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Les Marmottes d'Hiver- Janvier 2006

 
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Les Animateurs
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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:45    Sujet du message: Les Marmottes d'Hiver- Janvier 2006 Répondre en citant

 
 

Les Marmottes d'Hiver

Janvier 2006
 
 
Les Marmottes ne sont pas à proprement parler un évènement "Bitumeur", mais ceci n'empèche pas nombre de Bitumeurs de se retrouver régulièrement à l'occasion de cet évènement bis-annuel éminament sympathique.
 
Cette année se sont donc retrouvé à Saint Véran
Collec,  Soft, Charlotte, Sonine, La Bouillotte et Jef.Ch
 
Le récit de leurs aventures ...
 
 

La Bouillotte.
 
 
C'est plein d'allégresse que je prends la Kawasuki KLV 1000 pour me rendre chez Soft, samedi 7 janvier, vers 9h15 où nous avons convenu de nous regrouper.
 
Arrivé 10mn plus tard à Sanary, je retrouve Soft, Lolotte, Sonine et son mari, Paul (Le Mat).
 
Le bagages sont placés dans le coffre de la voiture "d'assistance"qui sera conduite par Soft, privé de moto pour cause de vertèbres en escalier, mais il sera accompagné de sa charmante fille Lolotte...
Sonine est équipée grand froid et pour elle, il est hors de question d'aller aux Marmottes en voiture.
 
Le Mat me la confie et ce sera donc ma passagère de charme pour tout le voyage.
La route qui nous mène à St Véran se passe sans incident et nous faisons une halte à Sisteron pour y prendre une boisson chaude car un petit vent latéral nous glace et nous agace depuis un bon moment.
 
Plus loin, nous évitons la traversée de Gap en passant par Tallard pour arriver directement à Chorges.
Le froid est plus sec, le vent nous oublie enfin et comme nous sommes bien équipés, rouler dans ces conditions est un plaisir...
 
Sonine et moi seront stupéfaits aussi bien à l'aller qu'au retour, par le confort qu'offre cette KLV. La moto enchaine les grandes courbes à bonne vitesse et ne bronche absolument pas. Je dois même m'assurer que Sonine est toujours derrière moi tant je ne la sens pas ! Autre point positif, cette moto est un chameau !
 
Mais elle est bien là, Sonine, confortablement installée, à contempler les paysages avec délice...
 
Passé Embrun, nous attaquons les choses sérieuses, du moins le pensais-je...
 
En fait, la route est sèche et nulle trace de neige, hormis sur les bas-côtés. Je suis presque déçu mais c'est quand-même plus pratique pour rouler !
 
La vallé qui mène vers Molines est plus piégeuse car la température est négative et il est difficile de percevoir la différence entre les zones qui ont été salées et celles qui ont été oubliées...
La montée vers St Véran est par endroits délicate mais nous parvenons au village sans encombre.
 
Le parking est couvert de neige tassée et verglaçée sur lequel certains side-caristes se font plaisir avec quelques figures pour le moins...libres ! Perso, je ne m'y risque pas, il n'y a aucune adhérence et je n'ai que 2 roues !
L'ambiance est toujours aussi bonne, chaleureuse et amicale et la moyenne d'age assez élevée.C'est Lolotte la plus jeune des 180 participants et pour cette raison, elle aura l'honneur de procéder au tirage au sort de la tombola du soir... Cette tombola sera suivie d'une foire aux questions qui permettra à Sonine ainsi qu'à moi, de gagner un jeu du Joe Bar Team. A vrai dire, c'est sans le savoir que j'ai donné la bonne réponse à la question : "En quelle année a été construit le premier moteur 4 cylindre moderne" ?... Coup de bol, j'ai commencé à 1900 puis 1901, 1902, 1903 et comme personne n'avait trouvé, j'ai lancé le 1904 gagnant...Sans gloire donc !
 
Ceux qui ont déjà fait Les Marmottes connaissent la fameuse raclette de St Véran. Celle-ci était particulièrement bonne et cette fois, notre "chauffage à raclette" fonctionnait parfaitement ! Une tuerie, cette raclette et nous lui avons fait honneur, vous vous en doutez !
 
