nuit. Comme la veille quelques uns feront de la résistance, mais elle sera futile: à minuit tout le monde est couché.

 
 

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MessagePosté le: 11 Sep 2009, 22:42    Sujet du message: Répondre en citant

 

Mardi matin, le soleil brille et il y a la corniche des Cévennes au programme! Que demander de plus! Cela rend le lever matinal beaucoup plus facile. Petit-déjeuner tranquille, on s'équipe et nous sommes prêts au départ. Eugène a convaincu Séverine d'être sa passagère pour la journée. Mais quel dragueur ce Eugène!

 

Départ en direction de Jaujac puis du col de la Croix de Bauzon. De la petite route au programme donc! Ayant perdu mon compagnon d'échappée sur petite route, Manu, qui préfère rouler cool après sa chute de la veille, je passe difficilement quelques uns de mes camarades, comme Chebello ou Maco, et me cale dans la roue de Glotton et Hugo, en duo avec Émilie, qui suivent cette barjot de Soane. Petite pause paysage au sommet et nous abordons la courte mais pentue descente qui va nous mener au col du Pendu, qui ne m'a pas marqué car je n'en n'ai aucun souvenir. L'aurions nous fait tous à la queue leu leu derrière Personne, franges volant (à peine) au vent et chromes brillant au soleil??

 

Une petite liaison de nationale jusqu'à Lanarce et nous prenons la D108 en direction de Langogne le long d'un charmant ruisseau au doux nom de "l'Espezonnette". Soane tente de s'échapper. Je passe Gromono et la ramarre la coquine. Je la suis sur plusieurs kilomètres, me demandant à chaque virage quelle est la cause d'une telle métamorphose. Si je dois progresser autant qu'elle, je suis prêt à m'acheter une ZX-6R moi (GRISE hein?!). Je finirai par la passer pour voir si elle peut prendre ma roue un moment. C'est ainsi que nous arriverons à Langogne où nous nous arrêterons pour boire un coup à côté de la gare. Il ne fait pas chaud à Langogne, sur cette terrasse à l'ombre.

 

Nous repartons en direction de La Bastide Puylaurent. Il y a du roulant et Hugo, qui s'est délesté de sa passagère grâce à Gromono, part devant avec Glotton, qui a pris la Raptor et a laissé le monster tricolore à Maco (au passage, comment qu'elle se la pète la Maco sur le Monster...). Je leur emboite la roue et vois le Chebello mettre gros gaz derrière pour essayer de rester au contact. Il est en forme le Chebello ce matin! Nous le distançons cependant sous l'impulsion de Hugo et Glotton.

 

Après La Bastide Puylaurent, Glotton finit par rendre la main et je me retrouve avec Hugo dans ma roue jusqu'au barrage de Villefort. C'est un régal que cette dernière section avant le barrage où tu es en permanence plein angle, de droite à gauche, sur une route parfaitement asphaltée. Je m'arrête avec Hugo au barrage car je me souviens que nous nous étions arrêtés là lors de la première ardéchoise. Glotton nous rejoint mais quand le reste de la troupe arrive ils continuent leur chemin. Bon... nous nous remettons donc en route en direction de Mende par la D901, 45 km vraiment sympathiques, mais entrecoupés de zones travaux.

 

Je suis reparti bon dernier derrière le groupe, car j'avais enlevé mon casque et mes gants lorsque je m’étais arrêté au barrage. Je reviens sur le groupe et remonte vers la tête. Je passe Maco, qui se la pète à mort sur le monster, et finit par me retrouver dans roue d'Hugo. Gros gaz sur plusieurs dizaines de kilomètres avec quelques interludes travaux.

 

Puis c'est la jonction avec la nationale pour les derniers kilomètres jusqu'à Mende. Petite erreur d'aiguillage dans Mende mais nous finissons par atterrir à la station service que nous cherchons. Puis nous allons au restaurant, le Drakar, sur la place de la cathédrale. Il semble qu'ils n'ont aucune trace de notre réservation et la terrasse est bondée. Ils nous feront cependant de la place au fond de la salle, où il fait bon.

 

Après le repas, Manu décide de rentrer car il n'est pas en forme et son épaule le fait souffrir. Le reste de la troupe se met en route, direction Florac par la N88 puis la N106. Ah, la N106... de la nationale comme on les aime! Je rate le départ de la spéciale et Hugo et Glotton partent devant. Le temps de remonter et je roule un bon moment tout seul avant de finir, grâce aux aléas des dépassements, par rattraper les 2 lascars. Nous finissons donc la spéciale ensemble. Ça roule fort. Glotton, encore ensuqué du repas, a un tout petit peu de mal à suivre Hugo par moments, mais celui-ci coupe très légèrement pour attendre quand le besoin s'en fait sentir. Pour ma part je suis ravi des freins de la Supermoto. C'est une spéciale demandante pour les freins, surtout avec ma façon de freiner, et aucune amorce de fading à déplorer, alors que lors de l'Ardéchoise 1, dans cette même spéciale où je suivais Bracam et Salvatore (qui coupaient leurs virages les gougnafiers) j'avais été obligé de couper pour cause de fading. J'avais laissé refroidir les freins en roulant plus cool, Glotton m'avait rejoint et nous avions fini ensemble avant que Bambi ne nous rejoigne. Cette fois-ci, personne ne coupe ses virages et pas de fading. Une spéciale bien sympa.

 

Nos camarades nous rejoignent à Florac. Fini la récréation pour Hugo, il récupère Émilie. Nous partons donc pour l'excellente corniche des Cévennes. Je la préfère dans l'autre sens mais ne faisons pas la fine bouche, ça devrait pas être mal! Je me cale derrière Personne pour le début. À peine avons nous pris la D907 qu'un chevreuil traverse la route à à peine une dizaine de mètres devant Personne! À cette heure-là de l'après-midi, c'est quand même étonnant. Heureusement, pas le temps d'avoir peur, et tout cela restera à l'état d'anecdote.

 

Nous suivons donc Personne, à un rythme honnête, sur la quinzaine de kilomètres de montée qui mène au plateau, puis sur le plateau. À l'approche du Pompidou je me décide à passer devant. J'attends que Glotton me rejoigne et, une fois le Pompidou passé, c'est parti! Comme lors de l'Ardéchoise 1 je vais faire la corniche des Cévennes avec le Glotton. Que dire? Accélérations rageuses, superbes courbes... Un pur bonheur. Il paraît que les flics étaient postés avec un radar juste avant le col de Saint Pierre, mais ils prenaient dans l'autre sens. On a rien vu avec Glotton (Hugo, si les a vus). Ils ont dû nous entendre arriver et regretter de ne pas avoir installé le radar dans l'autre sens! Dans la descente du col de Saint Pierre Glotton rend un peu la main. Il faut dire que c'est serré et que ça descend pas mal. Mais comme la route est large est superbement revêtue, ça accélère fort en sortie du virage. Du coup il faut vraiment freiner fort avant les épingles.

 

Nous arrivons à Saint-Jean du Gard, garons les motos sur la place de l'église et nous installons à la terrasse d'un bar équipé d'une "brumizone", une combinaison de brumisateurs et gros ventilos qui crée une zone d'une salvatrice fraîcheur. Le temps de commander et nous voyons bientôt arriver Maco. Elle nous apprend que Gromono est tombé! C’est l'incrédulité la plus totale qui accueille cette nouvelle. Gromono??? Tombé?? T'es sûre?? Quelle surprise! Je me demande ce qui a bien pu arriver. Il paraît que Gromono va bien mais que la bandit est un peu endommagée.

 

Il ne sert à rien de retourner avec le groupe. Nous les attendons donc, installés sur la terrasse. Ils ne tarderont pas à arriver. Gromono à l'air OK mais sa botte droite a drôlement morflé, de même que son pantalon de cuir. Le blouson aussi, mais un peu moins. Heureusement qu'il roule équipé et non plus en jeans comme lors de la Quercynoise. Le bandit n'a plus de levier de freins (bah alors?! T'as plus de leviers de freins en réserve Gromono, comme à la Quercynoise?), le phare est cassé, les compteurs ont morflé (du moins leur habitacle)... bref y a quand même un peu de dégâts. Le plus important c'est trouver un levier de frein. Glotton et Maco accompagneront donc Gromono jusqu'à Alès où se trouve un concessionnaire Suzuki. Le reste de la troupe finira le road-book prévu.

