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07/04-Un p’tit ouiquande bien tranquille-Jef.Ch

 
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Les Animateurs
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MessagePosté le: 17 Jan 2006, 13:48    Sujet du message: 07/04-Un p’tit ouiquande bien tranquille-Jef.Ch Répondre en citant

 
 

Un p’tit ouiquande bien tranquille…


Par Jef.ch

Juillet 2004

 

Vu que de bêtes raisons professionnelles m’ont privé de Vosgienne, fallait quand même que je roule un peu ce ouiquande. Qu’à cela ne tienne, ma Dame et les gremlins sont au Tessin pour une dizaine de jours de vacances… le Tessin! en voilà une idée quelle est bonne! Si ce n’est que je dois expertiser la Pan mercredi prochain (contrôle technique, quoi…), qu’elle sort de la révision des 60.000 et que ce n’est pas le moment qu’il arrive kêkchoz… Alors comme en plus Régine a pris sa veste et son casque au Tessin, des fois qu’il me prenne la fantaisie de lui amener sa NTV pour le week-end, à tout hasard, on ne sait jamais, n’est-ce-pas… Donc vendredi matin, je n’ai plus eu qu’à coincer 2-3 p’tites affaires (2 slips en papier, une gomme et une brosse-à-dent pliable…) dans le sac-réservoir de la NTV, et roule… En même temps, ça me fera un test «longue durée» de la NTV, je verrai bien si j’arrive à m’y habituer…

Donc vendredi après-midi, je quitte le bureau à 13:45 et gaaazzzz, direction les cols du Grimsel et du Nüfenen, c’est une des plus belles routes entre Berne et le Tessin. Avec ces 2 cols de «première catégorie» -lire: plus de 2000 m.-, des successions de virages et d’épingles qu’heureusement que je fais pas de photos, t’en baverais tellement que ton clavier serait à jamais inutilisable. Bref, la météo nous annonce des orages pas tristes, j’espère qu’en partant assez tôt, j’arriverai à passer au sec.

Bon, c’est pas ma meule, donc on va faire connaissance gentiment, surtout que c’est celle de Régine, qu’elle y tient beaucoup-beaucoup-beaucoup -qui a dit qu’elle a des goûts de merde? Et moi alors? Heu… vouais, bon, d’accord… mais c’est pas sympa!  Sad - et que contrairement à BigDave, elle a des ongles soignés et j’ai les prunelles sensibles. Ça tombe bien, les premiers kilomètres sont de l’autoroute (Berne-Thoune), puis de la nationale roulante jusqu’à Meiringen, et là on est a pied-d’œuvre. J’ai toujours de la peine sur cette machine, on a les jambes tellement repliées que ça donne l’impression d’être sur une mini-moto. Surtout ça ne met pas en confiance, j’arrive pas à serrer correctement le réservoir entre les jambes et encore moins à délester sur les irrégularités. La suspension arrière surtout est particulièrement dure, la selle un peu étroite –comparée à la Pan…-, le moteur est du vrai twin, qui cogne à bas régime et renâcle si tu lui en demande trop aux abords de la zone rouge, bref, j’aime mieux la Pan.

Pour les bons côtés, la NTV fait exactement un quintal de moins, c’est pas désagréable au freinage. Le freinage, c’est d’ailleurs le plus étonnant. Avec un seul disque, elle freine mieux que la Pan avec deux, et c’est pourtant exactement les mêmes, c’en est presque vexant pour la Pan Sad D’ailleurs je retrouve une conduite «légère», comme avec le Spazio Wink , avec des freinages retardés quasi jusqu’à la corde des virolets, faut c’qui faut.

A propos de c’qui faut, en arrivant en vue du sommet du Grimsel, le ciel apparaît drôlement chargé, du style je-te-prépare-un-de-ces-orages-que-tu-vas-t’en-souviendre!!!- Et effectivement, je me fais la descente jusqu’à Gletsch sur le sec, mais après, c’est mouillu… Arrêt à Oberwald pour enfiler les préservatifs, et gaz sous la flotte, sur une route mouillée-détrempée-inondée jusqu’en haut du Nüfenen.

Plus de pluie pour la descente côté Tessin, mais la route est encore mouillée par endroit. Une GSX1400 me passe avec une facilité déconcertante, on ne ressort pas des virages la même chose… Sad et comme c’est relativement roulant et rectiligne, je reste prudemment à 120-130 maxi, en plus y’a des bovidés en liberté, pas de barrière, et des bouzes un peu partout sur la route. Bof, suffit de rouler où les roues des voitures sont passées, là au moins les «pizze» sont déjà écrasées et parfois presque sèches…

Gottardo Sud, on enlève les habits pluie, reste l’autoroute jusqu’à Bellinzona, à 140 de croisière facile. Sauf que le petit saute-vent Givi est efficace certes, mais dévie tout l’air sur le haut du casque, c’est assez beaucoup vachement bruyant. Un plein à Guibiasco (16 l. pour 310 km, c’est pas la ruine) et je monte comme un bandit les 9 bornes de course-de-côte jusqu’à la maison –de-vacances-des-parents-de-Régine.