Cependant, j'ai moins aimé le fait que l'on nous fasse payer la bouteille de vin supplémentaire ou que le café d'après repas soit facturé 2€...
Avant de prendre le petit déjeûner (8€) avec les amis, j'ai demander un grand café. On m'a alors servi un double express au prix de 4€. Il faudra que le Beauregard se calme sur les prix au risque de contempler les campeurs et les sandwiches au pied de l'hôtel...
 
Le retour sera un peu pénible car nous retrouvons ce crétin de vent latéral avant Sisteron et en plus, j'ai le soleil en pleine poire jusqu'à Marseille. Mes lunettes de soleil sont restées dans la voiture...Du coup, je suis un peu flagada !
 
Je dépose Sonine devant chez elle juste au moment où Le Mat arrive du boulot. Merci, Sonine, tu es la passagère idéale, toujours de bonne humeur, toujours souriante...Un vrai plaisir de t'avoir eu avec nous durant ces 2 journées !
Juste après, je décide de rentrer sur Toulon en passant par Cuges les Pins et le Castellet. Au bout de la ligne droite qui passe devant le circuit, je double un gars en Varadéro et plonge dans les premiers virolos. Le gars tente de suivre mais il est rapidement largué, sa moto est moins puissante et pèse 30kg de plus. Je descends vers le Beausset le couteau entre les dents, à la Super Mot' et pourtant, bien que je lime le bord des pneus, seule ma botte gauche frotte le bitume, pas le repose-pied. Il faut dire que j'avais bien durcit l'amorto arrière car nous étions 2 sur la moto.
Dans ces conditions, cette machine est assez surprenante de puissance, de douceur et de rigueur mèlées...
En tirant sur les intermédiaires, la roue avant quittera souvent le sol !
Seul bémol, le frein avant manque de gniak, le frein arrière est aux abonnés absents et la fourche -à laquelle je n'ai pas touché- plonge éxagérement. Un bon réglage doit remédier à ce petit problème.
 
Un bon cru, les Marmottes d'hiver 2006 !
 

Collec
 
Ouaip, pis la KLV et la caisse à 4 roues ont trouvé sur leur chemin un Bitumeur en 3 roues au pied de la dernière montée : on était en train de faire des photos de side en travers dans la neige Wink
 
Pour ma part, ces Marmottes ont été un bon roulage en Ural pour descendre de Paris à Malataverne (Montélimar) en s'échangeant le guidon avec Thierry, le proprio, tous les 100 km. No soucy pour le 2ème side que je conduis (le premier était celui de Pierrot, l'organisateur des Marmottes, pour faire Paris-Saint Véran et retour en 2004). Nous, la neige, on l'a eue sur le route, avec passage dans le nuage donc visibilité très réduite entre Roanne et Lyon. L'A 6 qu'on a été obligés de prendre because retard au rencart à Malataverne était en cours de dégagement par les chasse-neiges : rigolo ! Faut dire qu'à 100 avec l'Ural, on ne risque pas grand chose sur toroute...On récupère Jean-Louis, lyonnais, avec son Ural à lui, et re-départ direction Montélimar.
 