 

En attendant, Gromono nous raconte sa mésaventure. Sans doute d'humeur fringante après 2 jours à châler des passagères, il a décidé de mettre un peu gaz. Après avoir doublé Hugo, qui enroule avec Émilie, alors qu'il freine pour un virage à droite, une bosse lui fait descendre 2 rapports au lieu d'un. Au lâcher d'embrayage, alors qu'il est toujours sur les freins, c'est le blocage de roue arrière et le coup de raquette qui déstabilise suffisamment la moto pour provoquer la perte de l'avant. Ralala! Quel farceur ce Gromono!

 

C'est donc un groupe amputé de 3 motos qui repart de Saint-Jean-du-Gard. C'est carrément de la toute petite route à chèvres sur une trentaine de kilomètres qui nous amènera jusqu'à Cendras. Fort de la Supermoto je pars devant et attends mes camarades de temps en temps. La route est tellement étroite que dépasser les 2 ou 3 véhicules que nous rattraperons se révèle difficile et il faut se méfier des gravillons dans quelques virages. Mais c'est ma foi très bucolique.

 

Après ça, le retour à Aubenas sera essentiellement de la liaison sans grand intérêt, coupée d'une petite pause à Saint Ambroix où Émilie me demandera asile. C'est donc avec Émilie en passagère que je terminerai le parcours. Hugo se cale derrière nous pour vérifier que je n'aille pas prendre les chemins de traverse avec sa princesse et lui faire le coup de la panne (après tout, en twin poussif européen, ce serait crédible). Flûte! Raté! 

 

Nous arrivons donc à Aubenas après une grosse journée de près de 400 km. Gromono a un nouveau levier de frein mais sa cheville a pas mal morflé en fait et est bien enflée. Il craint une fracture ou une grosse entorse. Il la fait tremper dans de l'eau glacée. Il a aussi une abrasion sur le ventre (!) et sur le genou. Je lui donne un peu d'argile pour mettre sur les abrasions en attendant des soins plus sérieux le lendemain puisqu'il est prévu que l'on profite du jour de repos pour l'accompagner aux urgences, histoire de vérifier cette cheville.

 

En attendant, Émilie, Glotton et moi sommes de corvée de bouffe. Nous nous partageons les rôles: Émilie fera une omelette composée, Glotton fera un barbecue et je ferai une salade. En pleine cuisson de la première omelette, Émilie est prise d'un coup de fatigue aussi soudain qu'étrange et part au lit!... heu...   Heureusement que j'avais fini la salade. Me voila en train de terminer de cuire la première omelette, un truc que j'ai jamais fait de ma vie. En fait, c'est pas bien compliqué et avec l'aide de Glotton et Maco nous aurons bientôt 2 omelettes composées qui seront fort appréciées.

 

Pendant que ça blague dehors je me tape toute la vaisselle. Bref, une journée bien remplie! Heureusement que le lendemain c'est jour de repos! Je rejoins ceux qui sont encore attablés pour finir la soirée. C'est la dernière soirée d'Eugène qui rentre chez lui tôt demain matin. Nous nous séparons donc de lui en espérant ne pas avoir à attendre 3 ans pour le revoir participer (plus de 10 minutes) à une sortie nationale, ça serait dommage. Je fais partie des derniers à aller me coucher alors que les étoiles scintillent dans le ciel ardéchois et que Soane entame sa 4eme heure de sommeil. Il est à peine plus de minuit...

 

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MessagePosté le: 13 Sep 2009, 18:58    Sujet du message: Répondre en citant

 

Journée de repos donc en ce mercredi. Lever tardif, petit-déjeuner paresseux... glandouillage monstre. Gromono en profite pour aller faire un tour aux urgences accompagné par ses infirmières Maco et Soane. Bonnes nouvelles au retour: pas de fracture, ni même d'entorse (ce qui semble suspect vu l'enflure de la cheville) mais simplement une grosse contusion. Hé bien tant mieux! Le voila équipé d'une attèle gonflable pour maintenir un peu la cheville et des pommades qui vont bien. Hugo et Emilie vont eux se balader en ville et ramèneront du pain pour le déjeuner de midi. S'ils s'étaient levés un poil plus tôt ils auraient pu faire office d'ami Ricoré!

 

La sœur et le beau-frère de Glotton viennent nous rendre visite, accompagnés par un ami à eux et son jeune fils. Nous déjeunons ensemble, sous l'ombre précieuse des parasols et autres draps assortis.

 

L'après-midi, la famille Glotton, accompagnée par Séverine, part faire un tour. Hugo et Émilie retournent se balader en ville. Chebello, Personne et Soane iront faire quelques courses pour refaire un peu le stock initial mis à mal par "l'ogre de PAM" (copyright Glotton). Pour ma part c'est glandouillage et tentative de sieste, mais il fait chaud et je peine à trouver le sommeil.

 

La maison est calme, la terrasse écrasée de chaleur, lumière et silence. Je décide d'aller faire un tour en ville pour trouver un café internet et enfin payer, avec retard, mon loyer. De plus il paraît que c'est jour de marché nocturne aujourd´hui et qu'il y a même un coin bio. Je déambule dans le centre ville un moment avant de finalement trouver un café internet. J'y reste une petite demi-heure, le temps de payer mon loyer et regarder un peu les nouvelles car je suis coupé de tout, sauf de mauvaise foi motarde, depuis mon départ il y a près de 2 semaines.

 

Je continue ensuite mes pérégrinations dans les rues d'Aubenas où les marchands finissent d'installer leurs stands. Je visite le petit coin bio, au fond de la place, puis, finalement, alors que je suis sur le chemin du retour je rencontre Chebello, Hugo et Émilie. Chebello a acheté 2 gâteaux pour le dîner du soir. Hmmmmm! Merci Chebello! Je me joins à eux pour visiter de nouveau le marché dans les rues du centre. Je rentrerai finalement à la maison, accompagné de Chebello.

 

C'est l'heure de l'apéro et tout le monde se retrouve petit à petit sur la terrasse, devisant gaiment. C'est ainsi que nous trouvera Etienne à son arrivée. La Multistrada rouge se retrouve bientôt dans la cour et nous voici avec 2 invités de plus, Etienne, bien sûr, et Michou, sa copine, qui est venue avec une ER-6 d'un bleu électrique (éclectique?) mais l'a laissée à l'hôtel pour la soirée. Oui, je sais ce que vous pensez tous... mais laissez-lui un peu de temps, à notre actionnaire majoritaire de Ducati, pour la travailler au corps à Michou. Je suis sûr que l'année prochaine c'est sur 2 Ducati qu'ils arriveront. Déjà il paraît qu'il lui en a fait essayer une il y a peu. En tous cas, elle est pétillante comme un bulle de champagne la Michou!

 

Ce soir c'est aussi l'arrivée d'Aurélie qui vient se joindre à nous pour les 2 dernières journées de roulage. Avec la famille Glotton qui va rester pour le dîner c'est donc la clameur et les rires d'une immense tablée qui s'élève au-dessus des hauts-mur de la cour et va se perdre dans le calme de la nuit ardéchoise. Bien sûr, Etienne mitraille, surtout qu'il a maintenant 2 appareils photos (ils font des appareils photo ducati?). Il aura d'ailleurs l'occasion rêvée d'utiliser ses talents de paparazzi grâce à la séance photo que nous offre le top model numéro un de Kawa: Personne. Sous-vêtu d'un caleçon vert kawa et couronné d'une casquette ZX6-R toute aussi verte il posera lascivement sur sa vertissime ZX-6R (qui déchire pas des masse sa mémé en fait). Les couleurs sont tellement assorties et le mimétisme tellement abouti que jamais peut-être homme et machine n'ont autant fait qu'un. Un grand moment en tous cas (à marquer d'une pierre verte?).

 

La soirée est fort gaie mais il ne serait pas raisonnable de la prolonger trop avant dans la nuit, car demain on roule! Et puis Soane est déjà couchée depuis la veille! Petit à petit donc, la terrasse se vide des ses convives, et bientôt tout le monde est au lit pour se préparer pour la deuxième moitié de cette ardéchoise.