Le samedi, en l’absence d’une 2ème moto, on s’est fait un p’tit tour en famille avec le p’tit bus. Lugano, Lac de Côme et retour par le Splügen, comme ça je reste dans l’ambiance. Faut dire que ma conduite «moto» se traduit par des réactions bizarres en ouature. Régine n’arrête pas de dire: «Non, Jef, non!!!», Colin: «OUUAAAAIIIISSS» et Lauriane: «Ze Zuis Bas Pien…». En jouant sur des appels/contre-appels monstrueux aux freinages des épingles, j’arrive enfin à balancer mon Lite-Ace, même avec ses nouvelles roues en 195. C’est pas beau-beau, pour les longs slides c’est pas le véhicule idéal, mais ça commence à être amusant... En haut du col, une FJ1100 nous rattrape, j’arrive à rester devant au prix de travers magistraux, enfin 4 virages, hein le temps d’arriver à la douane. Je me pousse à droite et le laisse passer, j’crois bien qu’il a compris que je fais de la moto dans le civil… La descente du Splügen côté suisse me fais regretter encore plus de n’être pas en moto, va falloir reviendre… Retour à Guibiasco pour les Gelati. Ce soir c’est la fête au village, des costine pour 300 personnes, c’est presque les vacances.

Dimanche matin, je pense partir pas trop tard, histoire d’éviter les bouchons et d’échapper aux inévitables orages de fin-de-journée. Sauf que Régine a quand même envie de rouler, alors elle se déguise en motarde et part, «juste à Bellinzone chercher le journal» qu’elle dit. Elle ne revient de fait que 2 bonnes heures plus tard, elle avait trop envie d’aller à Locarno et de faire le Val Verzasca, juste 100 bornes pour le plaisir… Ben c’est comme ça, va falloir s’habituer…

Midi, la NTV est encore tiède, à mon tour…

Pour changer, je passe par les cols du Gotthard et du Süsten. Tout à fond, 3 heures et quart pour 270 bornes, avec un seul arrêt de 6 minutes pour l’essence. Ah ben moi, quand je teste, je teste! Pour les genoux, je commence à m’habituer à la position, même si c’est pas génial. Je fais toute la montée du Süsten à l’aspi d’une Yam Bulldog, un local qui semble bien connaître la route. Il enroule à un rythme très correct (enfin c’est relatif, hein, c’est «correct» pour suivre avec une NTV…), et seuls 3 hypersports nous déborderons sur toute la montée. Descente à l’aspi de 3 FJR 1300, on s’enfume une R80GS que le mec s’est sûrement fait un torticolis… hé, hé, je m’habitue… Wink

Bon, la suspension arrière est trop dure, et après 3 heures non-stop, ça commence à se traduire par un léger malocu, surtout avec cette selle trop étroite. La direction semblera camionesque pour les propriétaires de motos «modernes», mais moi je compare avec la Pan, alors, ça reste –relativement- maniable. Sinon, l’usure des pneus plus marquées sur les flancs me démontre que j’ai un peu progressé, on ne se moquera plus de Régine…

Pour le bruit, j’ai mis des bouchons dans les n-oreilles avant de partir, et c’est bien agréable. Sauf qu’avec l’altitude ça ne facilite pas la décompression des tympans, bof un petit «Valsalva» quand on arrive en bas et ça rétablit l’équilibre (à ne jamais faire à la montée, hein!).

J’arrive à la maison trop tard pour voir le Grand-Prix à la télé, Rosi n’est que 4ème, c’est certainement de ma faute… Sad Mais bon, 540 bornes en moto et plus de 200 en bagnole, j’peux pas tout faire non plus…

Cette histoire de freinage sur la Pan me turlubite, et je décide me m’y attaquer. Tout le système de freinage (les 2 disques avant, les plaquettes et les durits) est neuf, monté il y a un mois, ça devrait être rodé et plus efficace que ça. Renseignements pris, je passe chez mon mécano ce mercredi pour une petite purge, c’est semble-t-il recommandé sur un système neuf. On ouvre le bocal, on pompe un peu et une -petite bulle- d’air vient nous confirmer le bien-fondé de la démarche. Et depuis je ne reconnaît plus ma Pan, ‘tin ça freine avec 2 doigts !!! Smile)) Je sens que le Quercy… Smile))

Et aussi que Régine va enfin pouvoir essailler la Pan, elle ne sera pas trop dépaysée. Wink

 

Amitiés,

A+,

Le Jef-«Iron-Butt»

 

 
 

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