Chez Produc'Side, je prends possession du Bulldog attelé au New Speed'R. Roues de voiture, trains roulants spécifiques, c'est un autre monde ! Petite prise en mains sur le parking de produc'Side, et en route pour Saint Véran en embarquant Pierre-Yves, le photographe du canard. Prise en mains au rythme des Ural, avec quelques photos en roulant, donc contact facilité par une vitesse plus que raisonnable au vu des possibilités du châssis Produc'Side. L'occasion de tester quelques freinages, accélérations, un side moderne, c'est un autre monde que ce que j'avais roulé avant ! Du coup, une fois qu'on a fait assez de photos, j'ouvre la route, histoire de pouvoir accélérer le rythme progressivement et découvrir les possiblités (pas les limites, hein, pas fou !) de la bête. Ca le fait grave, grave. Comme l'a dit La Bouill', route dégagée, paysages superbes même si le temps était légèrement couvert, bref, on arrive à la nuit vers 20h30 - 21h à Saint Véran. Direction l'auberge Coste Belle, et direct à table. Faut dire qu'avec les retards, on a sauté le repas de midi, et qu'avec le froid, l'énergie commence à faire défaut. J'y suis allé de ma crise d'hypoglycémie après le repas, c'est dire Wink
Le samedi, séance de travail, photos à faire, on descend avec Pierre-Yves, on croisera d'ailleurs les sudistes quand ils arrivent en bas de la dernière montée de Saint Véran, au départ des remonte-pentes de la station de ski. La soirée se passe, une nuit là-dessus et on repart pour Montélimar rendre le side d'essai. Dans la descente, on voit un truc rouler sous les roues de Thierry, sans réagir plus que ça, genre "il a du rouler sur quelque chose" Juste avant Guillestre, l'Ural de Thierry bloque la roue motrice, moteur calé : en fait, il avait perdu un couvercle d'un élément du circuit de graissage moteur ! Du coup, pas de lubrification, serrage, probablement. Jean-Louis sort la corde (les 2 Ural sont munis d'attache-remorques) et tracte Thierry pour rallier Guillestre. En cherchant un peu, on tombe sur le poste des pompiers, qui acceptent de garer le side dans leur garage en attendant que Jean-Louis et Thierry reviennent le chercher avec remorque. Du coup, on se sépare là, nos deux uralistes montant vers Lyon via Briançon quand Pierre-Yves et moi allons à Malataverne. Là, je me sens de plus en plus à l'aise avec le panier et commence à rouler de plus en plus fort. Arrivés dans les gorges de l'Eygues (une route d'anthologie), je me trouve derrière un local en voiture qui roulait bien et doublait tout le monde, moi derrière. Ca tombe bien, il m'ouvre la route...jusqu'au moment où, pensant sans doute qu'il me bouchonnait vu que j'étais toujours à son cul, il met son cligno et ralentit pour me laisser le doubler ! OK, j'y go, mais ne connaissant pas la route, je ne le largue pas sauf quand je vois suffisamment les courbes dans leur intégralité en m'étant assuré qu'il n'y avait pas de piège. Peu de dépassements, le gusse est toujours pas très loin derrière moi, et vu que je travers les patelins à vitesse prudente (légale est sans doute une coïncidence), il me recolle à chaque fois. Comme je voulais profiter de sa connaissance de la route, je le laisse à nouveau passer, afin de retarder les freinages et comparer avec les siens. Faut dire qu'on freine beaucoup, beaucoup plus tard avec un side qu'avec une moto, et en l'occurence plus tard que le mec qui, pourtant, roulait plutôt fort et sur son terrain. BREF, le pied d'acier avec cet engin pourtant guère propice à l'arsouille en solo...
Dans la série "comme ça on se rend bien compte que c'est fini", on galère pour joindre le boss de Produc'Side qui avait un problème de portable, et on commence à flipper avec Pierre-Yves, car il est 19 h passées et le dernier train pour Paris part à 20 h 26. Pis Malataverne est à 10-15 km de la gare de Montélimar. Bref, il se confond en excuses en venant, et nous dépose à la gare à 20 h après avoir rentré son bestiau au chaud, que je ne lui ai pas laissé sans un dernier regard attendri et excité à la fois Wink
Un peu d'attente dans un trou paumé nommé Montélimar gare où je trouve moyen de causer moto avec un gugusse fan d'Alès et de Lédenon, TER pour Valence-ville, bus de Valence-ville à Valence-TGV où on tombe sur un chauffeur sidecariste qui a commencé par avoir le bon goût de nous dire "ah les enculés" quand on lui a dit d'où on venait (y'en a qui savent vivre Wink), TGV pour Paris, puis Métro pour maison. Putain j'aimais mieux me les geler dans le panier...
 
Ben, j'vais vous dire : ceux qui n'ont ni goûté aux hivernales ni au side-car ne savent pas ce qu'ils manquent, car comme dirait quelqu'un, "Si t'essaiLLes pas..."
 