 

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MessagePosté le: 13 Sep 2009, 18:59    Sujet du message: Répondre en citant

 

Rafraichis par une journée de repos nous nous retrouvons sur la terrasse pour le petit-déjeuner puis nous équipons pour une nouvelle journée de roulage qui comprend la spéciale Villefort - Les Vans, une spéciale magique s'il en est. Etienne est là à l'heure accompagné de Michou sur sa rutilante ER6 bleue. Gromono va rester à la maison pour se reposer un peu et permettre à sa cheville de se remettre. Entre le départ d'Eugène et le forfait de Gromono les places passager se font rares. Je me retrouve donc avec Séverine comme passagère! Allons bon! Je l'ai toutefois prévenue que pour Villefort - Les Vans il lui faudra trouver un autre chauffeur. Mais à part en sportive ou pour les spéciales mythiques en compagnie des fous furieux des bitumeurs il faut bien avouer qu'il est toujours agréable d'avoir une jolie jeune fille collée à soi sur la selle de la moto.

 

Après une courte liaison nous attaquons la vallée de l'Ibie. Une petite route charmante mais où il fait meilleur être sur une Supermoto que sur une sportive. Ma passagère et moi nous acclimatons l'un à l'autre sans problème. Elle est très bonne passagère et je note à peine sa présence.

 

Nous rejoignons ensuite Ruoms puis ce sera essentiellement de la liaison jusqu'à St-Paul-le-Jeune où nous nous arrêterons prendre un café. Lors du trajet Keros s'est encore fait piquer par une guêpe dans la botte! Il serait peut-être temps d'investir dans une paire de bottes qui ferment bien (dont le scratch velcro n'est pas complètement usé)? Et puis dans une paire de chaussettes aussi! Oui, je sais, elles ont 3700 km ces chaussettes... mais c'est ça les chaussettes sport mon pauvre Keros! Ça fait pas plus de 2000 km. Si tu veux des chaussettes qui te durent plus longtemps prends des chaussettes touring! Bref, voila notre Keros de nouveau au bord du choc anaphylactique! Il faut donc intervenir et neutraliser le venin. C'est la bousculade: tout le monde se porte volontaire pour pisser sur Keros! Mais nous aurons finalement recours à l'autre recours de fortune dans les cas de piqûres: la chaleur. Hugo allume donc une cigarette et se charge de détruire le venin par la chaleur, occasionnant par là même une superbe cloque, symptôme s'il en est de la brûlure de deuxième degré. Quel guerrier ce Hugo! Enfin, plutôt Keros sur ce coup-là!

 

Après la pause c'est de la petite route jusqu'à la jonction avec l'excellente D906 qui joint Villefort à Alès. Je ferme la marche avec Glotton dans ma roue. Quelque part entre Saint-Paul-le-Jeune et Chamborigaud nous perdrons Manu et Aurélie. Nous attendons un moment à Chamborigaud. Il fait chaud, c'est jour de marché... c'est un peu confus. J'apprendrai bien plus tard qu'Aurélie était tombée à l'arrêt avec l'Husaberg (qui est haute) et que Manu ne se sentant pas très bien, ils avaient décidé de rentrer à Aubenas. Ils iront même jusqu'à carrément rentrer chez eux. Hé bé! Bon ben, au revoir Manu et Aurélie alors. À la prochaine!

 

Il y a pas mal de trafic sur la D906. Quel dommage! Quand ça se dégage un peu je suis Personne, qui semble avoir des problèmes avec ses virages à gauche. Merde! C'était contagieux le truc de Chebello!

 

Petite pause au château de Portes, où certains songent même à s'arrêter manger, mais vu que le boui-boui local n'a même pas de salades au menu, nous reprenons le cours normal du road-book. Glotton et Maco, qui sont équipés avant nous, partent sans nous attendre et tireront ainsi tous seuls jusqu'à Florac. V’là les bêcheurs! En repartant je pars devant pour mettre un peu gaz. Je ne sais pas ce qui se passe cette année avec les nanas... mais même les passagères sont des malades! Séverine c'est la nana, plus ça va vite, plus ça arsouille, plus elle est contente! Elle me fait penser à cette planche du Joe Bar Team où le mec prend une passagère et compte l'impressionner en roulant comme un taré. Il lui dit "si ça va trop vite, tu me tapes sur l'épaule!". Il roule de plus en plus fort, comme un calus, et la nana elle bronche pas. À la fin tu le vois, qui vient de faire un freinage en catastrophe et qui engueule la nana: "Non mais ça va pas? Tu aurais pu me dire de ralentir! Tu veux qu'on se tue ou quoi??!!".

 

Bref, je mets un peu gaz mais garde mes camarades dans le rétro. Je fais bien car sinon, j'aurais raté l'embranchement à droite sur la D128 qui doit nous amener à La Grand Combe. Puis c'est la N106 jusqu'à Florac. Un super spéciale globalement très rapide. La N106, comme vous savez, c'est le genre de nationales comme on les aime!

 

Etienne est le premier à s'énerver, et je lui emboite la roue, bientôt rejoint par Hugo et Émilie. Finalement, Hugo doit trouver que ça n'avance pas assez vite et me passe puis passe Etienne pour se porter en tête. Nous le suivons donc. Lors d'un dépassement, dans un défilé, entre rail et roc, je me retrouve bloqué une vingtaine de secondes. Lorsque je parviens enfin à passer j'ai encore mes 2 camarades en point de mire mais, venant en sens inverse, un semi-remorque élargit complètement sa trajectoire pour prendre un virage un peu serré et vient envahir complètement ma voie. J'hallucine! Il se fait pas chier le mec! Il m'a vu pourtant, mais il continue d'envahir ma voie. Des fois y a vraiment des coups de batte de base-ball qui se perdent  (The Ramones, si vous nous lisez de là haut, "Beat on the Brat", formidable!)... Je suis obligé de freiner fort et quasiment m'arrêter. Quand j'arrive à hauteur du camion il reste 5 centimètres de chaque côté pour passer... Bref, je passe quasiment à l'arrêt et reprends ma route. Inutile de dire qu'Hugo et Etienne, ces enfoirés, ne m'ont pas attendu. Séverine et moi finissons donc tous seuls cette première moitié de spéciale et rejoignons Hugo et Etienne qui se sont arrêtés en haut du col de Jacreste. Petit regroupement et nous repartons dans le même ordre.

 

Il y a un radar un peu plus loin. Si j'étais vraiment un enculé, comme eux qui ne m'ont pas attendu, je profiterais de ma plaque espagnole pour mettre gros gaz et leur mettre un vent le temps qu'ils passent le radar. Mais bon, je suis pas un enculé... enfin, pas toujours. Quoi? Vachement moins que Glotton en tous cas!

 

La deuxième partie de la spéciale jusqu'à Florac est encore plus rapide. Hugo ouvre, Etienne derrière et moi fermant la marche. C'est ainsi que nous arriverons à Florac. Soane et Personne arrivent peu après et celui-ci est tout jouasse d'avoir mis gaz et d'avoir pu suivre l'autre barjot. Ça y est, 3ème jour de roulage et il commence enfin à se décrisper un peu du cul le Personne! Quand je pense comment il roulait entre Alès et Villefort quand je les avais rejoints lorsqu'ils montaient à Aubenas pour la mini Ardéchoise l'année dernière! La Hornet elle déchirait grave sa mémé! Hugo et Nono pourront en témoigner.

 

Tout le monde finit par arriver et nous retrouvons même ces bêcheurs de Glotton et Maco. Nous n'avons aucune réservation car le restau sur lequel nous comptions est fermé! Les terrasses sont toutes bondées. Finalement nous opérons un repli stratégique sur un restaurant qui se trouve à côté du pont à l'entrée de Florac. Menu basique mais satisfaisant. 2 autres motards s'arrêteront pout manger au même restaurant. Un gars dont la passagère porte un sac à dos 2 fois plus gros qu'elle (Hugo, si tu nous lis, formidable!) et un autre dont la FJR 1300 est équipée d'une sacoche réservoir spéciale pour recevoir un mignon petit chien qui a l'air d'adorer faire de la moto.