Vivement que je reprenne mon pied comme ça !
 

Sonine
 
je me suis régalée !
déjà j'ai été téléporté de Bandol à St Véran
bizarre, je me suis installée sur un fauteuil et j'ai vu défilé le paysage :
Aix sisteron tallard embrun guillestre ... et hop arrivée à St Véran
même pas froid, même pas glissée, même pas tenue !
des hivernales comme ça j'en referai dès demain
cette KLV est du très grand confort pour le passager
c'est impressionnant
surtout au retour avec le sac fixé à l'arrière cela me faisait même un dossier
par contre la prochaine fois je me méfierai de ma gourmandise
j'ai du manger trop de raclette, trop d'omelette norvegienne et trop de petit dej'
aujourd hui je suis malaaaaaaade
pfffffff la gourmandise me perdra
l'année prochaine il faudra que je monte avec Ma moto
enfin entre temps il y aura la printanniere avec les fameuses tartes à la framboise ... miam miam
bon en attendant je vais reprendre du digédril ... burp !
lol
 

 
 
 

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MessagePosté le: 16 Jan 2006, 21:45    Sujet du message: Répondre en citant

 
Jef.Ch

Les Marmottes, c’était le week-end du 7-8 janvier 2006 à St-Véran.

Vendredi 6 janvier

Rendez-vous est pris à 11 heures avec le loueur. J’y vais en Pan-Euro, comme ça je suis dans l’ambiance dès les premiers kilomètres. Temps gris et frais, ça s’annonce maussade… m’enfin faut voir le bon côté des choses: c’est pas aujourd’hui que j’vais choper un coup-de-soleil!

Lyss, c’est à 10 bornes de chez moi, mon loueur est concessionnaire Ducati et Suzuki, et même JiPé à la Jurassique avait trouvé –non sans difficultés, derrière la gare…- que c’était un gars serviable.

On se plie aux formalités d’usage, douloureuse, caution, photocopie du permis, photos de face et de profil, prise des empreintes digitales… Wink bref, après une bonne demi-heure je retrouve la liberté, et quelle liberté! Les 2 gros sacs qui m’accompagnent quittent à regret l’abri douillet des coffres de la Pan, qui pour le réservoir, qui pour l’arrière de la selle et le porte-paquet de ma nouvelle monture. Le sac réservoir magnétique glisse un peu sur le bidon trop étroit, une sangle passée autour de la colonne de direction vient l’assurer quelque peu. Derrière c’est plus facile, les 8 tendeurs de l’araignée trouvent des prises convenables. Troisième et dernier gros sac a prendre position mais qui tient presque tout seul lui, votre serviteur. La selle est basse, mais vindiou, kèski faut lever la patte pour s’installer entre mes bagages, j’ai plus 20 ans… Sad

Contact… rien! Ah oui, sécurité spéciale Suzuki, même au point-mort faut débrayer. Re-contact, un léger «ploup-ploup-ploup» m’informe discrètement que ce minuscule moteur tourne. Y’a le plein? Jawohl qu’il dit. Et la vignette pour l’autoroute? Ach nein, c’est pas fait pour…

Bof, je m’arrête dans la première station-service et j’en achète une. La Suzette est luisante de graisse, le gars espère ainsi la protéger du sel et de la neige. Comme ce n’est pas ma moto, je renonce à coller la vignette et je la garde dans mon portemonnaie. Tu dis? c’est pas légal? Et alors, c’est pas ma moto et je sais pas où son propriétaire la collerait, sans compter qu’avec toute cette graisse ça tiendrait jamais! Et bof, les poulets ne contrôlent jamais ça que début février, le risque est quasi nul…

Allez, roule… J’ai rendez-vous ce soir à Voiron chez Mimi, 300 bornes, moins de 3 heures avec la Pan, là je sens que je vais mettre «un peu» plus de temps… Sortie d’Aarberg pour aller prendre l’autoroute à Kerzers, je visse la poignée… et rien ne se passe. En 5 ou 6ème, on peut rouler à 60 km/h, mais pas accélérer. Je regarde désespéré la poignée dite «de gaz», des fois qu’elle cache un formulaire en 3 exemplaires à remplir pour appeler la cavalerie, ou le numéro de fax du haras, mais non, nada, nib-de-nib, zob… En désespoir de cause, je rentre la 4 et visse à toc cette put… (maman-travaille-et-rentre-tard-le-soir…) de poignée. 63, 64, 65… à 66 en 4ème je passe la 5ème. Et ça continue à monter. 70, 75, à 79 dans un excès d’optimisme certainement coupable, je passe la 6 à la faveur d’une légère descente. 80, 82! Ah ben non, la route remonte un poil et la vitesse descend énormément beaucoup… Sad Ce voyage s’annonce passionnant. Longuet et passionnant. Long et lent surtout…

A Kerzers j’hésite, c’est presque dangereux de prendre l’autoroute aussi lentement. Allez, à toc! Au moindre, faux-plat, faut rentrer la 5, mais on atteint presque le 80 de croisière. Après à peine 2 bornes, une fourgonnette de livraison manque de m’emboutir. Je vois la tête incrédule du chauffeur dans mon rétro, l’a dû se payer le freinage de sa vie et j’ose pas penser au nombre de millimètres qui restaient entre son pare-choc avant et mon feu arrière. Ça commence bien! Je vais donc stresser pas mal à surveiller les rétros encore plus que d’habitude, et je résisterai 2-3 fois à la tentation de squatter la bande d’arrêt d’urgence pour éviter une ombre trop menaçante.

80 km depuis le départ, dans la montée de Bavois, le moteur ratatouille. Une panne déjà??? A droite toute, et à tout hasard, je passe sur réserve. Ça hoquette un peu, puis ça repart! Je sup-pute que ce fils-de-pose m’a pas fait un plein à ras bord. Remarque que le coup-de-bol, c’est que ça m’arrive 500 m. AVANT la station-service et pas après. Un plein (6 l. pour 80 bornes?) au moment de repartir, je donne involontairement un coup-de-pied dans un petit bouchon en plastique. C’est au Van-Van ça? Bof, je sais pas où ça va et je laisse tomber. Funeste erreur, après 2 bornes je remarque que ça bouchait la tige du retro gauche. Trop tard, roule…

2 heures et 160 bornes plus tard, juste avant Chambéry, re-ratatouillage. Re-plein pour re-6l. exactement, sachant que le réservoir est donné pour 7,5 l., ça donne pas envie de jouer avec l’autonomie…

La route de Chambéry à Voiron est plus chiante que d’habitude, un camion me bouchonne sur 40 km et impossible de passer… ça laisse le temps de regarder le paysage, c’est la ch’ais-pas-combien-tième fois que je fais cette route et je remarque des détails que je n’avais jamais vu! Tiens, une rivière qui s’appelle Hyères, et une chapelle sur une colline à St-Laurent-du-Pont… Faut dire qu’à cette vitesse, en passant devant un monument au morts, j’ai largement le temps d’apprendre tous les noms par cœur…

Voiron enfin, après pile 4 heures de route, comme disent les Vaudois on est étonné d’être surpris mais presque déçu en bien!

Mimi et Road m’accueillent que c’en est un plaisir, surtout que délesté de quelques centaines de grammes de chocolat suisse, tu penses que je vais rouler plus vite demain(!) Etienne, BD, Sylvie et Hervé (RV?) sont invités pour le repas du soir, et ces morfalous malgré un menu plus que copieux de se ruer sur le chocolat-que-c’était-pour-Mimi-mais-bon après le dessert. Dernière anecdote, à l’heure où les paupières se faisaient lourdes, 2 coups-de-feu (chevrotine?) nous font nous relever et regarder dehors. Rien que de très normal en France de nos jours, de la racaille mal-kärcherisée vient de bouter le feu à une caisse volée, et les pneus ont explosé. BD déçu va déplacer sa voiture, l’était pourtant à moins de 20 mètres et ces rascals l’ont dédaignée comme une merde. Citroën aussi ça brûlait mieux avant…

Allez, dodo…

Samedi

Au petit-déjeuner, Mimi et Road me proposent de rester pour le ouiquande. Comme quoi j’ai déjà eu la chance d’arriver jusque là sans être congelé, le RV125 à tenu, faut pas trop forcer la chance, tout ça dit nonchalamment en remettant sans en avoir l’air une bûche dans le poêle… Bande de rats! Wink J’ai rendez-vous à midi en haut du col du Lautaret, je vais pas me dégonfler.