 

Après le repas nous faisons le plein puis partons en direction du Pont de Montvert par la D998, une petite route. Soane ouvre la route, suivie de Personne. Lorsque Soane, une dingue cette nana, commence à s'échapper, je passe Personne et rejoins la fugueuse. Après le Pont de Montvert, charmant village au demeurant, nous continuons sur la D998. Au départ je suis sur mes gardes car l'année dernière cette portion était remplie de plaques éparse de gravillons fort piègeux. La route est maintenant plus propre mais il reste quand même des gravillons à certains endroits. La route se rétrécit ensuite fortement. Il fait chaud, le bitume fond par endroit. Nous roulons en groupe à rythme tranquille. Etienne s'énerve, se porte en tête et disparaît. J'hésite quelques minutes puis en fait finalement de même. Après Nojaret, la route s'élargit de nouveau et c'est plus rapide. Je rejoins Etienne à la jonction avec la D906 et nous attendons le reste de la troupe et rejoignons Genolhac pour un arrêt impromptu.

 

À Genolhac Émilie négocie avec Séverine la place passager sur la Supermoto. Séverine montera avec Etienne et je récupère Émilie. Eh bien! Je suis gâté moi aujourd'hui! Toutes ces charmantes jeunes filles qui montent derrière moi! Pour un peu je me prendrais pour Personne! Comment qu'il emballe grave le Personne depuis qu'il s'est inscrit sur Meetic... heu... Mootic!

Soane et Maco en profite aussi pour échanger leurs motos.

 

Normalement, Genolhac-Villefort, c'est de la super spéciale mais là, toute la première section est en travaux: gravillons, engins, feux de chantier... Quel dommage! Heureusement la 2ème partie est dégagée. Je me cale dans la roue d'Hugo un moment, pour qu'Émilie puisse surveiller qu'il ne fait pas l'âne. Nous passons quelques uns de nos camarades, l'occasion de constater que Michou envoie gros gaz, et ce avec seulement un an de permis! Vivre dans les Alpes et rouler avec Etienne ça a ses avantages!

 

Nous faisons une pause à Villefort, installés en terrasse. Nous voyons passer une ZRX lourdement chargée. Une vraie bête de somme la ZRX. La ZRX est à la moto ce que le percheron est au cheval. Inutile de dire que nous avons une pensée émue... heu... moqueuse pour AK, qui doit nous rejoindre ce soir. Une Supermoto T s'arrête aussi sur la place. Ah! Voila un mec qui a du goût!

 

Bon, c'est pas tout ça! Le bitume va refroidir et c'est la super spéciale Villefort-Les Vans qui nous attend! Celle-là je vais me la faire avec le Glotton! Émilie retourne avec Hugo et Séverine reste avec Etienne. Au départ, pas de quartiers donc! Je prends la roue du Glotton et c'est parti! 25 km de bonheur. Glotton ira même jusqu'à me montrer comment réussir à entrer dans un droite avec la roue avant bloquée, plutôt que d'aller s'emplafonner dans une maisonnette. Nous attendons le reste du groupe aux Vans. Ce sont les 2 duettistes, Etienne et Hugo qui arriveront en premier, suivis du reste de la troupe.

 

Après ce moment de pur bonheur "motoristique", c'en est fini des spéciales et ce sera 40km de liaison jusqu'à Aubenas, où nous retrouvons JP qui est venu avec la CB500 qu'il juge plus adaptée au rustique terrain ardéchois que l'exigeante 748. Gromono lui s'est bien reposé et envisage même de rouler demain. Nous nous installons pour le sacrosaint apéro. C'est le moment que choisit AK pour faire son entrée. Il nous la fait plus sobre qu'à la Vosgienne (AK, si tu nous lis, le tombé de ZRX sur le pied, formidable!). Il est passé par Villefort et les Vans pour venir. À une heure près on aurait pu le pourrir! Tant pis! On se contente de le pourrir verbalement autour d'un apéro.

 

Chebello et Maco sont de corvée de bouffe ce soir. On aura droit à un gratin de pâtes. Miam! Repas joyeux, plein de gouaille. Cela continue après le repas. Mais petit à petit les chaises se vident. JP, AK et moi seront les derniers à aller au lit, alors que Soane y est depuis si longtemps qu'elle doit être en train de développer des escarres.

 

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MessagePosté le: 13 Sep 2009, 20:58    Sujet du message: Répondre en citant

 

On se lève le matin sans vouloir penser qu'aujourd'hui c'est déjà le dernier jour de l'Ardéchoise. C'est fou comme le temps passe vite quand celui-ci est partagé entre arsouilles, apéros et repas pleins de bonne humeur. D'ailleurs, pour ne pas déroger à cet emploi du temps, nous nous retrouvons bientôt à la table du petit-déjeuner.

 

Aujourd'hui, traditionnelle visite au mont Gerbier de Jonc. J'aurai de nouveau Séverine en passagère. Gromono se sent beaucoup mieux et va rouler avec nous aujourd'hui. Etienne et Michou nous accompagneront jusqu'au repas de midi puis nous laisseront pour continuer leur route jusqu'à Montpellier où ils passeront le week-end. AK et JP se joignent donc à nous pour cette dernière journée. Deux renforts de poids (enfin, surtout AK avec le ZRX). Hugo et Émilie nous quittent cependant et vont rentrer chez eux. Manu étant rentré la veille, la pauvre Émilie est obligée de porter l'énorme sac à dos qui contient leurs affaires (et probablement une demi-douzaine de paires de pneus d'occasions que Hugo deale dans toute la région). À ce sujet, voici comment Hugo a convaincu Émilie de l'accompagner à l'Ardéchoise: comme ça! Nous disons donc au revoir à Hugo et Émilie et leur souhaitons bon retour.

 

Départ donc en direction de Pont de Labeaume, mais nous ne sommes pas sortis de la conurbation d'Aubenas que Maco, qui roule juste devant moi, met son clignotant et se range sur le bas-côté. Je sais que Glotton est derrière et qu'il s'arrêtera donc pour savoir quel est le problème de Maco. Je continue donc ma route pour me poster à la sortie du rond-point suivant, située à 200 mètres de là, de manière à leur indiquer par où passer une fois qu'ils se seront remis en route. De plus je vois, dans mes rétros, Chebello s'arrêter avec Maco. AK s'arrête avec moi à la sortie du rond-point. Nous attendons plusieurs minutes. C'est donc plus sérieux qu'un casque pas attaché ou une botte mal fermée (Keros, si tu nous lis, formidable!). Finalement Chebello vient nous apporter des nouvelles: l'écrou de l'axe de roue arrière du Raptor s'est fait la malle! Ha oui! Quand même! Ils vont essayer d'en trouver un dans un garage alentours. Chebello repart pour aider Glotton et Maco dans leur quête d'un écrou idoine tandis que AK et moi nous remettons en route pour aller prévenir les autres, qui se sont sans doute arrêtés pas très loin, de ce qui se passe. Nous les retrouvons en effet arrêtés dans le bled suivant. Ils sont au courant de ce qui se passe car ils ont parlé à Glotton par téléphone.

 

La quête du fameux écrou se révèle difficile, la faute à un pas de vis pas standard du tout. Il est donc décidé de continuer notre route pendant que Glotton, Maco et Chebello poursuivent leurs recherches. Nous rallions donc Montpezat sur Bauzon, et une fois de plus, je me fais niquer: je pars dernier pour l'attaque de la spéciale qui démarre juste après! Je m'emploierai pour remonter le groupe, mais ça n'est pas chose aisée! Ils ne rendent pas facilement la main ces enfoirés! JP serait fier d'eux! Même Gromono, tout juste remis en selle après sa chute du mardi, fait de la résistance! Sans parler de Michou, qui met gros gaz et de cet enfoiré de Personne qui me bouchonnera sur 2 kilomètres! Quand je trouve la voie enfin libre, Etienne, JP, AK et même Soane se sont fait la malle depuis longtemps! Je roule donc tout seul, enfin, avec Séverine, pendant un moment et finis par les retrouver arrêtés un peu plus loin.

 

Petit regroupement et nous repartons derrière Soane pour rallier le mont Gerbier de Jonc. Je prends donc la roue de cette barjot de Soane et AK me suit pendant que les autres continuent à rythme un peu plus cool, notamment Etienne qui en profitera pour s'arrêter et faire des photos de paysages (l'eSSklusion le guette). Arrivés au mont Gerbier de Jonc, pause café dans le même restaurant où nous mangerons après avoir fait le tour du mont, enfin, si on y arrive...