Voiron, Grenoble, compléter le plein à Bourg-d’Oisans, j’attaque la montée bille-en-tête à un bon 45 chrono… Sad J’arrive en haut à 12:20, pas de side-cars suisses en vue. J’avise un pauvre guzziste solitaire sur le parking en train de vider sa batterie avec ses derniers coups de démarreur. «Dis papa, tu crois que si tu coupes tes phares, t’auras assez de jus pour le démarreur?» Le vieux me regarde sans trop y croire, éteint néanmoins ses loupiottes… et démarre son os dans les 3 secondes qui suivent!

«Puisqu’on en est aux confidences, t’aurais pas vu passer des sides suisses?» Il confirme que 2 sides sont repartis il y a 10 minutes direction Briançon…

Bon, ben puisque ça redescend… la pente me permet de tutoyer les 90 km/h, voire les 95 dans les très longues rectilignes, c’est la fête! A Briançon, j’avise une station ouverte, j’en profite pour refaire le niveau, vu que je ne sais pas quand je trouverai la prochaine, surtout que demain c’est dimanche et que je n’ai pas de carte bleue, moi. Les grosses stations oranges sont bien équipées, y’a tout l’équipement, éponge, racloir, flotte et papier pour nettoyer le pare-brise. Je poutze la visière sans enlever le casque, miracle, je vois!

Si j’ai pas trop de peine à faire le plein avec les gants et tout, c’est quand même un peu galère avec ces gants «3 doigts» de sortir le larfeuille et de laisser 3 Euros… les pompistes sont heureusement très compréhensifs, et aucun n’a refusé de plonger son auguste paluche dans la poche gauche sur la jambe de mon sur-pantalon.

Guillestre, la montée sur St-Véran est dépourvue de toute trace de neige, il n’y a guère que tout en haut du village et sur les parkings qu’on trouvera de la glace. Te dire si je regrette sincèrement de pas être venu avec la Pan, je me serais moins fais iéch… Confused

Je pose mon sac à l’hôtel, pas traces de mes compatriotes. L’aubergiste m’apprend que la gros de la troupe est dans une auberge plus haut, j’y vais. Toujours pas de sides suisses devant la dite auberge, mais le temps de faire demi-tour et cette grande andouille de Collec sort en courant. «J’étais sûr que c’était toi!» Tu lis trop internet, toi! Wink ‘Tin, la dernière fois qu’on s’était vu «en vrai», c’était en août 2002 quand j’étais à l’hôpital de Voiron. Cet oiseau de mauvais augure avait parqué sa Voxan à côté de l’entrée des urgences, te dire si c’est un visionnaire! Il est à peine 15 heures, Didier et son photographe sont donc en plein repas de midi. Je les accompagne avec 2 plats de retard, puis on paie et on redescend au Beauregard.

La délégation sudiste arrive, la Bouillote et Sonine en vrais motards ou presque, il semble que Suzuki ait appris à Kawa que si on fait des motos oranges, on voit moins la rouille… Soft et sa mignonne gamine (c’est à quelle âge déjà la majorité sessuelle en France? Wink ) sont venus en caisse, sous le fallacieux prétexte qu’il faillait au moins une voiture d’assistance. Mes compatriotes arrivent enfin, Cromwell avec un superbe «Side Bike Comète GTS», Luc avec un side suisse, un Sauterel attelé à une Yam XS1100 hors d’âge, et le dernier roule solo avec une Katé LC4.