 

Nous recevons aussi des nouvelles du Glotton: écrou impossible à trouver. C'en est donc fini pour la Raptor à cette Ardéchoise. Chebello va se mettre en route pour nous rejoindre tandis que Glotton et Maco prendront la voiture et viendront nous rejoindre pour le repas du midi. Ils en profiteront pour amener Takyn avec eux.

 

Après la pause café c'est parti pour le tour du mont Gerbier de jonc. Soane ouvre pour débuter. Comme d'habitude elle entre très vite dans les virages, sans freiner, et met beaucoup d'angle. Dans un virage à droite qui referme je la vois sortir de plus en plus large et passer, plein angle, à une quarantaine de centimètres de la portière d'une voiture blanche qui arrivait en face. Elle m'a fait un peu peur sur le coup. Si je pouvais je lui mettrais 2 claques! Là! Sur le champ! Entrer fort dans le virages et angler à mort c'est bien joli, mais ça laisse peu de marge de manœuvre. Elle a de la chance, on ne s'arrête pas de suite, elle échappe donc aux 2 claques!

 

Le tour du mont Gerbier de Jonc, en théorie c'est un cercle, mais en réalité c'est un vrai labyrinthe. Nous manquons légèrement un embranchement à droite, faisons demi-tour et Etienne, notre GPS à nous qu'on a, prend le commandement des opérations, suivi de JP, Soane, AK et ma pomme avec Séverine. Sous l'impulsion d'Etienne le reste du groupe s'éloigne et le tour du mont se fera à allure soutenue!

 

Nous constituons, sur ces petites routes bosselées, un groupe hétéroclite qui n'amuse pas le terrain: Etienne sur le Multistrada affublé des ses valoches, JP sur le CB500 fumant et pétaradant, Soane sur le ZX6-R gris (traduction: qui déchire grave sa mémé), AK sur le ZRX préparé (traduction: enclume optimisée) et moi-même sur le Supermoto avec Séverine comme passagère. Soane continue de m'impressionner à suivre le rythme imposé par Etienne. Bref, une spéciale bien sympa.

 

Nous nous arrêtons un peu avant le restaurant pour quelques photos et aussi pour déguster de myrtilles. C'en est gavé! Moi qui adore les myrtilles et qui n’en avais jamais vu ailleurs que sagement rangées dans leurs barquettes au magasin, je suis aux anges! Il y aussi des sauterelles. Michou, machiavélique, en capture une dans sa main et prétend me la donner pour que je la glisse sous le t-shirt de Séverine! Mais quelle blagueuse cette Michou! Elle s'approche de moi, la main fermée, pour me donner ce que je pense être des myrtilles. Avant qu'elle n'ait pu me la donner, elle pousse un cri, ouvre brusquement sa main et la sauterelle s'échappe d'un bond: la sauterelle ne s'est pas laissée faire, elle a mordu Michou! Faut pas les chercher les sauterelles ardéchoises! Si on mettait ensemble des moineaux vosgiens et des sauterelles ardéchoises ça ferait des étincelles!

 

Le repas sera très agréable. La bouffe est juste correcte, mais le cadre est superbe et la terrasse, entourée d'herbe tendre et accueillante, un délice. Nous sommes au complet avec Chebello, Glotton et Maco, et même Takyn! Le repas s'étire en longueur mais le cadre est tellement agréable qu'on ne s'en plaint pas, sauf Etienne qui a encore beaucoup de route à faire avec Michou pour rallier Montpellier. Nous nous séparons donc d'Etienne et Michou au mont Gerbier de Jonc et nous mettons en route pour cette dernière demi-journée d'Ardéchoise.

 

Nous abandonnons donc le mont Gerbier de Jonc par la même route que ce matin puis obliquons vers le Béage, puis Monastier-sur-Gazeille. Je me porte en tête pour mettre un peu gaz, suivi par AK. Il est prévu de faire le plein à Monastier. Je laisse passer Personne et Soane pour qu’ils nous guident jusqu'à la station, mais le village, pour je ne sais quelle raison, est rempli de déviations. Nous trouverons cependant la station service. Il y a une chose qui ne changent pas à Monastier sur Gazeille: les gravillons! Lors de la première Ardéchoise, il y a 3 ans, la route devant la station service était remplie de gravillons. Et bien, 3 ans plus tard, cette même route est toujours remplie de gravillons!

 

D'ailleurs, les gravillons seront le leitmotiv des 30 km suivants jusqu'à Fay sur Lignon: plusieurs tronçons de plusieurs kilomètres sont recouverts des infâmes petits cailloux gris. Les routes redeviendront ensuite propres et ce sera de la liaison jusqu'à Saint-Agrève.

 

Après Saint-Agrève c'est de la super spéciale jusqu'au Cheylard sur l'excellentissime D120! Déjà la portion de D120 à l'est du Cheylard, depuis Les Ollières, que j'avais faite le lundi après-midi en partie avec le Glotton, est superbe. Mais la portion à l'ouest, depuis St Agrève donc, n'a rien à lui envier. Je pars devant et enroule à bon rythme avec AK dans ma roue et JP derrière.

 

AK se laisse un peu distancer et JP, d'humeur joueuse, ne compte pas me laisser m'échapper. Il passe AK et revient sur moi tandis que je continue à enrouler à bon rythme. Au départ il reste bien dans sa voie. Je le sens joueur et je me doute qu'il va essayer de me passer. Je décide d'être joueur moi aussi, pour le plus grand plaisir de Séverine (une malade celle-là aussi!): je commence à freiner plus fort et à ouvrir plus franchement en sortie de virage. Plus le rythme augmente et plus cet enfoiré de JP, qui est dans ma roue et que je surveille dans mes rétros, coupe ses virages. Rien à faire, le verdict est sans appel: PAS DE PATATE LE CB500! Un bon moment en tous cas, sur une superbe route.

 

Nous nous arrêtons à Saint Martin de Valamas pour attendre nos petits camarades. Et là, pour la énième fois durant ces 2 semaines de roulage, je me fais niquer. Je repars bon dernier sans réaliser qu'il reste 10 km de spéciale! Je mettrai du temps à remonter le groupe, notamment Gromono qui fait de la résistance. Il a pas mis bien longtemps à se remettre de sa chute le bougre! JP et AK étaient partis devant et je ne les rejoindrai pas avant l'arrivée au Cheylard, où nous faisons une pause.

 

Après le Cheylard ce sera l'avant dernière spéciale jusqu'à Mezilhac. C'est le dernier jour de l'Ardéchoise, il reste une cinquantaine de kilomètres jusqu'à Aubenas et cette avant-dernière spéciale jusqu'à Mézilhac c'est du bosselé étroit, puis carrément du bosselé et piègeux (gravillons) dans sa dernière portion, la montée sur Mézilhac. Hé bien c'est le moment que choisit Personne pour enfin se réveiller!

 

AK ouvre entre le Cheylard et Mariac et à la sortie de Mariac, Personne prend le commandement des opérations et... met gros gaz! Oui, oui, vous avez bien lu, il ne s'agit pas d'une erreur ou d'une faute de frappe. Je répète: Personne, (oui, oui, lui, le mec avec le ZX6-R vert) met gros gaz! Si je n'étais pas déjà assis, j'en serais "sur le cul" comme on dit.

 

Bref, AK et moi lui emboitons la roue, pour le plus grand plaisir de Séverine (une dingue cette nana!). Arrivés sur la montée vers Mézilhac, je rends un peu la main. C'est la 3ème fois que je fais cette portion de route cette semaine et je la sais piégeuse de par la présence de restes épars de gravillons que l'état du bitume, associé au jeu d'ombres et de lumières que crée le soleil à travers les arbres, rend difficilement détectables. À mon premier passage, le lundi matin, à rythme très lent tous à la queue leu leu derrière Personne, et sans le jeu d'ombres et de lumières car sous un ciel couvert, j'avais pu voir ces restes épars de gravillons. À mon deuxième passage, à un rythme alerte, le lundi après-midi une fois le ciel dégagé, dans la roue du Glotton je ne pouvais plus les voir, mais ils étaient présents dans ma pensée et une bonne zipette de l'arrière à la réaccélération en sortie d'un droite était venu me conforter dans ma circonspection.

 

Je suis étonné de voir que Personne, le mec qui psychote et coupe tout à la vue, pardon, à la pensée du moindre gravillon, garde le même rythme. Je reste dubitatif quant à son choix de spéciale pour enfin se lâcher, alors que, juste avant, entre St-Agrève et le Cheylard, ou juste après entre Mézilhac et Vals les Bains il y a des spéciales superbes sans le facteur "loterie" d'un revêtement sale et dégradé.

 

Bref, Personne et AK s'éloignent de 150m sur les 2 ou 3 premiers virages mais doivent réaliser l'état aléatoire de la route car l'écart ne bougera plus jusqu'à Mézilhac et je les verrai entrer dans le virage suivant à chaque sortie de virage. Soane arrive juste après nous à Mézilhac, mais bon, on le savait déjà qu'elle est barjot et je ne suis donc pas surpris. À moins que ce soit l'envie de pisser qui lui ait fait mettre gaz ainsi? Elle ira se cacher entre de gigantesques meules de foin dans un pré pour aller se soulager. Personne, lui, est radieux! Il est super content de s'être lâché et d'avoir mis gaz! Il était temps! Ça fait plaisir à voir! Par contre, il ne continuera pas dans la spéciale suivante, pourtant autrement plus indiquée pour mettre gaz... Je crois qu'il ne faut pas chercher à comprendre...

 

Toujours est-il que je ne me fais pas niquer cette fois et que je repars devant de Mézilhac avec AK dans ma roue. Je commence en enroulant, puis pour me venger de son attaque kamikaze dans la spéciale précédente, je hausse le rythme de plus en plus et le vois bientôt disparaître de mes rétros. Le verdict est sans appel: PAS DE PATATE LE ZRX!

 

Arrivé à Laviolle je vois arrivé JP dans mes rétros, qui a passé AK. Nous referons jusqu'à Vals les Bains un remake de l'arsouille entre S-Agrève et St Martin de Valamas. Mais son cas avait déjà été jugé, et en appel, le verdict ne sera pas différent: PAS DE PATATE LE CB500.

 

Et voila, nous voici à Vals les Bains. Fini les spéciales, et bientôt, fini le roulage pour cette Ardéchoise 4. Liaison jusqu'à Aubenas et bientôt les motos sont rangées dans la cour, les bitumeurs douchés et les apéros servis. C'est le moment que choisit Chebello pour une ultime perfidie. Profitant de mon besoin en huile pour la Supermoto il me propose mielleusement d'éviter de devoir aller en acheter, car il en a acheté pour sa propre moto (c'est ce qu'il prétend) et se dit disposé à généreusement m'en faire don. Je jette un œil suspicieux sur le bidon et que vois-je? Le Chebello il me propose de l'huile "Cruiser" avec le dessin d'un custom et d'un... scooter sur le bidon! Mais quel enfoiré ce Chebello! Tu mets ça toi dans le Multistrada???

 

Inutile de dire que 10 minutes plus tard je suis de retour du petit atelier moto situé à côté de la maison avec un bidon de 2 litres d'huile Yacco 10W50 full synthetic, que je partagerai d'ailleurs avec Gromono, qui ne met pas n'importe quoi dans son bandit, lui! Chebello me demande amèrement ce qu'il y a de marqué sur mon bidon d'huile à moi. "L'huile des records du monde" que je lui réponds! Et toc! Ha bah oui, ça calme!

 

Bon, ça n'est pas tout ça: je suis de corvée de bouffe ce soir... avec... Gromono, temporairement infirme, et... Manu, qui n'est plus là! Heu... je me sens pas trop de faire le repas tout seul! JP se propose gentiment pour m'aider. Je ferai une salade composée avec tout ce qui reste et JP fera un barbecue. Gromono s'occupe de mettre la table et Keros vient gentiment me proposer son aide pour la salade. Je lui dis que c'est sympa mais que je devrais m'en sortir. Il insiste cependant. Il se charge donc de couper et peler l'ail. Premier essai: les gousse d'ail coupées en 4! Heu, Keros, il va falloir les couper en beaucoup plus petit que ça! Bref, après 3 tentatives nous pouvons enfin ajouter de l'ail à la salade.

 

Un repas gai et sympa, comme toujours. On ne pense même pas que c'est le dernier de cette Ardéchoise qui est en train de s'achever. Pourtant il faut bien y penser un peu au départ. Déjà, j'ai fait l'appoint d'huile et le plein d'essence et fait les vérifications d'usage. La moto est prête. Gromono doit rallier La Rochelle le lendemain. En apprenant cela en début de semaine j'avais décidé de l'accompagner et rentrer ainsi à Madrid en passant par Bordeaux où je passerai la nuit chez mes parents que je ne vois que trop rarement. Malheureusement vu son état après sa chute du mardi il a décidé de rallier La Rochelle par des routes plus directes et faciles que ce qui était prévu. Mon projet de passer par Bordeaux tient toujours mais je ferai donc le trajet tout seul. J'utilise ma carte Michelin de la région et emprunte une carte de France à Gromono pour me concocter un road-book, le plus direct possible mais aussi le plus sympa possible. Ça a pas l'air mal du tout... déjà, ça commence par la spéciale Les Vans-Villefort! D'ailleurs je la ferai avec AK, qui a prévu de passer par là pour rentrer.

 

Dernière soirée donc. Ça rit, ça se moque, ça médit jusqu'à ce que les derniers, JP, AK et moi, se décident enfin à aller au lit. Soane, elle, est couchée depuis lundi dernier...

 


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MessagePosté le: 15 Sep 2009, 00:24    Sujet du message: Répondre en citant

 

Cette fois ça se termine pour de bon. Dernier lever, dernier petit-déjeuner... toujours pas de nouvelles de l'ami Ricoré... je commence à m'inquiéter. Je finis mes bagages et fixe les 2 petite valises, le petit top case et le roll bag sur la KTM. Je fixe aussi le porte-carte sur le réservoir avec mon road-book du jour. AK aussi fait ses préparatifs. On doit partir ensemble. Pendant ce temps, des têtes plus ou moins endormies apparaissent petit à petit sur la terrasse. Dernières bravades, dernières moqueries, derniers rires avant de se séparer. Mais surtout, dernière excuse d’AK. Je pense que sa dernière production va au-delà du best-of bitumeur, c'est au panthéon des excuses qu'elle devrait figurer. Je vous laisse juge:

 

"Bon, Ninou, si tu me vois plus dans tes rétros entre Les Vans et Villefort, ne va pas croire que c'est parce que t'es en train de me pourrir, c'est que je me serai arrêté acheter du miel!"

 

 

Voila, il est temps de se séparer. Des poignées de main, des bisous et nous quittons nos petits camarades bitumeurs qui vont eux aussi commencer à préparer leur départ. Nous avons à peine fait 100 m que nous croisons JP. Nous nous faisons de grands coucous en guise d'au revoir.

 

Je laisse passer AK. J'aimerais bien voir où il va s'arrêter pour acheter du miel entre Les Vans et Villefort... C'est de la liaison jusqu'aux Vans et nous attaquons la spéciale. La patience étant une de mes vertus, je suivrai AK pendant toute la spéciale. J'aime bien rouler avec AK, il roule bien. Par moments j'aimerais faire rugir la Supermoto un petit peu plus mais ces 25 km se font à un rythme fort divertissant, entre l'enroulage et l'attaque en gros. Il se débrouille bien avec son enclume... heu... ZRX, notamment dans un enchaînement de 5 ou 6 virages rapprochés parfaitement négocié alors que je pensais qu'il allait me bouchonner. Par contre aucune trace de vendeurs de miel... pas même une malheureuse ruche alentours!

 

Nous nous arrêtons avant le rond-point qui permet d'accéder à Villefort et nous disons au-revoir. Cette fois ça y est, c'est bien fini. Je traverse Villefort et entame de suite ma deuxième spéciale, celle qui va m'amener à Mende. C'est une spéciale que j'ai faite en grande partie dans la roue d'Hugo il y a 4 jours à peine. Il y a toujours des zones de travaux mais je ne verrai ni engins ni feux de chantier.