On prend possession des chambres, et je me vote une bonne douche à l’unanimité des 2 aisselles et des 2 pieds, snif! Mes nouveaux copains préfèrent aller faire les fous dans la neige, je leur laisse volontiers ce plaisir. Le side dans la neige, faut aimer pousser…

Une petite sieste réparatrice m’amène frais et dispo pour le repas du soir. Raclette avec les Sudistes, comme je suis en face de Sonine, j’essaie d’être sage. Heureusement Collec nous rejoint pour le dessert, en comparaison je suis un ange et presque beau… Wink

Avant d’aller au plume, je discute du programme du lendemain avec Cromwell. Les Suisses pensent rentrer par la même route. Je ne me sens pas trop de faire les 65 bornes de montée de Guillestre au Lautaret, surtout que y’a une jolie boucle à tenter par Gap. Des Français m’assurent que c’est plus plat par Gap, donc…

Allez dodo, pour 8 heures de route j’ai besoin de 8 heures de sommeil…

Dimanche

Réveil sur le coup des 8 heures, petit déj’ copieux mais pas trop, à 10 heures exactement je quitte St-Véran. A peine 3 km plus bas, dans un grand droite à l’ombre qui précède une méchante épingle à gauche, le Van-Van part en glisse. J’essaie de freiner de l’arrière, ça bloque instantanément. Argh! J’essaie d’effleurer le frein avant, ça bloque aussi… Je relâche le frein avant, trop tard, y’a pas d’adhérence. Mon pétaro traverse la route en glisse des 2 roues, par chance y’a rien en face, et je me sors dans le tas de neige qui me tend ses bras douillets. Je me vautre dans 30 cm de neige plus ou moins poudreuse… Un automobiliste s’arrête inquiet et m’aide à relever ma mobylette, vu le poids de l’engin c’était vraiment pas nécessaire.

2 motards savoyards arrivent sur ces entre-faits et sur des gromonos Yam, c’est râpé pour l’anonymat… Bilan des courses, seul le cligno avant gauche est plié de quelques cm., je le redresserai proprement at home. Evidemment, mon amour propre en prend un coup. Et si je dois me vautrer tous les 3 kils, je ne suis pas rentré… Seul aspect positif, je suis pour la première très content de ne pas être avec la Pan, l’habillage aurait certainement morflé un max et ça n’aurait pas été aussi facile à relever.

Allez, roule… La descente sur Guillestre ne permet pas trop de fantaisie, surtout que je me méfie maintenant, forcément… La N94 direction Gap est très roulante, le lac de Savines est balayé par un fort vent de secteur Est, c’est pour ça que ça avance aussi bien. Enfin, bien, c’est relatif. Peu avant Gap, y’a un radar fixe qui ne prend que de face, je laisserais bien une photo souvenir mais le Van-Van ne dépasse pas les 90, c’est frustrant… Sad

Premier plein de la journée à Gap, la dame à la caisse se sert obligeamment dans ma poche, j’ai même pas besoin d’enlever les gants. C’est surtout que j’ai ma veste de pluie comme coupe-vent par-dessus, et qu’il me faudrait un quart d’heure pour remettre les manchettes correctement sous le coupe vent.

La route est comme annoncée, avec plus de longues descentes que de courtes montées, ça m’arrange.

A la Mure, je reconnais le bar où on s’était arrêté à la première Alpine, mais j’ai pas vraiment le temps de m’arrêter pour voir si le petit vieux est toujours là avec ses mouches… Après 3 heures de route et 180 km, j’arrive sur Grenoble. Deuxième plein, une barre de chocolat pour compenser le peu de calories perdues vu qu’il ne fait même pas vraiment froid, et gaaazzzzz. J’arrive à prendre un camion italien à l’aspiration peu avant Chambéry, c’est tout-de-suite plus relax. Pas besoin de garder la tête dans le guidon pour grappiller 0,8 km/h, ni de constamment jouer entre 5 et 6ème. Une voiture bizarrement placée derrière le rail m’informe que les nains bleus sont de sortie. Troisième plein à l’aire de la Ripaille, j’ai juste pas assez d’essence pour atteindre Genève, mais boaf, quand on ne remet que 4,10 l., la surtaxe n’est pas aussi douloureuse.