 

Arrivé à Mende je me lance dans l'inconnu, direction Marvejols dans le Gévaudan puis je m'attaque à l'Aubrac. Seul le plateau de l'Aubrac, de toute la journée, me permettra d'échapper un moment à l'intense chaleur qui règne sur le sud de la France aujourd'hui. Nasbinals, Aubrac, Espalion... les kilomètres défilent et les spéciales aussi, certaines absolument superbes, dignes de figurer en bonne place au répertoire bitumeur.

 

La chaleur m'a assailli de nouveau lors de la descente du plateau de l'Aubrac et ne me quittera plus jusqu'à Bordeaux, atteignant son paroxysme dans le Lot. Mais avant d'entrer dans le département même, j'aurai le plaisir de parcourir les superbes gorges du Lot entre Estaing et Entraygues sur Truyère. Une dernière petite spéciale jusqu'à Montsalvy et c'est de la petite route qui m'attend pour rallier Maurs.

 

Allons bon, c'était trop beau pour durer. Je me disais que j'avais vraiment fait un road-book incroyable: spéciale sur spéciale sur des routes superbement revêtues. Là par contre, c'est le coup d'arrêt: toutes petites routes minuscules, dégradées et piégeuses (gravillons, sable). Je traverse des endroits superbes, notamment des forêts, mais c'est essentiellement en 2ème que je les traverse et il faut être très attentif. Dans certains endroits, impossible de détecter les gravillons et le sable tant la route est dégradée, sans parler du jeu d'ombres et de lumières que s'amuse à peindre l'astre radieux, usant des vertes frondaisons comme pinceaux. Je manque même de peu de me mettre au tas dans un droite: glissade de l'avant puis de l'arrière rattrapée en partie par ma jambe droite sortie par précaution et en partie parce que ça a raccroché. Le Cantal du sud, c'est rustique au niveau des routes... La moyenne en prend un coup!

 

Heureusement, après Maurs, les routes redeviennent décentes et une spéciale sympa m'amène à Figeac dans le Lot. J'y ferai ma pause déjeuner devant un magasin bio déniché par hasard. Je me remets ensuite en route, direction Cajarc (Papy Mougeot, si tu nous lis, le Schmilblick, formidable!), St Cirq Lapopie, Saint Gery... Grosse chaleur mais des coins superbes et je reconnais quelques spéciales de la Quercynoise!

 

Une fois passé Cahors, je continue de tirer plein ouest de façon aussi directe que possible par le Lot-et-Garonne. La route continue à être amusante jusqu'à Fumel, mais après ça je suis vraiment dans la plaine. Je traverserai donc le Lot-et-Garonne, et entrerai enfin en Gironde. Je ferai de la résistance jusqu'à Langon, où je m'incorporerai enfin à l'autoroute pour les 45 derniers kilomètres. Il est un peu avant 19h lorsque j'arrive devant chez mes parents, après 620 km. Surprise! Car je ne leur avais pas dit que je venais.

 

Je montre ma nouvelle moto à mes parents puis nous la mettons au garage. Je ne resterai à Bordeaux qu'une quinzaine d'heures: une courte soirée, une nuit de repos puis le temps d'un petit-déjeuner. Je profite de la soirée pour élaborer un road-book.

 

Je repars vers 10h30 le lendemain matin, sous un ciel couvert. Direction plein sud par la N10, un mélange d'autoroute de voie rapide. Il n'y a pas vraiment d'autre alternative pour traverser les Landes: c'est du tout droit entre les pins sur du 2 fois 2 voies, ou c'est du tout droit entre les pins sur du 2 fois 1 voie... L'ennui des ces premiers 130 km est effacé par le plaisir de rouler au milieu des pins, dont la vue et les senteurs me rappellent toujours les bonheurs de cette côte atlantique infinie. Les pins, les dunes, les vagues, la bruyère, les arbousiers, les cigales, les baïnes...

 

Arrivé à Castets, je quitte la nationale 10 pour me dévier sur Dax, mon plan étant de passer les Pyrénées par le col de Roncevaux. Funeste erreur! Non pas le passage par le col de Roncevaux, superbe, mais le passage par Dax. Je rentre dans la ville et tombe sur une file d'une vingtaine de voitures à un feu. Je me dis que c'est un peu bizarre, mais bon. Je commence à remonter la file de voitures. J'aurais dû prêter un peu plus attention au mec qui est en train lui aussi de remonter la file, mais en vélo lui. Je remarque bien qu’il n’a pas l'air très frais et qu'il est vêtu de blanc, avec un foulard rouge. Je me fais même la réflexion qu'il porte la tenue traditionnelle des fêtes basques, telle la San Firmin à Pampelune, les fêtes de Bayonne... C'est dire si je suis con hein... Plus je remonte les voitures, plus c'est le bordel, dans les 2 sens et plus y a de gens vêtus de blanc et rouge. Je me demande encore ce qui peut bien se passer... Et il est déjà trop tard quand je réalise enfin que je me suis mis en plein dans les fêtes de Dax! Meeeeeeeerdeeeeeeeee! Je suis niqué! Trop tard pour faire demi-tour, c'est l'enfer, je peux à peine me mouvoir à moto. Heureusement il est encore relativement tôt dans la journée et la grande majorité des participants est encore en train de cuver. Le reste, ceux qui déambulent ou titubent dans la ville, ne se sont probablement pas encore couchés... Chaque rue est remplie de 3 files de voitures, une file dans la voie de droite, une file dans la voie de gauche, et un file entre les 2 voies: une file de voitures garées au milieu de la rue. Si on compte les voitures garées sur les trottoirs ce sont 5 files de voitures. Les voitures des 2 voies normales de circulation n'avancent pas plus que les voitures en stationnement. Le flegme (résignation?) des conducteurs me laisse pantois. Ils sont là depuis je ne sais quand et ils vont y être pour un bon bout de temps... C'est une véritable jungle de voitures et j'ai toutes les peines du monde à progresser. Je passe par la droite, par la gauche, par les trottoirs, par la voie de gauche, même lorsque celle-ci se retrouve séparée physiquement de la voie de droite ce qui veut dire que je me retrouve en sens interdit. Je rentre dans un rond-point par une sortie... Je ne risque pas grand-chose: c'est le chaos, mais un chaos figé. Ce dont je me méfie par contre c'est des portières qui peuvent s'ouvrir à n'importe quel moment et des piétons.

 

Chaque fois que je passe un feu ou une intersection je pense que ça va s'arranger. Que dalle! Après avoir enfreint à peu près toutes les règles de circulation urbaine je parviens enfin à chopper la route de Peyrehorade et à sortir de cet enfer. J'ai mis près d'une heure pour traverser Dax, soit guère plus de 3 ou 4 kilomètres!

 

Quel bonheur de retrouver la route libre! Gaz! Je suis dans les contreforts pyrénéens et la route commence à tourner. Direction Saint Palais puis Saint Jean Pied de Port. Je suis dans les Pyrénées, sous un ciel couvert mais il fait bon. Je passerai donc l'imposante chaîne par Roncevaux. Il tombe quelques gouttes et la route est humide. Je ne peux donc pas profiter autant que je le voudrais de la route.

 

Juste après Roncevaux je m'arrête même pour m'équiper car le ciel se fait très menaçant. Les nuages sont coincés sur le versant nord de la chaîne. Dans la descente le ciel s'éclaircit, la route sèche et la température grimpe rapidement. Je m'arrête donc de nouveau pour quitter ma doublure de goretex.

 

Je tire plein sud pour éviter Pampelune et la contourner par l'est par des routes désertes et superbes, typiquement espagnoles. Puis c'est la traversée de la plaine qui s'étend au sud de Pampelune et m'amène dans la Rioja où je rejoins, à Autol, la vallée du Cidacos dont je suivrai le cours jusqu'à sa naissance sur le versant nord du col d'Oncala, dans la Sierra de Soria. Puis c'est la descente sur Soria.

 

À partir de là c'est direction sud-ouest par de la nationale, parfois sympa, parfois d'une rectitude monotone, rectitude dictée par le relief traversé. En allant ainsi au sud-ouest je tire droit vers Ségovie et son aqueduc romain, mais une trentaine de kilomètres avant d'arriver en vue du Château de l'Alcazar j'oblique franchement au sud pour attaquer de front la Sierra de Guadarrama qui ceint toute la partie nord-ouest de Madrid. C'est une petite route récemment refaite (quel bonheur) qui va m'amener au cœur de la sierra par le col de Navafría à près de 1800 m d'altitude.