2-3 km avant la sortie d’Allonzier, encore un Simplet avec ses jumelles dans les buissons… désolé bonhomme, c’est pas moi qui vais faire le record aujourd’hui. De toutes façons, je connais le truc et avec la Pan ou la CBR je coupe toujours 2-3 bornes avant un péage. Comme dans les belles lignes droites en descente, aux ponts, etc… D’ailleurs ma technique a l’air de marcher puisque je ne me suis pas pris la moindre prune en 2005. Et pourtant, CBR oblige, je n’avais encore jamais roulé aussi vite qu’en 2005, comme quoi leur politique de sécurité routière à la noix c’est du bidon. Ma conduite y perd en fluidité, on ralentit dans des endroits où le seul danger c’est le radar, et on va s’éclater plus loin dans des montées ou des virages, où y’a pas de clic-clac, soit que ce n’est techniquement pas possible d’en mettre, ou surtout pas assez rentable, bande de crevures!

Cruseilles, le soleil qui m’accompagnait jusque là décide de me laisser en compagnie du stratus typique du plateau suisse en cette saison. Du coup les températures dégringolent, la fin de mon pensum s’annonce moins agréable. Petit bouchon à la douane de Bardonnex, la voie de droite réservée aux poids lourds me permet de remonter un bon kilomètre de colonne en toute sécurité. Puis je repars jouer avec les voitures à l’arrêt, la voie est suffisamment large pour dépasser encore par la gauche. Le douanier bonasse me demande si j’ai la vignette, j’y réponds oui avec un grand sourire, y m’a pas demandé si je l’avais collé sur la moto… même pas besoin de mentir!

Dernier plein de la journée à Bavois, comme je suis sur place je fais le tour de la station pour voir si je retrouve pas le bout de plastoc que j’avais perdu. Et tu sais quoi? Par terre entre 2 pompes, à peine 2 m. plus loin que là où je l’avais laissé tomber, je le retrouve! Je le remboîte sur sa tige, c’est plus beau comme ça et certainement moins cher que de commander la pièce au Japon. Plein donc et seconde barre chocolatée, je commence à avoir froid aux pieds. Boaf, plus qu’une heure et y’aura quelques tunnels pour se réchauffer.

J’arrive à la maison à 17:25, soit 7 heures 25 minutes très exactement pour 496 kilomètres. Même pas malocu. Mes petits petons récupèrent une température décente grâce à une bonne douche.

Lundi

Je rends le Van-Van à nouveau présentable. Dévisser le cligno, redresser la tige et le revisser, c’est torché en 2 minutes et on n’y voit plus rien. Le sac réservoir a un peu marqué le bidon, je l’attaque au WD40 pour enlever les traces. Puis un coup de polish, pas très efficace: il gèle! Comme la tige du rétro privée de bouchon pendant 2 jours a avalé sa ration de neige et de sel, j’y vais là aussi d’une généreuse giclée de WD40. Puis je ramène mon pétaro au loueur incrédule, 1011 kils du week-end, il ne croyait pas ça possible. Je récupère la caution et la Pan, enfin à nouveau en moto… Wink

Sûr que là j’ai placé la barre assez haut, pour faire mieux les prochains ouiquandes en bécane, va falloir VRAIMENT en mettre un coup! Smile

Tant qu’à faire et pour ceux que ça intéresse, un résumé des qualités et défaut du Van-Van.

Points positifs:

  • selle confortable (tu crois? Smile )

  • consommation maxi de 4,1 l. é fond de 5ème

  • étagement serré des 6 vitesses plus qu’utile

  • ça l’a fait..

Points négatifs:

  • moteur en option

  • vitesse de pointe déplorable

  • autonomie trop faible

  • pas de protège-main

A noter que l’absence d’un carénage ne m’a même pas gêné, à ces vitesses on ne sent pas l’air…

 

Amitiés,

A+,

Le Jef-c’est-quand-la-prochaine-sortie???

 


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