 

Je parcours ensuite la Sierra dans le sens de sa longueur par les cols de Cotos et de Navacerrada, tous deux à plus de 1800 m d'altitude. Quelle fraîcheur bienvenue dans cette sierra après l'écrasante chaleur de la plaine centrale de Castille et León. Puis c'est la descente vers l'Escorial. La chaleur refait son apparition. Je prends l'autoroute pour les 20 derniers kilomètres. J'en profite pour pousser jusqu'au boulot pour voir en différé sur internet le grand-prix de Brno et profiter de l'air conditionné.

 

Il est un peu plus de 20 heures et j'ai 780 km de plus au compteur. Tout comme la Provençale avait commencé par 2 jours de liaison, l'Ardéchoise se termine par 2 jours de liaison. Un grand merci à Soane et Personne pour avoir organisé une fois de plus superbement cette semaine fantastique.

 

La KTM a gagné un repos bien mérité et je vais la laisser tranquille jusqu'à début septembre quand je l'amènerai pour faire la révision de 7500 km... avec 9500 km au compteur. Un vrai bonheur que cette moto qui m'a trimballé sur 6100 km pendant ces 2 dernières semaines, avec ou sans bagages, sur tous types de routes, à tous types de rythmes. Certes, c'est du twin poussif, qui bouffe de l'huile (non Chebello, pas n'importe quelle huile), de l'essence et du pneu... mais je ne suis pas loin de la considérer comme la moto parfaite, tant au niveau du rationnel (si tant est que cela s'applique à une moto) que du passionnel.

 

Heureux qui, comme Ulysse... heu... Ninou, a fait un beau voyage! Merci à tous pour ces 2 semaines de bonheur!

 

 


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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 16:12    Sujet du message: Répondre en citant

 
Les road book
 

Lundi
Celle où on se perd tout le temps

Km:0AUBENASD:9h00Direction Pont de Labeaume/Le Puy N102

PONT DE LABEAUME
Direction Montpezat S/Bauzon D536

MONTPEZAT S/BAUZON
Direction Sainte Eulalie D536/D116

SAINTE EULALIE
Regroupement

Direction Mont Jerbier de Jonc
Km: 53
(53 Km)
MONT JERBIER DE JONC
Café
A:10h00
D:10h45
Direction Mont Mezenc puis Borée D378

BOREE
Direction Prevenchere

PREVENCHERE
Direction St Martial D215

ST MARTIAL
Direction Mont Jerbier de Jonc
Km: 34
(87 Km)
MONT JERBIER DE JONC
Manger
A:11h30
D:13h30
Direction Le Beage D116 puis D122

LE BEAGE
Direction Monastier sur Gazeille D122
Km: 120
(33 Km)
MONASTIER SUR GAZEILLE
Essence
A:14h30
D:15h00
Direction Freycenet La Tour D500

FREYCENET LA TOUR
Direction Fay sur Lignon/St Agrève D15

FAY SUR LIGNON
Direction Mars D15

MARS
Direction St Agrève D15

ST AGRèVE
Direction Le Cheylard D120
Km: 183
(63 Km)
LE CHEYLARD
Café
A:16h00
D:16h45
Direction Mezilhac D578
Km: 202
(19 Km)
MEZILHAC
Regroupement
A:17h10
D:17h30
Direction Vals Les Bains

VALS LES BAINS
Direction Aubenas
Km:232
AUBENAS
Essence
A:18h00Direction MAISON

 

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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 16:17    Sujet du message: Répondre en citant

 

Mardi
Celle  qu'on essaie de faire sous le soleil
Km: 0
(Km)
AUBENASA:9h00Direction Lalevade d'Ardèche/Jaujac N102

JAUJAC
Direction La Souche D19

COL DE LA CROIX DE BAUZON
Direction St Etienne de Lugdares D239 puis Lanarce D239/N102

LANARCE
Direction Lesperon D108

LESPERON
Direction Langogne D108 puis N88
Km: 92
(92 Km)
LANGOGNE
A:10h30
D:11h15
Direction LaBastide Puylaurent/Villefort D906

BARRAGE DE VILLEFORT
Regroupement

Direction Mende D901 puis N88
Km: 171
(79 Km)
MENDE
Manger
Essence
A:12h30
D:14h30
Direction Florac N88

FLORAC

Direction Corniche des Cévennes D9
puis D160/D907 St Laurent du Gard

Km: 259
(88 Km)
ST JEAN DU GARD
Café
A:16h00
D:16h45
Direction Aubignac D983 puis D160

AUBIGNAC
Direction St Paul Le Coste/Cendras D160

CENDRAS
Direction La Grand Combes D916/N106

LA GRAND COMBES
Direction Le Martinet D128 puis D906/D59

LE MARTINET
Direction St Jean de Valeriscle D59

ST JEAN DE VALERISCLE
Direction St Ambroix D904
Km: 326
(67 Km)
ST AMBROIX
Pause Clope
A:18h00
D:18h20
Direction Aubenas D104

ST PAUL LE JEUNE

Direction RUOMS D111

RUOMS

Direction Aubenas D579

VOGUE

Direction Aubenas D579
Km: 388
(62 Km)
AUBENAS
Essence
A:19h20Direction Aubenas

 

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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

 

Jeudi
Celle où il y a des spéciales

Km: 0



AUBENASD:8h30Direction Villeneuve de Berg N102





LAVILLEDIEU
Direction Villeneuve de Berg N102





VILLENEUVE DE BERG
Direction St Maurice d'Ibie D558





ST MAURICE D'IBIE
Direction Lagorce D558 / D1





LAGORCE
Direction Ruoms D559





RUOMS
Direction St Paul le Jeune D111
Km: 68
(68 Km)




ST PAUL LE JEUNE
Café
A:10h00
D:10h30
Direction Gagnières D351





GAGNIERES
Direction Bessèges D130





FOUSSIGNARGUES
Direction Bessèges D146





BESSEGES
Direction Peyremale





CHAMBON
Direction Portes D906
Km: 103
(45 Km)




PORTES
Arrêt clope au chateau
A:11h15
D:11h30
Direction la Grand Combes D128





LA GRAND COMBES
Direction Florac N106
Km: 167
(64 Km)




FLORAC
Manger
Essence

A:13h00
D:14h30
Direction Pont de Montvert D998





LE PONT DE MONTVERT
Direction Genolhac D998 / D906





GENOLHAC
Direction Villefort D906





COL DU MAS DE L'AYRE
Direction Les Vans D901
Km: 255
(88 Km)




LES VANS
Arrêt Glouglou
A:16h30
D:17h15
Direction Aubenas D104





LABLACHERE
Direction Aubenas





JOYEUSE
Direction Aubenas
Km: 294
(39 Km)




AUBENAS
Essence

A:18h30Direction Maison



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MessagePosté le: 02 Nov 2009, 16:26    Sujet du message: Répondre en citant

 

Vendredi
Celle  qui finit bien
Km: 0
(0 Km)
AUBENASA:9h00Direction Vals N102

VALS LES BAINS
Direction Le Cheylard D578

MEZILHAC
Direction Le CHeylard D578
Km: 53
(53 Km)
LE CHEYLARDA:10h15
D:10h50
Direction Lamastre D578

LAMASTRE
Direction Tournon D534
Km: 108
(55 Km)
TOURNON
Essence
Repas
A:12h15
D:14h00
Direction St Peray D533 - D10

SAINT PERAY
Direction Vernoux en Vivarais D2
Km: 148
(40 Km)
VERNOUX EN VIVARAIS
Café
A:15h15
D:16h00
Direction Silhac D2

SILHAC
Direction Les Ollieres sur Eyrieux D2

LES OLLIERES SUR EYRIEUX
Direction Le Cheylard D120
Km: 198
(50 Km)
LE CHEYLARD
Pause Clop
A:17h00
D:17h20
Direction Vals/Mézilhac D578

MEZILHAC
Petite pause paysage
A:18h00
D:18h15
Direction Vals D578

VALS LES BAINS
Direction Aubenas N102
Km: 248
(50 Km)
AUBENASA:19h00On est à la maison


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MessagePosté le: 17 Juin 2010, 13:38    Sujet du message: Répondre en citant

 

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